balla gaye 2

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reproduit dqans

Depuis que le combat BG2 / Yékini a été ficelé le vendredi 12 août et régularisé pour le 22 avril 2012, le staff de Ndakaru n’a pas fait la moindre sortie. le coach du Roi, Katy Diop, a accepté d’évoquer le sujet. Même s’il reste quelque peu prudent,Il dit ne pas être perturbé par les multiples sorties de l’autre camp. Selon lui, qu’on s’appelle BG2 ou un autre, aucun lutteur ne peut inquiéter l’actuel Roi des arènes.

À la veille de la nouvelle saison 2011-2012, quelle appréciation faites-vous de la saison dernière en général et de votre école de lutte en particulier?

Ce ne sera peut-être pas très facile car je ne suis plus tellement au diapason de ce qui se fait dans la lutte. Je ne suis plus comme auparavant. En effet, j’ai pris du recul, car j’ai passé toute ma vie dans la lutte depuis le bas âge. Et je pense que l’heure est arrivée de se retirer. C’est ici dans le penc que se retrouvait tout Ndakaru pour lutter du temps des Fodé Doussouba, Doudou Baka Sarr vers 1965. Donc, je suis la lutte depuis ma naissance. Depuis lors, je ne suis que la lutte où j’ai des diplômes d’entraîneur et tout. Je n’ai pas de diplôme du coran ou en français. J’ai été champion de façon un peu courte et j’ai formé des champions. Pratiquement, c’est plus à travers les colonnes de Sunu Lamb que je suis l’actualité de la lutte.

Mais il y a peut-être quelque chose qui a retenu votre attention, en mal comme en bien ?

Effectivement, ce fut une très bonne saison avec de très beaux combats. La lutte est incontestablement en train d’évoluer. Le petit couac, c’est peut-être le nombre restreint de lutteurs qui parviennent à avoir des combats parmi les centaines qu’il y a dans l’arène. Si d’autres structures imitent la RDV avec l’Arena Tour, il y aurait beaucoup plus de lutteurs qui auraient des combats.

Au niveau de votre propre écurie Ndakaru, quelle lecture faites-vous de votre saison avec l’une des révélations de l’année, Malick Niang ?

Peut-être que c’est Malick Niang qui est plus visible, mais il y en a d’autres visiblement moins connus. C’est un problème de chance. A Ndakaru, nous n’avons pas de pause, même pendant l’intersaison. Il y a aussi Yékini jr qui, malheureusement, n’a pas livré le seul combat qu’il devait disputer la saison dernière. Il a certes des problèmes mais je suis convaincu qu’il n’y a pas meilleur lutteur que lui. Il y a Mbagnick Ndiaye qui va intégrer le championnat de Luc Nicolaï de la prochaine saison. Quant à Youssou Ndour, il manque quelque peu de chance et n’a pas souvent des combats. Mais, c’est la même chose qui est arrivée au Roi Yékini à un moment de sa carrière. L’essentiel c’est d’être prêt tout le temps. En effet, comme le dit souvent Youssou Diène, quand une marchandise est déjà prisée, elle ne perd rien à attendre. C’est vrai que nous n’avons pas une cinquantaine de combats comme c’est le cas pour certaines écuries, mais plutôt entre 15 et 18, je pense (Ndakaru a eu 20 combats dont 14 victoires et 6 défaites). Seulement, nous rendons grâce à Dieu.

Aussi, vous avez commencé une expérience avec le champion, du monde en kick-boxing, Fabrice Allouche. Comment jugez-vous cette première expérience ?

Cela a été très bénéfique car Allouche est un gars très sympathique. C’est mon oncle Billy Paye qui me l’a recommandé et il a fait un travail remarquable. Il travaille gratuitement avec ses propres matériels, arrive à la maison toujours vers 16h00, 17h00. Parfois, comme je vous l’ai dit tantôt, je ne vais même pas au stade avec les gosses mais il y va toujours. Même s’il a travaillé avec les autres, il a beaucoup plus mis l’accent sur Malick Niang et nous avons vu les résultats. A son retour, il va davantage travailler avec les gosses.

Et comment avez-vous pris l’information de Sunu Lamb comme quoi il travaille avec Eumeu Sène en France. Cela ne peut-il pas être source d’incompréhension si on sait qu’Eumeu Sène a de potentiels adversaires à Ndakaru. ? 

Personnellement, je n’y vois aucun inconvénient. Nous, nous ne lui avons jamais donné un seul sou et il a toujours travaillé gratuitement avec nous Si, par contre, il peut avoir des sources de revenus en travaillant avec un autre, je pense qu’il n’y a aucun problème. Il paie lui-même ses billets d’avion et se prend entièrement en charge. Si quelqu’un d’autre voit qu’il peut le rémunérer pour ce qu’il fait, je n’y vois aucun inconvénient.

En d’autres termes, vous ne trouvez pas de problème qu’il travaille avec vos poulains en même temps qu’avec d’autres ?

Du moment que nous ne le payons pas, il doit pouvoir aller chercher quelque chose ailleurs. Par conséquent, jamais au plus grand jamais, nous ne lui interdirons de monnayer ses talents ailleurs.

Il parait qu’il y a eu un projet de réorganisation au sein de Ndakaru. Qu’en est-il exactement ?

Effectivement, nous sommes en réorganisation mais comme rien n’est encore définitif, je ne pourrai pas en parler. On se réorganise petit à petit et le moment venu, la personne indiquée vous en parlera.

Le 2 octobre prochain débute la saison 2011-2012. Quelles en sont vos attentes ?

Comme je l’ai dit tantôt, la lutte est sur une bonne voie. Mon souhait est que cela continue et que, comme je l’ai dit, d’autres prennent des initiatives à l’image de la RDV avec Arena Tour, afin de permettre à un plus grand nombre de lutteurs de descendre dans l’arène. Pour le cas spécifique de mon écurie, j’ai quatre (4) à cinq (5) lutteurs qui ont déjà des combats et je prie pour que tous gagnent leurs duels.

Parmi ceux-ci, figure en bonne place Yékini qui croise Balla Gaye 2. D’abord, comment voyez-vous la date du 22 avril? Est-elle éloignée, proche ou acceptable ?

On a toujours lutté à des dates très éloignées. Yékini en a maintenant l’expérience. Je pense que de tous les lutteurs actuels, il est le seul à avoir chaque fois de très longues préparations. Il est assez expérimenté pour cela.

Beaucoup de techniciens estiment aujourd’hui que seul Balla Gaye 2 peut battre Yékini présentement Etes-vous du même avis ?

Yékini est un lutteur comme tous les autres. Il ne fait que de la compétition. Ce n’est pas la première fois que de tels propos sont sortis lors des combats de Yékini et je les attends au tournant. Le jour-J, Inch Allah, ils verront encore tout le contraire de leurs prédictions.

A vous écouter, c’est comme si vous voulez dire que Yékini va encore battre Balla Gaye 2 ? 

Quand je dis qu’ils vont voir le contraire de leurs prédictions, je pense que je suis suffisamment clair (rires).

Comment appréciez-vous les différentes sorties de Balla Gaye 2 quand il dit que ce sera le combat le plus facile de sa carrière qui va durer moins de 10 secondes. Il continue en disant que dès qu’il tient un seul des doigts de Yékini, le combat est terminé.

Après son combat contre Tyson, n’est-ce pas Balla Gaye 2 qui disait qu’il ne fait que du show pour animer ? C’est dans cette logique que je prends ses sorties. Pour moi, ce n’est pas du sérieux pour lui.

Il a même dit qu’il va exploiter les failles de Yékini qui ne sait pas se bagarrer. Pensez-vous que Balla va se bagarrer avec Yékini ?

Je reviens sur ce que j’ai dit tantôt. Il ne fait que du show, a-t-il dit.

Il a continué en disant que Yékini n’est pas fort des pieds et qu’il ne sait pas reculer…

Tu ne m’as toujours pas saisi. Tout ce qu’il dit, c’est du show.

Selon vous, Yékini doit-il voyager ou rester au Sénégal pour se préparer ?

Il est assez mûr pour savoir s’il a besoin de voyager ou non. Mais, s’il va à l’étranger, c’est surtout pour la quiétude et la récupération. Les sollicitations viennent de toutes parts. Vu tout ce qu’il a fait au niveau national et international, Yékini est libre de partir où il veut, fut-il à Fongolémi. S’il veut aussi, il peut s’entraîner à Joal jusqu’au jour du combat et venir lutter.

C’est dire que Balla Gaye 2 ne vous inquiète pas ?

Comme aucun lutteur ne nous a jamais inquiétés, je ne vois pas comment Balla Gaye 2 pourrait nous inquiéter. Je ne vois pas de lutteur qui puisse inquiéter Yékini qui connait la lutte comme il boit de l’eau. Que ce soit Balla ou un autre.

Yékini va-t-il maintenir son poids contre Balla Gaye 2 ou le diminuer ?

On n’est pas encore à ce niveau. J’ai toujours dit que, pour moi, le poids n’est pas si important en lutte avec frappe, peut-être plus en lutte olympique.

Vous pouvez être plus explicite ? 

Je n’y crois pas tellement. Les gens confondent souvent le poids et la force. On peut battre un lutteur de plus de 100 kg avec seulement 74 kg. Quand Mbaye Guèye affrontait Moussa Diamé, ce dernier faisait plus de 100 kg alors que Mbaye Guèye n’en était qu’à 96 kg. De 1974 à 1984, j’étais le responsable de cette salle de pesée et je connais tous les lutteurs qui y sont passés. Moussa Diamé était le seul qui ne pouvait contenir sur la bascule qu’il cassait à chaque fois, il pesait environ 120 kg. Un lutteur comme Mbita Ndiaye ne faisait que 74 kg. Pourtant, il a tenu tête à des lutteurs comme Manga 2, Daouda Fall, Remorque qui faisaient plus de 100 kg. Voilà pourquoi je préfère de loin la force au poids.

Pourquoi préférez-vous communiquer par le silence pendant que l’autre camp multiplie les sorties ?

