XALIMA NEWS – Les micros, petites et moyennes entreprises ont exposé devant l’ONUDI, désormais bras technique du gouvernement du Sénégal, sur les plates-formes intégrées, les problèmes qu’elles rencontrent. Elles veulent jouer leur rôle dans ces plates-formes aux côtés des grandes entreprises et des investisseurs étrangers.

Une délégation de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) a eu hier une séance de travail avec les acteurs des micros, petites et moyennes entreprises. La réunion, qui s’est déroulée au siège du Conseil des entreprises du Sénégal (Cdes), une organisation patronale qui regroupe les petites et moyennes entreprises, a permis à l’ONUDI qui désormais apporte de l’assistance technique au gouvernement du Sénégal sur les plates-formes industrielles intégrées, de s’imprégner des difficultés que rencontrent les micros et petites entreprises. Des problèmes qui sont liés à l’absence de financement et à l’accès à l’information, entre autres. Divers acteurs des micros et petites entreprises : des femmes transformatrices de produits locaux, des chefs de petites entreprises qui évoluent dans le gardiennage, le nettoiement, l’industrie de plastique ont assisté à cette séance.

Les petites et moyennes entreprises veulent jouer leur partition dans la plate-forme industrielle intégrée de Diamniadio. Le président du Cdes est d’avis que son organisation ‘’peut jouer un rôle fondamental dans cette plate-forme’’. Pour rappel, il est prévu dans le Plan Sénégal Emergent (Pse) la mise en place de 3 plates-formes industrielles intégrées, dans les 5 ans, dans le nouveau pôle urbain de Diamniadio. Les petites et moyennes entreprises veulent être associées. Pour Babacar Diagne, il faut une inclusion pour amorcer une dynamique d’émergence. Ainsi, les gens doivent commencer, dit-il, ‘’à penser production, plus-value, valeur ajoutée’’. Et c’est la somme de tout cela qui va permettre d’avoir un tissu économique dense et fort. ‘’Il est important que le secteur local soit informé des projets du gouvernement’’, conseille Claude Baissac de l’ONUDI qui appelle les acteurs des micros et petites entreprises à peser de tout leur poids pour avoir des opportunités dans cette plate-forme de Diamniadio.

Cadre d’échanges

‘’Dans la nouvelle plate-forme industrielle de Diamniadio, le gouvernement doit éviter de faire les mêmes erreurs qu’on retrouve dans la plupart des pays émergents’’, avertit M. Baissac. Des erreurs qui consistent, d’après lui, à ‘’une forte séparation entre les investisseurs étrangers pour lesquels on met en place des plates-formes industrielles un peu luxueuses et à mettre les opérateurs économiques locaux dans des zones de second rang, avec des administrations différentes, des procédures différentes’’. ‘’Souvent, ça résulte d’une différence d’impact économique. Ça ne marche pas. On peut arriver à créer à court terme beaucoup d’emplois avec les investisseurs étrangers, mais on a tendance à remarquer que la dynamique est relativement courte. Les emplois sont relativement faibles, en terme de valeur ajoutée’’, renseigne-t-il.

Le président du comité technique de la maison de l’entreprise du Sénégal Mamadou Cissokho veut un cadre d’échange entre les grandes entreprises qui ont plus de moyens, de connaissances et de technologies et les petites et moyennes entreprises. Il a fait ce plaidoyer, après avoir constaté qu’il y a une fracture entre les grandes entreprises et les petites entreprises qui a comme conséquence un problème de transfert de connaissances et de technologies.

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