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Publie le: mar, 25th sept, 2012

Sherifo Emanuel Nhamadjo, président de la transition en Guinée-Bissau : «Nous apporterons un soutien inconditionnel au retour de la paix en Casamance»

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Le président de la transition en Guinée-Bissau, Cherifo Emanuel Niamadio, a accordé une interview à La Tribune, à Bissau, lors de la première étape de la caravane de la paix sous régionale. Il s’est prononcé sur l’initiative des jeunes et s’est engagé pour le retour de la paix en Casamance. Il a tiré un bilan des 39 ans d’indépendance de son pays avant de se prononcer sur sa candidature éventuelle à la prochaine élection présidentielle en Guinée-Bissau. Le président Niamadio a ensuite invité ses pairs à l’union et à la mutualisation des forces pour faire face à la menace des groupes armés dans la sous-région ouest-africaine.

Excellence, comment appréciez-vous cette caravane des jeunes qui réclament la paix ?
C’est émouvant de voir autant de jeunes ensemble. Surtout qu’ils sont issus de trois pays voisins, le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau. C’est un moment particulier de la Guinée-Bissau qui célèbre son indépendance dans deux jours (aujourd’hui, ndlr). C’est une initiative extraordinaire, celle dont on a besoin. C’est-à-dire celle-là qui rassemble les jeunes autour des valeurs universelles telles que la paix.
Dans le cadre du processus de la paix en Casamance, qu’est-ce que ces jeunes peuvent attendre de la Guinée-Bissau ?
Un engagement sans condition et un accompagnement. Parce que la paix est indispensable dans la sous-région surtout entre la Guinée-Bissau et le Sénégal. La frontière qui nous lie est fictive pour nous parce que le peuple est le même. Il vit dans l’amitié et la fraternité. La Guinée-Bissau, donc apportera un soutien inconditionnel pour le retour de la paix en Casamance.
Aujourd’hui vous célébrez l’accession de la Guinée-Bissau à la souveraineté internationale. Après trente-neuf ans d’indépendance, quel bilan tirez-vous ?
Comme partout ailleurs, il y a, dans la vie, de bonnes et de mauvaises choses. On peut dire qu’on a commis des erreurs dans le passé mais on peut également affirmer qu’on a réalisé beaucoup de choses. L’essentiel c’est de continuer à mieux faire parce qu’on est dans l’obligation d’aller vers l’avant.
Comment se passe la transition ?
On fait des efforts pour un dialogue national en incluant tous les partis politiques, la société civile et les responsables religieux et coutumiers pour que la famille guinéenne se retrouve autour d’une table, discuter de ses problèmes et trouver des solutions ensemble. C’est ça notre objectif. Nous sommes sur des pistes pour atteindre un consensus pour élargir le gouvernement en incluant tous les partenaires afin qu’on gère la transition ensemble.
La sous-région est aujourd’hui menacée par des groupes armés. Que préconisez-vous pour enrayer cette menace ?
Toute la sous-région ouest-africaine doit s’unir pour faire un front commun devant cette menace et combattre ce fléau. Je ne crois pas qu’un pays isolé, à lui seul, peut faire face. Ça doit être un travail de tous les pays pour repousser cette menace ensemble. Donc la Guinée-Bissau, dans le cadre de la Cedeao, va jouer son rôle.
Quel appel lancez-vous à vos pairs de la sous-région ?
L’appel que je lance est que nous devons nous unir. Parce la responsabilité, au premier rang, nous incombe. Donc il faut que tous les présidents de la sous-région se retrouvent et analysent les problèmes auxquels nous faisons face afin de répondre aux préoccupations légitimes de nos populations. Je souhaite également l’unité entre tous les chefs d’Etats ouest-africains et au-delà.
Vous assurez la transition, serez-vous candidat à l’élection présidentielle à venir ?
Vous avez, j’ai hypothéqué ma carrière politique pour gérer la transition, en acceptant que je ne puisse pas me présenter. C’est une question de principe. Mais dans la loi guinéenne, il n’y a rien qui m’empêche de me présenter à ma propre succession. La Constitution n’accepte pas une imposition venue de l’extérieur. Ça c’est inconstitutionnel. Mais le plus important pour moi, c’est de bien gérer la transition, terminer cette année et amener le pays à une élection paisible et transparente pour que le vainqueur des élections soit quelqu’un qui réunit les conditions d’unir tout le peuple guinéen. Mamadou Lamine Bâ (Envoyé Spécial de La Tribune)

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Revue de la presse

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