can2012

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Le ministre d’Etat Abdoulaye Makhtar Diop qui a été nommé vendredi dernier à la place de Faustin Diatta au ministère des Sports, fait savoir que la préparation de la CAN 2012 sera sa priorité dans le court terme.

Le nouveau ministre des Sports s’exprimait au cours d’un entretien avec la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS, publique).

Interrogé sur ses ambitions, M. Diop, également ministre de la Fonction publique et de l’Emploi, a assuré que la préparation de la prochaine Coupe d’Afrique sera classée comme une sur priorité.

Les Lions du Sénégal ont obtenu leur qualification depuis l’avant dernière journée des éliminatoires de la CAN après une victoire 2-0 en septembre dernier contre la RD Congo à Dakar.

Abdoulaye Makhtar Diop avait déjà dirigé ce département des Sports de 1988 à 1992, dans le gouvernement le pouvoir socialiste.

C’est ainsi qu’il a dirigé le ministère des sports lors de la CAN 1990 où les Lions s’étaient classés 4-èmes et en 1992 quand le Sénégal a organisé la coupe d’Afrique des nations.

Dans ce même entretien, l’ancien président de la Fédération sénégalaise de handball a laissé entendre que le véritable problème du sport sénégalais est son manque d’organisation.

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 Le match

 

 

 Les Lions ont obtenu samedi la qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2012, en dominant la République Démocratique du Congo (RDC) en match comptant pour la cinquième journée des éliminatoires de cette compétition.

Fiche technique :
- Stade : Léopold Sédar Senghor
- Public : nombreux

- Arbitres : Nomandiez Désire Doué, Songuifolo Yéo et Kouadio Eugène Oussou (Côte d’Ivoire)

- Buteurs : Moussa Sow (34-ème et 50-ème mn)

- Avertissements : Kader Mangane (21-ème mn), Souleymane Diawara (72-ème mn), Cheikh Mbengue (81-ème mn) pour le Sénégal et pour la RDC Mulotopa P Kabangu (68-ème mn), Joël Kimuaki (85-ème mn)

- Sénégal : Bouna Coundoul, Cheikh Mbengue, Jacques Faty, Kader Mangane, Souleymane Diawara, Rémi Gomis (Matar Thoiune, 76-ème mn), Mohamed Diamé, Pape Kouly Diop (Malickou Diakhaté, 60-ème mn), Papiss Demba Cissé, Moussa Sow, Ndiaye Dème Ndiaye (Diomansy Kamara, 72-ème mn). Entraîneur : Abdoulaye Sarr.

- RD Congo : Muteba Kidiéba, Eric Nkulukuta, Jean Kasula, Joël Kimuaki, Kazembe Mihayo, Tshimiyama Tsniolola (Simbi Ebunga, 87-ème mn), Mulotopa P Kabangu, Patrick Ilongo, Hugues Bedi (Bosenge Bakongolia, 67-ème mn), Trésor Mputu, Kanda Mukok. Entraîneur : Claude Leroy.

Devant un public nombreux, les Lions devaient chercher un point pour se qualifier à la CAN 2012. Face à une équipe des Léopards de la RDC très motivée, les Lions ont rmarqé un round d’observation dans les dix premières minutes.

Amenés par Trésor Mputu qui revient d’une suspension d’un an, les Léopards déroulent le jeu. Le trio du milieu de terrain sénégalais, Rémi Gomis, Mohamed Diamé et Pape Kouly Diop semble perturbé par le jeu des protégés de Claude Leroy.

Mais ils retrouvent leur rythme grâce à la pression dans le deuxième tiers du terrain. Très présents et jouant collectif, ils réveillent les attaquants. A la 10-ème mn, Jacques Faty parti du milieu adresse un centre. Ndiaye Dème Ndiaye reprend de la tête. Son ballon trouve les pieds du gardien Muteba Kidiéba.

