Alioune Tine

0

 Après sa manifestation réussie ce samedi 22 octobre à la promenade des Thiessois dans la capitale du rail, le Mouvement du 23 juin annonce déjà un autre grand rassemblement pour le mois de novembre prochain. Et selon Alioune Tine, président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho), ce sera pour « l’assaut final ».

Le Mouvement du 23 juin (M23) a réussi son rassemblement de ce mois d’octobre à Thiès. Ce qui fait dire à Alioune Tine de la Raddho que le combat du Mouvement du 23 juin est déjà gagné. D’ailleurs, il se dit convaincu qu’il ne pouvait y avoir de place pour une défaite. Et déjà Alioune Tine et compagnie préparent la prochaine étape de leur combat.

« L’enjeu pour mettre un terme à la troisième candidature de Wade est suivi avec intérêt par toutes les forces démocratiques et citoyennes de Thiès », s’est réjoui Alioune Tine. Et le patron de la Raddho de poursuivre : « Le prochain jalon prévu au mois de novembre sera un succès total avec la participation de tous les Sénégalais du Sénégal et d’Afrique pour l’assaut final. »

1

Le torchon brûle entre le président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme et le Président de la République. Tout est parti de la menace brandie par Abdoulaye Wade qui, à travers une interview accordée au quotidien «Le Pays», menace de poursuivre en justice Alioune Tine s’il n’arrête pas d’inviter les «gens à des manifestations» nous apprend L’Observateur. «Ces critiques ne datent pas d’aujourd’hui» a reconnu Alioune Tine. Il ajoute même «quand il faisait l’objet d’attaques, de harcèlement judiciaire et de détention du temps du Parti socialiste (Ps), c’était la Raddho qui s’organisait pour avoir des pétitions de personnalités du monde entier.» Cette menace du Président est loin de d’apeurer Alioune Tine «s’il y a des gens qui doivent répondre devant la justice, ce sont ces agresseurs» a-t-il conseillé. En rappellant «l’histoire de sa propre agression» le 23juin dernier. Depuis lors «nous avons remis les cassettes vidéos de notre agression à la Dic et au moment où nous parlons, il n’y a aucune personne inculpée» a-t-il regretté. En expliquant le statuquo de ce dossier, Alioune Tine dira: «la justice ne bouge pas.» Le président de la Raddho de rappeler au Président Abdoulaye Wade «nous ne sommes pas de l’opposition et le Président le sait très bien» «ce que nous faisons au Sénégal, mais nous l’avons fait au Niger, Mauritanie, Guinée-Bissau, Kenya, Zimbabwe, etc.» a expliqué le défenseur des droits de l’Homme dans le journal.

pressafrik.com

0

 Le séminaire du gouvernement, de même que les déclarations du porte-parole du président Abdoulaye Wade occupent les colonnes politiques, tandis qu’en société, les pages sont remplies de bilans macabres.

‘’Le séminaire du gouvernement sénégalais, sera sans doute une vaste opération de communication’’, estime La Tribune qui annonce ‘’une manière de présenter les actions des pouvoirs publics sous de meilleures auspices’’.

Walfadjri signale, de son côté, qu’après la ‘’bataille perdue à Paris et à Washington’’, le régime a préparé un ‘’nouveau plan pour sauver Wade’’. ‘’En recevant la presse étrangère au Palais, Serigne Mbacké Ndiaye a changé de registre par rapport au discours va-t-en guerre’’, souligne le journal.

‘’Le ton sonne comme une nouvelle approche pour donner un visage apaisant et rassurant qui contraste avec le discours chargé du M23 (Mouvement politico-citoyen du 23 juin 2011 opposé à la candidature de Me Wade)’’, note Walfadjri.

Cependant, ses confrères ont pris le discours du porte-parole du président Wade à rebours. ‘’Serigne Mbacké Ndiaye a franchi le Rubicon pour valider la candidature du président de la République en perspective de l’élection présidentielle de février 2012’’, estime Sud-Quotidien.

M. Ndiaye a affirmé à la presse, mardi, à la salle des banquets du Palais de la République, que ‘’Wade sera candidat’’. Et, poursuit Sud-Quotidien, ‘’sous une menace à peine voilée, l’ancien responsable du Parti de la Réforme (PR) avertit l’opposition que +force restera à la loi+’’.

‘’Ultimatum du M23 (pour amener à renoncer à sa candidature), Serigne Mbacké Ndiaye répond : +Aucune perturbation ne sera tolérée au Sénégal+’’, rapporte Le Messager, à l’instar de Thiey-Le Journal qui cite le porte-parole à propos d’un segment du M23, une ONG des droits de l’homme : ‘’Il n’est pas question que la RADDHO joue son rôle de d’observateur à la présidentielle de 2012.’’

La Sentinelle relève des ‘’offensives médiatiques gouvernementales, estimant que ‘’Serigne Mbacké Ndiaye veut effacer la RADDHO’’. ‘’La RADDHO est un arbitre qui siffle des pénalties’’, répond, dans Le Populaire, Alioune Tine, président du M23 et dirigeant de l’ONG sénégalaise visée, la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme.

EXTRAIT REVUE DE PRESSE

1

Alioune Tine n’était certes pas présent à la grande mosquée de Pikine Gazelle ce vendredi 30 septembre, mais l’imam Massamba Diop a bien réussi à le réconcilier avec Mame Mactar Guèye. D’ailleurs, comme pour montrer que son différend avec le président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho) est derrière lui, le porte-parole de la Cap21 scrute déjà l’avenir.

« Le différend qui opposait Mame Mactar Guèye à Alioune Tine est terminé. Je ne veux plus même en entendre parler. » C’est avec conviction que l’imam Massamba Diop a tenu ses propos vendredi à l’issue de la médiation qu’il avait initiée entre Alioune Tine et Mame Mactar Guèye dont le différend est entre les mains de juge en attendant le procès qui les oppose suite aux propos tenus par le porte-parole de la Cap21 accusant le M23 d’être infiltré par des lobbies homosexuels et maçonniques.

Le président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho) n’était certes pas présent en raison d’une santé, dit-on, délicate, mais il s’est fait représenter par Serigne Moustapha Diagne. Et ce dernier assure : « Alioune Tine est souffrant. C’est un bon croyant qui ne se livre pas à certaines bassesses. »

Pour sa part, Mame Mactar Guèye a, d’ailleurs, tenu à saluer la démarche de l’imam Massamba Diop avec qui il partage l’Ong Jamra. « Il y a eu un choc », admet le porte-parole de la Cap21 qui rappelle que « c’est la vie qui est ainsi faite ». « Alioune Tine a ses convictions et moi j’ai les miennes. Il y avait la paix entre nous jusqu’au 23 juin avec le ticket présidentiel où il y a eu des dérapages dont l’agression d’Alioune Tine », soutient Mame Mactar Guèye. D’ailleurs, il tient à rappeler qu’il fait partie des premiers à dénoncer l’agression du patron de la Raddho avant de lui rendre visite sur son lit d’hôpital. « Maintenant que la page est tournée, que l’on ne s’arrête pas là. Car, il faut que l’on aille avec lui rendre visite à Adama Sow de l’Ong Grave qui est un des nôtres et qui s’active dans la lutte contre la pédophilie. »

« Je crois que c’est extraordinaire quand deux musulmans règlent leurs problèmes d’une manière pacifique. Dieu aime ceux qui pardonnent et leur donne une récompense immense. Aujourd’hui, c’est l’Islam qui est vainqueur, mais non Alioune Tine ou Mame Mactar Guèye », a déclaré, pour sa part, le représentant du président de la Raddho. Et comme pour bénir la réconciliation, des exemplaires du coran ont été remis aux uns et aux autres.

1

La paix des braves faite avec le m23 : Mame Mactar Guèye braque ses missiles contre son camp 
La réconciliation entre le M23 et Mame Mactar Guèye a été scellée, hier à la mosquée de Pikine Gazelle. Mais, à causes de quelques ennuis de santé’, Alioune Tine, le coordonnateur du M23, n’a pas pris part à cette rencontre. Présent, quant à lui, Mame Mactar Guèye a ouvert un autre front contre de hauts responsables qu’il accuse de profiter de la vulnérabilité des étudiantes haïtiennes. 

La rencontre organisée, hier, par l’imam Massamba Diop, président exécutif de l’Ong Jamra, pour réconcilier Mame Mactar Guèye, porte-parole de la Cap et Alioune Tine, coordonnateur du M23 a eu lieu, mais sans le secrétaire général de la Raddho. Alioune Tine, qui avait promis d’être présent, a fait faux-bond et s’est fait représenter par Serigne Moustapha Diagne. Ce dernier, qui a parlé au nom du secrétaire général de la Raddho, affirme que Alioune Tine devait être présent à la mosquée de Pikine Gazelle. Mais, c’est à cause de ‘quelques ennuis de santé’ qu’il n’a pas honoré sa promesse. ’Je l’ai eu au téléphone ce matin, il avait promis d’être présent à la prière. Mais, au dernier moment il a dit qu’il ne sentait pas bien’, explique Serigne Moustapha Diagne. Et selon l’imam Massamba Diop, le médiateur, Alioune Tine et Mame Mactar Guèye s’étaient, de vive voix, engagés sur l’honneur à participer, ce vendredi à la prière de la ‘Jumah’, à la grande mosquée de la cité Gazelle de Pikine.

Tir de missiles sur les responsables du pouvoir

En visite à Touba, Mame Mactar Guèye avait accusé le M23, hostile à un troisième mandat de Wade, d’être infiltré par des lobbies maçonniques et homosexuels. Des propos qui ont poussé Alioune Tine à porter plainte contre le porte-parole de la Cap 21. Mais si l’on croit l’imam Massamba Diop, le secrétaire général de la Raddho, en tant que musulman, pardonne et s’engage à retirer sa plainte. ‘Un bon musulman doit savoir pardonner. Deux musulmans qui ont un différend doivent le régler à l’amiable’, prêche Massamba Diop. De son côté, Mame Mactar Guèye se réjouit de cette réconciliation. Il appelle Alioune Tine à tourner cette page et à reprendre la collaboration entre la Raddho et Jamra.

Enfin, dans un autre registre, Mame Mactar Guèye s’insurge contre les pontes sénégalais qui ‘profitent de la détresse des étudiantes haïtiennes pour les inciter à la débauche et à la prostitution’. ‘Chaque vendredi soir, des hauts responsables sénégalais viennent avec leurs voitures rutilantes à la cité Claudel ou au Point E.Ils emmènent ces filles et les ramènent à l’aube’, dénonce le responsable de Jamra, qui promet de saisir, dès le lundi, le président Wade par voie épistolaire pour, dit-il dénoncer ce fait.

Charles Gaïky DIENE

0

Après un bras de fer les ayant opposé, suite à des déclarations faites par Mame Mactar Guèye à Touba, le secrétaire général du Rassemblement démocratique sénégalais (Rds) et le patron de la Rencontre africaine des droits de l’homme (Raddho), Alioune Tine, ont fumé le calumet de la paix. Ils se sont retrouvés à initiative de l’imam Massamba Diop.

 

« Alioune Tine et Mame Mactar Guèye se sont, de vive voix, engagés sur l’honneur de participer, ce vendredi 30 septembre 2011, à 13h30, à la prière de la « Jumah », que j’aurai l’honneur de diriger, à la Grande Mosquée de la Cité Gazelle de Pikine. A cette occasion, leur réconciliation tant attendue, sera solennellement scellée dans cette Maison de Dieu, pour le plus grand bonheur de tous les croyants épris de paix », annonce l’imam Massamba Diop.

En effet, Mame Mactar Guèye, le secrétaire général du Rassemblement démocratique sénégalais (Rds) et le patron de la Rencontre africaine des droits de l’homme (Raddho), Alioune Tine, ont décidé de retrouver la paix des braves.

L’imam Massamba Diop note que en sa qualité d’Imam, et de surcroît ami commun des deux protagonistes, d’éminentes autorités religieuses lui ont fait l’honneur de l’investir de la délicate mission d’aider les deux parties à transcender leur différend et à tourner résolument la page. Il cite à cet effet, Serigne Moustapha Bara Falilou Mbacké, de Touba, Serigne Habib Sy ibn Serigne Mouhamadou Mansour Sy, de Tivaouane, Serigne Seydina Issa Thiaw Laye ibn Serigne Ablaye Thiaw Laye, de Yoff Layéne, Serigne Abdoulaye Niass dit “Mame Ass”, de Léona Niasséne, Serigne Sidy Makhtar Kounta, de Ndiassane et Serigne Cheikh Ahmed Tijane Seck, Khalife général de Thiénaba.

« Après m’en être ouvert, d’abord à Alioune Tine, le dimanche 25 septembre dernier, au siège de la Raddho ; ensuite à Mame Mactar Guèye, le même jour, à son domicile, je rends grâce à Dieu d’avoir trouvé auprès de ces personnalités respectives un excellent esprit de dépassement », appelle l’imam Diop.

2

L’Etat du Sénégal, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, est en train de s’activer pour faire perdre à la Raddho son statut d’observateur d’élections.Une réquisition sera déposée dans les prochains jours au Conseil économique et social des Nations unies.Ce sera pour faire perdre à Alioune Tine et son Ong une manne financière de près de 150 millions de francs. 

La résolution de la dernière réunion de la Cap 21, excluant désormais la Raddho et son président de la mission des observateurs d’élections au Sénégal, n’est pas que du bluff. La mouvance présidentielle et l’Etat du Sénégal vont aller plus loin qu’une déclaration de principe dans leur volonté de casser Alioune Tine et son organisation avant 2012. En effet, apprend-on de source proche du Palais, l’Etat du Sénégal a actionné le ministère des Affaires étrangères pour une plainte contre la Raddho et son patron au niveau des Nations unies.

L’objectif visé est de faire perdre à la Raddho son statut d’observateur auprès de l’Ecosoc (Conseil économique et social des Nations unies à New-york, mais aussi auprès du comité des Organisations non gouvernementales.En plus de faire perdre à Tine son statut d’observateur, l’Etat va appauvrir la Raddho qui se verra délester de 400 000 euros (près de 150 millions de francs cfa) représentant le montant versé aux observateurs d’élections.

Pour arriver à leur fin, l’Etat et la mouvance présidentielle ne négligeront rien. Déjà, nous dit-on, Iba Der Thiam et Me Madické Niang – ministre des affaires Etrangères – sont à pied d’œuvre pour ficeler le dossier contre Alioune Tine. ‘Le grief de l’Etat contre Alioune Tine est le parti-pris d’un superviseur des élections dans le jeu électoral. Pour la candidature ou non de Me Wade, la Raddho est devenue politique et partisane’, renseigne notre interlocuteur qui indique que ‘la récente visite de Alioune Tine au nom du M23 à New-Yok et les déclarations faites à cette occasion vont servir de pièces à conviction pour débarquer la Raddho de son statut d’observateur d’élections au Sénégal.’

Même le dernier texte écrit par Mamadou Diop Decroix et intitulé ‘De quel Sénégal Alioune Tine est allé parler aux Etats-Unis d’Amérique’ pourrait être joint au dossier pour ‘montrer que Alioune Tine est maintenant un arbitre qui tape dans le ballon.’

L’Etat tentera de faire comprendre à ses interlocuteurs aux Nations unies que ‘si Me Wade se présente à la présidentielle, les rapports que Alioune Tine et la Raddho vont présenter seront forcément biaisés et partisans. Voilà ce qui nécessite que cette Ong soit rayée de la liste des observateurs’.

La même source précise que Alioune Tine sera bientôt convoqué et entendu par les Nations unies sur son engagement dans le M23 ‘contre un troisième mandat’ de Me Wade en 2012.

Ce lundi, la Cap 21, disait tirer les conséquences ‘des actions partisanes, menées par Alioune Tine et le parti de la Raddho, en France et aux Etats-Unis, à la tête du M23.Et que la mouvance présidentielle ‘considère que, en étant, désormais, juges et parties, ils ne peuvent plus exercer les fonctions d’observateurs impartiaux, à quelque élection que ce soit’. Non sans inviter le gouvernement à ‘tirer les conséquences de cette situation’. Ce qui sera bientôt fait.

Georges Nesta DIOP

0

SENINFOS.COM– Le 20 janvier 1973, deux événements importants se produisent. L’un, malheureux, est la mort du leader révolutionnaire Amilcar Cabral. L’autre, heureux, est la relance du journal Libération, après 9 ans d’interruption de sa première version née au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Ce jour-là donc, à la bourse du Travail de Lyon où Jean-Paul Sartre et Michel Foucault expliquaient les leviers de reprise de ce journal de la gauche française, était dans l’auditoire un jeune étudiant sénégalais : Alioune Tine. Militant du Parti africain de l’indépendance (PAI), inscrit en linguistique, sa curiosité intellectuelle le poussait vers diverses activités. «J’étais ainsi un lecteur assidu du Canard Enchaîné, le Nouvel Obs, Jazz Magazine et le Monde, profitant de l’accessibilité à ces journaux dans le milieu universitaire» confie l’intéressé à Seninfos.com.

Ses souvenirs font affleurer une jeunesse turbulente et instable. Il était du genre à aller fréquemment au cinéma, seul, à 8-10 ans, et revenir à des heures tardives à la maison familiale. Tine, né à Ziguinchor, sera ainsi «exilé» par ses parents, par deux fois. Une première fois, il est envoyé à Saint-Louis. Mais tenaillée par la nostalgie de son fils, la mère organise son retour auprès d’elle. Mais point d’effet de ce bannissement sur le caractère du jeune Tine. Il n’aime pas l’école, et organise ses absences régulières au point d’inquiéter son père. Nouvel exil, destination Kaolack. Il y est confié à son oncle Mansour Ba, qui se trouve être un directeur d’école. Un instituteur à l’ancienne. La chicote et le bâton en mains, il redresse et adoucit par des régulières séances de bastonnades le comportement du futur militant de la paix… A force d’être enfermé pour punition dans la bibliothèque de son tuteur, Alioune Tine finit par aimer les livres et s’en passionner, lui qui intégrera plus tard la faculté des lettres.

Comme l’enfant revenait ainsi sur le droit chemin, sa famille décide de l’y maintenir, en le confiant à un autre parent, après le décès de son oncle directeur d’école. Chez Samba Diamatine, c’est un autre style d’éducation : la liberté et la responsabilité. L’adolescent fait ses humanités au lycée Gaston Berger où il obtient le bac en 1971, avec les Maguèye Kassé, Médoune Robert Ndiaye et autres. Un de leurs « grands » était le regretté Semou Pathé Guèye. Lycéen, Tine n’a pas pris une part active aux troubles de mai 1968.

Ses premiers germes de militantisme pour les droits humains, il dit les avoir sentis au cours de cette fameuse séance de relance de Libé, à Lyon. Foucault y commentait avec talent son livre sur les droits des prisonniers « Surveiller et punir ». Etudiant non boursier, inscrit en Lettres modernes, il fait comme tout le monde les «  petits boulots » : déménageur, plongeur, et plus tard aide-cuisinier à Rhône Poulenc. Autour des fourneaux, le Sérère qui épousera plus tard une Hal Pulaar profite grandement de la gratuité des repas pour lui. Son ventre –qui n’est pas petit- régulièrement bien calé, Tine peut se consacrer et se passionner pour la nouvelle approche de la littérature portée par des Sémiologues de gauche qui officiaient à Lyon 2, en opposition à ceux de la Sorbonne réputés de droite.

Alioune Tine rentre à Dakar le 11 mai 1981. Le lendemain de l’arrivée de Mitterrand au pouvoir. A la faculté de Lettres où il est recruté, son salaire mensuel de début est de 116 000 Fcfa. «J’éprouvais toutes les difficultés du monde pour m’en sortir, en comparaison de la vie de relatif confort que je menais comme étudiant en France». Sa première publication portera sur Sembène Ousmane, l’immortel du cinéma sénégalais auquel il avait d’ailleurs consacré sa thèse.

Quand on a milité au Pai, assisté à la relance de Libé, et lu des centaines et des centaines de numéros du Canard, l’on se forge une âme revendicative. Le prof Tine fait ainsi partie des membres fondateurs du Saes, le syndicat de l’enseignement du supérieur qui a tant fait parler de lui dans les années 1985. C’est leur grande grève de 1989 qui a ainsi conduit au décrochage de l’enseignement supérieur de l’Education nationale. «Nous étions perçus comme l’aile dure du Saes» sourit Tine, dans son sobre bureau au siège de la Rencontre africaine des droits de l’homme. La Raddho, ils l’ont créée en 1990. Ils, c’étaient Waly Coly Faye, Pape Ibrahima Kassé, Aboubacry Mbodji, Cheikh Tidiane Gadio… « A l’Assemblée générale constitutive, étaient présents Ousmane Ngom du Pds et Bassirou Sarr d’Aj » rappelle Tine. Chargé des relations extérieures de la structure, il voyage, voyage…au point d’être plus fréquent dans les conférences internationales que dans les amphithéâtres où il est supposé donner des cours. Cette situation ne manque pas de susciter des récriminations, de la part de ses collègues enseignants, mais aussi d’étudiants. Ce sont des enseignants qui demanderont son départ de la fac. «J’ai été choqué que ce soient des collègues qui le fassent » regrette le président de la Raddho. Une demande qu’il a adressée à l’IFAN est rejetée, cet institut lui ayant répondu qu’il ne saurait accepter de prendre un enseignant qui se consacre plus à une autre activité. C’est que Tine, gagné par le virus de la bataille des droits de l’homme, était sous les feux de la rampe dans ce domaine en Afrique. Dans des conditions difficiles et houleuses, il avait pris la tête de l’organisation, et celle-ci devenait la plus en vue en Afrique.

A la pointe de certains combats, il est aujourd’hui au front pour faire juger l’ancien président tchadien Hissene Habré. Il revient de New-York où il a porté la parole de la défense de la constitution contre un troisième mandat présidentiel d’Abdoulaye Wade. « Autant que le viol de la constitution, ce qui choque aussi à l’étranger, c’est l’idée de la candidature d’un homme de plus de 86 ans », renseigne Tine. Il est d’autant plus engagé dans ce combat, à travers le mouvement M23, que, dit-il, l’histoire de la Côte d’Ivoire est l’une de celles qui l’ont le plus marqué dans son parcours de vigie de la paix et de la démocratie. Père famille, Alioune Tine se rend rendra à Bruxelles le 6 octobre prochain. Non pas pour le dossier Habré, mais parce que sa fille aînée, devenue avocate, doit y plaider pour la première fois, après son inscription dans ce barreau. Droits de l’homme, de père en fille…

Abou Abel THIAM


3

Ahmed Khalifa Niasse n’est pas d’accord avec l’ultimatum lancé au chef de l’Etat par le mouvement du 23 juin (M23). Les camarades d’Alioune Tine demandent, en effet, au chef de l’Etat de ne pas briguer un autre mandat et le somment de se déterminer avant la tabaski. Le leader du Fap soutient que cette déclaration émanant d’Alioune Tine l’étonne…

Ahmed Khalifa Niasse dit exprimer son indignation quant à la déclaration prêtée au groupe dit M23 dans laquelle un ultimatum est donné au Chef de l’Etat pour qu’il interrompe sa mission à la tête du pays. Selon lui, une pareille déclaration menaçant une Institution « est inacceptable en ce sens que si elle passe, n’importe quel groupe pourrait se donner l’appellation qu’il veut pour faire la même chose. »

Ahmed Khalifa Niasse déclare, dans un communiqué rendu public ce mardi 27 septembre, qu’il s’insurge contre une telle déclaration surtout lorsqu’elle émane de M. Alioune Tine à qui il avait récemment apporté un témoignage quant à sa moralité.

Ahmed Khalifa Niasse déclare que Alioune Tine l’avait, par la suite contacté par téléphone et lui avait rendu visite pour lui demander de lui faciliter une rencontre avec Me Wade. Demande dont Me Wade avait accepté le principe, toujours selon le leader du FAP. Toutefois, ajoute le leader du Front de l’alliance patriotique, pour cette rencontre avec le chef de l’Etat, il lui a conseillé de se concerter avec ses amis du M23 plutôt que d’aller à ladite rencontre en solitaire.

0

Alioune Tine, Cheikh Tidiane Gadio, Bara Tall et Arona Coumba Ndoffène Diouf en lobbying aux Etats-Unis.
Le pouvoir d’Abdoulaye Wade subit, de la part de ses adversaires, une grande offensive internationale. Alioune Tine, Cheikh Tidiane Gadio, Bara Tall, Arona Coumba Ndoffène Diouf et les responsables de la cellule « Y en a marre » des Etats-Unis sont à Washington où ils mènent des contacts de haut niveau, a appris dakaractu. Reçus au département d’Etat américain hier 15 septembre, ils ont eu des entretiens avec  le National democratic institute (NDI) et avec des éléments de la Maison Blanche.
L’étape de Washington se termine demain 17 septembre où ils vont se rendre à New York, trois jours avant le début de l’Assemblée générale des Nations-unies à laquelle le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, prendra part. A New York, ils vont rencontrer certains membres du Conseil de sécurité ainsi que la représentation de l’Union africaine (UA) aux Nations-unies. Le 20 septembre, ils vont tenir une conférence de presse au siège de la Coalition internationale pour la Cour pénale internationale, au 777 UN Plazza, juste en face du building de verre de l’Onu.
Le lendemain, ils vont prendre part à une manifestation qui sera organisée conjointement à New York et à Washington par la cellule américaine du Mouvement des forces vives du 23 juin (M23). Cette manifestation aura lieu en plein milieu de l’Assemblée générale. Gadio et Tine, qui ont un épais carnet d’adresses international, ne manqueront pas de sensibiliser certains pairs de Wade qui seront présents à la grande-messe de l’Onu. Les adversaires de Wade ne lui laisseront plus aucun répit.

 

LES CHRONIQUES DE XALIMA

CARICATURE

radiosudfm
radioxassida
rewmi
rfm
zik
jaamilahi
zik

TAKOUSSANOU DJOLOF

0
“Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici