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Publie le: Samedi 22 septembre, 2012

reportage – Pas à pas avec l’ancien Président du Sénégal : Wade, Versailles, ses anciennes amours

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A Versailles, l’ancien chef de l’Etat revit. Après une perte de pouvoir difficile, Abdoulaye Wade retrouve le cours normal de sa vie : Entre lectures, audiences, visites à Paris, son quotidien n’est plus tristounet.
Le téléphone sonne chez les Wade. C’est Samuel Sarr au bout du fil. L’an­cien conseiller financier de l’opposant Abdoulaye Wade et qui deviendra mi­nistre d’Etat en charge de l’Ener­gie, fait partie des personnes les plus assidues avec le Président Wade au téléphone. La discussion est très relax. Le Président Abdoulaye Wade s’enquiert des nouvelles de Samuel et ce dernier de dire : «Maa ngi sant di muñ ak moytu». Traduction littérale : «Je rends grâce, je reste stoïque et continue à faire gaffe.» Abdoulaye Wade de pouffer de rire et de lui ré­torquer avec le geste «regardes moi ces attitudes défaitistes. Fais face, bats-toi, nganaan laan !» Ab­dou­laye Wade sait créer l’ambiance autour de lui, dans sa résidence de Versailles, même s’il n’y a pas grand monde. Seuls ses gardes du corps de toujours, Lamine Faye, Baye Moussa Ba dit Bro et Abdoulaye Diène sont aux petits soins et lui servent de personnes à tout faire. Quid de ses en­fants Karim et Sindjély ? On ne les voit pas très souvent à Versailles. Son épouse Viviane Wade s’évertue à son rôle de parfaite housewife.
On vous l’avait dit, Abdoulaye Wade est inusable, éternel. Comme le clamait une pub des années 70 de la pile Wonder qui ne «s’use que si l’on s’en sert», l’ancien chef d’Etat reste intact. Il affiche une bonne mine, une belle forme, l’homme est bien reposé, on dirait apaisé, après plus d’un mois passé dans une résidence royale à Tanger au Maroc. Son image tranche avec celle d’un homme colérique, fatigué et grincheux des semaines qui avaient suivi sa défaite à la dernière élection présidentielle de 2012. L’an­cien Président de la République du Sénégal semble se couler des jours tranquilles mais manque manifestement de compagnie. Il lui arrive de recevoir quelques visites de certains de ses amis et camarades de parti. La veille de notre visite, l’homme d’affaires Cheikh Amar serait passé le voir. Me Wade reste assez longtemps au téléphone et fait durer la conversation avec ses interlocuteurs. Il lui arrive de sortir faire des tours dans Versailles ou jusqu’à Paris à bord de la rutilante voiture de marque «Mer­cedes», frappée d’une plaque diplomatique indiquant son statut d’ancien chef d’Etat sénégalais vivant en France.
Abdoulaye Wade aime sortir faire les rues de la cité des Rois de France. Quand des passants le dévisagent, semblant reconnaître le personnage, Me Wade ne se fait pas prier et y va de sa propre présentation : «Je suis Abdoulaye Wade, l’ancien Président de la République du Sénégal, démocratiquement battu aux élections.» La réponse, et l’air très sérieux avec lequel il le dit font rire. Les endroits qu’il fréquente le plus sont surtout les librairies et autres bibliothèques. Avec ses gardes du corps qui logent dans un grand hôtel du quartier Le Chenet de Versailles, non loin de la résidence familiale que Viviane Vert avait héritée de ses parents, il a été mercredi dernier dans une librairie de la ville où il a acquis un nombre impressionnant de livres. Après avoir choisi ses «bonnes lectures», Il se tourna vers Lamine Faye pour lui demander d’un ton taquin de régler la note. Ce dernier lui deman­da : «Mais avec quoi Président ?» Me Wade de se gausser de lui et de lui retourner «en tout cas débrouilles-toi». Lamine Faye se fera violence en payant, quand même avec le sourire ! Il osera un commentaire dans son dos : «Le vieux-là m’étonne. Tous ces bouquins qu’il lit là. Dans quelques jours il te dira qu’il a déjà fini de lire tel et tel livre.»
Me Wade s’adonne beaucoup à la lecture et à l’écriture. Il épate son entourage car l’homme, en dépit de son âge presque nonagénaire, ne porte pas de lunettes pour lire ou écrire. Il reste bon œil, bon pied.
Devant un journaliste sénégalais, Me Wade voudra marquer sa surprise. Ensuite, il demande avec beaucoup de gentillesse des nouvelles du pays et de quelques personnes. Après les salamalecs, il va à l’attaque et un dialogue anodin s’engage : «D’ail­leurs, qu’est-ce qui t’amènes, toi ?», apostrophe-t-il.
«Euh… En fait je viens m’imposer à vous, non pardon président, vous imposer ma présence»
Il lance dans un rire «Ah faut bien savoir ce que tu vas dire hein ! »
«D’accord M. le Président, mais il me faut une petite interview avec vous.»
«Ah non pas ça. Pas question. Non, je ne peux rien dire surtout pas sur le Sénégal.»
«Mais qui vous dit que je vous parlerai du Sénégal ? Je voudrais qu’on parle de l’Afrique, du monde, de votre vision des problèmes de l’Afri­que, des idées pour l’Afrique que vous prônez depuis toujours. Je voudrais qu’on parle des problèmes du Continent.
«Ah oui, pour ça je suis d’accord. Tu ne changeras jamais.»
L’interview enregistrée est vite expédiée. Le président brûle d’impatience de nous parler en off bien qu’il doit d’abord aller régler directement certains frais d’hébergement de ses cent invités qui viendront du Sénégal pour la cérémonie de remise du prix. La scène est surréaliste. Il demande la facture au réceptionniste de l’hôtel et fourre sa main dans la poche intérieure de sa veste pour sortir une liasse de billets. Par pudeur, je recule de quelques pas pour le laisser avec Lamine Faye. Mais, il se retourne pour continuer à me causer. Ma présence ne semble le gêner le moins du monde. Il termine et me prend par la main et continue de parler de son pays «strictement off jusqu’à nouvel ordre» dit-il. Le seul «on record » qu’il accepte sur ce sujet est la consigne qu’il distribue, celle du devoir de tous les citoyens de soutenir l’actuel Président Macky Sall. Il demande avec insistance à ses visiteurs «de soutenir le nouveau Président, pour l’intérêt du Sénégal». On sort de chez Wade en se disant «qu’il est bien attachant, le vieux !».

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6 Commentaires
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  1. yadikon dit :

    EN 2000 IL TIRRER LE DIABLE PAR LA QEUX ET AUJORDUI IL VIT PESIBLMENT A VERSAILLE
    C.EST UN VOLEUR COME TOUS LES PRESIDENTS AFRICAINS

  2. professeur dit :

    Dans n’importe quelle démocratie ce vieillard serait en prison ou au tribunal.
    Non seulement c’est un voleur, mais il ne mérite aucun respect, pour moi c’est un bandit rien d’autre.

  3. fox dit :

    Aux donneurs de leçons, Vive Maitre Wade.

  4. LOOKET dit :

    UN LACHE…QUI CROIT QU’IL A ECHAPPE..TOT OU TARD IL VA PAYER…UN VOLEUR PATENTE…IL NE MERITE RIEN QUE LA PRISON…IL VA PAYER JUSQU’AU DERNIER CENTIME…ON NE VOLE PAS IMPUNEMENT LES DENIERS DU PEUPLE SANS CONSEQUENCES…IL N’EST RIEN D’AUTRE QU’UN VOLEUR. IL NE MERITE AUCUN RSPECT IL EST DEVENU LA RISEE DE L’AFRIQUE.

  5. TWT dit :

    FUCK OFF FOX, WADE IS THE BLOODIEST MURDERER SENEGAL HAS NEVER KNOWN…SON AGE L’A SAUVE SINON IL SERAIT ACTUELLEMENT A REBEUSSE WALA KEDOUGOU

  6. Boy Kebemer dit :

    ce vieux criminel avait crié sur tous les toits,pendant sa cuisante et honteuse defaite,q’il ne sortira pas du senegal.Tu vas payer les crimes odieux que tu as commis à tes compatriotes.c’est lui qui disait la mort de Mamadou Diop est une brise de mer

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