Idrissa Seck

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Maître des lieux, Idrissa Seck risque de perdre « sa » Thiès à l’élection présidentielle de février 2012. Serigne Mbacké Ndiaye, porte-parole du Chef de l’Etat et responsable politique à Thiès, lance un défi au maire de la ville du rail.

Tellement sûr de lui, Serigne Mbacké Ndiaye ne nous a pas laissé terminer la question. C’était de savoir s’il dispose de moyens pour déboulonner Idrissa Seck à Thiès. «Absolument ! Absolument ! Je ne vous laisserai même pas terminer la question. Nous avons absolument les moyens de battre Idrissa Seck à Thiès. Et lui-même le sait. Il ne s’y trompe pas», a déclaré Serigne Mbacké Ndiaye.

Serigne Mbacké Ndiaye se fie à la défiance de des populations et certains conseillers municipaux pour espérer la victoire en février 2012. « Le jour où Idrissa Seck était investi comme candidat à la présidentielle de 2012 ici à Dakar, le même jour, une quarantaine de conseillers municipaux à Thiès, parmi lesquels des adjoints au maire des différentes communes d’arrondissement et de la ville et une forte mobilisation de la population, se sont réunis devant la mairie de Thiès pour exiger son départ de la mairie». Parce que, précise encore Serigne Mbacké Ndiaye, «un maire quand même, c’est logiquement l’élu le plus proche de la population. Mais on ne peut avoir un maire qu’on ne voit qu’à  la télévision, qu’on n’entend qu’à  la radio quelques soient les difficultés rencontrées par les populations. Elles ont donc véritablement le droit de demander le départ de ce maire qu’on ne voit jamais», a-t-il indiqué.

 

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Le Mouvement pour l’action et la citoyenneté (Mac) de Demba Dia a fini de se scinder en deux. Si le chanteur et fondateur du parti envisage de soutenir la candidature d’Idrissa Seck à la prochaine présidentielle, l’autre partie dénommée « Mac authentique » a préféré Macky Sall.

 

Le Mouvement pour l’action et la citoyenneté (Mac) de Demba Dia devrait soutenir la candidature d’Idrissa Seck à la présidentielle de 2012. Du moins une partie du Mac. Puisque l’autre partie dénommée « Mac authentique » ne se sent pas concernée par les engagements pris par Demba Dia à l’endroit de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck.

« Les engagements pris par Demba Dia avec Idrissa Seck ne nous concernent pas », a laissé entendre Ansoumana Danfa. Au cours d’un point de presse tenu ce jeudi 13 octobre, le leader du « Mac authentique » a même semblé mettre en garde Idrissa Seck sur le comportement du chanteur et homme politique. « Demba Dia n’est ni sérieux ni sincère. Et il ne choisira pas de candidat jusqu’au soir du 25 février », avertit Danfa.

Parlant toujours de la présidentielle de 2012, Ansoumana Danfa s’est plu à disqualifier Abdoulaye Wade, mais Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng. Et pour cause ! « Si Wade part à la retraite, Niasse et Tanor doivent le suivre. Pour avoir montré leurs limites avec le régime socialiste, ils doivent laisser la place aux jeunes comme Cheikh Tidiane Gadio, Cheikh Bamba Dièye, Ibrahima Fall et Macky Sall », croit savoir Ansoumana Danfa. Qui plaide alors pour une alternance générationnelle.

Preuve que Macky Sall et Idrissa Seck ont fini de se partager le parti de Demba Dia, Ansoumana Danfa révèle : « Nous avons entrepris des discussions avec Macky Sall qui nous a montré sa disponibilité à travailler avec nous. Une chose qu’on a appréciée à sa juste valeur. C’est un homme sérieux sur qui on peut compter demain pour bâtir le Sénégal. »

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 Idrissa Seck ne semble pas trop y croire quand Wade promet d’achever les chantiers de Thiès. Lors de sa rencontre, jeudi à Thiès, avec Serigne Modou Kara, l’ancien Premier ministre a fait une déclaration sur la question. Mais les propos du maire de Thiès ont semblé échapper à la presse.

« Je pense que ce serait bien de lui envoyer une note dans ce sens pour lui dire de terminer ce qu’on a commencé. Wade est parfois victime de sa générosité surabondante », a laissé entendre Idrissa Seck. Qui poursuit : « C’est pour ça qu’au lieu de s’occuper des délestages, il vous promet des centrales nucléaires, auxquelles il n’a pas accès. Au lieu de régler le train de banlieue et de Dakar Thiès, il vous promet un train Dakar-Mombassa à grand écartement avec 7 Tgv. »

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SlateAfrique – Votre discours est-il suffisamment fédérateur pour devenir président. Vous multipliez les références religieuses. L’un des principaux reproches adressés au président Wade étant sa proximité revendiquée avec la confrérie mouride.

I.S. – Les dérives sont impossibles avec moi. Nous sommes un pays musulman à 95%, qui a été dirigé par un président catholique pendant 20 ans. Mon Islam est un Islam de tolérance, d’ouverture. Je suis musulman et je l’assume. C’est cela mon choix et je respecte celui de tous les autres. Le Coran dit qu’il n’y a pas de distinction entre les prophètes. J’ai fait toute ma scolarité dans une école catholique. J’ai failli devenir prêtre: on a voulu m’admettre au séminaire. Si on gomme les symboles, les textes et les valeurs de paix et de respect mutuel que véhiculent les religions sont les mêmes. Je n’aime pas le mot tolérance, parce que cela suppose déjà une petite peine à être tolérant, je préfère le terme de respect. La laïcité n’est pas synonyme de l’extinction des fois, elle signifie le respect de toutes les fois y compris la non foi.

xalimasn.com, extrait interview avec slateafrique.com

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SlateAfrique – Une partie de l’opinion publique sénégalaise se demande dans quel camp vous êtes? Etes-vous toujours avec le PDS (parti démocratique sénégalais) ou avec l’opposition?

I.S. – Je suis dans la famille libérale et cela de manière constante. Je n’ai jamais varié sur cette question. Je suis un défenseur des grandes valeurs libérales. Et c’est grâce à cela qu’en 2000 nous avons pu débarrasser le Sénégal du régime socialiste. Je suis resté fidèle à ces valeurs donc je n’ai jamais décidé, personnellement, de quitter le PDS. J’en ai été exclu en défendant ces valeurs et les intérêts du Sénégal contre ceux d’une famille et d’un clan, qui considéraient que le Sénégal était devenu leur propriété, et pensaient qu’il pouvait se transmettre de père en fils. J’ai subi à ce titre le plus gigantesque complot d’Etat de l’histoire politique du Sénégal. Je comprends l’émotion de tous ceux qui m’ont soutenu dans le combat contre cette injustice flagrante et qui n’ont pas pu comprendre et ni me pardonner que j’accepte la nouvelle main tendue de Wade pour retourner au PDS. Mais, je l’ai accepté parce que c’est chez moi. C’est moi qui est construit ce parti, pièce par pièce, aux côtés de Wade. Et il n’était pas question pour moi, de laisser cet appareil magnifique entre les mains de Wade fils. Donc, je n’y suis pas retourné par intérêt. La preuve, lorsque Wade a voulu interpréter mon retour comme une volonté de bénéficier d’un poste, il a créé un poste de vice-présidence en procédure d’urgence, et je n’en n’ai pas voulu. Même en étant exclu du PDS en 2006, dans ma déclaration de candidature à l’élection présidentielle, je disais que la première force politique sur laquelle je compte m’appuyer, c’est ma famille politique naturelle, le PDS, au sens des hommes et des femmes qui y partagent mes valeurs et qui y sont majoritaires. Qu’ils soient manifestés ou cachés. En somme, j’ai voulu faire du Sarko c’est-à-dire: «Je suis en brouille avec Chirac mais je reste dans l’UMP et j’en prend le contrôle». Je fais du Sarkozy pas du Bayrou

extrait Interview (titre xalimasn.com)

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drissa Seck, a t-il pris des cours de pulaar ? Ce que l’on peut en tout cas dire, c’est que lors de ces «  week end de la diaspora » lancés ce samedi 25 septembre aux Mureaux dans le département des Yvelines, il s’est essayé à la langue que parlent les fortes communautés pulaar établies en France, dans des villes tels que Mantes La jolie, le Havre, les Mureaux, …

Pour qui connait l’homme politique qui a fait de la communication, un de ses principaux atous, se mettre à parler pulaar, pourrait être une arme redoutable surtout pour cette communauté très sensible à tout ce qui touche à sa culture.

Mais pas de précipitation, attendons de voir si l’ancien Premier ministre de Wade, pourra détrôner l’autre ancien Premier e Wade, Macky Sall sur ce registre, puisque celui-ci, pulaar de naissance, semble avoir déjà tissé sa toile dans ces zones à forte population issue de cette éthnie.

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SENINFOS.COM (Dakar) – C’est la question qui se pose après la faible mobilisation de ce vendredi soir à la place de l’Obélisque.

Comme tous les 23 de chaque mois, le mouvement du 23 juin a organisé un rassemblement de protestation à la place de l’Obélisque. Cependant, la manifestation n’a pas réuni autant de monde que d’habitude puisque n’eut été la forte mobilisation des Rewmistes et de « Y’en a marre », la place serait presque déserte. Il a fallu d’ailleurs l’arrivée des jeunes rappeurs pour que les personnes assises sur les bords de la place se rapprochent du podium.

Oumar Guèye (Rewmi), à droite de Alioune Tine.

Alors que certains organisateurs avancent l’explication selon laquelle les populations ont préféré rester chez elles à cause de la canicule, les observateurs s’interrogent par contre sur les autres raisons qui pourraient justifier cette faible mobilisation. Car, force est de constater que la fréquence de ces rassemblements organisés tous les 30 jours contribue, à n’en pas douter, à réduire l’action du M23 à ce seul rassemblement. Au demeurant, les autres activités du mouvement gagneraient donc à être beaucoup visibles même si pour Alioune Tine le coordonnateur du M23, c’est juste que les populations ont saisi le sens du message articulé pour l’essentiel sur la nécessité de barrer la route à Abdoulaye Wade qui veut briguer un troisième mandat. « Les populations ont compris et décrypté notre message depuis. Elles n’ont pas ressenti le besoin de le redire, même si je pense que la mobilisation a été correcte », justifie le leader de la Raddho. Fadel Barro de « Y’en a marre » indique d’ailleurs qu’il n’y a pas péril en la demeure car pour lui, « cinq personnes qui saisissent le message rendront plus de bien à la cause du M23 qu’une foule de simple curieux ». Lors de son speech, Alioune Tine est revenu sur le voyage du M23 aux Etats Unis. « Les américains ne comprennent pas qu’un homme de l’âge de Wade veuille se représenter à un nouveau mandat de 7 ans », a-t-il révélé. Avant de menacer Abdoulaye Wade directement. « Il a jusqu’à la Tabaski, passé ce délai on lui fera ce qu’on fait au mouton ce jour-là… ». Même si l’activiste n’a pas précisé le sens de sa phrase, le public présent a scandé « on le sacrifie ». Juste avant la fin de la manifestation, il s’est produit un incident assez déplorable. Les membres de la délégation de Rewmi ont boudé la cérémonie finale. « On nous prive de parole, on part », a pesté Thierno Bocoum, le responsable des jeunes. Il s’est offusqué de ce qu’il appelle un  « traitement discriminatoire » qui leur a été accordé tout en dissuadant ses compagnons de ne pas monter sur l’estrade pour arracher la parole au speaker. La raison invoquée par les organisateurs selon Bocoum, est que Rewmi ne fait pas partie du M23. Or dit-il, on peut voir l’ampleur de la mobilisation de son parti. Il a indiqué que sa structure va dorénavant revoir son attitude lors des manifestations du M23. Et le poulain d’Idrissa Seck de s’interroger « si le M23 est un mouvement du peuple ou celui de politiciens qui le manipulent selon leurs intérêts du moment ».

Amayi BADJI  

 

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Idrissa Seck est le candidat favori du psychologue Serigne Mor Mbaye. Ce dernier, qui animait une rencontre des proches du maire de Thiès, pense que les chances du leader de Rewmi de remporter le scrutin du 26 février 2012 au premier tour sont avérées.

Serigne Mor Mbaye est convaincu de la victoire de l’ancien Premier ministre et leader du parti Rewmi à l’élection présidentielle de 2012. Selon lui, les chances d’Idrissa Seck de remporter le scrutin, au premier tour, sont ‘avérées’. Le psychologue, qui animait ce dimanche à Ouest-foire une rencontre des militants de Rewmi, regroupés autour du mouvement And Faal Idrissa Seck, fonde son optimiste d’abord sur les ‘acquis considérables’ du maire de Thiès dans la politique quand il était aux affaires.

‘Les chantiers de Thiès ont montré qu’il a les capacités dans le domaine de la décentralisation. Ces chantiers lui ont aussi montré la voie pour remporter l’élection présidentielle de 2012. Les résultats qu’il a eus à Thiès prouvent largement qu’il peut gouverner le Sénégal’, argumente Serigne Mor Mbaye. Initiateur du Mouvement de soutien à Idrissa Seck (Msis), le psychologue ajoute : ‘En plus, le grand complot de mensonges et de manipulation des consciences contre Idrissa Seck s’est estompé. Et maintenant les gens ont cessé de douter de lui, parce que Wakh Waakhet a tout à fait édifié les gens sur les manigances qu’il a développées à des fins de réduire au silence et de liquider politiquement Idrissa Seck’.

En effet, Serigne Mor Mbaye affirme qu’Idrissa Seck a été victime d’un complot avec l’affaire des ‘chantiers de Thiès’. Ce, pour avoir dénoncé, le premier, la tentative de succession monarchique. ‘Cette volonté d’une succession monarchique, Idrissa Seck l’a dénoncée bien avant les autres avant d’aller en prison’, explique le psychologue. Mais, selon lui, les accusations contre la personne de Idrissa Seck sont devenues résiduelles dans la conscience des Sénégalais. Et malgré le ‘complot’ ourdi contre lui, il reste l’homme politique le plus charismatique et celui qui a le plus de militants. ‘Le combat qu’il a mené contre Abdoulaye Wade a fait de lui un présidentiable. C’est le plus grand opposant à Wade, il ne faut pas l’oublier’, dit le psychologue.

Enfin, Serigne Mor Mbaye estime que l’ancien Premier ministre peut compter sur le Parti démocratique sénégalais (Pds) pour succéder au ‘Pape du Sopi’ et réaliser ainsi son rêve qui est d’être le quatrième président de la République du Sénégal. ‘Idrissa Seck va se baser sur le Pds parce qu’il y est majoritaire. La majorité des militants du Pds sont avec lui. Pour l’instant, ils n’osent pas s’exprimer, mais ils sont là’, poursuit-il, soulignant qu’il a fait trente ans dans le parti et n’eut été lui, Abdoulaye Wade ne serait jamais président du Sénégal.

Charles Gaïky DIENE

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D’aucuns le prennent pour un « sans domicile fixe politique », certains pour un « voleur de milliards » et d’autres pour un « trompeur » voire un « traitre » vis-à-vis de l’opposition.
Mais Idrissa Seck, avec toutes les polémiques ainsi que les malentendus qui ont jalonné sa vie politique des dix dernières années, peut-il représenter une alternative ?

LES CHRONIQUES DE XALIMA

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TAKOUSSANOU DJOLOF

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“Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici