AU CLASH ET SANS REMORDS PAR SINDO
Nicolas Anelka, Michael Essien, Mahamadou Diarra il y a quelques années derrière nous, Dimitri Payet , Stéphane Séssegnon et notre Demba Bâ récemment. Ces joueurs partagent tous malheureusement ou heureusement (selon que vous soyez pour ou contre cette tendance du foot business) la particularité d’avoir été au “clash” avec les dirigeants de leurs clubs respectifs pour exiger,forcer un transfert vers d’autres prairies bien qu’étant sous contrat. Avant l’avénement du foot business qui aujourd’hui semble être la norme de rigueur le contrat avait une certaine signification juridique, morale et sportive. A moins d’une clause libératoire dûment stipulée, le dit contrat engageait les deux parties.Un club doit conserver un joueur toute la durée du contrat et un joueur doit se consacrer à son club. Plus maintenant. C’est une lapalissade de nos jours d’écrire que le football est devenu tributaire de l’argent au détriment des valeurs traditionnelles de fidélité, d’amour du club et des couleurs, de solidarité. Faut-il s’en réjouir ou plutôt déplorer cette situation? Car si le statut du football a changé, ce n’est pas systématiquement en mal. En effet, tout en restant un spectacle avec son aspect de loisir et ses relents passionnels, le football est devenu une activité économique qui fait vivre des millions de gens dans le monde. En Europe, le football premier et seul sport national digne de ce nom est un marché de 175 millions d’adeptes. Le Brésil premier exportateur de footballeurs au monde doit sa prééminence á son pool intarissable de talents. Pour les footballeurs africains aussi trés présents dans le gotha du football professionnel européen á côté des succès apparents comme les cas Georges Opong Weah, Michael Essien, Shabani Nonda il y a eu des centaines de laissés pour compte aux mains d’agents sans scrupules et leurs drames sociaux malheureusement peu documentés. Le football business a également révolutionné le sponsoring dans le milieu professionnel ( affichage, droits TV, Pub TV, sponsoring maillot ) jusqu’á ébranler des dinosaures. Il y a quelques années derrière, je n’aurai jamais parier un sou á l’effigie du Roi Soleil de voir un jour l’équipe d’Allemagne la Mannschaft porté un équipementier autre qu’Adidas véritable symbole moral et national. Aujourd’hui, et après avoir vu l’équipe de France signé avec Nike au détriment de la marque aux trois bandes, je n’en suis plus sûr du tout. Le football de nos jours avec la super médiatisation, bien qu’étant une industrie dite de spectacle a engendré une obligation pressante de résultats, a instauré la concurrence sauvage, a institutionnalisé la folie des transferts, a accentué l’inégalité entre footballeurs nonobstant leur précarité et j’en passe.
La médiatisation de superstars comme Zinedine Zidane, Cristiano Ronaldo, Lionel Messi, Samuel Eto’o, Didier Drogba, et bien sûr notre El Hadj Ousseynou Diouf issues pour la plupart de milieux modestes, a entretenu l’idée que le football constituait un tremplin pour l’ascension sociale. Il est vrai que certaines réussites peuvent marquer les esprits mais elles ne constituent que des exceptions comme tendent à le prouver les milliers de victimes. Les cas du ghanaéen Nii Lamptey , du prodige américain Freddy Adu et de beaucoup d’autres victimes inconnus du foot business sont des exemples patents. A cela s’ajoute le fait que le joueur de foot de nos jours doit faire face à une incertitude omniprésente.Cette incertitude prend de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure que le footballeur arrive en fin de carrière et, est aussi liée au faible nombre de débouchés dans le milieu. Dans un tel contexte peut-on vraiment condamné cette approche ” á la mercenaire” du métier par le footballeur moderne, pour qui gagner une place et ensuite se vendre et au plus huppé, au plus offrant est devenu plus qu’un leitmotiv, un mode de survie? Le débats est ouvert et les avis sont partagés sur le sujet.
En attendant, les clubs s’endettent de plus en plus, des folies dépensières perdurent (transfert de Fernando Torres á Chelsea et de Dzeko á Manchester City) et le taux de footballeurs au chômage et de clubs déficitaires s’accroît de façon exponentielle.
Anelka avait gagné son bras de fer contre le PSG en 1997, Michael Essien et Mahamadou Diarra de même ont pu quitter Lyon comme voulu, Demba Bâ in extremis a obtenu gain de cause non sans remous et Dimitri Payet a perdu son bras de fer avec les dirigeants stéphanois. Conséquences de clash.
Alors que des mesures drastiques seront imposées par l’UEFA d’ici les deux années á venir en vue d’un assainissement financier et d’une “moralisation” du foot business qui se trouve il est vrai dans une logique, dans une spirale d’auto-destruction, la question qui me revient celle-ci: qu’en est-il du fidèle supporter français, du fan britannique, du socio hispanique, du tifo italien, du khobé sénégalais? A ce que je sache il est toujours loyal, il se sacrifie de plus en plus et ne change jamais de couleurs. Pourquoi est-il alors ”utilisé”, “abusé”, “snobé”?
A croire que pour les principaux acteurs du foot business que sont les propriétaires de clubs, les sponsors, les agents et les footballeurs, le loyal supporter est toujours le dindon de la farce.Dommage.
Sportivement
SINDO









ok sertere contan por le ekip nosenal de senegal