Dossier Ressources naturelles : Le peuple toujours royalement ignoré dans la gestion des hydrocarbures par le Président Macky Sall

L’on a appris par la presse spécialisée le 16 janvier 2020 quelques unes des conditions qui ont présidé à la décision finale d’investissements relative au pétrole de Joal pour 100 000 barils par jour. C’est le britannique Cairn qui est aux commandes comme BP à St Louis. Il est bon de savoir que le Gabon par exemple produit près de 200 000 barils par jour. C’est donc une production importante. Dans cette affaire, comme celle du gaz de St Louis, le Président Macky Sall décide seul et le surdoué Mactar Cissé exécute sans hésitation, ni murmure,  en « bon enfant de troupe ». Il a appris entre-temps que Macky Sall avait le pétrole dans le sang.

J’ai toujours demandé, en tant que député et représentant qualifié de la Nation et donc du peuple selon la loi,  de pouvoir disposer des documents ayant conduit à la décision finale d’investissements. Ces documents  fixent les conditions techniques et financières des investissements et de la  production et aussi de partage de la rente. Le partage de la rente est l’enjeu de la production des hydrocarbures. C’est dire que Macky Sall seul a décidé de combien le Sénégal va disposer. Par exemple pourquoi Petrosen pour augmenter sa part de 10 à 20% doit nécessairement solliciter un prêt de Woodside, son partenaire dans le projet ?

Il y a quelque chose d’ironique dans ce dossier. Les pseudo-dialogueurs encadrés par le Président  Famara et entretenus par les deniers du peuple prétendent réfléchir sur les ressources minérales. Pendant ce temps, Macky Sall signe pour Joal, mais aussi entreprend tout seul la réforme de Petrosen. On voit bien que l’objet de cette palabre n’est pas l’avenir du Sénégal.

Si la dynastie Bongo a pu s’installer au Gabon à la faveur de la guerre froide et de ses milliers de barils de pétrole, le Sénégal démocratique ne peut tolérer une dynastie quelconque, fût- elle FayeSall.

Dossier nouveau : Macky surveillé par le FMI qui vient de constater l’aggravation de la dette publique

Le dossier du Sénégal est passé au Conseil d’administration après la deuxième loi de finances rectificative 2019 et surtout la hausse du prix de l’électricité qui est une des conditionnalités du FMI. Dans la foulée, il a requalifié la dette publique de faible à modéré, un euphémisme pour ne pas affoler les marchés.

L’ajustement structurel est en marche, hausse de certaines taxes, hausse des prix, et coupe dans les dépenses publiques pour payer la dette publique du régime surendetté du Lamtoro Macky  Sall.  Le peuple doit payer les errements de la politique économique de Macky Sall et la corruption de son régime. Les offres spontanées ont été catastrophiques pour le Sénégal. J’avais averti lors du vote du projet de loi défendu par le « sachant » Diène Farba Sarr. Sa responsabilité personnelle est engagée dans cette affaire.

Pour mémoire, Famara Sagna a l’expérience de la gestion surtout politique de l’ajustement structurel. Il semble qu’il est prêt à fournir « gratuitement » ce service au Président Macky Sall en encadrant les dialogueurs pour étouffer la contestation sociale à venir et préparer les réformes politiques pour asseoir la dynastie Faye Sall jusqu’en 2035 et plus. Famara parle anglais, il connaît l’expression « There is no free lunch ».

Il est bon de rappeler au peuple que le FRN n’est pas présent à ce soi-disant dialogue. Il y a des partis membres du FRN qui y sont en leurs noms propres. A bon entendeur  salut !

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

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