En suivant, vendredi soir dans l’émission Jakarlo, l’exubérant et non moins intéressant professeur Songué Diouf, renvoyer dos à dos violeurs et violées ou pour le citer « couper la poire en deux », j’ai juste eu une triste impression de ‘‘déjà entendu’’.
Le dérapage de Mr Diouf est révélateur d’une certaine « culture du déni » qui sur des bases fallacieusement moralisatrices, culpabilise les victimes de viols et se faisant déresponsabilise les agresseurs. Mr Diouf n’a fait, malheureusement, que dire tout haut et en prime time, ce que de trop nombreuses personnes (hommes comme femmes) pensent tout bas.
Combien de fois avons-nous entendu des formules lapidaires du style « Elle était habillée comment la fille violée ? Comment a-t-elle osé sortir de chez elle ainsi vêtue ? Elle s’habille de façon provocante et se plaint ensuite ! Elle l’a bien cherché.. ! »
S’il est évident que dans notre pays, le rapport au corps cristallise de nombreuses tensions, non-dits et tabous. Aucune considération d’ordre culturel ou cultuel ne peut donner à l’homme un droit à disposer du corps de la femme.
Et en aucun cas, nous ne devons laisser peser le poids de la responsabilité de la dégradation des mœurs sur les seules épaules des femmes et des jeunes filles. Les jeunes filles dont Mr Diouf semble fustigé la coupable légèreté ne sont que les produits d’une société sénégalaise qui a décidé de sacrifier ses valeurs ‘‘traditionnelles’’ sur l’autel d’une modernité en pacotille. Ce constat de déliquescence morale est valable aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Il ne peut, alors, en aucun cas justifier ou légitimer les violences sexuelles faites aux femmes.
Il ne s’agit pas pour nous, ici, d’accabler Mr Songué Diouf qui s’est d’ailleurs confondu en excuses face à la vague d’indignations soulevée par ses propos. Il s’agit pour nous d’éviter, comme à chaque fois, que la résignation ne succède à l’indignation. Pour cela nous exhortons nos compatriotes, au premier chef desquels nos mères et nos sœurs, à ne pas laisser retomber le soufflé. Ce ‘‘scandale’’ est une perche qui nous est tendue pour enfin placer la lutte pour une réelle émancipation de la femme Sénégalaise au centre de nos enjeux sociétaux.
Le hasard a voulu que cette médiatique démonstration de phallocratie ait eu lieu au lendemain de la journée du 8 mars. Tant qu’on y est, il me semble indispensable de rappeler et de marteler que le 8 mars n’est ni une ‘‘Journée des femmes’’ encore moins une ‘‘Fête des femmes’’, mais bel et bien la Journée internationale des DROITS des femmes. Ce n’était, donc, pas au grand théâtre qu’il fallait sonner le rassemblement mais bien à l’assemblée nationale pour exiger haut et fort le plein respect de nos droits consacrés par la constitution.
Nous ne devons plus accepter, quel que soit le sujet ou le domaine (politique, économique, médiatique,..) d’être cantonnées aux futilités car il en va de l’avenir du pays tout entier. Dans notre Sénégal où il y a plus de femmes que d’hommes, il est illusoire de parler d’émergence, sans une sérieuse prise en compte de la question d’égalité.
Sokhna Marieme Sow

11 Commentaires

    • Une question :
       » Sérébi ak yarakhal bi, lounguéne ci dioub lou.  »
      La réponse sincère , sans langue de bois, à cette question pourra clarifier le débat

  1. Voici, pour ajouter à votre compréhension de ceux qui ont résisté à la terreur de la pensée imposée, une vidéo de Cheikh Tidjane Sy Al Makhtoum, ex khalife général des tidjanes.
    On reproche à Songhé d’avoir dit que des femmes s’habillent de façon à pousser au viol, le guide religieux lui disait des femmes peuvent avoir un langage qui pousse certains hommes sur elles. Il a qualifié les hommes de malades. Et la femme doit se protéger contre ces malades en évitant une certaine façon de parler. Songhé dit en évitant une certaine façon de s’habiller, et toute une cabale est lancée contre lui (à partir de la 45e mn).
    https://youtu.be/XHh8ATNL2tI

  2. Le violeur est un criminel. Sa place est en prison à défaut dans un hôpital psychiatrique. N’en déplaise aux frustrés, n’en déplaise aux criminels c’est-à-dire ceux qui ont passé à l’acte et ceux qui en rêvent et qui s’accrochent à toutes les branches.
    Vous voulez lutter contre un scandale, alors prenez votre courage et dénoncer l’exploitation des talibés. Voici que des enfants innocents sont exploités de façon dégradante et là c’est silence radio. Après tout ce ne sont que des enfants… Par contre vous nous sortez des sourates et autres conférences pour faire accepter l’idée selon laquelle il est normal que vos sœurs, vos mères et vos épouses soient violés si nous considérons que leur habillement est sexy. C’est quoi un habit sexy? Ce qui est sexy pour un type peut ne pas l’être pour un autre. Des hommes pas tout à fait humain qui n’arrivent pas à contrôler leur libido reporte leur impuissance sur les épaules des femmes. Soyez plus grand et mettez-vous dans le sens de l’histoire. Défendez les faibles. Utilisez le Coran pour défendre les faibles et non encourager les criminels.
    Wassalam

    • Essayez de faire entrer cela dans l’esprit étriqué et rétrograde d’un bavard compulsif comme Xeme, ce serait déjà une grande victoire.

    • Le Coran défend toujours les faibles. Ceux qui utilisent le Coran défendent toujours les faibles. Et les premiers des faibles sont ceux qui se sont laissés bernés par la pensée unique dite moderne qui veut que la femme qui frôle la nudité dans son habillement n’est en rien responsable d’un éventuel viol.

  3. Ne faussons pas le debat. Pr interpelle tout le monde sur ce senegal ou on semble oublier nos valeurs aussi bien homme et femme. N’en faite pas une cabale mais faut plutôt analyser ses propos. Ne suivez pas ces soit disant emancipées toujours dans l’émotion.
    Le coran a même demandé à la femme de se vêtir de jellaba rien que pour lui éviter de tomber sur des déséquilibrés, mais aujourd’hui on justifie cette légèreté dans l’habillement par la liberté et l’émancipation. Vous vous trompez lourdement de combat.

  4. SONGHÉ, GROSSE CONNERIE: Et ces violées qui ne répondent pas à ta simpliste définition pour un  » professeur »? Aucune femme ne veut être violée, arrêter de vouloir faire le super intello jusqu’à dire des choses auxquelles vous ne croyez même pas. En plus, vous devriez avoir la justesse de distinguer viol et autres tares de la société( mal-vêtement), tout en chassant que même les hommes en ont. Quelle demarche réductrice et hasardeuse pour un « professeur » ! Maintenant, toutes les autres personnes qui pensent que la vérité se cachent dans les propos choquants vous soutiennent, alors que généraliser est la pire méthode d’un scientifique(philosophe). Gnata djigueen , gnata khalé lagnou violer alors que solougnou loubonn: voilà la nuance que tu devais prendre en compte avant de dire cette bêtise que l’ego surdimensionné te fera sûrement asssumer de façade au moment où ton for intérieur regrette amèrement. NITT KOUDOUL DIOUM AMOUL, ALORS NANGOUL.
    Même des voilées sont violées, le coran est un système faut pas dépecer ces éléments. Dieu n’a jamais dit qu’il faut violer les non voilées et tmtc que violer est pire que ne pas se vêtir selon l’islam. Arrêter de justifier et dites au professeur de réajuster ses propos et d’accepter son erreur. Il est imparfait comme tout un chacun.

  5. Xeme jetais contre tes idées au début de l’avènement de Macky,je t’ai tjrs critique mais après j’ai pu noter que t’avais raison,sur moî,sur la presse des 100 comme tu le dis souvent mais hélas sur ce sujet tu es complément out….sache que le port vestimentaire dune fille na rien à voir avec le viol,sexy ou pas…je peux t’en donnér des centaines d’exemples! Tu peux te voiler meme 24hrs sur 24 mais sî tu es à l’encontre d’un mec pervers et malade rien a faire ….il ya 2 jours dans la ville ou je vis en Europe un mec a agresse un jeune de 22 ans et a essaye de violer sa copine de 19ans et ils étaient juste assis dans leur voiture dans une rue de la ville Tard dans la nuit….donc mélangeons pas ce qui n’est pas mélangeable….des oncles violent leur nièces dans nos maisons,et les gens étouffent le sujet pour des problemes de famille…ton marabout peut être un vrai sage mais il peut se tromper ,il n’est pas dieu..demain si ta fille est violee je ne crois pas que tu vas dire qu’elle est responsable car elle afait mis les jeans ou waroul wodo seur »

  6. LE PROFESSEUR (S. D.) N’A PAS FAIT UNE APOLOGIE DU VIOL ; IL IRONISAIT ET LES FÉMINISTES ONT INTERPRÉTÉ LITTÉRALEMENT SES PROPOS ET SE SONT OFFUSQUÉES, ALORS QUE SON MESSAGE ÉTAIT TRÈS PERTINENT, CAR CONFORME À L’ESPRIT DU CORAN ET DE LA TRADITION DU PROPHÈTE (PSL) !!!
    Quand un intellectuel (ou un religieux) fait une déclaration étonnante, il faut lui demander de l’étayer, avant de le condamner pour tel ou tel délit (apologie d’une turpitude, blasphème, etc.) ; ce d’autant que certains d’entre eux choisissent délibérément de choquer pour se faire entendre et susciter un débat pour élucider une problématique donnée. Et pour nous musulmans, Dieu nous édictés une ligne de conduite explicite, en matière de discussion :
    (59) Ô les croyants! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux qui détiennent l’autorité. Puis, si vous discutez en quoi que ce soit, renvoyez cela à Allah et au Prophète, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement). (4. Les Femmes : 59 – An-Nisâ’)
    Oui, je persiste à croire que le Professeur n’a pas commis d’apologie du viol – c’est insensé ! Oui, il a condamné le viol sans ambage et il ne voulait que rappeler à l’ordre nos vaillantes adorables soeurs sur les dangers des tenues sexistes en vogue et qui peuvent être un facteur favorisant des harcèlements et agressions sexuels, comme le suggère le Coran :
    (32) Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [pervers] ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. (33) Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’Islam (Jahiliyah). Accomplissez la prière, acquittez-vous de la Zakat et obéissez à Allah et à Son messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète], et vous purifier pleinement. (34) Et gardez dans vos mémoires ce qui, dans vos foyers, est récité des versets d’Allah et de la sagesse. Allah est Doux et Parfaitement Connaisseur. (33. Les Coalisés : 32-34 – Al-Ahzâb)
    (53) Ô vous qui croyez ! … Si vous vous adressez aux épouses du Prophète, faites-le derrière un rideau : c’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs … (33. Les Coalisés : 53 – Al-Ahzâb)
    (59) Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. (33. Les Coalisés : 32-34 – Al-Ahzâb)
    (30) Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C’est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font. (31) Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs atours. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. (24. La Lumière : 30-31 – An-Nûr)
    D’une manière générale, tout cela entre dans le cadre des recommandations adressées aux croyantes pour les maintenir chastes et les prévenir de toutes formes de harcèlements sexuels et de violence (33. Les Coalisés : 32-33 – Al-Ahzâb) ; oui, le voile, c’est aussi et surtout un comportement ‘‘islamique’’ (ou ‘’chrétien’’), une attitude de réserve inspirant une présomption de chasteté ; c’est donc éviter l’expansivité, la vulgarité, l’indécence et l’exhibitionnisme, afin de se préserver de toutes formes de harcèlements et d’agressions sexuels.
    Le Hadith confirme le danger des tenues obscènes – signe des temps et de la ‘’fin des temps’’ (akhirou zamân) :
    [Propos du Prophète (PSL) :] “A la fin des temps, on verra des hommes montés sur de larges selles (voitures) se rendre aux portes des mosquées. Leurs femmes seront nues et vêtues tout à la fois ; elles porteront sur la tête des chignons semblables à la bosse d’un chameau décharné : maudissez-les, elles auront suivi l’exemple des femmes des communautés qui vous ont précédés”. (Ahmad, Al-Hâkim)
    [Propos du Prophète (PSL) :] “Parmi les conditions de l’Heure (fin du monde) : la disparition de la science, la généralisation de l’ignorance et de l’adultère, la consommation du vin …” (Bukhari) … “L’Heure (fin du monde) n’aura pas lieu tant que les gens ne se livreront pas au stupre (relations sexuelles) sur les chemins, à la manière des animaux domestiques’’ (At-Tabarani) … Quand les temps seront proches, il vaudra mieux pour l’homme d’élever un chiot que l’un de ses enfants … , les enfants d’adultère seront de plus en plus nombreux, et l’homme copulera avec la femme sur le bord des chemins. … (At-Tabarani, Al-Hâkim) … “L‘Heure (fin du monde) n’aura pas lieu tant que les femmes ne pratiqueront pas le coït au vu de tout un chacun. Nul n’y trouvera alors à redire et, en ce jour, le plus exemplaire d’entre vous sera celui qui dira : “Si tu l’entraînais un peu plus loin ! … Celui-ci sera alors dans sa communauté ce que sont les Abû Bakr et ‘Umar parmi vous”. (Al-Hâkim)
    Certes, la gente féminine est victime d’actes de violence qu’il faut dénoncer, mais il faut aussi reconnaître que son ampleur est manifestement surévaluée par les mouvements féministes pour justifier leur activisme et leur appel de financements. Oui, notre pays est relativement épargné par rapport à beaucoup d’autres ; à titre d’exemple, en France, 157 femmes sont mortes de violences conjugales ; ainsi, selon les statistiques officielles, en moyenne, une femme y meurt sous les coups de son compagnon toutes les 60 heures (2 jours et demi) ; 75.000 femmes y sont victimes de viol chaque année ; c’est donc à juste raison que les violences conjugales y constituent une ‘’grande cause nationale’’ ; et tout cela rentre dans un contexte de violence globale, puisque les violences conjugales n’y représentent qu’environ 20% des homicides. Il faut donc savoir relativiser, ce d’autant que le monde entier est entrain de vivre une crise de valeurs sans précédent (généralisation de l’adultère, homosexualité, prostitution, toxicomanie, insécurité, conflits, iniquités, etc.). Et certes, nous jugeons nécessaire de sensibiliser pour prévenir et limiter la progression de ce phénomène ; mais il n’est guère nécessaire de l’amplifier, de noircir l’état des lieux et de discréditer notre pays qui est, sans conteste, dans le peloton de tête des pays les plus ‘’vertueux’’, en dépit de tout ce qu’on y observe comme turpitude au quotidien. Et incontestablement, nous devons tout cela à nos traditions culturelles et surtout religieuses ; un patrimoine précieux qu’il convient donc de sauvegarder, voire de cultiver davantage ; malheureusement, les féministes les considèrent comme des facteurs favorisants cette violence et prétendent pouvoir nous en faire sortir autrement ; c’est dire qu’elles sont manifestement égarées.
    Au demeurant, la violence d’une manière générale – et celle faite aux femmes, en particulier – est un problème de santé mentale ; et dans la perspective islamique, il n’y a pas de remède en dehors de la prière et de la chasteté (70. Les Voies d’Ascension : 19-35 – Al-Ma’arij). Et cette voie de la santé mentale se confond pratiquement avec celle du bonheur (23. Les Croyants : 1-11 – Al-Mu’minûne).
    Ainsi, pour lutter contre les viols, il faut certes une législation assez dissuasive, mais aussi des mesures comportementales (tenues décentes, éviter l’intimité avec un homme). Et au delà, ce débat est une opportunité pour apporter une meilleure compréhension des mécanismes psychologiques liés au viol et aux autres turpitudes (perversions).
    En vérité, dans la perspective islamique, Dieu a créé l’homme dans sa forme la plus parfaite (sainteté), puis l’a rabaissé à son plus bas niveau (âme animale) avec toutes les tares possibles et imaginables ; ceci en fait un être instable mentalement, pressé, insouciant, passionné, avide de plaisirs et potentiellement pervers ; ainsi, cet être handicapé qui s’ignore et qui est sur une trajectoire d’autodestruction n’a de salut que dans la foi en Dieu et dans l’accomplissement des bonnes œuvres, pour retrouver étape par étape sa perfection initiale, son état angélique (sainteté), au prix d’une lutte âpre contre sa propre nature (95. Le Figuier : 4-6 -Ath-Thîn). Et donc, à l’évidence, toute volonté de se libérer des contraintes morales et sociales pour assouvir ses passions et désirs, sans restrictions, devient une porte ouverte à toutes sortes de perversions – Une véritable autodestruction !
    Ainsi, les violeurs, les pédophiles et les homosexuels sont ceux qui sont restés au plus bas de l’échelon spirituel (âme animale = ‘’âme qui ordonne le mal’’ « nafsoun ammârati bi soû’i ») ; ils ne suivent que leurs pulsions et ne regrettent pratiquement jamais leurs mauvaises actions ; ils n’ont plus de pudeur ni de conscience et échappent ainsi totalement à la répression de leur « Surmoi » ; ce qui en fait des individus potentiellement dangereux, car passant à l’acte très facilement. Oui, tel est le profil psychologique de la plupart des violeurs, des pédophiles, des homosexuels et autres pervers. Et c’est dire qu’il ne peut pas y’avoir de réhabilitation de ces psychopathes en dehors d’une assistance spirituelle. Mais dans certains cas le coupable a atteint la station de ‘’l’âme qui blâme’’ (nafsoun lawâma) ; il va regretter son acte, se culpabiliser et il y a de très fortes chances pour qu’il ne récidive pas après avoir purgé sa peine ; et d’une manière générale, la réhabilitation de ce dernier est facile – Et tel est le profil psychologique de la plupart des croyants. Par contre, l’immense majorité des non-croyants (agnostiques) sont dans l’échelon spirituel le plus bas [nafsoun ammârati bi soû’i (‘’âme qui n’ordonne que le mal’’)] et sont donc potentiellement des fornicateurs, des pédophiles, des incestueux et (ou) des homosexuels, car une turpitude appelle toujours une autre – l’association avec un tabagisme, un alcoolisme ou une toxicomanie découle de cette logique ; ainsi, leur prise en charge est très aléatoire, en dehors d’une conversion.
    Oui, la violence est toujours le fait d’une névrose (tourmente) – et donc liée à un problème de sens ; c’est donc une affaire de changement de comportement moral – et là les politiques et les intellectuels (les psychologues en particulier) ont montré leurs limites ; ils doivent donc impérativement se remettre en question et s’initier à cette nouvelle rationalité, en rapport avec la ‘’fin des temps’’ (akhirou zamân) – une nouvelle réalité psycho sociologique, marquée par une crise des valeurs sans précédent et caractérisée, entre autres, par le ‘’règne de la femme’’ mais aussi par une exacerbation de sa vulnérabilité (fragilité psychologique). Et à l’évidence, c’est cela qui est à l’origine de tous les maux de la société – et ceux des femmes, en particulier (violence, divorce, etc.) ; c’est dire qu’il faut nécessairement une autre approche de l’ « approche genre », prenant en compte la dimension spirituelle, consistant essentiellement à faire prendre conscience aux femmes la réalité de leur spécificité et de leur fragilité psychologique exacerbée dans le contexte spécial de cette ‘’fin des temps’’ (akhirou zamân) ; et en conséquence, entreprendre la restauration de leur dignité bafouée, en réhabilitant toutes les vertus qu’elles ont perdues – à savoir, la pudeur, la décence, la patience et surtout la soumission. Oui, point d’épanouissement pour la femme, en dehors de la soumission à l’homme, que pour la Face de Dieu – quelque soit son âge ou sa capacité financière. Et pour une femme musulmane, accepter seulement cet état de fait, c’est-à-dire se démarquer de la vision occidentale de l’émancipation de la femme, constitue un véritable djihad ‘’idéologique’’. Oui, l’épanouissement de la femme, ce n’est pas un problème de pouvoir, encore moins un problème économique ; ce n’est qu’une affaire de changement de comportement moral, et donc essentiellement de fortification spirituelle.
    En vérité, la condition d’un peuple – et donc celle de la femme en particulier – ne changera pas tant que les comportements ne seront pas changés.
    (11) … Oui, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que (les individus qui le composent) ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes (comportement moral). Et lorsqu’Allah veut (infliger) un mal à un peuple, nul ne peut le repousser : ils n’ont en dehors de lui aucun protecteur. (13. Le Tonnerre : 11 ; Ar-Ra’d)
    Ainsi, pour nous musulmans, seul le projet de société que préconise l’Islam peut apporter aux femmes, et au peuple d’une manière générale, les solutions véritables à leurs problèmes (crise économique, sanitaire, écologique, etc.). Mais hélas, le remède n’est pas souvent conforme à nos désirs et passions – Telle est la coutume de Dieu. Un miel amer !!!
    Et pour conclure, de rappeler que le professeur S. D. a déclaré qu’il avait beaucoup d’égard pour les femme – et je pense qu’il est de bonne foi. On pourrait seulement lui reprocher d’avoir employé une approche quelque peu “philosophique” (provocatrice) pour s’insurger contre les tenues vestimentaires indécentes qui choquent et terrorisent les croyants (toutes obédiences confondues) – Un devoir d’indignation !!!
    Quant aux féministes, elles sont instrumentalisées par les franc-maçons qui se sont donnés comme mission de sécuriser (laïciser) toute la planète pour nous tirer de l’obscurantisme – en somme, instaurer un nouvel ordre mondial avec une “religion sans Dieu” légalisant toutes les turpitudes ; ce que nos traditions religieuses et culturelles ne peuvent admettre, et qui nous conduirait inexorablement à la perdition.
    N’est-il pas temps que les problèmes de genre soient envisagés autrement et qu’ils cessent d’être un fond de commerce pour celles qui prétendent défendre les droits de la femme ?
    https://docs.google.com/document/d/1cwWopC99UC888osfKWoZQK7j3SHCtvjb-l5xc4zjUj8/edit?usp=sharing

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