France

0

Lecture publique de La princesse de Clèves, à Nancy le 19 mars 2009 (photo d'illustration)
Lecture publique de La princesse de Clèves, à Nancy le 19 mars 2009 (photo d’illustration) | MAXPPP

À partir du 1er janvier 2012, les étrangers candidats à la naturalisation devront prouver leur maîtrise de la langue française pour obtenir la nationalité. Le décret d’application de la loi Besson sur l’immigration, votée en juin 2011, est paru au Journal Officiel mercredi.

La proposition figurait dans un rapport de Claude Goasguen, député UMP de Paris connu pour ses prises de position bien à droite
.

Chaque année, environ 110.00 personnes seront concernées. Les candidats à la naturalisation par décret (90.000 personnes en 2010), ou par mariage (20.000), devront prouver qu’ils ont le niveau minimal requis : celui d’un élève en fin de troisième. Ils devront être capable de « prendre part à une conversation » et de « s’exprimer oralement en continu », le décret n’oblige pas à savoir écrire le français, ni même à savoir le lire.

Entre 40 et 100 euros

Jusqu’à présent, « le niveau de langue était apprécié par un agent de préfecture lors de ‘l’entretien d’assimilation' », rappelle Les Echos. Désormais, le candidat devra fournir un diplôme attestant de sa connaissance linguistique (le brevet des collèges, le CAP, le BEP, ou un diplôme de français langue étrangère).

Autre solution, fournir une attestation de niveau de langue, délivrée par des organismes agréés par le ministère de l’Intérieur. Cette attestation valable deux ans sera à la charge de l’étranger et coûtera entre 40 et 100 euros indique le quotidien. Ça tombe bien, le ministère de l’Intérieur va lancer un label « français langue d’intégration » au printemps 2012 pour structurer le marché des formations en langue.

Le gouvernement consacre 60 millions d’euros à l’apprentissage du français et plus largement à une meilleure intégration des étrangers selon Les Echos.

Sources : Les EchosLe Figaro via lepost.fr/

0

Les résultats du premier tour de la primaire socialiste en France se profilent avec de plus en plus de netteté. Selon les dernières estimations François Hollande arrive en tête avec environ 39% des voix. Martine Aubry prend la deuxième place avec 30,6%. Et puis la surprise de cette primaire socialiste, c’est l’arrivée en troisième position d’Arnaud Montebourg avec 17% des voix. Ségolène Royal, elle, n’arrive qu’en 4ème place avec 7%. Tout repose désormais sur les reports de voix entre candidats pour le second tour qui a lieu le 16 octobre.

Une confirmation pour ce premier tour d’élection du candidat du Parti socialiste pour le scrutin présidentiel de 2012 : François Hollande arrive bien en tête. Malgré les appels à la méfiance de certains, comme Ségolène Royal, vis-à-vis des instituts de sondage, c’est bel et bien François Hollande qui prend la tête du scrutin. Mais l’écart avec Martine Aubry est moins important que prévu.

Au-delà de cette confirmation, une surprise vient bouleverser le scénario de cette primaire socialiste. Les 17% d’Arnaud Montebourg créent la surprise. Il se taille ainsi une place de choix, loin devant Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet. La campagne d’Arnaud Montebourg autour du thème de la démondialisation prend donc un tournant inattendu puisqu’il va falloir compter désormais avec les voix de cet élu de Saône-et-Loire.

Tout réside désormais dans le report des voix entre candidats. Manuel Valls, arrivé en cinquième position toujours selon les dernières estimations, a déjà appelé à un « large rassemblement derrière François Hollande ». Ségolène Royal, marquée par un résultat qu’elle a elle-même qualifié de « décevant malgré une magnifique campagne » a déclaré qu’elle donnerait « très prochainement des indications à ses électeurs » en vue du second tour. Arnaud Montebourg qui a pris très brièvement la parole rue de Solférino, ce dimanche 9 octobre au soir, n’a pas donné de consignes de vote pour le second tour. Mais le sujet devrait être débattu en début de semaine avec son équipe de campagne. Et si pour le député de Saône-et-Loire, « le vainqueur ce sont les primaires », nul doute que sa parole pèsera dans le résultat du second tour.

rfi.fr

1

Interdire totalement la prostitution. La réflexion est lancée au pays de Nicolas Sarkozy. Deux députés (socialiste et UMP) ont annoncé que l’Assemblée nationale devrait en débattre en novembre prochain. Et si le Sénégal passait à l’action ?

