XALIMANEWS : Le Sénégal semble être une immense plaine de paroles où chaque jour, chaque semaine et chaque mois, au gré des vents, des graines de paroles arides, acerbes et mensongères s’élèvent, puis se dispersent dans un vacarme à vous casser le tympan pour enfin brutalement se noyer à jamais dans cet immense océan de faits irréfutables que constitue le PSE. Il y eut l’affirmation d’une menace de non payement des salaires si Monsieur Macky Sall était élu Président de la République. Plus récemment, lors du Référendum, les bien-pensants, sur tous les toits, jusqu’aux chaumières du Baol, distillèrent et proclamèrent que « les droits nouveaux » de la nouvelle Constitution cachaient, en réalité, la décision du Gouvernement de légaliser l’homosexualité dans notre pays. Encore, il y a juste quelques jours, voici que profitant d’une visite à Touba, la Ville Sainte, l’ancien Président de la République, Maître Abdoulaye Wade, alors que cette période de Magal impose un discours de sagesse, de père de famille, lance à l’attention des sénégalais quelques paroles : le gouvernement ne serait plus en mesure de payer les salaires, le pays serait trop endetté, etc.

Est-ce une envie, presque ludique, de susciter la discussion, de créer le débat, de faire renaître un climat d’affrontement verbal dans un espace public, ces temps-ci, presque calme et serein, que certaines personnes pourraient caractériser comme quelque peu assoupi ? A moins que ces paroles ne constituent un sursaut pour essayer de couvrir le vacarme né du torrent de faits, de réalisations, d’indicateurs exceptionnels, de soutien et d’engagement de toutes les grandes institutions internationales et des classements exceptionnels et les chiffres inédits donnés à notre pays par les institutions indépendantes de notation ? Une évidence s’impose : on ne peut pas arrêter la mer avec les bras.

Depuis cinq ans et demi, le Sénégal paye régulièrement, souvent même avant la fin du mois, les salaires, les pensions de retraites et les autres avantages acquis par les travailleurs nonobstant l’augmentation de la masse salariale suite à l’intégration de dizaines de milliers de volontaires et de contractuels dans la fonction publique, des recrutements importants ont eu lieu au profit de la santé, des forces de défense et de sécurité, etc.

Le Sénégal, contrairement à certains pays africains plus riches que lui, s’acquitte régulièrement de sa dette, respecte les échéances de paiement. Et en conséquence, le pays bénéficie de la confiance du monde des affaires, lève facilement des fonds importants à des taux d’intérêts meilleurs que ceux des années avant 2012, finance des projets à très forts impacts économiques et sociaux. De l’octroi de bourses familiales pour soutenir les familles les plus pauvres de notre pays, la réduction des impôts sur les salaires augmentant ainsi le pouvoir d’achat des fonctionnaires, de l’électrification rurale, de la construction de forages pour l’accès à l’eau pour les populations, les animaux et l’agriculture, de la construction des pistes rurales pour relier les villages aux réseaux routiers départementaux et nationaux facilitant ainsi la mobilité des hommes, des femmes, des productions et des marchandises, de la suppression progressive des abris provisoires au niveau des écoles, de la construction de centres de formation professionnelle, de la construction d’hôpitaux et d’établissements d’enseignement supérieur, de la construction d’autoroutes, du Train Express régional (TER), de l’acquisition de navires pour la desserte Ziguinchor-Dakar, de la modernisation de l’agriculture avec pour conséquence une hausse sans précédent de la production agricole et par conséquent du niveau de vie des populations rurales, du soutien aux nouveaux bacheliers pour assurer leur orientation dans le public ou le privé, de la politique d’octroi de bourses universitaires sur la base du mérite ou aux étudiants issus de familles défavorisées ou souffrant d’un handicap, du soutien apporté aux pêcheurs, aux éleveurs et aux artisans, des mesures importantes pour l’emploi des jeunes et la création d’entreprises, du relèvement du niveau des infrastructures dans les villes du pays et les villages frontaliers, du doublement des capacités d’hébergement des universités, du renforcement du plateau technique des universités par la construction de cent laboratoires, de la construction de la Cité du Savoir qui est une plateforme de formation, de recherche, d’innovation et d’incubation d’entreprises, etc.

Le Sénégal a résolument tourné la page de la culture du « vois-petit », des taux de croissance confidentiels et de l’état d’esprit que l’Afrique ne voulait pas le développement.
Grâce à la mise en œuvre du PSE et des programmes sectoriels des question s naguère insolubles sont définitivement résolues et les sénégalais commencent à oublier qu’elles constituaient, il y a à peine cinq ans une véritable obsession : la continuité de la fourniture de l’électricité, l’inversion de la spirale de la hausse constante du prix de l’électricité et des denrées de première nécessité, le recouvrement des ressources provenant des ventes d’arachides par les paysans que les bons impayés mettaient dans une situation précaire, l’accès à une orientation pour les bacheliers et la transparence de celle-ci, etc.

En cinq ans et demi, notre pays a changé ! Il vogue résolument rivé sur un cap : l’émergence et un horizon 2035. Evidemment, c’est nouveau, peut être difficile à saisir pour ceux qui ne connaissent pas la planification stratégique, la gestion axée sur les résultats et ne croient pas à un engagement patriotique à servir son pays.

Mais il ne faut ni nourrir des complexes, encore moins ressentir des frustrations par rapport aux résultats acquis par notre pays grâce à la vision et au leadership du Président de la République Macky Sall. Il suffit de comprendre que chaque génération apporte sa part de contribution puis laisse la place aux autres générations et leaders. Le Président Léopold Sédar Senghor a construit les bases de notre Etat et de notre Nation, le Président Abdou Diouf fut le stabilisateur de notre pays au moment où des turbulences avaient emporté plusieurs pays africains, le Président Abdoulaye Wade fut le libérateur des esprits et des énergies des sénégalais et enfin le Président Macky Sall est le bâtisseur de l’émergence de notre pays.

Heureusement que l’Océan a une grande faculté d’absorption, c’est pourquoi les éclats nés de paroles inappropriées et injustes finissent toujours par sombrer dans les profondeurs de l’oubli.

Fait à Dakar le 8 novembre 2017

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14 Commentaires

  1. Et avec l’université Amadou Mactar Mbow de Diamniadio, dont l’ouverture était soi disant programmé pour l’année dernière, c’est-à-dire octobre 2016, et dont le recrutement du personnel enseignant devait être effective en octobre 2015 ? Trop de bla bla dans ce pays. Mais qui gérez êtes les premiers à user et à abuser de la parole. Pour mentir. Occupez plutôt de votre domaine de compétence, dans lequel, vous montre chaque jour votre incompétence.

  2. Il fallait repondre au FMI et a la Banque de France aussi. Ils avaient sonne l’alarme sur notre niveau d’endettement du Senegal avant le President Wade.
    Wade pose une question precise et vous nous pondez cette dissertation. Si vous croyez a cette belle photo du Senegal, peinte dans votre contribution (tres differente de la realite que vit la majorite des Senegalais) alors publiez les indicateurs economiques/financiers qui prouvent a Wade qu’il a tort (pas besoin de disserter). Comme disent nos amis anglophones, “numbers don’t lie” (les chiffres disent la verite). Selon la loi de finance 2017, le service de la dette est de 680 milliards de france CFA. C’est plus que la masse salariale dont on dit tout le temps qu’elle est elevee. C’est encore plus que le cout estime du TER, et c’est une depense annuelle.

  3. Personne de ceux qui commentent ici la contribution du ministre n’a dit que sa longue liste de réalisations majeures dans tous les domaines est fausse. Alors ne jouez pas l’autruche ! Ne vous mentez pas et ne mentez pas aux gens ! Reconnaissez qu’entre le Sénégal de Macky et celui de Wade, il n’y a pas photo sur tous les plans. Bien sûr il reste encore énormément de choses à faire, on est encore un pays largement sous-développé, et il restera des choses à faire dans 100 ans. Mais l’essentiel est voir les choses avancer au plan des investissements publics, du changement de mentalité des Sénégalais, de la formation de cadres techniques et de la croissance économique. Et cela personne ne peut le nier…

    • Honnêtement, je n’ai même pas lu tout ce torchon. L’auteur est a l’image de beaucoup d’intellectuels africains qui ne transhument que vers les prairies vertes du pouvoir pour en profiter des délices. Je mets aussi les souteneurs de Macky dans le même sac, ils soit des cons ou des opportunistes. Comment des gens doués de raison peuvent soutenir quelqu’un qui a volé les milliards d’un pays aussi pauvre que le Sénégal s’ils sans être des opportunistes?

      Une chose est frappante à la vue de ce texte, c’est l’absence de chiffres. C’est quand même effarant pour un professeur de mathématiques. Ce plaisantin n’a qu’a nous dire combien de senegal ont eu accès à l’eau potable et à l’électricité rurale, combien d’emplois ont été créés et dans quels secteurs. Quel est taux de nouveaux étudiants orientés dans quelles filières, combien en ont complété leurs formations et dans quels secteurs d’activité maintenant (vue que c’est son domaine).

      Nous parler de salaires payés et de taux de croissance ce n’est pas une ambition. Le nouveau régime a tout confié aux entreprises étrangères au détriment de celles sénégalaises. Ces entreprises tirent la croissance vers le haut et rapatrient les bénéfices chez eux. Que gagne le Sénégal dans tout ça? Il n’y gagne ni le savoir faire, ni les retombées financières.

      En conclusion, je pense franchement que Mary Teuw Niane n’est pas sain d’esprit. À force de s’adonner au larbinisme, il s’est transformé en bouffon.

      • Arrêter vos enfantillages. Il faut l’interpeller sur ce chapelet de réalisations dont il a fait mention dans sa contribution plutot que de l’insulter. Le ministre est un professeur d’universite Très respecté par ses pairs. Salam

        • Tu es encore plus givré que Mary Teuw Niane. Juste parce qu’il est prof d’universite, il doit être un larbin et toujours transhumer vers les partis au pouvoir? A quoi sert la connaissance quand on a une conscience pourrie?

          Pour ce qui des “chapelets de réalisation” c’est toi qui les vois. Encore une fois, son torchon ne mérite plus pas une réponse. Essayer de discuter avec des gens malhonnête et de mauvaise foi comme Niane, c’est perdre son temps.

          • Tu parles avec le cœur! Je me répète. J’ai été le premier à l’interpeller sans l’insulter. Relis le premier post.

          • Désolé Gaynako de t’avoir confondu avec l’autre intervenant. J’ai certes eu des mots durs envers Mary Teuw Niane, mais je pense avoir juste interprété son comportement. L’homme est certainement respecté dans son domaine mathématique, mais il n’en demeure pas moins qu’il est un opportuniste qui a parfois recours à des contre vérité pour plaire au nouveau Régime

  4. Que faisait ce ministre transhumant quand il était dans le gouvernement de Me Abdoulaye Wade ? Si ce n’était pas Wade il serait resté toujours comme bouffeur de craie à l’UGB, encore que wade a fait beaucoup fait pour sa promotion à l’UGB même !

  5. Alors Mr le ministre vous me donnez l’occasion de vous répondre comme suit, en suivant le parallisme de forme:
    1. Si la bouffonnerie et le larbinisme est d’argent, l’honneur est d’or.
    2. Si l’ingratitude est d’argent, la reconnaissance primaire et non secondaire est d’or.
    3. Si le dénigrement, le zèle, le mensonge, la malhonnêteté et l’oubli volontaire sont d’argent, la vérité, la mesure, l’honnêteté et le rappel sont d’or.

    Vous faites donc très honte au titre de professeur que vous portez. Comme vous êtes très très loin aux dignes et honobles professeurs d’université qui m’ont enseigné!

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