Je signale d’emblée que Mare Lo fut mon secrétaire General départemental et j’étais responsable d’USB à Labgar, nous avons servi ensemble dans la même IEF de Linguère alors qu’il officiait au Lycée Albouy Ndiaye et moi à 70 Km de lui à Labgar .C’est après son élection comme SAN du SAEMSS qu’il est affecté à Dakar .
je ne peux pas être sûr que cette réponse non signée est de Mare Lo car aussi bien Mare Lo que Saourou Sene m’ont envoyè le texte par Messenger donc je conçois de bonne foi que cette réponse est du saemss.
À la lecture de cette réponse dont le texte à l’origine , c’est à dire mon article n’a pas cité nommément de syndicat ,on voit une posture défensive du saemss. Ils utilisent un style un peu grossier pour essayer d’impressionner ,en disant que la bureaucratie concerne uniquement l’administration .Ce qui est absolument faux ! La notion de bureaucratie est maintenant dans le domaine public ,on peut l’employer pour les syndicats , pour les entreprises privées ou pour toute autre administration .
Vous ne pouvez nullement museler notre liberté de donner à un contenu toutes les notions de contenus. C’est peine perdue et c’est connu de tous ,les dirigeants des organisations sont allergiques aux critiques .
Cependant Le réel problème que j’ai posé n’est pas un problème épistémologique mais la prise en charge des questions qui touchent la fonction enseignante sans porter de gans. Ceci prouve que vous êtes dans des considérations élémentaires sur l’origine de la pensée et sur la tropicalisation d’une théorie .Vous devriez être dans le pragmatisme et voir la réalité en face ; les enseignants souffrent et ne comprennent pas cette léthargie des syndicats !
Vos envolées lyriques sur le concept de « bureaucratie » définie restrictivement et faussement hors du champ syndical sont des hautes voltiges pour noyer le poisson.
La rupture entre base et direction syndicale, l’émergence d’un syndicalisme corporatiste en dehors des syndicats et centrales historiques, les grèves récurrentes plus en plus nombreux dans l’éducation nationale sur les salaires notamment et les carrières, etc sont des manifestations concrètes de la bureaucratisation des dirigeants syndicaux.
C’est cette bureaucratie syndicale qui ne lutte plus pour défendre les conditions de vie et de travail des enseignants qui est responsable de l’émiettement corporatiste du syndicalisme enseignant et plus largement du syndicalisme tout court au pays.
Vous exprimez la ligne d’un syndicalisme social démocrate qui nie que toute conquête sociale et démocratique résulte d’un rapport de force à créer sur la base de revendications sur les conditions de travail et de vie des travailleurs et de leurs familles, le syndicalisme réformiste de conciliation entre les intérêts des employés et de l’employeur fut-il l’Etat est la source des compromissions et des capitulations, voire de la corruption des dirigeants syndicaux.
Il y a aussi des facteurs historiques à ce « syndicalisme de participation responsable » qui a contaminé progressivement le « syndicalisme autonome » relativement combatif qui a existé au pays, laquelle contamination a produit la bureaucratisation que je pointe fort justement du doigt .

Ce qui est surprenant c’est comment mon texte vous a fait sortir de votre bois alors que le saemss n’est même pas cité ? Le camarade Mare lo a-t-il un cas de conscience ? L’enseignement étant le milieu par essence de la contradiction, Chers camarades du saemss ayez l’amabilité de souffrir et d’écouter nos critiques ;c’est ça être leader !
Vous faites maladroitement une comparaison entre l’activisme et le syndicalisme alors que j’ai interpellé les syndicats en tant que enseignant et militant de la base qui a toujours porté la lutte et qui a vécu les ponctions de salaires , les réquisitions et les menaces de radiation mais qui n’a pas vu de changements à la finalité de ces luttes si non des dirigeants syndicaux qui se sont bureaucratisés .
Mon cher Mare ou SG Saourou Sene ou si au besoin le task force du saemss, lorsque le frapp France dégage dont je suis membre ,soutenait les enseignants des écoles franco-sénégalaises ,ces collègues nous ont renseigné que certains syndicats refusaient de partager la même table de conférence de presse avec les ‘’activistes ‘’ pour défendre ensemble des enseignants sénégalais persécutés et déshonorés à la limite par un traitement digne de Thiaroy 44 par l’État français impérialiste avec la complicité des autorités sénégalaises. Êtes vous de ces syndicats ?
Cette comparaison entre l’activisme et syndicalisme que vous faites n’a même pas de sens puisque l’activisme n’est même pas défini et le syndicalisme est une forme d’activisme .Ceux avec qui vous refusez de vous mettre sur la même table pour résoudre des problèmes qui touchent la fonction enseignante ne sont que des patriotes qui estiment que l’enseignant est pour une nation ce que l’esprit est au corps ! Pourtant vous avez partagé la même table avec la première dame et à travers un  » bissap débat  » vous aviez levé un mot d’ordre sans consulter la base alors que vous l’aviez refusé à des khalifs généraux ! Vous êtes bien entrés dans l’agenda de la première dame qui n’a aucune fonction de tutelle !
Aujourd’hui un constat est évident, les syndicats sont divisés. Divisés sur la marche à suivre pour coller (ou pas) aux différentes frondes qui pullulent un peu partout sur le territoire. Et surtout dépassés par des grognes qui ne leur accordent pas vraiment de crédit pour les représenter et porter leurs revendications. Aussi tentent-ils de reprendre la main. C’est ainsi que des initiatives solitaires sont notées comme la plateforme remise ou aussi des enseignants qui font des sit-in devant le ministère de la fonction publique pour réclamer des actes et fustiger les lenteurs administratives qui touchent les enseignants en général et maintiennent les corps précaires (volontaires, contractuels, vacataires) dans une situation difficile .
La seule solution permettant de juguler à cette problematique est la question fondamentale de la DEMOCRATIE SYNDICALE A LA BASE. La masse des syndiqués, plus largement la masse des travailleurs doivent être amené à poser la question de L’UNITE SYNDICALE SUR LA BASE DE LA DEMOCRATIE A LA BASE.
C’est cela la solution pour vaincre à terme la bureaucratie.
Vous avez beau nié l’évidence mais les collègues fustigent cette bureaucratisation des syndicats .
Le Peuple ne voit pas les leaders syndicaux s’imprégner dans les batailles le concernant dans sa globalité .
Le syndicalisme révolutionnaire, de classe et de lutte de classe, c’est ainsi le lien entre la lutte concrète pour satisfaire les revendications quotidiennes des travailleurs et celle de l’émancipation nationale contre l’oppression impérialiste
Jamais depuis les sombres heures de notre histoire notre pays a tout à la fois vécu la conjonction d’une politique de casse sociale, de répression de l’expression et des libertés de manifestation.
Tout ce qui constitue aujourd’hui le bien commun et le socle de notre république est l’objet de mesures systématiques de démantèlement. : l’éducation à tous les niveaux, la santé, la justice, l’agriculture paysannes, les droits sociaux, les retraités , le droit du travail, les biens publics, les transports .
Il faut mener la lutte politique. Il faut mener la lutte sociale. Mais il faut surtout mener les deux ensemble, les coordonner, décupler la puissance de l’une en lui adjoignant la force de l’autre… Si chacune reste cloisonnée dans son périmètre, rien ne sera jamais possible de ce que nous aspirons à faire. Alors que si nous conjuguons l’action de révolution citoyenne dans la cité, et l’action sociale de masse, chacune se répondra et chacune donnera à ‘autre une légitimité encore plus grande. Les effets seront dévastateurs pour le système et pour le camp de nos adversaires et ennemis.
Pour finir nous étions et nous restons toujours fier d’appartenir au Saemss dont Mamadou Lamine Diante et ses prédécesseurs ont su imposer le leadership syndical et répondre aux attentes des collègues !Ce leadership ne doit pas s’éteindre entre vos mains !
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