En République démocratique du Congo, dans le Sud-Kivu, la mission de l’ONU au Congo déploie des casques bleus et des spécialistes chargés d’établir quels sont les risques et les besoins de la population dans la zone montagneuse et enclavée du groupement de Bijombo. La mission doit durer quelques jours.
Ils seront entre 30 et 40 casques bleus et spécialistes sur place. Pour cause, depuis trois mois, des affrontements opposent des groupes d’autodéfense de la communauté Banyamulenge à des milices Maï-Maï représentant les intérêts des Bafulero et Babembe.
Ce week-end encore, un nouveau cycle de violences intercommunautaires a fait dix morts au moins, des personnes brûlées vives dans leur maison dans le groupement de Bijombo, à une centaine de kilomètres à l’ouest du chef lieu d’Uvira.
Evaluer les besoins
Selon la porte-parole de la Monusco, Florence Marchal, il était important pour l’ONU de se rendre sur place, dans cette zone montagneuse, enclavée et très difficile d’accès. Pour elle, la mission a deux objectifs : assurer une présence temporaire, afin de favoriser une désescalade du conflit, mais aussi faciliter le travail des différents représentants de la Monusco qui vont être sur le terrain à partir de ce mercredi 11 juillet afin d’évaluer les besoins de la population.
Une présence qui se justifie également après de nombreux témoignages sur la situation à Bijambo : « on sait qu’il y a des villages qui ont été détruits, détaille Florence Marchal, des maisons qui sont brulées, des infrastructures communautaires comme les écoles ou les centres de santé ou encore des églises qui ont été également complètement détruites. »
Selon la porte-parole, il y a des dizaines de milliers de déplacés en raison des violences.
Rfi

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