cap 21

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 Après plusieurs reports, la Cap 21 a décidé d’organiser une table ronde dans le but d’accréditer la recevabilité de la candidature de Me Abdoulaye Wade, en deux jours. Les dates du 21 et 22 novembre ont ainsi été retenus. Plusieurs experts, favorables à la recevabilité de la candidature de Wade, s’exprimeront.

 

Le Comité scientifique d’organisation de la « Table-ronde sur la candidature du Président Wade », initiée par la Cap 21, a décidé de regrouper ses experts pendant deux jours. Ce, « en raison de la dimension inattendue, et de l’engouement que cette initiative a suscité auprès de grands praticiens du Droit, pour la plupart spécialistes des constitutions africaines

C’est ainsi que le nouveau chronogramme passe de 24 h à 48h et sera organisé les 21 et 22 novembre prochain. « Il prend en compte les agendas nationaux et internationaux des différents panélistes, constitués, au-delà de l’expertise locale, de sommités de la Science juridique, originaires d’Europe, du monde Arabe, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine, du Canada et des Etats-Unis », note le Porte-parole de la Cap 21, Mame Mactar Guèye.

La Cap 21 annonce qu’un accord a été obtenu « pour satisfaire tous les experts, afin de leur permettre à tous de pouvoir élaborer sereinement leurs communications, et de participer pleinement à cette rencontre, qui sera, sans nul doute, historique, par le professionnalisme des participants et la qualité de leurs thèses ».

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Alioune Tine n’était certes pas présent à la grande mosquée de Pikine Gazelle ce vendredi 30 septembre, mais l’imam Massamba Diop a bien réussi à le réconcilier avec Mame Mactar Guèye. D’ailleurs, comme pour montrer que son différend avec le président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho) est derrière lui, le porte-parole de la Cap21 scrute déjà l’avenir.

« Le différend qui opposait Mame Mactar Guèye à Alioune Tine est terminé. Je ne veux plus même en entendre parler. » C’est avec conviction que l’imam Massamba Diop a tenu ses propos vendredi à l’issue de la médiation qu’il avait initiée entre Alioune Tine et Mame Mactar Guèye dont le différend est entre les mains de juge en attendant le procès qui les oppose suite aux propos tenus par le porte-parole de la Cap21 accusant le M23 d’être infiltré par des lobbies homosexuels et maçonniques.

Le président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho) n’était certes pas présent en raison d’une santé, dit-on, délicate, mais il s’est fait représenter par Serigne Moustapha Diagne. Et ce dernier assure : « Alioune Tine est souffrant. C’est un bon croyant qui ne se livre pas à certaines bassesses. »

Pour sa part, Mame Mactar Guèye a, d’ailleurs, tenu à saluer la démarche de l’imam Massamba Diop avec qui il partage l’Ong Jamra. « Il y a eu un choc », admet le porte-parole de la Cap21 qui rappelle que « c’est la vie qui est ainsi faite ». « Alioune Tine a ses convictions et moi j’ai les miennes. Il y avait la paix entre nous jusqu’au 23 juin avec le ticket présidentiel où il y a eu des dérapages dont l’agression d’Alioune Tine », soutient Mame Mactar Guèye. D’ailleurs, il tient à rappeler qu’il fait partie des premiers à dénoncer l’agression du patron de la Raddho avant de lui rendre visite sur son lit d’hôpital. « Maintenant que la page est tournée, que l’on ne s’arrête pas là. Car, il faut que l’on aille avec lui rendre visite à Adama Sow de l’Ong Grave qui est un des nôtres et qui s’active dans la lutte contre la pédophilie. »

« Je crois que c’est extraordinaire quand deux musulmans règlent leurs problèmes d’une manière pacifique. Dieu aime ceux qui pardonnent et leur donne une récompense immense. Aujourd’hui, c’est l’Islam qui est vainqueur, mais non Alioune Tine ou Mame Mactar Guèye », a déclaré, pour sa part, le représentant du président de la Raddho. Et comme pour bénir la réconciliation, des exemplaires du coran ont été remis aux uns et aux autres.

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La paix des braves faite avec le m23 : Mame Mactar Guèye braque ses missiles contre son camp 
La réconciliation entre le M23 et Mame Mactar Guèye a été scellée, hier à la mosquée de Pikine Gazelle. Mais, à causes de quelques ennuis de santé’, Alioune Tine, le coordonnateur du M23, n’a pas pris part à cette rencontre. Présent, quant à lui, Mame Mactar Guèye a ouvert un autre front contre de hauts responsables qu’il accuse de profiter de la vulnérabilité des étudiantes haïtiennes. 