Premère frayeur dans le camp des Léopards, le public donne de la voix. Les protégés de l’entraîneur Abdoulaye Sarr, qui a pris la place d’Amara Traoré suspendu, prennent l’avantage du jeu.

Papiss Demba Cissé, Moussa Sow et Ndiaye Dème Ndiaye donnent du fil à retordre à la défense des Léopards.

A la 34-ème mn, Ndiaye Dème Ndiaye sert un ballon à Papiss Demba Cissé à l’entrée de la surface de réparation. L’attaquant de Fribourg (D1 allemande) sert un caviar à Moussa Sow.

Bien placé, Moussa Sow place un tir qui sera repoussé par le gardien des Léopards. Mais, il suit l’action en buteur pour ouvrir le score.

Comme au match aller où il avait ouvert son compteur buts avec les Lions, le meilleur buteur du championnat de France, la saison dernière, donne l’avantage à son équipe.

Le public exulte. Les premières fumigènes sont allumées. Avec ce score, les deux équipes vont à la mi-temps.

Dés la reprise, les Lions accentuent la pression. Sur un corner de Ndiaye Dème Ndiaye à la 50-ème mn, Papiss Demba Cissé reprend de la tête.

Moussa Sow, par le genou, envoie le ballon au fond des filets des Léopards. Il marque son deuxième but du match.

Le staff technique du Sénégal choisit de maintenir l’avantage en entrant un défenseur au milieu. Pape Malickou Diakhaté prend la place de Pape Kouly Diop mais le public rouspète.

Les Léopards éprouvent des difficultés pour revenir au score. Les Lions en profitent pour régaler le public. Papiss Demba Cissé (70-ème mn) et Matar Thioune (86-ème mn) ratent à deux reprises l’occasion d’inscrire le troisième but.

Un individu a failli gâcher la fête des Lions en entrant sur la pelouse. Mais il est vite maîtrisé par la sécurité.

Au coup de sifflet final de l’arbitre ivoirien Nomandiez Désire Doué, le public réserve un standing ovation aux Lions.

Le Sénégal retrouve la CAN, après avoir manqué l’édition angolaise en 2010.

BHC/AD

aps.sn

 

 

Jeu des Lions: Une question de système

Les Lions du Sénégal se sont qualifiés à la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN) 2012 en battant les Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) par deux buts à zéro, samedi au Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar.

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Enfin le peuple s’est régalé du beau jeu des « Lions ». Même si le jeu était loin de la perfection, la prestation des « Lions » de samedi aura réussi à dissiper certaines inquiétudes. Mais, s’ils ont réussi à dompter les Congolais et se montrer séduisants, c’est que le fameux 4-2-4 a été enterré par un nouveau système qui a complètement changé le visage de l’équipe.

On ne parlera pas de surprise. C’était programmé bien avant cette cinquième journée que le Sénégal allait dérocher sa qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Un seul point pour valider le ticket, l’opération était en fait loin d’être une équation diable pour Moussa Sow et compagnie qui ont déjà balayé sur leur passage l’un des géants du football africain, le Cameroun. Mais, impossible peut-être de parler de la qualification des « Lions » sans parler du niveau du jeu de l’équipe, surtout la grosse prestation de samedi. Oui, grosse si on jette un regard dans le rétroviseur pour revoir ce que les « gosses » d’Amara Traoré ont toujours servi au public depuis le début des éliminatoires. Samedi, au moins, il y a eu de la qualité dans le jeu et une esquisse de ce pourrait et devrait être le vrai visage du Sénégal pour la Can dont les joueurs ont réussi à décrocher le ticket avec beaucoup de personnalité.

On comprend alors grand enchantement qui s’est emparé des milliers de supporters ayant fait le déplacement au stade Léopold Sédar Senghor. Et là, on n’attendra pas le rendez-vous fixé par Amara Traoré pour faire son évaluation. Cette fois, on va anticiper sur les évènements d’autant que la prestation des « Lions » hier, remet sur la table le fameux débat sur le système de jeu, principal point de discorde entre le patron de la « Tanière » et la majorité des Sénégalais. Du haut des gradins, Amara Traoré s’est certainement aperçu qu’il avait jusqu’ici entrainé son équipe dans un système dont lui-même ne maîtrisait pas forcément la nature. En effet, entre le casting d’hier et l’incompréhensible 4-2-4 du passé, c’était comme le jour et la nuit. Et au sortir de ce match, les techniciens ne devraient pas manque de revoir leur copie pour adapter l’équipe à un autre système plus équilibriste à l’image du 4-1-2-4 adopté samedi face aux « Léopards ».

ndamly.net

Pour une fois, il y a en effet eu du jeu avec des joueurs plus libérés et une bonne coordination entre les lignes. Une défense moins acculée, un milieu moins vagabond et une attaque plus correcte, le nouveau système a ainsi permis à l’équipe de se libérer et présenter enfin le visage parfait de la grande équipe dont se glorifient les Sénégalais et qui incarne le rêve de tout un peuple. Même si Ferdinand Coly et les autres reconnaissent qu’il reste encore beaucoup à faire, il reste clair que cette équipe, bien travaillée, peut faire des misères à la Can. En tout cas, pour beaucoup de Sénégalais, le match de samedi restera le véritable symbole de la renaissance d’un football anéanti par une double élimination en Coupe d’Afrique et en Coupe du monde en 2010. L’espoir d’un retour en grâce peut maintenant être aussi grand que ce rêve étoilé qui fait vibrer le peuple tout entier. Pourvu que la question des systèmes soit définitivement enterrer. Amara a certainement retenu la leçon : le 4-2-4 était bien réel. Mais, il n’a plus sa raison d’être.

 

 

Moussa Sow est l’auteur des deux buts des Lions marqués aux 34-ème et 50-ème minutes.

Le Sénégal retrouve ainsi la CAN, qui se jouera au Gabon et en Guinée Equatoriale en 2012, après avoir raté l’édition 2010 organisée par l’Angola

Buts , résumé du match et réactions joueurs

Récations Laye Sarr et Leroy (RDC)

 

Un point, un tout petit point ! Et ce sera le grand retour des « Lions » du Sénégal en phase finale de CAN, l’année prochaine en Guinée Equatoriale et au Gabon. Et cela, une journée avant la fin des éliminatoires. C’est dire que le Sénégal n’a jamais été aussi bien placé dans une course à la qualification en Coupe d’Afrique des Nations. Traditionnellement, c’est au bout du bout des éliminatoires que le billet lui tombait dans l’escarcelle. Une fois même (CAN 2000), les « Lions » avaient dû en passer par les barrages (contre le Zimbabwe et l’Erythrée) pour être du rendez-vous biennal du foot continental. Quelques années plus tôt (en 1994), c’était même à la faveur d’une « faute administrative » de l’Algérie que le Sénégal avait gagné son droit de siéger à la table des grands.

Cette fois, les « Lions » n’ont point besoin de passer par des chemins sinueux ou de traverse, pas plus qu’ils ne comptent sur personne pour décrocher leur visa à la CAN de l’année prochaine. Tout repose sur leurs pieds et leur capacité à négocier cette avant-dernière étape de la route menant en phase finale. Leaders de la Poule E avec 10 points, ils accueillent ce soir les « Léopards » de la RD Congo qui pointent trois longueurs derrière. Et il leur suffira d’un nul pour composter dès aujourd’hui leur ticket. En effet, dans ce cas, ils ne pourraient que, dans le pire des cas, être rejoints au classement par les Congolais au terme de la dernière journée en octobre. Mais, faudrait-il pour cela que les « Léopards » battent les « Lions Indomptables » du Cameroun, leur ultime adversaire, et que dans le même temps, les « Lions » perdent à Maurice. Et comme les « Lions » avaient eu la bonne idée de s’imposer dès le premier jour des éliminatoires à Lubumbashi face à la RDC (4 – 2), ils finiraient premiers grâce au goal-difference particulier.

Qu’importe, les hommes de l’entraîneur Amara Traoré ne chercheront certainement pas à « jouer le nul ». D’abord, parce que c’est bien aléatoire de choisir d’entrée de rester derrière et pour toute une partie. Ensuite, parce que c’est, semble-t-il, contraire aux principes de jeu de l’équipe. « Je cherche toujours la victoire dans un match et quel que soit le terrain où la rencontre se joue », a plusieurs fois dit Amara Traoré. A plus forte raison donc à domicile. Surtout que ses hommes ont des choses de se faire pardonner après avoir perdu (la face et le match amical) à Dakar même, en aout dernier face au Maroc (0 – 2). Alors, Kader Mangane, le capitaine en l’absence de Mamadou Niang suspendu, et ses partenaires savent ce qu’ils ont à faire. Il leur faut s’imposer pour reconquérir leurs supporters qu’ils avaient sérieusement déçus face au Maroc et leur donner des raisons de croire que la Reconstruction n’est pas qu’un slogan.

On l’a dit, le Sénégal n’a jamais été en aussi bonne position, en situation de se qualifier avant terme. La preuve que, malgré de sérieuses lacunes dans le jeu, cette équipe est redevenue compétitive. Car, on ne la donnait point favorite dans un Groupe E où elle était censée concourir, dans le meilleur des cas, pour une deuxième place qualificative, la première semblant être réservée d’avance au Cameroun. Mais, les « Lions » ont su déjouer les pronostics et bien mener leur affaire. Absents de la précédente CAN en 2010 en Angola, ils ont l’occasion aujourd’hui de renouer avec le haut niveau. Pour cela, il leur faudra gommer les aspérités notées dans leur jeu lors de leur dernière sortie à Dakar, face au Maroc. Ce jour-là, les spectateurs n’avaient pas reconnu leurs joueurs. Aujourd’hui, ils devront être à la hauteur des attentes et de l’évènement. L’enjeu est important : devenir la première génération de footballeurs à qualifier le Sénégal avant même la fin des éliminatoires ! Le talent y est. Le gros problème reste la manière de faire jouer l’équipe. Mais un point, un tout petit point : ce serait le diable si les « Lions », même dans un jour sans, ne parvenaient pas à le décrocher sur leur herbe…

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Gagner pour se qualifier

Le Sénégal reçoit la Rd Congo, demain samedi à 19h 00 à «Senghor», en match comptant pour l’avant-dernière journée des éliminatoires de la prochaine Can. Un match d’attaque pour les Lions qui devront s’imposer pour assurer leur qualification pour «Gabon-Guinée Equatoriale 2012».

2stv – gagner tel est le leitmotiv des lions du senegal

Du coup, tous les regards sont dirigés vers les coéquipiers en attaque de Moussa Sow, restés deux matches sans marquer le moindre but (Contre Cameroun à Yaoundé et face au Maroc à Dakar). Occasion saisie pour leur donner la parole, avec au bout une promesse de violer à nouveau la cage des Léopards, comme au match aller à Lubumbashi où les hommes de Amara Traoré avaient réussi un retentissant hold up (4-2). MOUSSA SOW : «Rassurez-vous, on ne doute pas !»
«C’est un match que nous jouons pour le gagner. Nous savons que la Rd Congo a de bons joueurs professionnels. Au match aller, on a su être efficaces. On va essayer de faire de même à domicile. C’est vrai que cela fait deux matches qu’on n’a pas marqué. On essaye de se chercher, de faire des combinaisons. Mais il n’y a pas de soucis, car on se connaît bien. Cela fait plusieurs matches qu’on joue ensemble. Après, il ne faut pas tout remettre en cause. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas marqué depuis deux matches qu’il y a plus de pression. Rassurez-vous, on ne doute pas.»


DIOMANSY KAMARA : «On sera prêts !»

«On a une bonne équipe. Tout le monde le sait. Ce n’est pas un hasard si on est premier de notre groupe. On a marqué plus d’une dizaine de buts depuis le début des éliminatoires. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas marqué lors des deux derniers matches qu’il y a un doute. La défaite contre le Maroc va nous booster. C’était un match amical. Mais là, on va jouer le Congo. Un match très important pour nous. Maintenant, on est conscients que le Congo viendra à Dakar pour gagner et se qualifier. Donc, il va falloir qu’on soit sérieux. Je pense qu’on a toutes les chances de notre côté pour réaliser un bon match et se qualifier dès ce week-end. Je pense qu’on sera prêts même si on a beaucoup de respect pour cette Equipe du Congo qui a fait également de bons résultats dans ces éliminatoires. Nos attaquants marquent dans leurs clubs respectifs. On a une équipe qui est en forme. On a réussi à en mettre quatre chez eux, on espère en mettre un ou deux à Dakar. L’adversaire a changé entre temps, c’est vrai, mais on ne se préoccupe pas trop de cela.»

SOULEYMANE CAMARA : «Continuer à travailler devant les buts» 
«Il faut comprendre qu’on ne peut pas marquer à chaque match. Ce sont les réalités du football. On aimerait marquer à chaque fois qu’on est sur le terrain, mais ce n’est pas possible. Maintenant, je pense qu’il faut continuer juste à travailler devant les buts. C’est en répétant les gestes à l’entraînement qu’on va y arriver. C’est ce qu’on essaie de faire depuis qu’on est là. On travaille dur avec le coach pour remporter les trois points de la victoire samedi contre la Rd Congo. On a des attaquants qui sont actuellement en forme. Ils marquent souvent dans leurs clubs respectifs. Donc, je ne vois pas pourquoi cela ne devrait pas être le cas avec la sélection nationale.»

PAPISS DEMBA CISSE : «Le coach va trouver la meilleure formule»
«Je pense que sur les deux derniers matches, on n’a simplement pas eu la chance de marquer des buts. On va essayer de corriger cela. On fait confiance au coach pour cela. Je pense qu’il va trouver la meilleure formule. Il est là pour ça. Il va corriger le petit détail qui nous manque, et Inchallah on va retrouver le chemin des filets. Il n’y a pas de pression. Nous sommes conscients qu’il s’agit d’un match très important. On a bataillé dur pour en arriver là aujourd’hui. Il reste juste un dernier virage à faire. Un nul ou une victoire, peu importe ; l’essentiel, c’est de se qualifier.»

MAME BIRAME DIOUF : «Juste un passage à vide… »
«C’est vrai qu’en ce moment, on manque un peu de réussite. Mais, on travaille beaucoup pour retrouver cette efficacité devant les buts. Je ne pense pas que cela soit vraiment un gros problème. On a les joueurs qu’il faut pour marquer beaucoup de buts. C’est juste un passage à vide qui ne nous inquiète pas trop. C’est cela aussi le football. Il y a des moments où les choses ne marchent pas comme on l’aurait souhaité. Il faut s’arrêter et corriger. Et je pense que le coach est dans cette logique. Depuis qu’on est là, on continue le travail. On est tous gonflés à bloc pour réaliser un bon résultat samedi. Et je crois que la meilleure des manières, c’est de marquer d’entrée. Ce sera un match très difficile. Les Congolais sont physiques. Il va falloir répondre aux duels pour espérer remporter ce match. On a beaucoup à gagner dans ce match. Autant pour la qualification, mais aux yeux de l’opinion, après la défaite contre le Maroc. Une victoire contre la Rdc sera la meilleure manière de prouver qu’on a effectivement une bonne équipe.»

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Les confidences inédites de Armand Traoré : «Ce que je regrette dans ma vie»

Indifférent au tumulte de cet Open press… à l’hôtel Terrou-Bi, en cette matinée de lendemain de fête de korité, le timide jeune homme conserve sa sérénité. Aux côtés de ses coéquipiers, Armand Traoré, l’arrière gauche des Lions du Sénégal trône comme un félin guettant sa proie, à quelques heures du match comptant pour l’avant-dernière journée des éliminatoires de la Can 2012 contre les Léopards de la Rd Congo. Sa deuxième convocation après celle contre le Maroc en amical, le mois dernier. Pour une première, «Senghor» lui avait décerné  des applaudissements nourris pour avoir été un vrai gaïndé sur le couloir gauche. Lui qui fait partie de ces jeunes binationaux à avoir finalement opté de jouer sous les couleurs du pays de la téranga. L’homme est d’un abord facile. «On vous promet un duel sans répit !», lui adresse-t-on. «Sans problème !», répond l’ancien Gunner parti rejoindre, en début de semaine, l’équipe promu, Queens Park Rangers. Et c’est dans la plus grande simplicité qu’il accepte de se prêter au jeu des confidences avec Le Quotidien. De son enfance dans les chauds quartiers parisiens à ses débuts dans le championnat anglais ou ses premières expériences amoureuses, mais surtout de ses tatouages sur les deux avants-bras et le dos, le natif de Châtenay-Malabry dans la région parisienne se raconte.

Qui est Armand Traoré ? 
Armand Traoré est quelqu’un qui est né à Châtenay-Malabry dans la région parisienne et qui a grandi à Suresnes dans le 92, et aussi un petit peu dans 78 à côté de Cergy Pontoise.

Vous êtes en train de citer des quartiers chauds, c’est dans ces milieux que vous avez grandi ?

Oui, on peut dire cela, plus ou moins. Surtout dans le 92, c’est un quartier chaud ; très chaud. Mais dans toute la région parisienne et dans tous les départements, il y a des quartiers chauds.

Qu’est-ce que cela vous rappelle quand vous retournez aujourd’hui dans ces quartiers, l’enfance, l’endroit où vous avez commencé à taper sur un ballon ?

Oui, surtout ça. Parce que mon premier club, c’était Suresnes. Aussi, cela me rappelle de bons souvenirs.

Des potes d’enfance aussi ?

Oui, j’en ai eus. Mais cela fait longtemps que je ne les ai pas revus. Y a mon petit frère qui parle avec certains d’entre eux et ils sont tous en bonne santé.

Comment s’est passé votre adolescence ?

Moi, j’ai quitté la maison familiale à 14 ans pour aller à Monaco. Après, je suis parti à Londres. Je ne suis pas trop resté avec mes parents en fait.

C’était votre choix ou celui de vos parents ?

Ce n’était pas le choix des parents. C’est, si on veut, plus mon choix de vouloir être footballeur. Donc à un moment donné vu que mes parents étaient d’accord, j’étais obligé d’accepter de partir tôt de la maison.

Ça a été difficile de les convaincre ?

Non ! Non ! Ce n’était pas difficile, du tout même.

Est-ce que vous avez fait des bêtises comme d’autres jeunes en fumant un joint par exemple ?

Je ne dirais pas que j’ai touché à la drogue. Par contre, je regrette aujourd’hui d’avoir fait des tatouages.

Pourquoi ? 

J’ai fait des tatouages un peu partout. Dans mon dos, sur les avant-bras…

Ce sont des numéros que l’on voit sur vos avant-bras. Ils signifient quoi ces numéros ?

Les numéros, ce sont les dates de naissance de ma famille. Et ça, ce sont des signes chinois. Mais je n’aime pas parler de mes tatouages parce que c’est une grosse erreur de ma vie.

Vous les avez faits pourquoi alors ? 

Je les ai faits parce que je pense que tout adolescent vit une période un peu folle. Et puis moi, ça s’est passé dans une période de six mois pendant laquelle j’ai tout fait ; puis j’ai arrêté.

Tout ? Quoi par exemple ?

Les boîtes de nuit, les femmes, les sorties, les tatouages et tout ça quoi.

Qu’est-ce qui vous a réellement poussé à faire ces tatouages ?

Je ne sais pas. Parce que j’étais jeune et que je voyais les joueurs de la première équipe d’Arsenal qui avaient tous des tatouages, donc j’en ai faits.

Aujourd’hui, c’est devenu un phénomène très répandu. Est-ce vous pensez en faire d’autres ?

Non, c’est terminé. J’en ai un dans mon dos qui n’est même pas terminé. Et que je ne terminerai jamais.

Des numéros aussi ou de l’écriture chinoise ? 

Ce sont des ailes !

Vous avez voulu prendre votre envol ?

Voila, c’est n’importe quoi !

Et que dites-vous à ceux-là qui en portent sur tout le corps, comme l’international français, Djibril Cissé par exemple ? 

Moi, je n’ai rien à leur dire. Chacun a sa vie et ils en font ce qu’ils veulent.

Quand vous dites que vous fréquentiez les boîtes, c’était tous les jours ?

Oui ! Tous les jours !

Et c’était guidé par quoi ?

Je ne sais pas. Allez demander cela à un jeune d’aujourd’hui, qui à 17 ans, qui a un petit peu d’argent et qui commence à jouer avec l’équipe première d’Arsenal. Allez lui demander de ne pas sortir en boîte. Je crois que c’est difficile.
On est facilement guidé par les nuits folles de Londres, de Paris…
A Paris, je ne suis sorti qu’une fois. C’est tout !

Vous n’allez plus en boîte de nuit ?

J’y vais de temps en temps, mais pas comme avant.

Qui est à l’origine de ce changement, c’est votre femme ?

Elle ? Non, non, non (il insiste). Jusqu’à présent, si je veux sortir, je sors. Ce n’est pas elle qui va me dire si je peux sortir ou pas. C’est plus de ma personne. J’ai décidé d’arrêter en fait.

Votre première petite amie, c’était à quel âge ?

Je ne sais plus. Mais cela devait être à 14 ans quand j’étais à Monaco.

Vous vous rappelez d’elle ?

Si, si (sourire aux lèvres). Je crois qu’elle est devenue miss Nice ou miss Côte d’Azur. Un truc comme ça.

C’était en quelle année ?

Franchement, je ne sais pas.

Votre hobby c’est les femmes, c’est quoi ?

Non, moi j’essaie de m’investir le plus dans ma religion et dans ma famille. Et de temps en temps le cinéma, c’est tout.

Quels sont vos rapports avec les femmes ?

Zéro !

C’est fini maintenant ?

Avant oui ! Mais maintenant, c’est non !

Vous avez décidé que c’était fini à quel moment ?

Quand j’ai rencontré ma femme, il y a 4 ans. J’avais dix sept ans.

Vous avez eu combien de copines avant ?

J’en ai eues oui !  (Il rigole)

Il se dit que vous être sorti avec l’ex-miss Grande Bretagne, Danielle Lloyd…

(Il rigole)

C’était quoi cette histoire ?

Ce n’était rien, c’était une petite histoire. Rien de sérieux !

Juste une aventure quoi…

Oui ! (Il se répète)

Quels sont vos rapports avec vos parents ?

J’ai de très bons rapports avec mes parents. J’essaie de garder de bons rapports avec eux.

Avec votre père ?

Mon père est décédé il y a quelques mois, mais j’avais de bons rapports avec lui.

Avez-vous longtemps vécu avec lui ?

Non, seulement jusqu’à 12-13 ans.

Et qu’est-ce que vous avez retenu de lui ? 

La meilleure chose, c’est sa sagesse on va dire. Il ne s’énervait jamais et c’est quelque chose que j’aimerais avoir en fait.

Et de votre maman, que gardez-vous d’elle ?

Je vais dire la même chose aussi.

Qu’est-ce que vous avez envie de transmettre à vos enfants ?

Hum ! (Il réfléchit) Si je peux les sauver de quoi que ce soit, c’est de faire la prière et d’essayer d’être de bons musulmans, c’est tout.

Quand est-ce que vous avez commencé à pratiquer normalement la religion musulmane ?

Petit à petit ! Quand j’ai rencontré ma femme, j’ai réussi à éduquer ma personne et j’ai commencé à prier petit à petit. C’est venu comme ça.

Vous avez des voitures ?

Oui !

Combien ?

Non, je ne vais pas commencer à vous raconter toute ma vie non plus ! Je ne vais pas vous dire combien de chaussettes j’ai. Et puis vis-à-vis des Sénégalais qui n’ont pas beaucoup de moyens, ce n’est pas bien de parler de mes voitures. Je préfère garder cela pour moi en fait.

Qu’est-ce que vous regrettez d’avoir fait aujourd’hui ?

Comme j’ai dit, ce sont mes tatouages. C’est tout ce que je regrette dans ma vie.

 

 

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Le technicien congolais, Muntubilé Santos, a été choisi pour remplacer Robert Nouzaret à la tête des Léopards de la République démocratique du Congo(RDC), rapporte mercredi le site du Tout-puissant Mazembe .

 

Le sélectionneur des Léopards de la République Démocratique du Congo, Robert Nouzaret, a résilié à l’amiable son contrat, mardi à Kinshasa.

Les Léopards de la RDC affrontent samedi à Dakar les Lions du Sénégal en match comptant pour la cinquième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2012.

Champion d’Afrique 2009 avec les Léopards locaux, Santos Muntubilé revient aux commandes cinq mois après son départ du staff technique. Il était l’adjoint de Robert Nouzaret dont il avait demandé la démission.

’’J’ai été rappelé hier (mardi) dans la soirée pour reprendre mon rôle de sélectionneur des Léopards locaux. Nul n’ignore que notre ossature actuelle est essentiellement constituée des joueurs évoluant au pays’’, a dit Santos.

‘’Je viens à Lubumbashi comme patron du staff avec comme mission de remettre tout en ordre, pour monter une équipe capable de défier les Lions de la Teranga au Sénégal’’, a expliqué le nouveau sélectionneur de la RDC sur le site du TP Mazembe.

Muntubilé Santos a affirmé ‘’connaître bien’’ les joueurs évoluant en sélection avec qui il a remporté le CHAN 2009.

Les locaux sont majoritaires dans l’équipe congolaise avec 19 joueurs (9 du TP Mazembe, 4 de l’AS V. Club, 2 du DCMP et Elima, 1 de Lupopo et Malekesa).

Pour se qualifier à la CAN, la RDC, deuxième du groupe E, doit remporter ses deux dernières rencontres des éliminatoires.

De leur côté, les Lions, leaders de la poule E, se qualifieront à la CAN en cas de victoire ou de match nul face la RDC.

Les Léopards sont attendus jeudi à Dakar.

- Gardiens : Robert Kidiaba(TP Mazembe), Matampi Vumi Ley(DCMP), Dédé Dikilu Landu(TC Elima )

- Défenseurs : Eric Nkulukuta(TP Mazembe), Issama Mpeko(AS v Club), Jean Kasusula(TP Mazembe), Pamphile Mihayo (TP Mazembé), Joël Kimwaki(TP Mazembé), Didi Kitumbo (FC Lupopo), Patou Ebunga Simbi (AS V. Club), Landry Mulembo(Burca Sport/ Turquie)

- Milieux de terrain : Tiko Tsholola (Lokeren/Belgique), DISOSA Masudi (TC Elima), Deo Kanda (TP Mazembé) , Hugues Bédi (TP Mazembe), Walbi Nyemba (As V. Club), Patrick Ilongo (DCMP)

- Attaquants : Patou Kabangu ( TP Mazembe) ,Trésor Mputu (TP Mazembe) ,Daniel Bakongolia (TS Malekesa), Pierre Botayi (AS V. Club), Yves Diba (Najran SC/Arabie Saoudite).

 

BHC/OID

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