Est-on en droit de parler d’une stigmatisation des prostituées en France ? C’est en tout cas ce que pense le Syndicat des travailleurs du sexe qui n’a pas manqué de manifester devant l’Assemblée nationale française. En effet, selon des informations relayées par le site MSN, les membres de ce syndicat dénonçaient «la propagande sexiste et moraliste du lobby européen des femmes qui a présenté à l’Assemblée nationale une vidéo dans laquelle un «homme prostitué enchaîne les passes avec en voix off un message percutant : si dix fois par jour je devais avoir des relations sexuelles avec des inconnues pour vivre, après combien de fois aurais-je la nausée? Sans doute dès la première. C’est pourtant ce que vivent chaque jour les personnes prostituées. La prostitution, c’est de la violence. Moi, je ne veux pas en être complice. Et vous?».

Point de départ de la proposition de deux députés. Il s’agit de la socialiste Danielle Bousquet et du député UMP Guy Geoffroy qui préconisaient de l’aide aux prostituées, de la prévention mais aussi la pénalisation du client. Occasion pour demander que la France réaffirme «sa position abolitionniste» comme rapporté par le site MSN. Démarche risquée à l’approche d’une présidentielle où Nicolas Sarkozy est dans le doute après la montée en puissance de la gauche française lors des dernières sénatoriales. Seulement, est-il possible que le Sénégal imite la France en lançant une large réflexion pour voir les voies et moyens à mettre en œuvre pour amoindrir le choc de la prostitution, participant de manière active à la dégradation des mœurs.

Mieux, il s’agit d’un pays dominé par les musulmans (90 % : ndlr), mais qui fait face à la montée en puissance de la prostitution. Même si la prostitution des mineures est formellement interdite sous nos tropiques, il apparaît clair que la loi qui régit la prostitution au Sénégal ne se prête plus aux réalités avec de textes obsolètes, dépassés qui ne s’adaptent plus à la réalité quotidienne du moment. Ceci, comme le soutenait le juriste Jérôme Bougazelli en 2007, consultant dans le cadre de la prise en charge des travailleuses du sexe face à la pandémie du VIH/Sida.  Mieux, il est indiqué que la loi de 1968 ne tient pas compte de la baisse de l’âge du rapport sexuel chez les jeunes. Car, elle fixe l’âge d’enrôlement, mais reste muette sur l’âge limite d’exercice de la prostitution. Conséquences, il y a des prostituées de tous les âges au point de créer plus de risques sur la propagation de pandémies comme les MST/ VIH-SIDA. Ce qui est certain, il est opportun que le Parlement se penche sur le sujet pour protéger les couches les plus défavorisées, plus exposées au risque d’embrasser le plus vieux métier au monde.

 

0

La Sénégalaise Sarkozyste, Maty Diouf, concentre actuellement les attaques de l’extrême droite et a su, également, se faire accepter par une ville schizophrène, Nice, où elle est conseillère municipale. L’histoire de Maty, indique l’hebdomadaire «Jeune Afrique», c’est un conte de fées franco-sénégalais.

Maty-diouf

Après la mort de son père, qu’elle n’a pas connu, Maty s’est rendue en France avec sa mère, Thérèse Dias, issue d’une famille Cap-Verdienne pauvre et catholique. A l’âge de 23 ans, Thérèse perd son mari, un vieux riche, plus âgé qu‘elle et qui l’a épousée comme quatrième femme.

Même après quelques années, les drames ont continué à secouer Maty, avec la mort de son premier enfant qui avait juste 14 mois. «Ces difficultés m’ont rendue plus forte. Je ne suis pas de ceux qui se lamentent de leur sort», lit-on dans «Jeune Afrique». Ainsi, elle rentre au Sénégal, plus précisément en Casamance, ce qui l’a fait renaître, affirme-t-elle.

A son retour en France, elle crée une association pour venir en aide aux mères célibataires du Sénégal. Suite à sa rencontre avec le directeur de cabinet d’Estrosi, Maty se fait remarquer quelques mois plus tard avec une proposition d’intégrer la liste des Municipales.

Lors de sa première rencontre avec ce directeur, Estrosi lui a glissé : «il nous faut notre Yama Yade». Mais, elle se sentait plus proche de Fadela Amara, une autre ex ministre de Sarkozy.

Des initiatives qui lui ont valu des attaques sont «les journées du mieux vivre ensemble» qu’elle a montées et qui lui ont coûté de parcourir les quartiers de Nice pour s’adresser aux jeunes désœuvrés et proposer au maire de commémorer l’abolition de l’esclavage.

L’extrême droite niçoise en a fait sa tête de turc depuis qu’elle a déclaré être «une citoyenne du monde». Elle assume, indique «Jeune Afrique» : «Je sais d’où je viens. Je suis profondément Sénégalaise et fondamentalement Française, Niçoise». Une Rama Yade en puissance, qui veut faire son trou en France.

Source : Jeune Afrique via lesenegalais.net

0

En clôture de la 6e journée de Ligue 1, l’Olympique Lyonnais s’est imposé face à l’Olympique de Marseille (2-0), avec deux réalistations de Gomis et Bastos. Les joueurs de Rémi Garde prennent les commandes du Championnat de France et plongent les Phocéens à la dernière place. Splendeur et décadence.

Lille – Sochaux (2-2) : buts et résumé vidéo
Réduits à 10, les Lillois ont cru longtemps à la victoire, jusqu’à l’égalisation tardive de Privat.

szólj hozzá: L2-2S

0

Les bacheliers non-voyants qui avaient organisé récemment une grève de la faim pour demander à bénéficier, au même titre que leurs camarades voyants des bourses pour l’étranger, ont finalement obtenu gain de cause. Bien qu’ils aient déclenché leur mouvement juste à la date de clôture des demandes de bourses étrangères, certaines chancelleries ont tout de même commencé à se manifestées pour aider les autorités à leur trouver une solution dans le cadre de ce qu’on appelle des « bourses extra temporelles ».

C’est le cas notamment de l’Ambassade de France qui aurait accepté d’accorder une dérogation spéciale en faveur de certains bacheliers non voyants pouvant intégrer des écoles françaises, selon une source proche du cabinet du ministre de l’éducation. Celle-ci indique que l’Ambassade de France a accordé 48heures de délai pour la signature des requêtes de bourses destinées aux aveugles.

Idem pour l’Ambassade de l’Inde dont le pays accorde chaque année, dit-on, près de 45 bourses mais dont seule une dizaine est à chaque fois pourvue.

La coopération de ce pays se dit ainsi disposée, à revoir ses formules pour allouer les 37 bourses restantes aux jeunes bacheliers aveugles du Sénégal. Cette information a été portée hier jeudi, de sources concordantes, à l’attention des concernés au cours d’une audience que le ministre Kalidou Diallo leur a accordée hier, jeudi, dans ses bureaux. Une rencontre au cours de laquelle il a été également beaucoup question de la situation de l’Institut National d’Etude et de Formation des Jeunes Aveugles (INEFJ) qui a besoin d’être rénové et mieux équipé.

Auparavant des élèves du même Institut qui avaient rencontré hier mercredi, Amadou Tidiane Ba, ministre de l’enseignement supérieur ont été informés de la décision d’accorder à 11 d’entre eux, des bourses pour des études à l’étranger.

Rappelons que le ministre de l’enseignement supérieur qui était très surpris par la grève des non voyants que avait laissé entendre c’est la première fois que se pose la question de l’orientation d’aveugles. C’est pourquoi, semble-t-il, il a fait instituer, cette année, à l’UCAD, une commission pour l’octroi des bourses aux bacheliers non voyants. Selon lui, les bourses étrangères dont on parle ne concernent que les bacheliers qui cherchent une pré-inscription à l’extérieur’’ dont une centaine d’entre eux auraient écrit au chef de l’Etat pour lui demander son intervention.

0
La campagne pour les élections primaires au sein du Parti socialiste français ont démarré. Les partisans de François Hollande, candidat à ces primaires socialistes, sont déjà à pieds d’œuvre pour soutenir leur candidat. En effet, ils organisent une réunion de lancement de leur campagne, ce samedi, à la Maison du Parti socialiste sénégalais.

La campagne pour les primaires au Parti socialiste français se prolonge jusqu’à nos murs. Dans le cadre de ces primaires, le comité sénégalais de soutien de François Hollande, candidat aux primaires socialistes en France, organisent ce samedi à partir de 10 heures, une réunion de lancement de leur campagne à la maison du Parti socialiste sénégalais. Cette initiative est prise après le passage de Martine Aubry, rivale de Hollande à la course pour la candidature du Ps français à la prochaine élection présidentielle de 2012 en France. Lors de ces primaires qui se déroulent les 9 et 16 octobre prochains, pourront voter tous les français, les binationaux et les étrangers membres du Parti socialiste.

Organisé sur le modèle italien, ce processus de désignation a pour enjeu de mobiliser très largement l’électorat de gauche et voir la gauche française remporter la prochaine élection présidentielle en avril 2012.

0

Hugeux Vincent – Sorciers blancs (Les) Enquête sur les faux amis français de l’Afrique
Documents

Des sorciers blancs pas très clairs, des journalistes marron ou grisés, des profs de droit aux noirs desseins : cette enquête est un périple au royaume coloré des faux amis français de l’Afrique. Ces experts, tantôt illustres, tantôt méconnus, qui prétendent servir le continent et se servent de lui pour mieux doper leur ego, leur carrière ou leur compte en banque.

Car l’Afrique, trop aimée pour n’être pas mal aimée, rend fou. Bien peu de ceux qui s’y aventurent échappent au virus : il est tellement facile, en apparence, d’y jouer les conseillers de l’ombre, les faiseurs de rois, les Machiavel tropicaux, les magiciens constitutionnels ; et l’on y rapièce tant d’ambitions effilochées sous nos frimas…

Par chance, les sirènes africaines envoûtent souvent des personnages au destin romanesque. On croise donc au fil des pages d’étranges pèlerins, escrocs de haut vol et gourous blancs, dont certains hantent aussi depuis des lustres la scène politique, juridique et médiatique hexagonale. Beaucoup, d’ailleurs, se sont cassé les dents sur l’Afrique, cet autre bûcher des vanités.

Grand reporter au service Monde de L’Express, familier du continent noir, l’auteur pimente de scènes vues et de portraits un récit nourri des confidences glanées à la faveur de près de 80 entretiens.

Un réquisitoire ? Bien sûr. Mais le ton est plus ironique que véhément, plus amusé qu’amer. Pour autant, ce voyage ébauche en filigrane l’acte de décès d’un lien archaïque entre la France et les potentats qui régentent encore son ancien empire colonial.

Parution : 2007 – 342 pages – 13,5 x 21,5
Code ISBN : 978-2-213-62698-7:
Code Hachette : 3528981

[extrait] LA CÉCITÉ DES VIGIES

Où l’on voit un Fenech et quelques renards des prétoires regarder d’un oeil distrait l’Afrique au fond des urnes …

[…] Non content de prendre la plume, le pèlerin constitutionnel chausse volontiers ses lunettes pour veiller d’un œil avisé sur le bon déroulement d’un processus électoral. Statut très convoité. On a vu un universitaire chevronné sommer la collègue chargée d’orchestrer la couverture du référendum constitutionnel mauritanien de l’inclure dans la liste. « Le directeur de cabinet du président, argua-t-il alors, exige que j’en sois. » S’il exige … D’autres, à l’inverse, peuvent décliner une invitation pour un motif honorable. «J’ai refusé d’aller au Congo-Brazza pour le compte de la Francophonie, avance Charles Zorgbibe. Ayant participé à l’élaboration du pacte de Sassou Nguesso pour la résolution des conflits, je ne voulais pas être juge et partie 1.» Là encore, le pire côtoie le meilleur. Et il arrive que d’éminents « observateurs» – profs de droit, magistrats ou avocats n’observent qu’un silence suspect, voire complice. Parfois, la myopie de ces vigies démocratiques relègue la mission au rang de farce. Tel fut le cas au Gabon, théâtre, lors de la présidentielle de décembre 1998, de la désolante équipée d’une douzaine de magistrats et d’avocats, dont Mes Francis Szpiner et Gilles-William Goldnadel, venus cautionner aux frais de la présidence, et avec le concours de l’ambassade de France, un scrutin douteux. Leur cornac? Robert Bourgi, disciple de Jacques Foccart, inlassable fantassin de la Françafrique chiraquienne et avocat du sortant•• Omar Bongo, qu’il appelle « Papa ». Un pacte intime lie les deux hommes : à Paris, Bourgi chaperonne la fille que Bongo a eue de Chantal Myboto, fille d’un baron du régime saisi en 2005 par le démon de la dissidence. Dans la lettre qu’il adresse le 28 novembre à l’émir de Libreville pour l’informer des préparatifs de la mission, l’avocat se réjouit d’avoir recruté des observateurs présumés sûrs. Modèle de piété filiale, le courrier se termine par ces mots : «Allez Papa, vous nous reviendrez à Paris en triomphateur des élections. Dieu vous garde! Votre fidèle et respectueux Robert2• » Lui reviendra au pays avec une mallette bourrée de billets de banque, pactole destiné semble-t-il au Club 89, chapelle néogaulliste fondée par l’ancien ministre de la Coopération Michel Aurillac. Pincé à Roissy à sa descente d’avion, Bourgi persiste, huit ans plus tard, à nier, tout comme il s’évertue à minimiser son rôle de GO. «Je n’ai assisté à aucune des réunions du groupe, insiste-t-il. J’ai croisé ses membres à l’hôtel au début de leur séjour, puis ne les ai ‘plus revus. D’ailleurs, j’ignore tout de leur rapport. »