La rencontre organisée, hier, par l’imam Massamba Diop, président exécutif de l’Ong Jamra, pour réconcilier Mame Mactar Guèye, porte-parole de la Cap et Alioune Tine, coordonnateur du M23 a eu lieu, mais sans le secrétaire général de la Raddho. Alioune Tine, qui avait promis d’être présent, a fait faux-bond et s’est fait représenter par Serigne Moustapha Diagne. Ce dernier, qui a parlé au nom du secrétaire général de la Raddho, affirme que Alioune Tine devait être présent à la mosquée de Pikine Gazelle. Mais, c’est à cause de ‘quelques ennuis de santé’ qu’il n’a pas honoré sa promesse. ’Je l’ai eu au téléphone ce matin, il avait promis d’être présent à la prière. Mais, au dernier moment il a dit qu’il ne sentait pas bien’, explique Serigne Moustapha Diagne. Et selon l’imam Massamba Diop, le médiateur, Alioune Tine et Mame Mactar Guèye s’étaient, de vive voix, engagés sur l’honneur à participer, ce vendredi à la prière de la ‘Jumah’, à la grande mosquée de la cité Gazelle de Pikine.

Tir de missiles sur les responsables du pouvoir

En visite à Touba, Mame Mactar Guèye avait accusé le M23, hostile à un troisième mandat de Wade, d’être infiltré par des lobbies maçonniques et homosexuels. Des propos qui ont poussé Alioune Tine à porter plainte contre le porte-parole de la Cap 21. Mais si l’on croit l’imam Massamba Diop, le secrétaire général de la Raddho, en tant que musulman, pardonne et s’engage à retirer sa plainte. ‘Un bon musulman doit savoir pardonner. Deux musulmans qui ont un différend doivent le régler à l’amiable’, prêche Massamba Diop. De son côté, Mame Mactar Guèye se réjouit de cette réconciliation. Il appelle Alioune Tine à tourner cette page et à reprendre la collaboration entre la Raddho et Jamra.

Enfin, dans un autre registre, Mame Mactar Guèye s’insurge contre les pontes sénégalais qui ‘profitent de la détresse des étudiantes haïtiennes pour les inciter à la débauche et à la prostitution’. ‘Chaque vendredi soir, des hauts responsables sénégalais viennent avec leurs voitures rutilantes à la cité Claudel ou au Point E.Ils emmènent ces filles et les ramènent à l’aube’, dénonce le responsable de Jamra, qui promet de saisir, dès le lundi, le président Wade par voie épistolaire pour, dit-il dénoncer ce fait.

Charles Gaïky DIENE

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L’Etat du Sénégal, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, est en train de s’activer pour faire perdre à la Raddho son statut d’observateur d’élections.Une réquisition sera déposée dans les prochains jours au Conseil économique et social des Nations unies.Ce sera pour faire perdre à Alioune Tine et son Ong une manne financière de près de 150 millions de francs. 

La résolution de la dernière réunion de la Cap 21, excluant désormais la Raddho et son président de la mission des observateurs d’élections au Sénégal, n’est pas que du bluff. La mouvance présidentielle et l’Etat du Sénégal vont aller plus loin qu’une déclaration de principe dans leur volonté de casser Alioune Tine et son organisation avant 2012. En effet, apprend-on de source proche du Palais, l’Etat du Sénégal a actionné le ministère des Affaires étrangères pour une plainte contre la Raddho et son patron au niveau des Nations unies.

L’objectif visé est de faire perdre à la Raddho son statut d’observateur auprès de l’Ecosoc (Conseil économique et social des Nations unies à New-york, mais aussi auprès du comité des Organisations non gouvernementales.En plus de faire perdre à Tine son statut d’observateur, l’Etat va appauvrir la Raddho qui se verra délester de 400 000 euros (près de 150 millions de francs cfa) représentant le montant versé aux observateurs d’élections.

