» Nous avons certes la garde de Moustapha Sy Djamil. Mais en vérité, Il est du domaine réservé de Dieu », confie Ababakar Sy (rta) aux siens. Confession dédiée à un homme qui, en réalité, parut comme un don du ciel.

Il arrive que la légitimité divine se manifeste sous une forme assez singulière. L’ islam est à jamais affiliée à ce réceptacle appelé foi (Iman), souvent entaché par des dérives (assalabile Iman) que seul un chef spirituel digne de ce nom peut corriger. Le Coran en fait souvent allusion (Liyaz daadou iimaanane ma a iimaa nihim, sourate Al Fath). Et il y’a l’élégance morale (Al Ihsan), principe qu’incarna Seydi Djamil avec une noblesse digne de ce nom. Djamil, signifiant le beau, renvoit ici aussi bien au physique qu’aux traits de caractère incarnés.

Jalaalya, Jamaaliya, Jalaaliyatoul Jamaal, Jamaaliyatoul Jalaal, que d’attributs pour citer le geste de Seydi Djamil. L’homme de Fass a su intimider plus d’un. Ses contemporains racontent que le jour de son baptême, il s’accrocha sur le chapelet de Mawdo (rta) à tel point que El Hadj Malick Sall, grand père du nouveau né, souffla à l’oreille à ce dernier, le sourire aux lèvres :  » Et si tu lui donnais ce qu’il réclame ?  » Et l’auteur du Taysir de répondre sur un ton affectif :  » Ah ! Le voici ! Dommage que je ne serai point témoin de son temps.  »

Maam Cheikh
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