Fatwa on xalimasn.com ce Jeudi(this Thursday at 7 pm) a 19h by humble servant of Allah: Mouhamed Sakho TidjaniSubject:Adherence to truth in word and action
Sujet: L'adhésion à la vérité dans la parole et l'action Insha Allah?.
Comment faire de la publicité sur xalima.com ?
SUIVEZ EN DIRECT DE YOFF LA CONFERENCE DE SERIGNE MOUSTAPHA SY livechat S inscrire RSS feedrss

LES MERVEILLES DU PUITS DE DIAMALAYE, A YOFF : «Ndingala alimente la source de Zam Zam par le canal de Diamalaye»

Publie par le August 15, 2010 dans la rubrique Actualites   ·   Commentaires (2)
zamzam
LES MERVEILLES DU PUITS DE DIAMALAYE, A YOFF : «Ndingala alimente la source de Zam Zam par le canal de Diamalaye»   | read this item
Print

Eau, tu es la plus grande richesse qui soit», disait Saint Exupéry pour montrer les qualités vitales et indispensables de l’eau. Celle-ci est au début et à la fin de tous les besoins humains. Mais en plus des qualités ci-dessus citées, l’eau du puits de Diamalaye aurait des vertus mystiques insoupçonnées qui font d’elle une eau pas comme les autres. Elle serait intarissable, soignerait des maladies contre lesquelles la médecine moderne a montré ses limites et alimenterait la source de Zam Zam durant le Pèlerinage. Cette eau «miraculeuse» porterait la marque de fabrique de Seydina Limamou Lahi, fondateur de la confrérie des Layènes à Yoff, une cité religieuse où le port d’une tenue correcte est exigé, la cigarette proscrite et la musique interdite. L’Obs a fait, pour vous, un détour à Yoff, Dingueuleu et Malika pour tenter de percer le mystère d’une «eau, trois sources».

Une source jaillie de nulle part

Mercredi 7 juillet. Il est 13h à Diamalaye, du nom de cette cité religieuse qui abrite la confrérie des Layènes à Yoff. À l’intérieur du périmètre ensablé comprenant le mausolée où repose Seydina Limamou Laye, le fondateur de ladite confrérie, le cimetière et le fameux puits, de jeunes gens, encadrés par quelques adultes, se tuent au travail sous un thermomètre frôlant les 40°. Les uns déchargent des bâches et des barres de fer là où les autres s’exercent méticuleusement à monter les tribunes dont celle qui accueillera la délégation gouvernementale et les invités de marque. Des groupes de femmes nettoient les maisons, les ruelles, les abords de la grande mosquée et du domicile du Khalife général, Abdoulaye Thiaw Lahi. Les murs sont peints en blanc, couleur caractéristique de la communauté layène. La cité religieuse se fait belle dans l’attente de la commémoration du 130e Appel de Seydina Limamou Laye prévu, cette année, les 12, 13 et 14 juillet. C’est dans cette ambiance studieuse et festive que nous avons accroché El Hadji Libasse Dione, 85 ans, surveillant attitré du mausolée, pour qu’il nous éclaire la lanterne sur les conditions d’éclosion de ce puits dont les versions ne sont toujours pas concordantes. «Ce puits est un miracle divin. Personne ne peut te dire que c’est lui qui a creusé le puits. Baye Laye (Seydina Limamou Laye) avait l’habitude de prier là-bas pendant le mois béni de ramadan. Un jour, il a tenu ces propos à l’assistance : «Si on vous disait que celui qui est mort dirigerait les vivants, vous n’en croirez pas à vos oreilles.» C’est comme si Baye savait qu’il allait mourir cette année-là, car ce fut son dernier ramadan. Ainsi, c’est après avoir dirigeait une des prières que Dieu a fait jaillir un point d’eau. Les gens avaient alors cherché des pierres pour l’entourer, ensuite, on a fait amener des barils pour puiser de l’eau et l’offrir aux populations, car elle débordait de partout. Finalement, comme l’eau n’arrêtait pas de couler, les gens se sont résolus à construire une élévation sous forme de forage. Voilà ce que je sais de l’histoire de ce puits.» En prolongement de cette tentative d’explication, Seydina, Babacar, Mandione et Libasse qui s’abreuvent tous à cette eau ont soutenu qu’elle avait jailli à l’endroit précis où avait été déposé le corps de Seydina Limamou Laye après la prière mortuaire. Une version qui cadre plus avec l’approbation de la plupart des fidèles rencontrés sur place.

Une eau miraculeuse ?

L’eau de Diamalaye n’est pas une eau comme les autres. Malgré la proximité de la mer, elle n’est pas salée. À la différence de certaines eaux de sources qui comporteraient des bactéries, celle de Diamalaye, claire, limpide, propre et légère n’en contiendrait point, selon des études faites à ce sujet. Un paradoxe qui tiendrait du miracle, selon toujours le vieux Libasse Dione, qui se laisse aller à cette confidence : «Boire cette eau n’apporte que des bienfaits au corps. Elle soigne toutes les maladies ; c’est un remède unique pour l’empoisonnement et le désenvoûtement. Avant, il n’y avait pas de robinet. Tous les Yoffois venaient puiser cette eau pour leurs besoins ; même la grande mosquée et le mausolée (1910) ont été construits avec ce liquide précieux. À l’époque, Baye Laye vivait à l’école 2 à côté du lieu dit «Frigo». Là-bas aussi, il y avait un puits dénommé «Nguerma», mais il a été enterré à la mort du guide fondateur. Quand la mer voulait engloutir les maisons, c’est Baye qui la fait reculer à l’aide d’un bâton avec lequel il traça une «ligne rouge». C’est ce jour-là qu’il a dit aux Yoffois : «Vous ne me connaissez pas, mais la mer me connaît bien. À partir de ce jour, elle ne dépassera plus cette limite que je lui ai fixée. Quiconque formule des vœux avant de puiser l’eau de Diamalaye et d’en boire, ses vœux seront exaucés. Le plus extraordinaire, c’est que l’eau ne tarit jamais, quelle que soit la quantité qu’on en extirpera.» Visiblement séduit par les explications du vieux, Thierno (ici tout le monde se nomme Laye pour gommer les différences), qui nous suivait depuis qu’il est informé de notre reportage, a tenu à nous rapporter cette anecdote : «Un jour, un grand dignitaire mouride s’est lancé à la recherche du puits de Diamalaye. Arrivé sur les lieux, il a fait comprendre à ceux qu’il y a trouvés que le puits, lui, est apparu en rêve pour lui signifier que les gens méconnaissaient réellement l’étendue de ses bienfaits et qu’il est plus utile et plus important que le puits de Dingueuleu.» Un témoignage contre lequel, s’inscrit en faux le vieux Abdoulaye Fall, 87 ans, à qui Seydina Limamou a, en personne, confié la gestion dudit puits : «En valeur mystique, 500 litres du puits de Diamalaye correspondent à 10 litres du puits de Dingala. Cette dernière est la mère des puits.» Pour prouver la suprématie de ce puits sur, toujours, celui de Diamalaye, le vieux Fall poursuit : «C’est l’eau de Ndingala qui alimente la source de Zam Zam (eau bénite de La Mecque réputée pour ses bienfaits illimités) par le canal du puits de Diamalaye.» Il est important de noter qu’il y a trois puits (Diamalaye, Dingueuleu et Malika) tous bénis par Seydina Limamou, mais qui sont dans une logique concurrentielle, d’où l’existence d’une rivalité souterraine qui pourrait, à la longue, saper l’unité de la confrérie layène.

Connexion mystique ou simple coïncidence ?

Il faut signaler d’emblée que, de tous les trois puits, celui de Diamalaye demeure, de loin, le plus prisé, tout comme la ville de Yoff, abritant la résidence des Khalifes généraux, dame le pion aux localités de Ngor, Cambérène et Malika qui reçoivent toutes, cependant, la visite des fidèles lors de l’Appel. L’idée de la primauté du puits de Dingueuleu est confirmée par plusieurs témoignages : «J’ai lu des écrits de Limamou Laye où il a clairement indiqué qu’en quittant Médinatoul Mounawara, il avait déjà repéré le puits de Dingueuleu comme point de chute», plaide un des homonymes de Seydina Mandione. À notre passage sur le site, des fidèles, filles et femmes pour la plupart, venues prier pour la satisfaction de leurs besoins, nous ont indiqué que des poissons vivent dans ce puits dont l’eau n’est guère salée. Une information que confirme le «maître» des lieux : «Sur chaque poisson, il est écrit : La illaha ila lahou Mouhamadou Rassoulou laha (il n’y a de Dieu que Dieu et Mohamed est son envoyer). Il y avait des gens qui les avaient capturés un jour à mon absence, mais ils n’ont pas dormi la nuit et le lendemain, à la première heure, ils me les ont ramenés. Et les poissons ont rejeté de leur ventre d’autres poissons sous leurs yeux. Tout ce que je vous dis, ce n’est pas une connaissance que j’ai acquise, mais c’est une inspiration mystique venant de Limamou», renseigne notre interlocuteur. Si l’eau de Diamalaye est intarissable, elle se raréfie, par contre, pendant le Pèlerinage. Un constat que ne manquent pas de relever les consommateurs assidus de cette eau, comme Souleymane Sall : «Ça fait plus de 20 ans que je bois cette eau. J’avoue qu’elle n’est pas comme les autres ; elle a un goût particulier et me procure des bienfaits que je ne saurais expliquer. Je constate chaque année que l’eau se raréfie durant toute la période du Pèlerinage. Je n’en connais pas franchement les tenants et les aboutissants. Mais, j’emmagasine beaucoup d’eau à l’approche de cet événement pour parer à toute éventualité.» Si Souleymane en ignore les raisons, tel n’est pas le cas du vieux Fall qui affirme de manière péremptoire que la cause de cette raréfaction est due au fait que c’est l’eau de Diamalaye, sur ordre de celle de Dingueuleu, qui alimente la source de Zam Zam. Une information difficile à vérifier à notre modeste niveau.

lobs.sn

Share
Print

Comment faire de la publicit? sur xalima.com ?

  1. ada says:

    eskeuye le puit de yoff est vraiment un mystere je l’ai visitè mais doyna war

  2. dou says:

    iskeuy,j’habite à yoff,j’atteste tous vos écrits,cette eau est pleine de bienfaits inéxplicaples….




advertisement
En Haut