Pour arriver à leur fin, l’Etat et la mouvance présidentielle ne négligeront rien. Déjà, nous dit-on, Iba Der Thiam et Me Madické Niang – ministre des affaires Etrangères – sont à pied d’œuvre pour ficeler le dossier contre Alioune Tine. ‘Le grief de l’Etat contre Alioune Tine est le parti-pris d’un superviseur des élections dans le jeu électoral. Pour la candidature ou non de Me Wade, la Raddho est devenue politique et partisane’, renseigne notre interlocuteur qui indique que ‘la récente visite de Alioune Tine au nom du M23 à New-Yok et les déclarations faites à cette occasion vont servir de pièces à conviction pour débarquer la Raddho de son statut d’observateur d’élections au Sénégal.’

Même le dernier texte écrit par Mamadou Diop Decroix et intitulé ‘De quel Sénégal Alioune Tine est allé parler aux Etats-Unis d’Amérique’ pourrait être joint au dossier pour ‘montrer que Alioune Tine est maintenant un arbitre qui tape dans le ballon.’

L’Etat tentera de faire comprendre à ses interlocuteurs aux Nations unies que ‘si Me Wade se présente à la présidentielle, les rapports que Alioune Tine et la Raddho vont présenter seront forcément biaisés et partisans. Voilà ce qui nécessite que cette Ong soit rayée de la liste des observateurs’.

La même source précise que Alioune Tine sera bientôt convoqué et entendu par les Nations unies sur son engagement dans le M23 ‘contre un troisième mandat’ de Me Wade en 2012.

Ce lundi, la Cap 21, disait tirer les conséquences ‘des actions partisanes, menées par Alioune Tine et le parti de la Raddho, en France et aux Etats-Unis, à la tête du M23.Et que la mouvance présidentielle ‘considère que, en étant, désormais, juges et parties, ils ne peuvent plus exercer les fonctions d’observateurs impartiaux, à quelque élection que ce soit’. Non sans inviter le gouvernement à ‘tirer les conséquences de cette situation’. Ce qui sera bientôt fait.

Georges Nesta DIOP

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    La Cap 21 suspend ses relations de travail avec la Rencontre Africaine des droits de l’homme (Raddho). L’information est contenue dans un communiqué qui est parvenu hier, mercredi 7 septembre, à notre rédaction.

    Selon son coordonnateur, le professeur Iba Der Thiam: « après avoir adhéré au mouvement du 23 juin (M23). Un mouvement politique d’opposition et en y jouant un rôle extrêmement important en offrant ses locaux, son personnel et ses moyens à ce mouvement d’opposition, ainsi que l’intégralité des revendications antidémocratiques et surréalistes d’un M 23 en plein désarroi, depuis la manifestation de 3 millions de personnes du 23 Juillet 2011, d’une part, confortée, d’autre part, par l’accueil mémorable de plus d’1 million 500 mille personnes venues répondre à l’appel du Khalife Général des Mourides, le 29 Juillet 2011, dans sa capitale, consolidée enfin, par le succès éclatant des effets annihilant de la visite faite à Touba par la CAP 21, le 07 Août 2011, auprès du même Guide religieux.

    Qu’en refusant de dénoncer les propos outranciers d’un membre du M 23, qui traite, dédaigneusement, les 5 Sages du Conseil Constitutionnel, de « Yao NDRE » et provoque notre vaillante Armée Nationale, par des accusations inacceptables, nous avons décidé de sursoir nos activités avec la Raddho.»

    Par ce geste, la Cap 21 a condamné cette nouvelle orientation du nouveau parti dénommé Radhho, ainsi que la ligne politique suivie par son coordonnateur Alioune Tine et a dénoncé son comportement « partisan et subversif devant l’opinion nationale et internationale ».

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      Les souteneurs du président de la République estiment avoir mouillé le maillot sur la VDN, le 23 juillet dernier, tant et si bien qu’ils ont accueilli de «nouveaux partisans». A l’étroit dans leurs tuniques «Cap21» et «AST», ils s’attèlent à la mise en place d’un mouvement plus vaste. Que vont devenir la Cap21 et l’Alliance Sopi pour Toujours ?

      La mobilisation des Libéraux, alliés de la mouvance présidentielle et citoyens non affiliés à ces cadres politiques a donné des idées à la Majorité. «L’arrivé impressionnante de ces nouveaux partisans, a convaincu la Majorité présidentielle de la nécessité de porter sur les fonts baptismaux un nouveau cadre d’unité, reflétant de manière plus adéquate la nouvelle donne politique, que notre pays a vécu sur la VDN le 23 juillet dernier», lit-on dans un communiqué reçu à notre Rédaction et signé du Comité d’initiative.

      Cette mobilisation est un signal à percevoir dans sa vraie dimension politique, selon les partis qui soutiennent l’action du président de la République, Me Abdoulaye Wade : une massification. «La déferlante humaine qui s’est exprimée ce jour-là à Dakar, par sa massivité et sa diversité, a majoré le camp du Sopi de forces additionnelles, provenant aussi bien de coalitions de partis indépendants que de différentes couches sociales qui hésitaient encore à s’engager politiquement ; faisant ainsi éclater tous les cadres unitaires préexistants, qui avaient, jusque-là, regroupé l’ensemble des partis alliés de la Majorité», estiment les auteurs de ce document.

      Les cadres devenus étroits, il urge donc de mettre en place une organisation qui ait la capacité d’accueillir les «nouveaux partisans» de Me Wade. La réunion constitutive du nouveau mouvement aura lieu ce mardi, à 10 heures, au Méridien Président. Cette rencontre sera suivie d’un point de presse de restitution dans l’après-midi, à 17 heures.

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        Les ex agents de l’ex-Sias ont suspendu, mardi 30 août, leur grève de la faim, suite à une médiation du coordonnateur et du porte-parole de la Cap 21, Iba Der Thiam et Mame Mactar Guèye. « Informés par les correspondants de presse de la Banlieue de la détresse de ces vingt-deux hommes et seize femmes, affaiblis par six jours de grève de la faim, et qui paraissaient abandonnés à eux-mêmes, les deux responsables de la Cap 21 ont été, sur insistance du Pr Iba Der Thiam, reçu nuitamment au Palais de la République, où le chef de l’Etat, en dépit des préparatifs de son voyage, pour la Conférence internationale sur la Libye, devant se tenir à Paris, a eu l’amabilité de les recevoir, sans protocole, pendant plus d’une demi-heure », relève un communiqué de presse en date du 30 août.

        La source indique : « Très sensible au sort qui est fait à ces agents, le Président a, séance tenante, remis une enveloppe de 20 millions de francs, destinés aux grévistes de la faim, pour leur permettre de passer en famille la fête de la Korité, dans la dignité ». De mesures ont été prises à l’issue de cette séance de travail, après dit-on, des liaisons téléphoniques du Président de la République avec certaines autorités de l’Etat, auxquelles des instructions fermes ont été données.

        C’est ainsi que « la nouvelle société de nettoiement, Soprosen, qui va démarrer dans quelques semaines ses activités, va accorder des priorités d’embauche aux agents de l’ex-Sias » et « Ceux d’entre ces derniers qui souhaiteraient plutôt se reconvertir dans l’agriculture, seront soutenus pour disposer de matériels agricoles, de semences et d’engrais ».

        Quant au reliquat financier que l’Etat reste devoir aux agents, et qui est à l’origine de leur mouvement de grève, « le Président a programmé, à son retour de voyage, une séance de travail avec les autorités gouvernementales concernées, aux fins de mettre en œuvre un moratoire devant résorber progressivement, et définitivement, ledit reliquat ».

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        Mame Mactar Guèye est convoqué devant le juge le 22 septembre 2011, devant le tribunal correctionnel de Dakar.Le porte-parole de la Cap 21 est ainsi appelé à fournir la preuve de ses accusations selon lesquelles des lobbies homosexuels et maçonniques sont derrière le mouvement M23.La plainte émane des avocats de ce mouvement. 

        Le jeudi 22 septembre 2011 sera la date d’ouverture du procès pour diffamation opposant le mouvement du 23 juin (M23) au porte-parole de la Cap 21. Mame Mactar Guèye doit fournir des preuves irréfutables pour échapper à une condamnation, face au délit de diffamation pour lequel il est traîné en justice. Le porte-parole de la Cap 21 est rattrapé par ses déclarations incendiaires faites de Touba, lorsqu’il accusait le M23 d’être infiltré par des lobbies homosexuels et maçonniques. C’était lors d’une audience que le Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Moukhtar Mbacké, avait accordée à la mouvance présidentielle. La plainte a été l’œuvre du collectif des avocats du mouvement du 23 juin, avec notamment Mes Aly Kane, El Hadj Diouf, Demba Ciré Bathily.