Rassurons le fiston de Bongo, détenteur par ailleurs d’un passeport diplomatique sénégalais: il n’a pas perdu grand-chose. Les sentinelles du cru 1998 arboraient les couleurs d’une Association internationale pour la démocratie (AID) fondée le 9 octobre de la même almée, soit moins de deux mois avant le vote, et trois jours après que la Fondation 1 Carter, du nom de l’ancien président américain, eut refusé de dépêcher ses émissaires au Gabon. À la tête de l’AID, un juge d’instruction bosseur et talentueux, Georges Fenech, alors président de l’Association professionnelle des magistrats (APM), -syndicat pour le moins droitier. Dire que le futur député UMP du Rhône espérait oublier à l’équateur ses soucis hexagonaux … Le 30 novembre 1998, à la veille de son départ pour Libreville, la revue de l’APM, intitulée Enjeu justice, publie un billet d’humeur nauséabond signé Alain Terrail, avocat général près la Cour de cassation. Lui-même ancien patron de l’association, Terrail y stigmatise les errements supposés d’Albert Lévy, substitut à Toulon, fraîchement mis en examen pour violation du secret de l’instruction clans l’affaire de l’assassinat de la députée Yann Piat. «Tant va Lévy au four, lit-on notamment, qu’à la fin il se brûle.» «Montage!s’étrangle l’auteur. Mon texte a été falsifié à la maquette. » Il n’empêche: frappé par l’ampleur du tollé que soulève ce lamentable à-peu-près, Fenech envisage un temps de dissoudre l’APM. Et voilà qu’au retour de son étrange escapade gabonaise il essuie un feu nourri de griefs. Alors garde des Sceaux, Élisabeth Guigou déplore que de hauts magistrats aient pu s’offrir une virée de cette nature sans aviser la chancellerie. Le financement de la mission, les 1 500 francs touchés par chacun de ses membres «pour les frais », la complaisance du rapport: flanqué de Szpiner et Goldnadel, Fenech tentera en vain de défendre son escouade à la faveur d’une conférence de presse.

Étrange attelage d’ailleurs que celui que forment alors Fenech, éclaboussé par la prose antisémite parue dans sa revue, et Me Gilles-William Goldnadel, «juif de combat» associé à la mouvance sioniste radicale et prompt à traquer, notamment dans les médias, les indices d’une judéophobie parfois imaginaire. Président d’ Avocats sans frontières et animateur d’une Ligue intemationale contre la désinformation, Goldnadel chapeauta fIn 2000 au Sénat un colloque mémorable: l’ineffable Vladimir Volkoff asséna qu’au Kosovo « on [avait] péniblement déniché deux cents cadavres dont on ne sait s’ils sont serbes ou albanais », avant de glorifier 1’« incroyable» liberté de la presse russe, «alors que tout est manipulé en France ». Un autre épisode, survenu un an plus tôt, valut à Georges Fenech une mise en examen pour recel d’abus de biens sociaux: le 7 octobre 1997, le sulfureux marchand d’aimes Pierre Falcone avait en effet adressé à l’APM un chèque de 100 000 francs 1..• Si de tels faux pas ont quelque peu entravé la carrière de l’homme de loi, ils ne l’ont nullement brisée : très actif au sein de la commission d’enquête parlementaire sur le désastre d’Outreau, le député Fenech a maintes fois plaidé sur les ondes, et avec brio, en faveur d’une profonde réforme de l’instruction. De même, il préside une autre commission du Palais-Bourbon, appelée à se pencher sur les sectes et leurs ravages. […]

1. Entretien avec l’auteur, 1er juin 2006.

2. Le Monde, 9 décembre 1998. 288 DRÔLES DE PÈLERINS

www.coordiap.com CAPLC – CAP pour la Liberté de Conscience – Liberté de Religion – Liberté de Conviction

4

Ancien membre du mouvement étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et journaliste aux défunts quotidiens Le Matin et L’Info 7, Doudou Sidibé est, aujourd’hui, au cœur de la stratégie politique de ce qu’il est convenu d’appeler la Mouvance présidentielle dans l’Hexagone. De passage dans la capitale française, pour les besoins de la Conférence internationale sur la Libye, notre reporter a fait avec lui un tour d’horizon des questions qui agitent, à quelques encablures de l’élection présidentielle de 2012, le Landerneau politique sénégalais.

