Omar el-Béchir, ex-président soudanais, déchu par l’armée après un large mouvement de contestation, a été transféré dimanche au parquet anti-corruption. Il devra répondre devant la justice de plusieurs chefs d’accusation.PUBLICITÉ

Il s’agit de sa première apparition en public depuis sa destitution le 11 arvil 2019. Vêtu de la traditionnelle djellaba blanche et d’un turban, l’ex-président soudanais Omar el-Béchir a été conduit, dimanche 16 avril, au parquet en charge des affaires de corruption à Khartoum.

C’est depuis sa prison, escorté par un convoi de véhicules militaires et par des membres des forces de sécurité lourdement armés, que l’ancien homme fort du Soudan est arrivé devant les locaux du parquet.

Comparution prochaine

« L’accusé Omar el-Béchir a été informé des accusations qui pèsent contre lui, pour la possession de devises étrangères, corruption et réception de cadeaux de manière illégale », a indiqué aux journalistes un responsable du parquet.

Les chefs d’accusation lui ont été lus en présence de son avocat, suite à quoi Omar el-Béchir a pu repartir au bout de quelques minutes.

« Omar el-Béchir comparaîtra devant un tribunal la semaine prochaine », a affirmé samedi 15 juin Al-Walid Sayyed Ahmed, procureur général du Soudan, sans préciser la date exacte de l’audience.

Mobilisation réprimée dans le sang

Bien qu’ils aient obtenu la chute d’Omar el-Béchir, des milliers de manifestants étaient restés mobilisés en maintenant un sit-in devant le QG de l’armée, à Khartoum, réclamant la cession, par le Conseil militaire de transition, du pouvoir aux civils.

Mais le 3 juin, après des appels à la désobéissance civile ce sit-in a été dispersé dans le sang, avant que la répression ne se poursuive. Un comité de médecins proches de la contestation a annoncé quelque 120 personnes tuées par cette vague de répression, la plupart dans la dispersion du sit-in.

Avec AFP

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