        Si cette affaire est transférée sur le terrain judiciaire, c’est parce que toutes les médiations entreprises par de bonnes volontés (Jean Paul Dias, Pr Babacar Guèye et autres) n’ont pas enregistré les résultats escomptés. Le M23, avec notamment son coordonnateur, Alioune Tine, par ailleurs président de la Raddho, est déterminé à aller jusqu’au bout pour que Mame Mactar Guèye exhibe les preuves de ses allégations. Cette affaire est le combat de toutes les organisations de promotion et de défense des droits de l’homme.

        Hormis la Raddho et le M23, la Ligue sénégalaise des droits humains s’est aussi approprié le combat. Son coordonnateur, Me Assane Dioma Ndiaye estime que l’objectif recherché à travers cette citation directe est d’épuiser un débat que le porte-parole de la Cap 21 entretient depuis deux à trois ans.

        ‘Aujourd’hui, l’opportunité lui est offerte d’apporter la preuve de ses allégations graves dirigées contre les organisations des droits de l’homme. S’il n’a pas de preuve, que ce débat soi clos et que l’on s’attaque à l’essentiel qui concerne la pérennité de la République et le respect de la Constitution’, précise l’avocat.

        Les accusations de Mame Mactar Guèye comme quoi le M23 serait infiltré par des lobbies maçonniques et homosexuels ont fortement enregistré la réprobation de nombre de Sénégalais. Ces derniers s’indignent de tels propos jugés indécents, tenus dans la maison de l’autorité religieuse de la ville sainte de Touba et dirigés contre d’honnêtes citoyens dont le seul tort est de vouloir empêcher une troisième candidature du président Wade. ‘Ces propos sordides ne méritaient vraiment pas de l’attention. Ils sont gratuits et méprisants. Mais, nous n’allons pas laisser passer. Nous sommes allés à Touba pour dire une seule chose : Wade n’a pas droit à un troisième mandat et nous allons tout faire pour l’en empêcher. Ces propos de caniveaux, orduriers et indécents ont été tenus dans le périmètre de la ville sainte. Nous n’excluons pas de prendre des mesures légales contre ces propos calomnieux qui sont constitutifs du délit de diffamation’, avertissait Alioune Tine de la Raddho, tout au début de cette affaire.

        Pape NDIAYE

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          La guerre de succession ouverte en vérité depuis le 19 mars 2000 au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds), s’emballe à six mois de la présidentielle. Les masques tombent. Si certains brident encore leurs ambitions, d’autres cherchent à prendre au contraire les devants en portant les premiers coups. Dans ce contexte, les clans qui se font et se défont au gré des alliances et mésalliances libérales, s’entredéchirent. La bataille fait rage devant un arbitre de plus en plus impuissant et dépassé. Personne n’entend cependant, faire la courte échelle au fils. Une situation grosse d’une crise de régime avec un Mamadou Seck, « Joker » pour Wade et cible pour les conspirateurs libéraux ?.

          Me Wade, le candidat déclaré de la mouvance présidentielle à sa (re) succession voit sa prétention récusée par toute l’opposition et par des pans entiers de la société civile pour cause d’inconstitutionnalité. Si au sein de sa formation politique, le Parti démocratique sénégalais (Pds) et dans son camp : l’Alliance Sopi pour toujours et la Cap 21, on s’accorde publiquement à défendre cette « curieuse » candidature controversée, à six mois de la présidentielle, la guerre de succession y fait rage néanmoins. Les masques tombent. Les clans qui se font et se défont au gré des alliances et mésalliances libérales, s’entredéchirent.  Il ne se passe pas un jour, sans que la plupart des responsables libéraux s’entredéchirent. Invectives, dénonciations publiques, petites phrases assassines, déballages, tous les coups sont permis pour « terrasser » l’adversaire et succéder au Vieux. Les clans se forment et se défont dans un tel contexte.

          Un ministre d’Etat, auprès du président de la République qui s’en prend ouvertement au Président de l’Assemblée nationale, Mamadou Seck accusé de marcher « masqué ». Un Premier ministre qui lui fait écho en traitant le même président de l’Assemblée nationale pourtant de leur bord, de « machin ». Si cela n’augure pas d’une crise du régime, cela lui ressemble assurément. Invité par le « frère » Secrétaire général national du parti, Abdoulaye Wade en personne, à conduire les opérations de renouvellements des instances de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl) et celui du Mouvement des femmes libérales entre autres tâches importantes, Mamadou Seck a pris du galon au point de passer pour un véritable n° 2 qui ne disait pas son nom. Un numéro 2 qui, malgré sa suppression de la « Nomenklatura » libérale aux départs successifs d’Idrissa Seck et de Macky Sall, n’en était pas moins nécessaire pour la marche et la gestion du parti. D’aucuns ont tôt fait de voir déjà en lui le nouvel homme de confiance du président Wade.

          Mamadou Seck, l’homme à abattre

          Une position également raffermie par les vives félicitations du chef de l’Etat et du Pds à l’issue des opérations de renouvellements des instances de l’Ujtl, même si on a dénoncé dans certains cercles libéraux et pas des moindres, « une parodie électorale» au profit du nouveau leader des jeunesses libérales, Bara Gaye estampillé Génération du Concret. Il se rapporte également que le maire de Mbao, avait été pressenti parmi les colistiers possibles du candidat Wade dans le cadre du projet du ticket présidentiel étouffé dans l’œuf par le Mouvement du 23 juin. Même si d’autres comme lui étaient dans cette short-list présidentielle, on semble lui reprocher sa position privilégiée au près du chef. Il est aujourd’hui dans le collimateur de certains de ses frères de parti. Il semble également faire les frais d’une relative indépendance vis-à-vis du  ministre d’Etat Karim Wade.

          Dans le camp de ce dernier en effet, on lui reprocherait une certaine ingratitude à l’encontre du leader de la Génération du concret.  Pour ce camp, Mamadou Seck qui certes, doit au chef de l’Etat sa fulgurante ascension au sein des institutions et des instances du parti, est aussi redevable à Karim Wade qui ne s’est pas opposé à cette ascension s’il ne l’a pas encouragée. Alors, le président de l’Assemblée nationale ne doit pas attendre des « ordres » de ce dernier, il se doit de les devancer. En ne prenant même pas ses ordres, il donne l’impression de vouloir s’affranchir et de ne rouler que pour lui, alors il devient un potentiel adversaire. A  abattre donc. Une situation qui expliquerait la « neutralité », voir l’encouragement tacite du camp du Fils devant les attaques de plus en plus virulentes des adversaires déclarés du maire de Mbao.

          Ces derniers qui n’ont pas manqué de se saisir de la contestation d’une frange des jeunes libéraux contre le verdict des renouvellements de leurs instances, ne veulent pas le voir conduire le renouvellement des instances des femmes libérales ainsi que recommander pourtant par le patron du parti.  Ils ont ainsi dénoncé un parachutage et ont indexé Mamadou Seck qui aurait roulé pour eux pour le candidat de Karim Wade et risquerait par conséquent d’en faire de même pour les femmes. Mme Aminata Lô qui lui dispute le leadership libéral en banlieue, parlant du renouvellement de la direction des jeunesses libérales de lancer : «  ces renouvellements ont été tout sauf démocratiques ». Elle gagne des galons aussitôt.

          Un réaménagement ministériel inattendu, la fait passer des Relations avec les Institutions à un ministère plus important budgétairement, celui de  l’Action sociale et de la solidarité nationale préalablement occupé par sa sœur libérale « mbouroise », Thérèse Coumba Diouf. Un rééchelonnement qui la venge aussi « d’un micro coupé » lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale où elle s’est offert la prérogative d’intervenir dans un débat qui n’était point le sien. Une promotion ressentie comme une opération destinée à affaiblir le président de l’Assemblée nationale en attendant l’estocade finale. Son camp n’entend pas laisser « égorger » son leader sans réagir vigoureusement et le fait savoir bruyamment.

          Chacun pour soi, tous contre Karim

          La guerre des tranchées fait rage. Même si le leader libéral jusqu’ici de la Banlieue, victime de la confiance affichée de Wade fait l’objet d’un tir groupé de la part de certains de ses frères et sœurs de parti qui laissent croire qu’il est l’homme à abattre actuellement, il n’en demeure pas moins qu’une guerre sans merci se mène entre tous les camps libéraux. Dieu sait qu’ils sont nombreux.  Au « clan » de Président du Sénat, Pape Diop où on loge le ministre d’Etat, Samuel Sarr, le ministre chef de cabinet, Pape Samba Mboup, celui de la Justice, Cheikh Tidiane Sy et d’autres militants libéraux du temps des braises, faut-il opposer celui du Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye dont certains de ses partisans pensent qu’il n’y a pas de raison qu’il ne joue pas un rôle à la dimension de ses prédécesseurs, Idrissa Seck et Macky Sall qui entendent briguer le suffrage de leurs concitoyens le 26 février prochain, ou celui du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom moins bruyant pour l’heure mais qui n’en a pas moins des ambitions. Ou encore celui de l’axe Saint-Louis-Dagana constitué par le duo Ousmane Masseck Ndiaye-Oumar Sarr qu’on dit complices.

          Tous ces camps et d’autres moins distincts font face cependant à celui du fils. Même si c’est un chacun pour soi dans cette bataille, ils ne s’accordent que sur une seule chose : tous contre Karim Wade. Malgré le fait que l’on cherche à bien cacher son jeu, en faisant acte d’allégeance au ministre d’Etat, ministre des Infrastructures, de la coopération internationale, de l’Energie et des transports aériens (Ouf !), on n’en travaille pas moins à lui faire sa « fête ». A la première occasion la meute se jettera sur lui. Espérons que le Conseil constitutionnel n’en fournisse l’occasion en invalidant la candidature de son père. Le Pds comme pris de convulsions dans sa dance du ventre, écartelé entre courtisanerie alimentaire et ambitions inavouées et inavouables s’entredéchire entre ses différents camps de conviction fébrile devant le regard impuissant d’un arbitre dépassé qui semble incapable d’endiguer la crise.

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          L’identité d’un des panélistes devant animer la table-ronde de la Cap 21 du 3 septembre prochain aux fins de démontrer la recevabilité de la candidature de Me Wade, « notamment celle du professeur Moustapha Sourang, dont la Presse a parlé, n’avait été avancée que par référence à la position qu’il avait eu à exprimer librement lors du Comité directeur du Pds (position dont la Presse s’était, à l’époque, fait l’écho) et qui faisait notamment référence au consultant juridique français, Guy Carcassonne, commis par un des candidats à la Présidentielle de 2012, et dont le professeur Sourang avait révélé, lors dudit Comité, être justement un promotionnaire », souligne un communiqué de presse daté du 26 août portant la signature de Mame Mactar Guèye, porte-parole de la Cap 21.

          Ce dernier dit avoir « personnellement essayé plusieurs fois d’entrer en contact avec le susnommé, avant les éditions d’information des radios, et avant la parution des journaux, pour lui expliquer les circonstances dans lesquelles son nom avait été avancé. Ce fut malheureusement sans succès ». Et explique que ce « n’était donc nullement dans l’intention des promoteurs de cette Table-ronde d’anticiper sur la phase de validation, par la Conférence des Leaders, des propositions faites par le Comité scientifique, dont la 1ère réunion n’avait été convoquée que pour le vendredi 26 août, à 11h ».

          Par ailleurs, la source indique « qu’une liste, elle aussi, provisoire, de panélistes (plus d’une vingtaine d’experts locaux et étrangers) avait été suggérée, séance tenante, et ne devait être portée à l’attention de l’opinion publique qu’en temps opportun ».

          Ce n’est qu’au sortir de la réunion indiquée, que la Comité Scientifique soumettra ses propositions à la Conférence des Leaders, laquelle a seule autorité pour valider la liste définitive des participants, renseigne le communiqué.

          La source indique que de « nouveaux experts, nationaux et étrangers, continuent de manifester le désir de participer à la Table ronde, par mail et par contacts téléphoniques, allongeant ainsi la liste initialement ébauchée ». Et de soutenir que cela « est plutôt de très bon augure, et diffère totalement de certaines élucubrations, ne reposant sur aucun fondement ».

          Rappelons que c’est à l’issue de sa réunion extraordinaire du mardi 23 août , que la Conférence des Leaders de la Cap 21 avait rendu publique une déclaration relative à la tenue prochaine d’une Table-ronde, devant regrouper d’éminents juristes, aux fins « d’édifier l’opinion nationale et internationale sur la parfaite recevabilité de la candidature du Président Abdoulaye Wade » . Cela « en guise de réplique à la démarche récemment initiée par le M23, sur la base d’un argumentaire subjectif, politicien et plein de faiblesses sur le plan scientifique », souligne le communiqué.

          Un Comité scientifique d’organisation provisoire, comprenant des leaders de partis de la Mouvance présidentielle, de la Cellule initiative et stratégie, Cis, des cadres libéraux spécialistes du Droit et de l’Alliance panafricaniste, constitué sur la base du volontariat, avait aussitôt été mis en place, note la source.

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