XALIMANEWS- Alors que le premier avion n’a pas encore décollé, la compagnie Air Sénégal SA vient de connaître un changement de cap dans la direction de ses activités avec la nomination du français Philippe Bohn comme Directeur Général.

Le président Macky Sall vient de nommer le français Philippe Bohn aux commandes de la direction générale de la compagnie en remplacement de Mamadou Lamine Sow qui est passé Président du Conseil d’administration.

En nommant Phillipe Bohn , le président Macky Sall mise sur le carnet d’adresses du nouveau Directeur Général et son expérience pour lancer la compagnie Air Sénégal SA.

Bibliographie d’un homme de réseaux, ancien « Monsieur Afrique » d’EADS (Airbus Group).

Né en 1962 à Boulogne-Billancourt, Philippe Bohn ne le sait pas encore, mais il consacrera sa vie à créer des liens, notamment entre son pays, la France, et le continent africain.

1980 – 1983

Le diplôme du baccalauréat en poche, Philippe Bohn s’oriente vers des études de philosophie. Sur les bancs de la Sorbonne

1985 – 1987

À l’âge de 15 ans, pour se faire un peu d’argent de poche pendant les vacances scolaires, Philippe Bohn entre comme assistant chez des photographes de renom.

Un appareil photo à la main, Philippe Bohn ne tient plus en place. Il parcourt les cinq continents et couvre à peu près la plupart des conflits d’alors : en Amérique Latine et en Afghanistan, où il rencontre le commandant Massoud. Mais c’est surtout l’Afrique et le conflit en Angola qui vont le marquer le plus.

Philippe Bohn ne croit pas à l’objectivité du journaliste, l’être humain ayant systématiquement une préférence naturelle pour un camp ou l’autre. Lorsqu’il rencontre Jonas Savimbi, il apprécie la foi et le charisme du fondateur de l’UNITA. Alors, pour soutenir le chef nationaliste angolais, il va créer une association : France – Angola.

1987 – 1989

De nombreux députés du Parti Républicain (PR) rejoignent l’association France-Angola pour soutenir la lutte anti-communiste. Philippe Bohn fait ainsi la connaissance de Gérard Longuet et d’Alain Madelin. Ce dernier, deviendra un grand ami : « un homme libre de pensée, d’une immense culture, pas seulement économique, d’une grande puissance intellectuelle, et qui a la qualité rare de toujours se remettre en question, un véritable homme d’Etat. ». Le Parti Républicain donne sa confiance à Philippe Bohn, et fait appel à lui pour des conseils sur les questions internationales. Entre temps, il est embauché au Conseil Général de l’Essonne comme chargé de mission auprès du vice-président, député PR de l’Essonne.

En 1989, Philippe Bohn travaille pour Interaction International, une société de conseils en relations internationales. Une discipline dont Philippe Bohn va faire sa spécialité : créer du réseau. Comme il le dit lui même : « il y a des ingénieurs qui construisent des ponts, des routes, des avions. Mon metier, c’est de fabriquer , de construire des décisions. Nous sommes des ingénieurs de l’Humain. »

A ce titre, Philippe Bohn a donc bénéficié d’une première expérience chez Elf, en tant que conseiller du président pour les affaires internationales.

1995 – 2000

En 1995, Philippe Bohn fait une nouvelle expérience de l’administration en rentrant à l’office national d’Etudes et de Recherches Aérospatiales (ONERA), rattaché au ministère de la Défense, en tant que directeur de Cabinet de Michel Scheller. Puis, il continue à voyager à travers le monde, mais aussi professionnellement, en intégrant le groupe F.C Oberthur, comme directeur du développement international et des relations extérieures.

Entre temps, Philippe Bohn continue d’étoffer son carnet d’adresses qui compte aujourd’hui 36 numéros de portables de chefs d’état. Mais comme il aime le rappeler : « ce qui compte n’est pas d’avoir un carnet d’adresses, mais de savoir le construire ».

2000 – 2003

En 2000, Philippe Bohn fait la rencontre d’Henri Proglio qui l’embauche comme directeur du développement Amérique Latine et Afrique de Vivendi.  Henri Proglio lui remettra d’ailleurs le 30 janvier 2008 les insignes de chevalier dans l’Ordre national du mérite.

En 2003, Philippe Bohn travaille toujours pour Vivendi quand Jean-Paul Gut, directeur général d’EADS (European Aeronautic Defence and Space company), fait appel à lui pour une mission en Afrique du Sud. Philippe Bohn en parle à Henri Proglio qui accepte de « prêter » son conseiller. Mais la mission se transforme en une proposition d’embauche que Philippe Bohn ne peut refuser: le réseau de Philippe Bohn s’adapte parfaitement aux produits du groupe.

Il signe donc en 2003 comme Senior Vice-président, directeur Afrique chez EADS et exerce ce qu’il sait le mieux faire : construire et activer des réseaux d’influence pour identifier les bons interlocuteurs, ceux qui permettront de remporter de nouveaux contrats.

En Janvier 2011, Philippe Bohn est nommé Corporate Vice President, en charge du Business Development du Groupe EADS, devenu Airbus Group.

Avec tout ce background et ses différentes connexions entre l’Afrique et la France,  on peut facilement se demander si Monsieur Bohn n’aura pas un autre rôle à jouer auprès du Président Macky Sall.

Mais ce ne sont que des spéculations. Ce qui est sûr c’est qu’avec un tel homme d’expériences et de terrain, il n’y a aucune raison pour que Air Sénégal SA ne puisse prendre son envol vers le succès.

Avec Les Sénégalais de France

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11 Commentaires

  1. Mais de qui se moque Macky Sall? Des Sénégalais peuvent gérer la FAO, la francophonie, et occuper des postes de responsabilités à la Banque Mondiale, mais ne peuvent pas diriger Air Sénégal.

    Jusqu’à quand ce gougnafier va t’il continuer à mépriser les Sénégalais? Quand il s’agit de nommer des gens sérieux, il nous met des politiciens. Quand il enlève ses politiciens, c’est pour nous mettre un francais.

    Vivement que ce farceur dégage.

    • Surtout que ce que je viens de lire sur le parcours et les fréquentations de cet homme ne me rassure pas du tout! QUELLE HONTE! Quand on a Alain Madelin comme mentor cela résume tout. PAUVRE SUNUGAL, THIEYY FUMU NARA TERR??? Qu’Allah SWT Veille sur nous!

  2. Il est nommé a ce poste par un senegalais president, mais tout le monde sait d’avance que ce Mr, trqvailleur dans l’ombre, ne prendra aucune mesure desavantageuse à la compagnie Air France mieux il va bien gerer les interets de la France mais payé par le contribuable senegalais. Voila le resultat d’un complexe d’inferiorité auquel le president Sall s’idenfie se complait à merveille.

  3. Il est nommé a ce poste par un senegalais president, mais tout le monde sait d’avance que ce Mr, trqvailleur dans l’ombre, ne prendra aucune mesure desavantageuse à la compagnie Air France mieux il va bien gerer les interets de la France mais payé par le contribuable senegalais. Voila le resultat d’un complexe d’inferiorité auquel le president Sall s’idenfie se complait à merveille.

    • Air-Afrique était géré par des africains, on a vu ce qu’il en est devenu que chaque vol était plein à craquer. Soyons réalistes et fair-play: contre mauvaise fortune bon cœur.Dans le domaine de la bonne gestion performante, nous avons objectivement et avec modestie du chemin à faire. En prendre conscience, c’est un grand pas en avant

      • Vous ne maitrisez probablement pas l’histoire de Air Afrique. C’est un DG francais (Rolland billcard) qui a contribue le plus a sa faillite. Apres sa nomination, il a pris des decisions qui etaient dans l’interet de Air France (supprimer certains vols a destination de Paris, par exemple) et de Airbus (en louant des avions chez airbus, alors que la compagnie avait deja aquis/payes des appareils DC-10).
        Tout ce qui compte pour moi, c’est que nos interets soient defendus, pas la nationalite du DG. N’oublions pas que certains dirigeants africains, senegalais en particuliers, protegent volontairement les interets des etrangers au detriment de ceux de leur peuple, notre president en premier.

  4. au plus directeur commercial adjoint avec profil. c’est un aventurier, vendeur de reves: profil typique. grand sourire sachant manier les “R” et entretenir un groupe de VIP. c’est tout. dans 5 cinq ans au plus on met les cles sous le paillasson.

  5. Citez-moi la seule compagnie aérienne africaine d’un État africain subsaharien dirigée par un Africain qui a marché depuis 50 ans ! ZÉRO ! Ils ont tous fait faillite et ont même fini par devenir des compagnies familiales. Ce fut la honte avec Air Afrique. Les plus grandes compagnies en Afrique (Ethiopian, South African, Air Maroc, etc.) ont tous à leur tête ou dans leur CA de managers européens réseautés et de rang international. Donc arrêtez votre chauvinisme et votre racisme primaire ! C’est un signe d’arriération mentale. Macky veut simplement mettre a la tête de la nouvelle compagnie un technocrate capable de tenir dans la dure concurrence internationale où les petites compagnies aériennes sont rapidement écrasées par les grandes. On a des tonnes d’exemples en Afrique ! Cela n’enlève en rien le mérite d’autres leaders sénégalais qui dirigent d’ailleurs dans d’autres domaines de grandes institutions de rang international. Mais ce n’est pas parce qu’on a un Kabirou Mbodj qui marche dans les télécoms que vous allez en faire un DG de compagnie aérienne… Aucun sens

    • Complexé ou collabo à 2 balles ? L’heure est venue qu’on se prenne en main !!! On est en 2017 plus au 13 ieme siècle ! Excusez nous du peu !!!

  6. moi je n’ai jamais vu aucun negre diriger des entreprises pubilq ou privées là où je vis ils st tous aide soignants ca me degoute

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