Présentez-vous à nos lecteurs.Permettez-moi tout d’abord de saluer vos lecteurs et de féliciter l’équipe de votre journal pour avoir enrichi le paysage médiatique sénégalais à travers cette parution. Pour répondre à votre question, c’est toujours difficile de se présenter soi-même, mais puisque c’est un exercice auquel je ne peux pas échapper, je vais donc m’y conformer. Sur le plan professionnel, je suis enseignant-chercheur à Negocia, une Grande école de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, qui englobe aussi ESCP Europe, HEC et d’autres. Titulaire d’un doctorat en sciences politiques, mention relations internationales, j’enseigne aussi la communication politique à l’université de Paris-Est-Marne-La vallée. J’ai a été auparavant Chercheur-Visitant au CPASS (Center for Peace and Security Studies) à l’université de Georgetown à Washington. J’ai eu à publier deux ouvrages : «Stratégies de résolution des conflits en Afrique : le cas de la République Démocratique du Congo, Allemagne, Editions Universitaires Européennes, 2010, 500 pages» et «Démocratie et Alternance politique au Sénégal, Paris L’Harmattan, 2006, 229 pages». Sur le plan politique, je dirige la Fédération Nationale des Cadres Libéraux (FNCL) de France après avoir été, depuis la création en France de la Cellule Initiatives et Stratégies (CIS) en 2004, le chargé de l’information et de la communication. J’ai été, par ailleurs, pendant plusieurs années, membre du Mouvement des élèves et étudiants libéraux (MEEL) de France et membre fondateur de l’Union des Jeunesses Travaillistes et Libérales (UJTL).

Vous êtes le responsable en France de la Fédération nationale des cadres libéraux, qui a phagocyté la CIS, la CNCL et une autre structure. Comment managez-vous ce cadre avant-gardiste dans la politique du PDS ?

Je privilégie dans mon management le dialogue et la concertation. Si j’ai une idée, j’en parle, autour de moi d’abord, avant de la proposer en réunion pour discussion. Et je prends toujours compte des remarques des autres si elles sont objectives. Vous savez, quand on a le sentiment d’avoir participé à la réflexion en amont, on est plus dynamique dans l’exécution car on s’approprie l’idée, on la fait sienne. Avec ce style de management, j’ai toutes les chances de prendre une bonne décision, largement partagée et soutenue par tout un groupe.

Quelle est la place d’une structure de cadres dans un parti de masse comme le PDS ?

Les cadres ont un rôle prépondérant à jouer dans un parti politique. Les deux mamelles nourricières d’un parti politique sont : le recrutement et la formation. La massification d’un parti doit être suivie par la formation et l’encadrement. Et c’est là où les cadres doivent jouer un grand rôle car, de nos jours, beaucoup adhèrent à un parti politique sans pour autant maîtriser l’idéologie, les objectifs du parti et le rôle du militant. Les cadres participent, par ailleurs, à la réflexion et à la conception du projet politique mais aussi à la vulgarisation des idées de son parti. Il y a aussi un point fondamental, c’est la défense des idées de son parti. A quoi sert un cadre, s’il n’est pas capable de défendre les idées de son parti ? A quoi sert un cadre s’il n’est pas capable d’être une force de proposition ? Le cadre du PDS échappe aussi à ce rôle que j’ai décrit plus haut pour un cadre de manière générale. Je pense que nous, les cadres libéraux, nous devons nous investir utilement dans une campagne d’explication du bilan du Président Abdoulaye Wade.

Comment expliquez-vous les querelles qui ont miné, jusque dans un passé récent, les structures de cadres libéraux ?

Vous savez, dans toutes les structures qui regroupent des individus, il y a des contradictions. C’est l’ordre normal des choses. Carl Schmitt disait ceci : « La politique, c’est la constellation d’intérêts contradictoires ». Le tout, c’est de pouvoir taire les querelles à temps et de se réunir autour de l’essentiel, quand il faut. Aujourd’hui, les responsables des différentes structures de cadres ont mesuré les enjeux de l’élection présidentielle de 2012 et ont décidé de surseoir à l’adversité pour se retrouver dans une seule structure dirigée actuellement par le frère Serigne Mboup. C’est tout à leur honneur. La seule bataille politique qui vaille aujourd’hui, c’est celle du maintien du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) au pouvoir pour que l’alternance continue de changer le visage du Sénégal après 40 ans de règne désastreux du Parti Socialiste (Ps).

Cela dit, comment se porte le Pds en France ?

Je mentirai si je vous dis que tout est rose pour le Pds en France. Depuis un certain temps, les querelles de chapelle avaient pris le dessus. Chacun voulait être khalife à la place du khalife sans pour autant passer par les voies normales. Ceux qui nous ont rejoints sont devenus très pressés de ramasser des dividendes, alors qu’ils n’ont pas encore fait leurs armes. Ceux qui étaient là depuis très longtemps ont beaucoup servi le parti, mais il ne faut pas qu’ils oublient qu’ils doivent faire de la place aux nouveaux venus, et surtout leur donner la place qu’ils méritent. Ils n’ont pas assez pris la mesure de l’évolution du parti, sinon ils auraient anticipé sur les problèmes causés par la massification du parti pour mieux intégrer les nouveaux venus. Churchill disait ceci : «Il faut prendre le changement par la main avant qu’il ne vous prenne par la gorge». Voilà un peu le problème fondamental du Pds en France. Pour pallier ce problème, le président Wade a envoyé un commissaire politique pour faire un travail d’identification et de validation des secteurs afin de renouveler la fédération. Ce travail ne pouvant pas aboutir avant les élections, nous sommes condamnés à nous entendre pour aller ensemble aux élections. J’avoue qu’à l’heure où je vous parle, c’est cette ambiance d’échange, de rassemblement, d’unité et de partage qui règne dans le parti, mais il y a encore quelques réglages à faire.

Il se dit que l’Alliance pour la République (Apr) de Macky Sall a miné de l’intérieur le Pds dans l’Hexagone. Qu’en est-il ?

Si je comprends bien votre question, vous voulez dire qu’il y a encore des éléments favorables à Macky Sall, qui sont dans le parti en France. Je pense qu’il ne faut pas se fier aux rumeurs. Ceux qui véhiculent ces rumeurs sont dans la logique d’une guerre psychologique. Ceux qui étaient avec Macky Sall se sont très tôt manifestés et sont partis en toute responsabilité. Si on choisit de rester au PDS, c’est parce que l’on y croit. Je suppose alors que les militants qui sont restés croient aux idéaux du parti et sont fidèles au Secrétaire Général, Abdoulaye Wade. Aujourd’hui, personne ne peut détourner les militants du PDS au profit de qui que ce soit. Le PDS est majoritaire en France, l’élection présidentielle est une occasion pour le prouver en gagnant comme dans le passé.

La présidentielle de 2012 approche à grands pas ? Avez-vous déjà concocté un plan pour aller à cette échéance que d’aucuns qualifient de capitale ?

Bien sûr que oui. Nous avons l’intention de dérouler, dans les prochains jours, un important programme d’animation du parti. Nous avons en vue l’organisation de grandes conférences débats pour vulgariser les réalisations de l’alternance et qui seront animées par des personnalités politiques d’envergure venant de Dakar. Nous voulons aussi organiser des «Cafés politiques» qui consistent à aller vers les Sénégalais pour les sensibiliser avec des projections de vidéos sur les réalisations du Président Abdoulaye Wade. Aucun coin de la France ne sera épargné. C’est important que les Sénégalais voient comment le Président a transformé le Sénégal dans tous les domaines. Voilà, de manière ramassée, une partie de ce que nous comptons faire. Pour l’autre partie, on la dévoilera au moment opportun.

En tant que juriste, quelle analyse faites-vous du lancinant débat sur la légalité de la candidature de Me Wade ?

Cette question a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Chaque camp a mobilisé des arguments pour défendre sa position. Je pense que le plus sage, aujourd’hui, c’est de transcender ces positions partisanes et de laisser le soin au Conseil constitutionnel de dire le droit, rien que le droit. Il faut que les Sénégalais en général et les politiques en particulier aient confiance en leurs Institutions. Ce qui contribue à les consolider et à les rendre plus crédibles. Toute démocratie a besoin d’Institutions solides car les individus sont appelés à passer alors que les Institutions demeurent. Le meilleur héritage que nos aînés peuvent laisser aux générations futures, ce sont des institutions fortes. Donc, pour moi, il est impératif que l’on arrête d’exercer une pression dangereuse sur les membres du Conseil constitutionnel en les menaçant ou en essayant tout simplement de les influencer avec des arguments qui ne tiennent pas la route.

Quelle est votre position sur un autre débat, tout aussi actuel au Pds, selon lequel le moment est venu, au-delà de la bataille juridique sur la validité ou non de sa candidature, pour Me Wade de passer la main ?

C’est une question qui effleure les esprits des libéraux car un jour ou l’autre, il sera amené à passer la main. Et je sais que le Président connaît, avec un timing très précis, quand il devra passer la main car, un jour, je lui ai entendu dire que le gouvernement est une école de formation de futurs d’hommes d’Etat. Donc, il sait qu’il y a des hommes et des femmes qui ont acquis de l’expérience sous son parapluie et qui sont capables de prendre la relève pour continuer à explorer les voies qu’il a déjà tracées. Mais, je pense que ce débat n’est pas opportun, même si on sait qu’il se posera un jour.

Il y a eu, au Sénégal, ce qu’on a appelé les événements des 23 et 27 juin.
Qu’est-ce que cela vous a inspiré ?

Il y a deux lectures que je peux faire pour la journée du 23 juin. D’abord, il faut se dire que le peuple est incontestablement un contre-pouvoir et le 23 juin, il a exercé son rôle de contre-pouvoir. En démocratie, les contre-pouvoirs sont nécessaires car c’est le pouvoir qui doit arrêter le pouvoir. Ensuite, le geste du Président Wade qui consiste à retirer le projet de loi pour privilégier la paix sociale est à saluer et montre qu’il est un vrai démocrate. Un tel geste n’existe que dans les grandes démocraties. Au Japon en 1985, le Premier ministre Yasuhiro Nakasone a dû retirer un projet de loi sur la réglementation du secret d’Etat sous la pression du peuple qui tenait à la liberté d’information. En France, le Président Jacques Chirac était obligé, en 2006, d’abroger la loi sur le Cpe (Contrat première embauche), sous la pression d’une jeunesse déterminée. Si on regarde de prés ce qui s’est passé au Sénégal, on peut dire que c’est la démocratie sénégalaise qui a finalement triomphé.

Quid de la folle nuit du 27 juin ?

Concernant la journée du 27 juin, communément appelée les émeutes de l’électricité, je peux dire aussi que les populations ont le droit de réclamer quelque chose qui est indispensable à leur vie quotidienne. Les coupures d’électricité sont préjudiciables à l’économie du pays. Je pense maintenant qu’avec le plan Takkal, qui est un plan jugé crédible par les bailleurs de fonds, il y a des raisons de croire que ce problème sera bientôt un mauvais souvenir. En effet, je ne peux parler de ces événements sans pour autant condamner les actes de violence qui les ont accompagnés. La violence, c’est l’incrédulité aux mots. Il faudra croire aux vertus cardinales du dialogue et de la concertation. On peut se faire entendre de différentes manières, sans s’adonner à la violence. Le bien public est sacré. Le gouvernement devrait être très ferme avec les casseurs pour que cette situation ne se reproduise plus. La sécurité de tous les Sénégalais n’est pas négociable. Le droit de manifester ne doit pas rimer avec insécurité. Je termine par souhaiter qu’il y ait des élections apaisées comme le Sénégal a l’habitude d’en organiser, car personne n’a intérêt que notre cher pays rejoigne les pays de la sous-région qui connaissent un conflit armé suite à un contentieux électoral.

Le mouvement M23 et la Société civile promettent de mener la vie dure au Président Wade en France. Que comptez-vous faire pour les contrecarrer ?

Ici en France, il n’existe pas de M23. La Société civile qui est là est profondément politisée car on retrouve presque les mêmes responsables dans les associations et les partis politiques. Si on parle alors du Sénégal, je pense que l’émergence du M23 et la montée de la société civile témoignent de l’échec des partis d’opposition qui sont incapables de jouer convenablement leur rôle. Maintenant, que pouvons-nous faire pour les contrecarrer ? C’est simple. Il suffit d’occuper le terrain en permanence et de répondre à la demande sociale.

En tant que Sénégalais qui a réussi à faire son trou à l’étranger, pensez-vous rentrer, un jour, pour servir votre pays?

A votre avis, si je suis engagé en politique, c’est pourquoi ? C’est justement pour servir mon pays, c’est pour rendre à mon pays tout ce qu’il m’a donné. Je suis profondément patriote. Mais pour l’instant, l’occasion ne s’est pas encore présentée. L’avenir nous dira.

PAPA SOULEYMANE KANDJI (LE PAYS)
ENVOYE SPECIAL A PARIS

PiccMi.Com –

 

CARICATURE

radiosudfm
radioxassida
rewmi
rfm
zik
jaamilahi
zik

TAKOUSSANOU DJOLOF

0
“Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici