Le pays de Marianne a établi à Dakar sa logistique pour armer la paix et maintenir la sécurité dans la sous-région. Preuve en est la tenue dans la capitale de la seconde édition des Journées de la sécurité numérique pour faire face à une guerre sans sang, mais qui frappe les intérêts vitaux des Etats et des citoyens.

En marge de la Conférence des ambassadeurs qui a réuni pour deux jours les 11 ambassadeurs français de la sous-région ainsi qu’une délégation de France (directeur Afrique, sous-directeur Afrique de l’Ouest, directrice de Campus France, directrice Expertise France), se tiennent jusqu’aujourd’hui les Journées de la sécurité numérique sous le haut patronage du président de la République du Sénégal. D’après les mots de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, ces journées sont une «déclinaison du Forum paix et sécurité» tenu en décembre dernier à Dakar. Elles ont pour objectif de réunir l’ensemble de l’écosystème numérique africain et d’accélérer le développement d’un espace de confiance afin d’accompagner son essor et toujours, selon Christophe Bigot, au-delà du développement économique, «nous sommes dans une logique d’une 4ème armée consacrée au cyberespace». Pour le diplomate, «il faut réfléchir aux forces numériques capables de traquer les cybercriminels, bâtir des murailles, patrouiller dans le cyberespace, constituer des missions de riposte, entraver et neutraliser les attaques». Par ailleurs, il argue que le secteur privé joue un rôle décisif à travers «un marché africain qui a pris forme» et que la France entend «accompagner» à l’instar de Systémis, entre autres. Il relève notamment que «l’Afrique est une cible du fait de sa participation à la mondialisation, cible des arnaques à la romance ou sur les paiements, mais surtout cible des messages de radicalisation religieuse pour recruter des soldats».

Source: lequotidien.sn

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