D’abord, ce n’est pas aujourd’hui que nous découvrons la lutte. En 1975 déjà, j’avais mon diplôme d’entraîneur. Avant cela, en 1990, je formais des champions. Toujours en 1975, des lutteurs me trouvaient à la salle et je les préparais à de supers grands combats. Parmi les entraineurs d’aujourd’hui, d’aucuns me demandaient de faire des mouvements «qui brûlent le coeur» pour parler d’entraînements intensifs. D’autres venaient me demander comment faire pour battre Mbita Ndiaye. Ceux qui veulent s’afficher et être au-devant de la scène ne font que parler de choses dont ils n’ont aucune connaissance parfois. Nous n’en sommes plus à ce niveau. L’important pour nous c’est que l’arbitre siffle, que nous gagnions pour passer à autre chose. Tout le reste n’est que bavardage inutile.

Beaucoup de fans de Yékini disent qu’ils ont peur du discours de Balla Gaye 2. Que leur diriez-vous ?

Un supporter est toujours comme cela et il est presque impossible de le calmer avant un combat. Ils sont toujours comme cela et le jour-J, ils sont soulagés. Ils n’ont qu’à se référer au passé. Seule la finalité est importante.

 

Source : Sunu Lamb

reproduit dans wiwsport.com

A sept mois du combat de lutte entre Yékini et Balla Gaye 2, ce n’est pas encore l’effervescence à Guédiawaye. Le choc en vue entre les deux colosses, prévu le 22 avril 2012, n’occupe pas trop les esprits et les populations semblent avoir d’autres préoccupations plus urgentes pour l’instant. Elles restent néanmoins conscientes des énormes enjeux de cette affiche qui met aux prises leur idole et ambassadeur à l’invincible roi des arènes. D’où l’appel à l’union sacrée autour du « lion » afin qu’il puisse déboulonner l’empereur et que Guédiawaye continue à trôner sur l’arène.

Guédiawaye. Il fait beau temps, en cette matinée de dimanche. Il y a quelques instants, une fine pluie s’est abattue sur le quartier. A la Cité SHS, sous les huttes installées à côté du terminus des bus, un groupe d’individus hume l’air frais. L’ambiance est bon enfant. A quelques mètres de là, l’odeur suave du thé vous embaume les narines. Ici, on discute de tout et de rien. Mais contre toute attente, le combat tant attendu entre Balla Gaye 2, surnommé le lion de Guédiawaye et Yékini, le roi des arènes n’occupe pas encore trop les esprits. «Pour l’instant, cette affiche n’est pas encore notre préoccupation majeure», explique le jeune Ameth Ndiaye.

Un sentiment d’indifférence qui semble s’expliquer par le fait que la date du face à face, à savoir le 22 avril 2012, entre les deux mastodontes, est encore lointaine. Mais, s’empresse d’ajouter Ameth, les populations de Guédiawaye vont se mobiliser comme d’habitude pour pousser le fils de Double Less à la victoire finale face à l’indéboulonnable chef de file de l’écurie Ndakaru. S’il dit être confiant pour son idole, Balla Gaye 2, le jeune homme se refuse néanmoins à tout pronostic. «C’est toujours un pari risqué de faire un pronostic dans la lutte, surtout pour l’affiche Balla Gaye/Yékini. Tout peut arriver dans ce combat », se borne-t-il à laisser entendre.

La même prudence est notée chez Babacar Sarr, un retraité de la Douane, qui réside à Guédiawaye depuis cinq ans maintenant. Le chapelet à la main, l’ancien gabelou soutient à priori, ne pas être « très versé dans les affaires de lutte ». Il estime néanmoins que «c’est un combat ouvert et que chacun des deux protagonistes peut bel et bien battre son adversaire». A la Cité des enseignants qui jouxte le quartier SHS, le jeune Mbaba Ndiaye est convaincu des difficultés qui attendent le dernier tombeur de Mohamed Ndao dit Tyson, pour sa prochaine sortie devant l’enfant de Bassoul. «Yékini est un lutteur expérimenté qui n’a encore jamais perdu de combat », rappelle-t-il ; ajoutant que Balla Gaye 2 doit d’abord respecter son adversaire pour pouvoir tirer son épingle du jeu.

 

Appel à l’union sacrée

 

Selon lui, le fils de Double Less joue gros face au sociétaire de l’écurie Ndakaru et « c’est ce qui rend son face-à-face contre le roi des arènes beaucoup plus difficile ». «C’est sûr qu’il va prendre davantage de galons s’il parvient à battre Yékini. Mais cela ne sera pas une chose aisée ; dans la mesure où ce dernier voudra encore prolonger son règne de roi des arènes», éructe-t-il. De l’avis de Mbaba Ndiaye, tout Guédiawaye doit s’unir comme un seul homme, autour du grand frère de Sa Thiès, afin qu’il remporte, avec brio, cette confrontation avec le porte-étendard de l’écurie Ndakaru. « Nous devons faire en sorte que Guédiawaye poursuive et renforce son leadership dans l’arène », martèle-t-il avec force. A son avis, beaucoup de jeunes de ce quartier veulent aujourd’hui être des lutteurs et s’identifient actuellement à la génération dorée des Balla Gaye 2 et Lac de Guiers 2.

« Même quand ils vont au terrain pour jouer au football, les enfants ont tendance maintenant à s’essayer d’abord à la lutte », témoigne-t-il. Une véritable ruée qui, à son avis, reste favorisée par la pauvreté grandissante qui sévit dans ce quartier populeux de la banlieue. « Vous savez, Guédiawaye est un grand quartier et les sociétés y sont inexistantes. La lutte est devenue une aubaine pour beaucoup de jeunes qui n’ont pas de métier et qui sont confrontés à des difficultés pour s’insérer dans la vie professionnelle », indique-t-il. Ce dernier déplore cependant, l’énorme disparité qui existe entre les cachets et le faible pourcentage de lutteurs qui disputent des combats de lutte au cours de la saison.

«C’est vrai qu’ici, il y a une ruée vers la lutte, mais il n’y a que Balla Gaye 2, Lac de Guiers 2 et Elton qui obtiennent de bons cachets ; tandis que la plupart des lutteurs passe tout simplement une année blanche », regrette-t-il fortement. C’est pourquoi, il estime que Balla Gaye 2 doit investir à Guédiawaye ; le seul moyen selon moyen lui, d’apporter sa touche à la lutte contre le chômage auquel font face les jeunes et certains de ses coéquipiers. Dans cette Cité des enseignants, Amadou Diongue, la soixantaine, est une véritable mémoire vivante de la lutte. Enseignant à la retraite, il a suivi depuis les années 50, l’évolution de cette discipline au Sénégal et particulièrement à Guédiawaye.

 

La lutte à Guédiawaye, un phénomène récent

 

D’après lui, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis des années. «Au début, la lutte incarnait beaucoup de valeurs cardinales. On luttait pour l’honneur, le prestige, la notoriété, etc. La lutte favorisait également le brassage culturel, la loyauté et les amitiés fortes », ajoute-t-il. Le vieux Diongue soutient aussi que les lutteurs étaient très fair-play et avaient un véritable esprit sportif. Pour preuve, il cite en exemple, le combat de lutte entre Médoune Khoulé et Yéri Sadio. « Pour avoir fait un seul appui dans la foulée d’un crochet esquivé par son adversaire, Médoune Khoulé jusque-là invincible, avait volontairement désigné Yéri Sadio vainqueur alors que l’arbitre n’avait pourtant pas rendu son verdict », se souvient-t-il, avec un brin visiblement ému par cet acte de ce grand champion. Aujourd’hui, note-t-il, cet exemple de fair-play n’existe pas dans l’arène.

« On assiste plutôt à de la tricherie, une quête frénétique d’argent et surtout à une vague de violence inouïe qui a fini de travestir l’esprit de la lutte », commente-t-il, avec inquiétude.  S’agissant de la lutte à Guédiawaye, Amadou Diongue indique que le phénomène ne date pas de très longtemps. « Guédiawaye est créé tout récemment en 1967 par les populations des quartiers de Nimzat, Baye Gaindé et Hlm qui avaient fait l’objet d’un déguerpissement », révèle l’enseignant à la retraite. A l’en croire, c’est seulement vers les années 80, avec la génération des Double Less que la lutte a commencé à se développer dans cette localité de la banlieue.

En observateur avisé de la lutte, Amadou Diongue est d’avis que le choc en vue entre Yékini et Balla Gaye 2 sera très disputé. « Balla Gaye 2 réunit tous les atouts pour être un grand champion. C’est un fin lutteur, courageux et qui dispose d’un encadrement technique expérimenté avec des gens comme Balla Gaye 1, Double Less, Mohamed Ali entre autres », affirme-t-il ajoutant que, le lion de Guédiawaye peut bien se tirer d’affaire face au poulain de Robert Diouf. Il souligne cependant qu’autant la fougue du fils de Double Less peut être un atout autant elle peut être une faiblesse. Surtout poursuit-il, qu’il fera face à un adversaire, expérimenté qui a atteint sa maturité la plus complète.

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Au bout de huit jours d’un périple long et fastidieux, Balla Gaye 2 rentre à Dakar avec, dans ses valises, un message du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). Il a promis de rencontrer le Chef de l’Etat pour lui transmettre ce message de paix.

Le champion de lutte a rencontré des responsables plénipotentiaires du Mouvement irrédentiste qui lutte depuis près de trente ans pour l’indépendance de la partie sud du pays. Le tombeur de Mohamed Ndao «Tyson» a été investi, par ces responsables du Mfdc, d’une mission qui semble dorénavant difficile à exécuter.

Mais Balla Gaye 2 a vite assuré qu’il le ferait et, mieux, il se montrerait endurant jusqu’à ce que la paix advienne dans la région natale de ses parents. En effet, c’est le Groupe de contact, composé de sept personnes, et dirigé par son responsable Louis Tendeng, chef politique du Mfdc, qui a rencontré le «Lion de Guédiawaye» à l’Hôtel « Le Diola » qui a tenu lieu de QG de Balla Gaye 2 et du comité d’organisation de la «Caravane de la Paix en Casamance».

Selon nos sources, proches du comité d’organisation de la Caravane de la paix, «la rencontre a eu lieu jeudi en début de soirée, vers les coups de 19 heures». Nos sources ajoutent qu’elles ont pu identifier parmi les responsables du Mfdc, et qui sont d’ailleurs membres dudit Groupe de contact, les personnes de Louis Tendeng, Pape Goudiaby, Abdoulaye Sambou, Abdoulaye Tendeng, Samba Goudiaby. D’ailleurs, le doyen des responsables du Mfdc, par ailleurs cousin de Feu l’Abbé Diamacoune, figure de proue du Mfdc, à savoir Bertrand Diamacoune, devait également faire partie de délégation. «C’est un défaut de coordination qui a fait que Bertrand Diamacoune n’a pu être présent à la rencontre», affirment nos sources.

Lors de la conférence de presse organisée par le Comité de la Caravane de la paix, Atab Bodian, membre du Collectif des cadres casamançais (Ccc) initiateur de ladite caravane et partenaire de Balla Gaye 2 dans ce projet, a déclaré que le Mfdc a confié deux missions à BG2. Selon M. Bodian, «les responsables du Mfdc qui ont rencontré Balla Gaye 2 lui ont demandé de dire au Chef de l’Etat de tout faire pour ouvrir les négociations avec leur mouvement, ils ont demandé également à ce que le Président Wade implique la Guinée-Bissau au même titre que la Gambie, dans le processus de paix en cours».

Balla Gaye 2 a promis de rendre compte au chef de l’Etat de son périple dans le cadre de la Caravane de la Paix et de lui transmettre le message du MFDC. Il se dit d’autre part prêt à «descendre dans le maquis pour rencontrer toutes les franges du Mfdc», si cela est nécessaire pour la paix en Casamance. «Moi, je n’ai que la Casamance» a-t-il conclu.

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Après Ziguinchor, la « Caravane de la paix » s’est ébranlée lundi 12 septembre, pour Kolda où Balla Gaye 2 a eu droit à tous les honneurs. Des jeunes, pieds et torse nus, ont encadré le convoi au pas de course, de l’entrée de la ville à la Gouvernance. Les gendarmes étaient obligés d’intervenir pour créer un passage au chef de file de l’école de lutte Balla Gaye.

Jusqu’à l’arrivée à la Gouvernance où la Caravane a été reçue par le locataire des lieux et le Préfet, ça grouillait de monde. Les autorités coutumières et religieuses n’ont pas été en reste. Prenant la parole, Double Less a encore lancé un message pour la paix en Casamance. Mais le père de Balla Gaye 2 n’a pas manqué, une fois de plus, de solliciter des prières pour la victoire de son fils sur Yékini. Il a également souligné que les propos de l’enfant de Joal l’ont profondément atteint. « Yékini a dit que les Casamançais ne savent rien et ne pourront rien contre lui », soutient-il. C’est ce qu’on appelle « mettre la pression » sur son adversaire…

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Après la victoire historique de son fils sur Mohamed Ndao dit « Tyson », à l’issue d’un combat héroïque, Double Less a précédé Omar Sakho alias Balla Gaye 2 en Casamance pour préparer son arrivée sur la terre de ses parents. Mais l’ancien champion de lutte des années 70-80 n’est pas allé en Casamance seulement pour cette mission. Dans cet entretien, Double Less assure être dans la région méridionale également pour «confier» le «Lion de Guédiawaye» à l’ensemble des Casamançais dans la perspective du choc de qui l’opposera contre Yékini.

Entretien.

Lesenegalais.net : Double Less, pourquoi avez-vous choisi de précéder votre fils Balla Gaye 2 en Casamance dans le cadre de la «Caravane de la paix» ?

Double Less : Je suis venu préparer le terrain pour informer toutes les autorités de tous bords de la région naturelle de Casamance de la vue de leur fils, leur neveu et leur petit-fils après sa victoire obtenue grâce à leurs prières, leurs invocations et leur soutien indéfectible.  J’ai dit à mon fils qu’il devait cette visite de remerciement à toute la Casamance naturelle. Il ne s’agissait pas seulement de remercier les localités d’origine de ses parents de sang. Car si cela ne tenait seulement qu’au soutien de ceux-ci, il n’irait pas aussi loin. C’est toute la Casamance qui l’a toujours soutenu  et qui continue de le soutenir.

Quelles sont les étapes que vous ferez dans l’ensemble ?

Nous irons partout en Casamance. Nous ne laisserons aucune localité. C’est vrai que nous ne pouvons pas faire tous les villages un à un, mais nous ferons l’ensemble des circonscriptions. Balla est un fils de cette région, il ne pouvait que faire ce périple après son combat d’où il est sorti victorieux grâce à Dieu. Il s’est engagé pour un prochain combat et il y en aura d’autres encore.

Comment envisagez-vous l’avenir de Balla Gaye 2 en rapport avec son appartenance à la Casamance ?

Dans cette perspective, je confie Balla Gaye 2 à toute la Casamance. Je voudrais dire aux Casamançais ceci : «j’aimerais m’éclipser peu à peu pour vous laisser la charge de votre fils ; je voudrais vous rendre votre fils, votre neveu, votre petit-fils ; je vous suggère de chercher quelqu’un qui puisse me remplacer dignement dans le futur. Si vous le faites, je n’en serais que satisfait».

Pourquoi confierez-vous entièrement Balla Gaye 2 à la Casamance ?

Parce qu’il y a d’imminents érudits et marabouts dans notre région. Ces derniers nous aident déjà, mais ils peuvent nous aider davantage. Je le dis car je sais qu’ils en sont capables. D’abord parce qu’ils en ont les connaissances grâce à Dieu, ensuite depuis l’avènement de cet enfant (Balla Gaye 2, Ndlr), je ne dois de l’argent à aucun marabout. Et c’est une bonne chose pour l’image de Balla Gaye 2 ; ceci, même si on cherche à écorner la mienne. Cela m’a fait très mal.

Que voulez-vous dire ?

J’avais déclaré à l’attention des promoteurs qui voulaient obtenir le prochain combat (entre Yékini et Balla Gaye 2, Ndlr) que je ne signerais qu’avec le plus offrant. Et ce sont ces paroles que j’ai respectées en concluant le prochain combat avec Luc Nicolaï. Mais, à ma grande surprise, un journal de la place a écrit que dans le cadre de cette signature, Luc Nicolaï m’a donné un «sukeru koor» de cinq millions de Fcfa, c’est pourquoi j’ai accepté sa proposition. Cette affirmation est fausse sur toute la longueur. Je considère que c’est de la calomnie !

Qu’allez-vous faire alors ?

Ceux qui ont fait cette fausse accusation n’ont qu’à se tenir prêts. Car je suis issu d’une famille dans laquelle on ne lésine pas avec la réputation et la dignité. Notre famille déteste le mensonge et la calomnie. Je prends à témoin la nation sénégalaise. Ceux qui font cette déclaration me diront quand, où et comment Luc Nicolaï m’a remis cet argent ; parce que je vais porter plainte. Ils veulent altérer mes relations avec mes enfants et imploser ma famille. Mais ils n’y arriveront jamais s’il plaît  au bon Dieu.

Je vous remercie.

Bilan aux Etats-Unis

Je peux dire que c’est positif dans la mesure où j’ai bien travaillé. Je suis juste revenu pour remplir un  contrat et je suis incessamment sur le chemin du retour. Durant un mois, je me suis entraîné à un rythme soutenu malgré le ramadan. Du moment que les salles fermaient à 22h, heure américaine et que la rupture était à 21h, je commençais mes séances à partir de 19h. Globalement, je travaillais au moins pendant deux heures d’horloge.

Quel genre de travail faisiez-vous ?

 

On a beaucoup varié car je travaille plusieurs moniteurs. La préparation variait entre la condition physique, la puissance et beaucoup de choses qui me sont utiles et qui me permettent de franchir des paliers. Et en fait, ces moniteurs m’étaient recommandés car ils font partie des meilleurs encadreurs du pays.

Quelle est la particularité des Etats-Unis ?

C’est la crème en matière de préparation, surtout dans le domaine de la musculation. Avec les autres pays, il n’y a pas photo. Et durant le mois que j’ai passé là bas, j’ai senti des progrès en moi. Physique, musculature, je me porte bien. On est sportifs et de surcroît jeunes, quoi de plus normal de sentir des changements ? Et je vois qu’il a une rapide évolution dans le cadre du travail aux Etats-Unis et du moment que ce pays me porte chance et m’améliore, je ne suis pas prêt de m’arrêter de m’y rendre.

Qu’en est-il du combat contre Eumeu Sène ?

Oui, on est en pleine préparation pour la saison prochaine. C’est un combat qui est quasiment ficelé, malgré les déclarations qu’on entend de gauche à droite. Et à ma connaissance, c’est Luc Nicolaï qui en est l’organisateur. Et j’avoue que je n’en ai pas parlé avec Gaston Mbengue. Pour en savoir plus, approchez vous de mon staff. C’est un combat que tout le monde veut, et j’espère que les attentes seront exaucées.  J’ai eu écho que le combat pourrait se tenir le 25 décembre prochain. Donc, j’envisage de retourner au Sénégal avec un bon timing pour continuer ma préparation au niveau local.

Mais, votre adversaire estime qu’il n’est pas lié à Luc Nicolaï

Personnellement, j’ai reçu une avance de Luc Nicolai et je pense qu’il y  a un malentendu. J’espère que cela se décante dans les plus brefs délais.

Vous y tenez ?

Je suis un lutteur et je ne veux qu’être en activité. Je ne me prépare pas pour un seul lutteur, mais comme c’est un adversaire qui a été démarché pour lutter contre moi, je ne souhaite que l’aboutissement de cette affiche.

Si le combat capote, vous ciblez qui ?

Je pense que je n’ai pas de problèmes d’adversaires. Il y a plusieurs lutteurs qui peuvent lutter contre moi. Je ne citerai aucun nom, mais ceux qui doivent et peuvent lutter contre moi peuvent être identifiés par tout le monde.

Ce n’est pas un risque de prendre Eumeu Sène ?

Quel risque ? Dans toute entreprise que j’entreprends, je crois en la réussite. Est-ce que vous hésitez à m’accrocher pour avoir une exclusivité ? On dit «lamb» et j’espère que le jour-J, je toucherai au but.

Il a battu Balla Gaye2 qui vous a battue et Gris Bordeaux…

Cela ne change rien en la donne. Cela n’existe plus en lutte. Eumeu Sène, je le supporte quand il a un combat, mais quand on va se rencontrer, ce sera autre chose. On n’est pas des ennemis, mais juste des adversaires.

Vous avez suivi Balla Gaye2-Tyson ?

Oui, je l’ai bien suivi depuis les Etats-Unis. C’était un bon combat avec plein d’ingrédients. Balla Gaye2 a gagné, je le remercie encore une fois (Ndlr : il l’avait fait lors de leur ndogou dans un hôtel de la place) et je félicite Tyson. La lutte est ainsi faite, elle rime avec victoire et défaite. Je profite de l’occasion aussi pour dire que je n’ai jamais eu de problèmes avec Balla Gaye 2. Ce sont les circonstances qui faisaient que les nerfs se chauffaient, mais il n’y a rien de mal entre nous. Chacun voulait la victoire et tous les moyens étaient bons pour impressionner son adversaire.

La préparation mystique a démarré ?

De toutes les façons, nous sommes des lutteurs, on ne lésine sur rien.

Modou Lô et le ramadan…

Comme tout le monde, je coupe avec du pain beurré et café au lait (rire). Ensuite, du riz

Message aux amateurs et Fan’s

Que ce mois soit un mois de pardon, que Dieu accepte notre dévotion. Je demande pardon à tout  le monde et qu’on prie pour moi. On cause beaucoup de tort à tout le monde lors de nos combats ou déplacements.

modoukharagnelo.com

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 Le lutteur Mouhamed Ndao dit Tyson occupe la première place du top 10 des recherches d’images sur Internet, au Sénégal, pendant le mois d’août, selon Google Insights.

‘’Même s’il a perdu devant Balla Gaye 2, Tyson prend sa revanche sur Internet en étant en occupant la première place du Top 10 sur Internet en matière de recherches d’image’’, indique un communiqué de Google Insights, transmis à l’APS.

Tyson est suivi de Balla Gaye 2, de Modou Lo et de Lionel Messi qui vient compléter le tableau. ‘’Ce tableau confirme l’intérêt phénoménal des sénégalais pour le sport en général et la lute en particulier’’, relève la même source.

Google Insights est un outil de Google qui permet d’avoir des données et des tendances de recherche globale, régionale ou locale sur Internet.

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Décidément, le lutteur Bala Gaye 2 de Guédiawaye est plus que jamais confiant face à son combat contre Yakhiya Diop Yékini, leader de l’écurie Ndakaru. Il a réitéré son engagement de terrasser le « Khalif Général » de l’arène en quelques fractions de secondes. Interrogé sur son prochain combat avant-hier, mercredi 24 août, à sa sortie d’audience avec Pierre Goudiaby Atepa, président du Collectif des cadres casamançais, le Lion de Guédiawaye a asséné : « Comme je l’avais dit, pour moi, avec Yékini, ce sera une histoire de seconde inchalla ».

Interpellé sur la puissance athlétique de Yékini ainsi que son habileté dans la lutte, Balla, comme l’appellent affectueusement ses supporteurs, a lancé aux journalistes : « Dites moi est que vous connaissez un lutteur plus fort qu’un robuste comme Tyson qui est plus élancé et plus large que Yékini. Pourtant je l’ai battu en 35 secondes, donc pour lui (ndlr : Yékini) ce sera 10 secondes », a-t-il renchéri dans un sourire qui laisse apparaître une sérénité légendaire. Une attitude qui est certainement dû aux assurances que lui ont donné les cadres Casamançais avec à leur tête Atepa qui a promis de prier pour lui pour qu’il continue à enregistrer des victoires.

Il faut rappeler que lors de la sortie d’audience que le président de la République avait accordée à son école de lutte, le jeudi 18 août 2001, Bala Gaye 2 avait déjà apporté la réplique à Yékini en l’attaquant frontalement. Cette réaction faisait suite à la sortie explosive de Yakhya Diop Yékini, le 4 août dernier. Ainsi, le tombeur de Mouhamed Ndao Tyson de l’écurie Boul Falé n’a pas porté de gans pour défier son futur adversaire. Il avait dit à qui veut l’entendre : « Je vais apprendre la lutte à Yakhya Diop Yékini ». Avant de jurer qu’il allait vers le combat le plus facile de sa carrière. Wait and see.

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Bala Gaye 2 est invité à utiliser sa notoriété et son aura en faveur de la paix en Casamance ainsi que la promotion de sport et étude à travers les Technologies de l’information et de la communication (Tic).

Le Collectif des cadres casamançais invite le lutteur Bala Gaye 2 à s’investir davantage dans la recherche de paix pour la région Sud. Son président, Pierre Goudiaby ainsi que quelques membres qui l’ont reçu hier, mercredi 24 août dans les locaux de Atepa Technologies, ont demandé au Lion de Guédiawaye d’user de son notoriété pour contribuer à la paix dans la verte région de Casamance.

« La Casamance a besoin de gens comme toi qui sont cités en exemple ou pris comme idole pour faire passer des messages de paix pour notre région ainsi que tout le Sénégal. Tu l’avais fait l’année dernière mais on t’invite à retourner en Casamance pour réitérer le même appel de paix et dialogue», a affirmé Pierre Goudiaby Atepa. D’ailleurs, le lutteur de Guédiawaye va organiser du 9 au 16 septembre 2011, un Caravane de la Paix qui va sillonner les Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Pierre Goudiaby a assuré que les cadres casamançais vont trouver à Bala Gaye 2 un rendez-vous avec le président gambien, Yaya Jammey à qui, le président Wade vient de demander de s’investir davantage dans la recherche de paix en Casamance, pour l’aider dans cette tache. Dans cette même lancée, Pierre Goudiaby Atepé a confié que le président de la République, une fois de retour de la Mecque va adopter la même démarche envers son homologue de la Guinée Bissau.

Acceptant cette invite à bras ouverts, Bala Gaye 2 pense qu’«il est tout à fait normal que je m’investisse dans la paix en Casamance parce que tous mes deux parents sont issus de cette région, en plus des personnes qui me sont chers tel que Pierre Goudiaby Atepa. Tout notre souhait est que la paix revienne le plus rapidement en Casamance. C’est pour cela que m’engage pleinement dans la recherche de la paix ».

Dans la même foulé, le lutteur est invité à s’investir également dans la promotion du sport couplé avec les études. Un appel qui va permettre de couper court à la tendance de beaucoup de jeunes qui ambitionnent d’investir la lutte au détriment des études.

Sur ce point, Pierre Goudiaby Atepa a fait savoir au lutteur : « tu es un champion et tout le monde te suit. On veut que l’influence que tu as sur la jeunesse soit utilisée pour que plus jeunes sachent que dans la vie il faut étudier et travailler dure pour espérer réussir ». C’est ainsi que Atepé a invité Bala Gaye 2 à prendre exemple sur Youssou Ndour, le patron du Groupe Futurs Médias qui, malgré des études pas très poussées, parvient à s’exprimer parfaitement en français et en anglais et à évoluer tranquillement dans le monde des affaires ». Atepa fait savoir qu’en plus de l’arène et l’espace destiné à la vente tee-shirt et autres gadgets, l’école de lutte Bala Gaye de Guédiawaye doit prévoir un cyber espace dans son projet.

Selon lui, c’est une manière de promouvoir les technologies de l’information et de la communication dans la banlieue et précisément dans le milieu de la lutte. Pour Bala Gaye 2, « cette option est une chose importante pour le lutteur si l’on voit que les anciennes gloires, malgré toutes les prouesses qu’ils ont fait dans la lutte, n’ont pas pu bénéficier de leur art. Notre génération a plus de chance car aujourd’hui, il est heureux de constater que c’est possible d’allier lutte et études. Ce qui peut constituer une garantie pour le lutteur qui, une fois sa carrière sportive achevée, peut continuer à mener d’autres activités. Donc c’est une initiative heureuse à saluer ».

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Quelques heures avant son historique face à face avec Tyson (31 juillet 2011), le lutteur Balla Gaye 2 a effectué un séjour «discret» à Soucouta, dans le Toubacouta. Que faisait le «lion de Guédiawaye» dans ce village, situé dans une des meilleures réserves balnéaires du Sénégal ?

Le sort de Mohamed Ndao « Tyson » s’est-il joué à Soucouta. Le «lion de Guédiawaye», Balla Gaye 2 a séjourné dans ce quartier de Toubacouta, département de Foundiougne, quelques heures –72 heures, selon notre source– avant sa confrontation avec le leader de la génération «Bul faale». Des sources dignes de foi nous apprennent que Balla Gaye 2 était dans ce village avec tout son staff.

Soucouta, ce quartier connu pour son exotisme, rendu célèbre par ses auberges et hôtels, est majoritairement habité de Socés, l’ethnie du lutteur. Que faisait Balla dans ce village ? Difficile à le dire. Toujours est-il que ce coin situé au cœur du Delta du Saloum est aussi connu pour être un lieu d’habitat et de pèlerinage de grands marabouts originaires de la Gambie et de la Casamance.

Comme quoi, il n’y a pas qu’à Malifara et Darou Salam que le fils de Double Less puise son pouvoir mystique. Que Yakhya Diop «Yékini», le prochain adversaire de celui qui s’est déjà proclamé son «propre Roi» se le tienne pour dit, lui qui avertissait les «féticheurs de Balla Gaye».

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