Korité

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     Le président de la Commission d’observation du croissant lunaire Mourchide Iyane Thiam est contre ceux qui parlent de deux fêtes de Korité. « Il n’y a pas eu deux korités », a-t-il laissé entendre sur les ondes de Walf radio et Tv. C’était ce dimanche 5 septembre alors qu’il était l’invité de l’émission « Sortie ».

     

    «  Il faut que les gens arrêtent de dire qu’il y a eu deux korités », a martelé Mourchide Iyane Thiam, président de la Commission d’observation du croissant lunaire. Invité de l’émission « Sortie » de Walf Tv, il a clairement déclaré « qu’il n’y a pas eu deux korités  ».

    car, argue-t-il, « c’est une minorité qui a fêté la Korité le mardi ». Encore que, « ces derniers ont pris la décision de jeûner et fêter l’Aid El Fitr au même moment que la Mecque  », a-t-il dit.

    Aussi, pour lui, cette décision de suivre la Mecque, serait la résultante de la tenue de deux fêtes de Korité dans le passé. Fait qui a été aboli, selon Iyane Thiam depuis que la commission a été recomposée.

    Composée aujourd’hui de membres venant de tous les foyers religieux du Sénégal, la commission parle désormais d’une seule voix. Et pour ceux qui soutiennent que pour ne pas frustrer certains Khalifes généraux, la commission s’accorde autour d’une date, Iyane Thiam dit le contraire.

    « Même si chaque chef religieux a son représentant, c’est moi qui parle au nom d’eux tous sans exception  », a-t-il indiqué. Ainsi, l’on ne peut parler de convenance dans ce sens.

    Toujours dans la même veine, Iyane Mourchide Thiam a tenu à répondre à ceux qui pensent que le dictat des politiciens règne au sein de la commission. « Ni moi en tant que président de la Commission d’observation du croissant lunaire, ni ses membres n’ont une fois été reçus par le président de la République  », a-t-il précisé.

    Et de soutenir : « Ce n’est pas parce qu’on ne le veut pas ou qu’on ne l’a jamais demandé. C’est parce qu’on ne nous a jamais accordé une audience malgré nos multiples demandes  ».

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    La demande des étrennes (« ndeweneul ») pendant les fêtes religieuses est une vieille tradition sénégalaise, mais qui ne manque pas d’exposer les enfants. Alors que les modiques sommes amassées par certains ne font plus leur affaire, les risques sont réels : rapts, perdition et autres actes de pédophilie.
    C’est dans une obscurité partielle, en ce jour de Korité, que les enfants de Thiès enjambent les flaques d’eaux laissées par la pluie du matin, pour demander des étrennes. Notre attention est attitrée par ces groupes de bambins encore dehors, à 20 heures passées. L’ambiance de fête est au summum. Et personne ne veut rater ces moments exceptionnels du « l’Aïd El-Fitr ».
    Aller demander les étrennes chez les parents et amis de la famille est un must pour beaucoup d’enfants, en dépit des risques encourus.  Autrefois, les donateurs leur offraient des sommes intéressantes, mais avec la conjoncture difficile, ils ne reçoivent plus que des sommes modiques. « Je n’ai que 100 francs Cfa par devers moi. Je vais remettre cela à ma grand-mère», déclare Saïbe, âgé de 9 ans, entouré de quelques-uns de ses amis tout sourire.  Quant à Abdoulaye que nous avons trouvé à hauteur des Parcelles assainies de la Cité du Rail,  plus âgé que ces camarades, il confie : «nous étions sortis pour demander des étrennes. Effectivement, on est sensibilisé sur les risques de rapt ; c’est pourquoi nous sommes en train de rentrer sur Cité Lamy».
    Les autres, moins matures, suivent les aînés comme du « bétail». La mise ne fait pas l’affaire. « On a que des miettes », poursuit une fillette.
    Interrogé, imam Ndao de la Grande mosquée de Soprim Extension affirme au bout du fil : « l’Islam n’est pas contre le fait qu’on rende les relations parentales fluides comme ça, le jour de Korité ou Tabaski. Par contre, s’il y a risque, nous devons interdire à nos gamins de sortir de la maison».
    Siaka Ndong, un jeune doctorant en sociologie et professeur de Philosophie à Thilogne, que nous avons trouvé à l’Ucad hier explique : « Dans les campagnes, ces derniers quittent un village pour un autre village pour visiter des parents. Toutefois, en ville, il y a des risques».  Ainsi, Siaka Ndong prône des garde-fous pour la protection de ces petits innocents.
    Le communicateur traditionnel, Assane Ndiaye de la Radiotélévision sénégalaise (Rts), que nous avons joint au téléphone, dit quant à lui que  de nos jours, nos enfants sont menacés ».

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    Au lendemain de la fête de la Korité, certains coins de Dakar offrent un visage peu reluisant, du fait des ordures laissées sur place par des vendeurs et artisans au comportement à la limite incivique. En dépit de la mobilisation de 500 volontaires, l’entente Cadak-Car peine à rendre les rues propres.

    Deux jeunes hommes font descendre, avec peine, du centre commercial Elisabeth Diouf, un ballot rempli d’ordures composées principales de morceaux de tissus. Visiblement éreintés par ce dur labeur, ils jettent négligemment ces détritus juste au pied des escaliers de cette imposante bâtisse située au marché Hlm et qui accueille principalement des tailleurs et des vendeurs de tissus.

    «Ne les déposez pas ici sinon les pelleteuses ne pourront pas y accéder pour les enlever », leur lance Mor Thioro Diop, un concessionnaire dépêché sur les lieux par Lakhsane Cissé, directeur de l’Entente Cadak-Car. Les deux ouvriers font mine de ne rien entendre. Il est vrai qu’ils en étaient à leur énième va-et-vient. Cela peut épuiser.

    « Depuis tôt ce matin, nous faisons descendre toute cette saleté que vous voyez. Et on n’a pas encore fini, vous pouvez monter vérifier vous-même », avance l’un deux qui semble être le chef. Trois enjambées et nous voilà à l’étage. Tous les couloirs sont jonchés de monceaux de détritus de toutes sortes, principalement de petits morceaux de tissus.

    Même l’agence d’une banque de la place n’échappe pas à cet envahissement. Le vigile s’improvise technicien de surface en balayant le seuil.

    Du haut de ce centre commercial, la carte postale qu’offre le marché Hlm, surtout le long de l’avenue Cheikh Ahmadou Bamba, est tout simplement effroyable. De l’arrêt bus dit « garage Guédiawaye » jusqu’à quelques pas de la Cité Port, en face du quartier de Bopp, partout ce sont des tas d’ordures. Au milieu de ce mélange d’immondices, des badauds se disputent des planches de bois qui avaient servi à la construction des tables de fortunes installées tout au long de cette avenue. Un peu à l’écart, un adulte s’est mis, lui aussi, au ramassage de ces bouts de bois.

    Avec les tissus et les cartons, les sachets plastiques constituent le gros de cette saleté. A certains endroits comme au niveau des deux allées du marché, la situation est encore pire. En plus des immondices, ce sont les eaux stagnantes et la boue, stigmates de la pluie de la veille, qui contribuent à en donner une image eu reluisante. L’odeur pestilentielle qui se dégage de ce cocktail ne dissuade pourtant pas certains commerçants qui ont déjà ouvert boutique. L’un d’entre eux, Moussa Sine, essaie avec un balaie de fortune de désencombrer la devanture de sa boutique d’habillement. « C’est comme ça chaque année. Les lendemains de fête rendent ce marché très sale. Les services de nettoyage ne sont pas encore passés », avance-t-il.

     

    L’entente Cadak-Car mobilise 500 volontaires

    A l’instant même, Moussa Sine ne sait pas que de l’autre côté du marché, deux pelleteuses étaient déjà à l’œuvre. Sous la supervision de Mor Thioro Diop, ils enlèvent les monceaux d’ordures qui jonchent la route et entravent la circulation. Garés à côté, trois camions sont chargés de les transporter au dépotoir. « Il y a d’autres camions qui sont en route », dixit le superviseur et de révéler que la veille, ce sont une trentaine de camions qui avaient été mobilisés pour débarrasser des ordures les dessous du pont Sénégal 92.

    Dans ce lieu, un dépôt sauvage avait été érigé par les riverains et les charretiers qui sillonnent les quartiers environnants pour récupérer les ordures ménagères contre de l’argent, se désole Ibrahima Diagne, directeur technique de l’Entente Cadak-Car. Une situation qu’il explique par le fait qu’ils ont fonctionné ces derniers jours avec un service minimum : « nous avions un déficit de personnel dû au fait que la plupart de nos agents vont prier en famille à l’intérieur du pays ».

    Cependant, grâce à l’appui des concessionnaires qui ont mis à la disposition de l’Entente du matériel composé de 50 bennes tasseuses et de 10 camions non couverts, tous les dépotoirs sauvages (Pont Sénégal 92, Sipres sur la Vdn) ainsi que les marchés les plus touchés (Colobane, Tilène) par les ordures, en ont été débarrassés, selon M. Diagne : « hier (avant-hier, ndlr), à 22 heures déjà, tous ces points cités ont été débarrassés des ordures », se réjouit-il. Pour ce faire, il estime que ce sont 500 volontaires qui avaient été mobilisés. Quid du marché Hlm qui ployait encore sous les ordures à notre passage ?

    « Pour ce marché, c’est parce que les camions qui avaient été retenus pour faire le travail de collecte n’étaient pas disponibles. Mais vous pouvez constater que le travail de nettoiement vient de commencer et que dans quelques heures tout sera propre », promet M. Diagne. Rendre ce marché propre ? Plus facile à dire qu’à faire au regard des immenses tas d’ordures qui l’encerclent quoique engins pelleteuses et bennes tournent à plein régime.

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    Une Viviane très décontractée pour une déclaration de flamme sur un ton quelque peu badin. C’est l’histoire d’un plateau de la 2STV. Thione Seck, le crooner, s’est aussitôt mis sur la défensive.

    Thione-seck-viviane
    Dans la famille Ndour, il y a Aby, artiste-chanteuse et fan de Thione Seck. La frangine de Youssou a dit publiquement son admiration pour le crooner. Celui-ci, pour lui rendre la politesse, compose une belle chanson en son honneur. Et puis, il y a «le Roi du Mbalakh», souvent opposé au papa de Waly Ballago dans une rivalité dont personne n’arrivait à cerner les causes réelles.
    La réconciliation a eu lieu avec You. En tant que cadet, le lead vocal du Super Etoile a fait les premiers pas. Il s’est rendu chez son aîné en compagnie d’amis et de très proches collaborateurs. Bercy a été la scène de cette paix retrouvée entre deux ténors de la musique sénégalaise. La chanson «Ndiadiane Ndiaye», retravaillée avec un nouveau texte, a été entonnée par You et Thione.
    Dans cette famille Ndour, il y a aussi un producteur qui suivait de très près la carrière de son épouse, Viviane Chidid Ndour. Après un divorce, le couple s’est formé à nouveau, sur initiative de l’aîné, You. Une nouvelle séparation est intervenue, il y a quelques semaines. Les supputations vont bon train sur les prétendants de la pimpante artiste. Blague ou déclaration d’amour in fine ?
    Ce mercredi, sur le plateau de la 2STV, la chanteuse, après avoir fait un play-back de son tube «Waaw», a dit «oui» Thione qui, pour les besoins du format de cette spéciale Korité, s’est engagé dans une séance de questions-réponses, aux côtés de l’animatrice Keb’s Thiam. «As-tu un époux ?», demande le chanteur. Réponse : «C’est toi que j’aime !» Ah oui ! Le ton est badin, mais Thione se met sur la défensive.
    Viviane précise : «Papa Thione, je l’admire au point de l’aimer !» Apprenant que le crooner de Tata Kiné Diouf se produit au Penc-mi, l’interprète de «Kumu nexul» et «Champion» lui donne rendez-vous pour plus tard. Avis de Thione : «Pour Viviane, je l’invite à se produire en soirée spéciale dans cette boîte !» Pour une blague, c’est parfois osé !

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      Finalement, il n’y a pas que le Mouvement du 23 juin (M23) et la Cap21 pour mettre la pression sur les cinq sages du Conseil constitutionnel. Leurs sermons de l’Aïd-el-fitr ont aussi été de bonnes occasions pour certains imams de rappeler la responsabilité qui pèse sur les épaules de Cheikh Tidiane Diakhaté et Cie qui devront dire, dans quelques mois, si oui ou non la Constitution permet à Wade de briguer un troisième mandat.

      Les quelques religieux qui ont jusqu’ici eu à prendre la parole sur le débat autour de la recevabilité ou non de la candidature de Wade n’ont pas voulu afficher une position nette et précise. Il s’agit, d’ailleurs, principalement de marabouts. Et les autres religieux qui se sont prononcés sur la question sont soit proches de l’opposition ou encore des soutiens connus de Wade.

      Mais la prière de l’Aïd-el-fitr célébrée mercredi a été une bonne occasion pour certains imams de dire ce qu’ils pensent de cette affaire. Mais ils ont pratiquement tous tenu à rappeler au Conseil constitutionnel la responsabilité qui est la sienne. Après la prière qu’il a dirigée à la mosquée de Pikine Gazelle, Imam Massamba Diop, par ailleurs directeur exécutif de l’Ong Jamra, s’est prononcé sur la question. « Nous demandons au Conseil constitutionnel de prendre ses responsabilités et de les assumer tout en disant le droit. Car quoi qu’il en soit, ils auront des comptes à rendre à Dieu », a laissé entendre Imam Massamba Diop. Qui demande à ce qu’on laisse aux Sénégalais la liberté de choisir la personne qu’ils veulent à la tête de leur pays. « Personne n’a le droit d’imposer un président », a-t-il poursuivi.

      Mais, c’est l’imam Tafsir Babacar Ndiour de Thiès qui est allé encore plus loin. L’imam de la mosquée de Moussanté où a prié Idrissa Seck, a tenu à rappeler aux cinq sages du Conseil constitutionnel le cas de leur collègue ivoirien Paul Yao N’dré dont la décision de proclamer Laurent Gbagbo président a fait basculer la Côte d’Ivoire dans la violence postélectorale. « Qu’est-ce qui a entraîné la Côte d’Ivoire dans le chaos ? », s’interroge l’imam. Avant de poursuivre : « C’est Paul Yao N’dré qui est à l’origine de ce chaos pour avoir menti dans son jugement, pour n’avoir pas dit la vérité. Résultat : des milliers de morts, des personnes déportées, un président déchu et sa famille en prison. » Et de déplorer : « La vérité n’a pas été dite. »

      Poursuivant Imam Babacar Ndiour ajoute : « Le juge n’a pas de chef. La vérité doit être son seul chef. La justice doit être impartiale et indépendante. N’est pas juge qui veut. Et juger, c’est une grande responsabilité. La vérité doit être dite telle quelle, sans parti pris. Un jour où l’autre, on devra rendre des comptes devant le Bon Dieu. »

      Les imams orientent leurs sermons sur le Conseil constitutionnel et les lutteurs

      NETTALI.NET – La prière de la Korité a été mise à profit par les imams pour mettre la pression sur les membres du Conseil constitutionnel et sur certaines pratiques au niveau de l’arène. Les imams ont rappelé aux « 5 sages » que quel que soit ce qu’ils feront, ils retourneront à Dieu et devront s’expliquer avec lui. Ils ont prié pour un Sénégal de paix, de stabilité et de prospérité.

      « Korité 2011 : les imams appellent à des élections apaisées », titre « Le Soleil ».

      « Les imams s’étaient-ils passé le mot ? En tout cas, actualité oblige, les sermons de l’Aid El-Fitr ont été presque unanimement centrés sur la préservation de la paix et de la concorde nationale. Comme dans une ritournelle, de la mosquée mouride Massalikoul Djinane où le président Wade a sacrifié à la tradition, aux confins de Fatick et de Tambacounda, en passant par la Grande mosquée où le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a prié comme à l’accoutumée, le ton était le même : entente, respect de l’autre, transparence et acceptation du verdict divin et des urnes. Partout, les hommes de Dieu ont appelé au sens des responsabilités et prié pour un Sénégal prospère et stable », écrit « Le Soleil ».

      « Le Populaire » note qu’à Massalikoul Djinane, l’imam a fait un « sermon-réquisitoire contre le Pds et la Cap 21 ».

      « Les propos discourtois des acteurs politiques lors de récents déplacements dans la ville sainte vivement dénoncés. Rappel a l’ordre clair du khalife général des mourides, par la voix de l’imam de massalikoul Djinane : plus de retenue, sens de la mesure, considération et respect vis-à-vis de Touba », rapporte « Le Populaire ».

      « L’Observateur » ajoute que « Wade (est) savonné (et) le Conseil constitutionnel sermonné ».

      Dans « Walfadjri », Imam Massamba Diop, s’adressant aux membres du Conseil constitutionnel déclare : « Vous aurez des comptes à rendre à Dieu ».

      « Walf Grand-Place » indique que lors de la prière de l’aïd-el-fitr, les imams ont également fait un « sermon contre la pratique de la lutte ». La lutte, soutiennent certains prêcheurs dans « Walf Grand-Place », ne peut pas être licite en Islam. « Walf Grand-Place » note que les imams ont aussi lancé une « fatwa contre les « comédiens qui jouent avec l’Islam ».

      « L’Observateur » fait remarquer que, « arrivé en retard à Massalikoul Djinane, Wade en sort aphone ».

      Ce qui fait dire à « Walfadjri » que « Wade sert un silence assourdissant ».

      « Chose rarissime, le chef de l’Etat a refusé, hier, de s’adresser à la presse à la fin de la prière de Korité à la mosquée mouride Massalikoul Djinane de Colobane. Abdoulaye Wade, qui a toujours sacrifié à cette traditionnelle entrevue avec les journalistes sur les questions politiques, socioéconomiques, selon qu’elles font l’actualité, a contre toute attente gardé le silence radio », indique « Walfadjri ».

      « Sud Quotidien » informe que « les ex-agents de l’ex-Sias ont suspendu, mardi 30 août, leur grève de la faim, suite à une médiation du coordonnateur et du porte-parole de la Cap 21, Iba Der Thiam et Mame Mactar Guèye ».

      « Informés par les correspondants de presse de la Banlieue de la détresse de ces vingt-deux hommes et seize femmes, affaiblis par six jours de grève de la faim, et qui paraissaient abandonnés à eux-mêmes, les deux responsables de la Cap 21 ont été, sur insistance du Pr Iba Der Thiam, reçu nuitamment au Palais de la République, où le chef de l’Etat, en dépit des préparatifs de son voyage, pour la Conférence internationale sur la Libye, devant se tenir à Paris, a eu l’amabilité de les recevoir, sans protocole, pendant plus d’une demi-heure », relève un communiqué de presse en date du 30 août publié par « Sud Quotidien ».

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      La Korité célébrée, majoritairement, mercredi

      Comme son habitude, Abdoulaye Wade, le président de la République a prié à la mosquée mouride  de «Gouye Massaalikal Jinaan» de  Niary Tally.  Contrairement aussi à son habitude, le président n’a pas fait une déclaration publique devant les journalistes. A la fin de la prière, il s’est vite engouffré dans sa voiture.

      L’Aïd el Fitr ou la fête de Korité marquant la fin du Ramadan a été célébrée mercredi par une grande majorité de la communauté musulmane sénégalaise qui a effectué la prière matinale des deux rakaas dans beaucoup de lieux de culte comme à Gouye mouride en présence du chef de l’Etat ou à la Grande mosquée de Dakar où était présent le Premier ministre.

      Arrivé sous-une fine pluie, le président de la République, Abdoulaye Wade a effectué sa prière à la mosquée Massalihoul Jina à Dakar plus connue sous le nom mosquée Gouye mouride.

      Des membres du gouvernement notamment Madické Niang (ministre des Affaires étrangères), Ibrahima Sarr (ministre de l’Energie), le président du Conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye, des leaders politiques comme Landing Savané, Pape Diouf, Alioune Badara Cissé étaient aussi présents.

      Dans son sermon l’imam Serigne Abo Mbacké a exhorté les fidèles musulmans au respect des percepts de l’islam comme l’a recommandé d’ailleurs Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme.

      L’imam Serigne Abo Mbacké a aussi prêché la non-violence, la paix et l’unité des musulmans.

      A la fin de la cérémonie, le président Wade n’a pas fait de déclaration. Il a salué les journalistes avant d’entrer dans son véhicule.

      A la Grande mosquée de Dakar, la traditionnelle prière des deux rakaas a été effectuée sous l’égide de l’imam El Hadj Moussa Samb en présence du Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, entre autres.

      Dans son sermon, l’Imam Samb a rappelé la nécessité pour les musulmans de célébrer leurs fêtes dans l’unité. ‘’Quand on adore Dieu, il faut le faire sur des bases solides’’, a dit l’Imam soulignant que les musulmans doivent démarrer et rompre ensemble le jeûne.

      El Hadj Moussa Samb a aussi invité les musulmans à la solidarité. ‘’Dans chaque région par exemple, les musulmans doivent pouvoir unir leurs efforts afin de bâtir une œuvre commune, comme la construction d’école’’, a dit l’imam.

      Il a aussi prêché le respect des anciens, l’éducation des enfants. ‘’Les parents doivent veiller sur l’éducation des enfants et sur leur port vestimentaire aussi’’, selon El Moussa Samb qui a prié pour un Sénégal de paix et un bon hivernage.

      Le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, a salué le sermon de l’Imam en estimant qu’il a abordé des questions d’intérêt général.

      Le croissant lunaire a été aperçu dans plusieurs localités du Sénégal, a annoncé mardi soir le président de la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc), Ahmed Iyane Thiam, précisant que l’Aïd el Fitr, fête marquant la fin du mois de ramadan, sera célébrée mercredi.

      ’’Le croissant lunaire a été aperçu dans plusieurs localités du Sénégal notamment dans les grandes familles religieuse du pays’’, a-t-il notamment déclaré à la télévision publique sénégalaise (RTS).

      ‘’A Touba, a-t-il précisé, le croissant lunaire a été aperçu par la famille du Khalife général. A Tivaouane, le croissant a été aperçu par la famille du khalife. A Kaolack, le khalife a aperçu le croissant lunaire à Médina Baye.

      L’imam Ratib Cheikh Tidiane Cissé a lui-même aperçu le croissant lunaire en compagnie de beaucoup de fidèles.’’

      Poursuivant ses explications, il ajoute : ‘’C’est pour vous dire que le croissant lunaire a été aperçu un peut partout au Sénégal. De ce fait, le mois ramadan se termine ce soir et, demain mercredi, les musulmans iront prier et demander à Allah sa protection et la prospérité pour le pays’’.

      Mardi, une partie de la communauté musulmane a célébré la Korité. A l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, les Ibadourahamne ont rompu le jeûne, préférant s’aligner sur des pays comme l’Arabie Saoudite, le Mali, la Gambie et la Mauritanie.

      A Louga, dans le nord du Sénégal, la Korité a aussi été célébrée mardi sous l’égide du marabout Abass Sall.

      Une partie de la communauté musulmane de Ziguinchor (Sud) a également célébré l’Aïd el Fitr (Korité). Les Ibadourahamane de Kolda en ont aussi fait de même.

      Dans la commune de Vélingara, un département de la région de Kolda, des musulmans ont rompu le jeûne, puis sont allés prier à la mosquée du quartier Nassouroulahi.

      Durant l’Aïd el Fitr communément appelée Korité, le fidèle s’acquitte de l’aumône de la rupture du jeûne ou Zakat al-Fitr.

      Cette fête débute par une prière (salat al aïd), qui a lieu en début de matinée et qui est effectuée soit dans une mosquée, soit dans un espace à ciel ouvert permettant de rassembler plus de fidèles.

      Son premier ministre Souleymane Ndiaye a prié à la Grande Mosquée de Dakar. Xalimasn.com avec Aps.sn

      Le croissant lunaire aperçu dans plusieurs localités, la Korité célébrée mercredi (commission)

       

       (APS) – Le croissant lunaire a été aperçu dans plusieurs localités du Sénégal, a annoncé mardi soir le président de la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire, précisant que l’Aïd el Fitr, fête marquant la fin du mois de ramadan, sera célébrée mercredi au Sénégal. aps.sn

      La grande mosquée de Dakar sera le point de convergence de plusieurs fidèles pour la prières de deux Rakka.

       

      Ambiance de fête à Sandaga

      C’est ce mercredi 31 août que sera célébrée la fête de korité. Mais, depuis quelques jours déjà, le marché Sandaga est pris d’assaut par des acheteurs qui préparent fiévreusement la fête de l’Aidel Fitr.

      Il est 11 heures au marché Sanaga, le plus grand marché de Dakar. Ici, on propose tout aux clients. Les va-et-vient des clients pour chercher le produit de leur choix attireraient l’attention de quelqu’un qui viendrait pour la première fois au marché Sandaga. En cette veille de Korité, le marché est sorti de l’ordinaire, de par son ambiance qui a atteint son paroxysme. Plus qu’avant, Sandaga est bondé de monde. Acheteurs et vendeurs marchandent à tout va, sous un soleil de plomb. Pour se frayer un passage, il faut être un peu musclé. «Il fait excessivement chaud !»se plaint Adja Fatou Sow, venue se payer des habits pour la circonstance.

      Les vendeurs étalent un peu partout dans la rue leurs marchandises, mettant les véhicules et autres motos dans une situation très difficile de stationnement et même de circulation. D’ailleurs, Sandaga connait un embouteillage extraordinaire. A l’entrée, on est attiré par le bruit sonore de la musique. «On met de la musique pour attirer les clients», a indiqué Mor Diop, vendeur de tissus. En cette veille de Korité, l’offre et la demande ne sont pas équilibrées. Les vendeurs ont eu raison sur les acheteurs, car l’offre est supérieure à la demande. Les vendeurs sont dans l’incapacité de liquider toute la marchandise. «Pour la fête, nous nous sommes approvisionnés plus qu’avant en marchandises. Et ce, de tous genres pour satisfaire notre clientèle. Les prix sont imbattables», a déclaré Mor Diop.

       

      Une légère baisse des prix

      L’offre étant supérieure à la demande, les vendeurs sont dans l’obligation de s’incliner à la loi du marché. Les prix des marchandises sont revus à la baisse. Sandaga étant un marché concurrentiel, à chacun son prix selon le marchandage. «Venez, venez… acheter, les prix ont baissé. Les jeans qui coutaient 5000 CFA sont passés à 4000 FCFA», chantait Abdoulaye Ndiaye, tout en applaudissant.

      Pour Abdoulaye Ndiaye, «on est obligé de baisser les prix pour espérer vendre. Dans ce marché, le prix n’est pas fixe, chacun est libre de fixer son prix». Entouré d’une petite foule de filles, Abdoulaye Ndiaye marchandait jusqu’au plus bas prix. «Ces filles sont trop avares en argent, elles veulent dépenser moins, pour porter des tissus de valeur et de qualité », se plaint M. Ndiaye. Et une fille, habillée en rouge et blanc, aux cheveux secs, de rétorquer au vendeur : « C’est les temps qui sont durs. On peine à trouver de l’argent pour nous acheter ces tissus. Il faut parfois nous comprendre. » Dans ces étales de tissus (tous genres), le vendeur Talla Diop a indiqué que les prix ont connu une nette baisse. « Tout est presque gratuit aujourd’hui pour nos clients parce qu’on est en train de bazarder. C’est à la portée de toutes les bourses car nous avons toutes les qualités de tissus », rassure Talla Diop. Dans les cantines de bijoux et chausseurs, les clients sont aussi gâtés par des prix « très abordables » proposés par les vendeurs de Sandaga.

       

      Les coupures d’électricités jouent les trouble-fête

      Si les vendeurs de tissus et autres produits pour la fête de Korité s’adonnent librement à leur activité lucrative sans pression, les tailleurs du marché Sandaga, eux, sont pris au piège par les coupures intempestives d’électricité. Ils sont entre le marteau des clients, et l’enclume des coupures d’électricité. Les longues coupures, en effet, ont plombé la productivité des tailleurs. Or, après achat de tissus, il faut passer forcement par la couture. Et personne ne veut, le jour de la Korité, se priver de son beau boubou neuf. Alors, les ateliers de tailleur sont envahis par des clients, pressés de récupérer leurs boubous. Mais ici, contrairement aux vendeurs de tissus, les tailleurs peinent à satisfaire la demande des clients. Pour quelques ateliers seulement, il y a des centaines de tissus à coudre. Modou Fall, tailleur de sont état, assis devant sa machine, transpire en pédalant. Toutes les cinq minutes, il galvanise ses employés. Sous ce soleil de plomb, de grosses goutes s’écroulent au sol.

      De leur côté, les clients qui attendent leurs habits ne transigent pas avec Modou Fall. «Mais Modou Fall, toi, depuis cinq jours tu me fais courir pour mon tissu. Et pourtant, je te l’ai donné très tôt. En tout cas, je te donne jusqu’à (mardi) demain pour me remettre mon tissu cousu», a lâché une jeune dame, à peine la trentaine. Très timide, Modou Fall, obligé de négocier, calme la femme par des assurances. «Calme-toi. Je te promets de livrer le tissu, dès demain In Cha’Allah», tempère le tailleur.

      A peine la femme est sortie qu’une autre rentre, comme une flèche, dans l’atelier du pauvre tailleur tenu dans l’obligation de respecter les délais de livraison. Cette fois-ci, la femme, du nom de Siré Diallo, était catégorique. «Je ne partirai pas de ton atelier avant d’avoir reçu mon tissu», s’exclame Mme Diallo. Le pauvre était encore dans l’obligation d’apaiser. Heureusement pour lui, il en était aux finitions. «Je suis là-dessus. Je termine dans une heure», rassure M. Fall.

      Ainsi, les scènes de succèdent et se ressemblent. Mais les hommes sont beaucoup plus compréhensibles que les femmes. Entre hommes, ils se comprennent vite avec Modou Fall. A l’entrée, notre attention est attirée par un groupe d’électrogène qui fonctionnait bruyamment. Quand nous avons interrogé Modou Fall, au milieu de ce brouhaha, il a tout de suite eu des excuses. «Ce sont les longues coupures d’électricité qui m’ont posé toutes ces préjudices. Ici, depuis presque 48 heures, on n’a pas d’électricité. Et on est obligé de respecter les délais de livraison. Vous êtes témoins, vous avez vu des gens me crier dessus, me harceler, pour avoir leurs tissus. Je dépense trop d’argent avec ce groupe et c’est lent aussi. On est débordé», s’est plaint M. Fall. Dans ce climat quelques-fois délétère, Modou Fall espère s’en sortir.

      Entre vendeurs et acheteurs, on se chamaille pour ensuite se retrouver, puisqu’ils sont condamnés à se rendre mutuellement service.

      lesenegalais.net

      Dans l’ambiance des bonnes affaires de la veille d

      Recourir aux services des teinturiers pour donner un coup de neuf à son boubou est l’astuce de beaucoup de Sénégalais. De quoi permettre aux professionnels de la teinture de faire de bonnes affaires en cette veille de célébration de la fin du ramadan ou Korité.

      A Khar Yalla, un quartier de la proche banlieue de Dakar, les teinturiers établis prés du terrain de football en fournissent bien l’illustration avec leur concert de coups de pilon ajouté aux klaxons de véhicules.

      ‘’Les clients viennent de plus en plus avec l’approche de la fête. Et les affaires marchent. On s’en sort bien quand même’’, souligne le teinturier Séckou Coumibaly.

      Corpulent, pilon à la main et chemise complètement déboutonnée en raison de la chaleur, Ousseynou Bâ, originaire de la Guinée, se réjouit aussi de la ‘’hausse considérable de clients, ces derniers jours’’.

      ‘’Il y a beaucoup de clients depuis une semaine et je peux gagner ces temps-ci jusqu’à 10.000 Francs CFA par jour. Franchement, c’est la période pour faire de bonnes affaires’’, se réjouit-il.

      A côté, son compatriote Amadou Diallo abonde dans le même sens. ‘’On ne se plaint pas, car ça marche bien et on est très sollicités, surtout par les femmes qui apportent le plus souvent des grand boubous’’, affirme-t-il.

      ‘’Je peux gagner jusqu’à 7.500 Francs CFA par jour, depuis l’approche de la fête’’, ajoute M. Diallo.

      Tout le monde, les femmes surtout, se bouscule chez les teinturiers. ‘’Ce n’est pas trop cher et c’est plus économique’’, explique Marème Diouf Sy, venue donner un coup de neuf aux habits de ses enfants.

      ‘’On dépense moins. La vie est devenue chère et on ne peut pas acheter des tissus à des prix exorbitants’’, affirme-t-elle.

      Coumba Fall, une femme au foyer et épouse d’un haut fonctionnaire, est venue aussi récupérer les vêtements de ses trois filles. ‘’La vie est devenue très dure. On est obligée de se rabattre sur les teinturiers, car c’est très bon marché’’, dit-elle. Et Coumba Fall d’ajouter : ‘’Mon mari est un cadre dans un ministère, mais la conjoncture n’épargne personne. Les teinturiers font l’affaire de tous.’’

       

      BDS/OID/ESF

      aps.sn

      Préparatifs de Korité : une folle ambiance s’empare de la ville de Kolda

      A quelques heures de la célébration de la fête de Korité, marquant la fin du jeûne chez les musulmans, la ville de Kolda (sud) est très animée. Les ateliers des tailleurs, les salons de coiffure et les commerces grouillent de monde.

      Les Koldois sont massivement sortis de chez eux pour faire des courses. Le marché central de la ville est pris d’assaut par des femmes surtout. Dans les commerces, de nombreux produits cosmétiques – chaussures, boubous, etc. – sont proposés à la clientèle.

      ‘’Cette année, nous enregistrons une forte présence des femmes. En moyenne, j’en reçois une trentaine par jour. Elles viennent se faire coiffer. Nous travaillons même de nuit pour satisfaire la demande’’, confie Mantou, la gérante de deux salons de coiffure.

      ‘’Je rends grâce à Dieu. Nous ne nous plaignons pas beaucoup, malgré les coupures d’électricité’’, commente-t-elle. Elle s’est armée de lampes à gaz ou fonctionnant à l’aide de batteries, pour parer aux coupures d’électricité.

      Des tailleurs rencontrés au marché central de la ville se réjouissent d’être très sollicités par la clientèle, en dépit des nombreuses coupures d’électricité.

      Les alentours du marché sont également envahis de vendeurs d’articles cosmétiques faisant le bonheur des Koldois, parce que bon marché.

      ‘’Nous sommes venus de la région de Kaolack pour vendre nos marchandises. […] Nous vendons vêtements, chaussures, boucles d’oreille, etc. Il y en a pour toutes les bourses’’, commente Ousmane.

      ‘’J’ai cinq enfants dont trois filles à prendre en charge. Je trouve très honnêtement que sans ces commerçants, les mamans auraient du mal à satisfaire les enfants’’, explique une veuve rencontrée au marché. Les prix des produits cosmétiques sont bon marché, à ses yeux.

      Aux alentours des étals, dans une vive ambiance faite de danse et d’autres gestes, les vendeurs se livrent à une réclame sans répit, captivant l’attention des passants. Des supports électroniques distillent des notes musicales. Les marchandages vont bon train. En attendant la Korité !

       

      Korité : Les marchés à l’heure des préparatifs

      A quelques jours de la Korité, des acheteurs, « touchés par la situation économique », tardent à réagir favorablement aux sirènes des commerçants et tailleurs. L’ambiance dans les marchés ne rime pas toujours avec bonnes affaires.

      En cette fin de ramadan, les esprits sont absorbés par la Korité. Les préparatifs vont déjà bon train. En ce début de journée du vendredi, les tailleurs sont obnubilés par les engagements qui les lient à la clientèle. En vogue cette année, les tissus « Tohibo », « Zamgani », « Fatou Guewel » ou « Centum ». Les coupures d’électricité constituent un casse-tête pour les tailleurs qui peinent à respecter leurs engagements. Aux Parcelles Assainies, à l’Unité 17, non loin de la mairie de ladite Commune et à côté du marché, un atelier de tailleur attire notre attention. Ici, les vrombissements des moteurs des machines à coudre  montrent à quel point les commandes s’entassent. Le temps presse. « Nous déplorons les coupures de courant. Nous sommes obligés de travailler jusqu’à 4 heures du matin. Je pense que les années précédentes sont meilleures que celle-ci», dit le maître-tailleur, sous le couvert de l’anonymat. Ce constat est aussi partagé par son confrère Vieux Gassama. Balla Diouf s’offusque des dépenses générées par les délestages : « nous sommes obligés d’acheter du carburant entre 5000 et 7000 francs par jour pour faire fonctionner le groupe électrogène afin de pouvoir coudre.  Avec ces coupures intempestives, nous respectons difficilement nos engagements ».  Moustapha Lèye, le visage imbibé d’eau, la barbe touffue, déclare : « les coupures nous empêchent de travailler. Les clients sont  peut-être touchés par la conjoncture économique, ils ont l’habitude de venir au dernier moment », dit-il. M. Lèye avance que les prix varient de 10 à 25.000 francs. «Pour satisfaire les clients, nous avons prévu les prêt-à-porter », souligne-t-il.  Au marché de Tilène, c’est la cacophonie. A cause de la pluie, les routes sont quasiment impraticables. Les déviations sont forcées. Les personnes font des va-et-vient pour vaquer à leurs occupations. Niché dans son atelier en plein cœur de Tilène, Bathie Sarr ne s’inquiète pas de l’état de satisfaction de la demande : « nous rendons grâce à Dieu, les clients viennent.  Certaines complaintes sont dues à la peur », dit-il.  Un exemplaire de Coran à la main,  Mor Ndiaye étale des chaussures pour enfants sur une table, en attendant d’éventuels « clients qui ne sont pas toujours au rendez-vous ». Selon lui, « les potentiels acheteurs font du lèche-vitrine et proposent  des prix dérisoires ». Oignons et pommes de terre, incontournables Vendeur de djellabas et autres boubous de Korité, notre interlocuteur qui a gardé l’anonymat, déclare : « pour le moment, ce n’est pas la grande affluence ; au Sénégal, il y a trop de commerçants. La majeure partie des gens qui ne savent pas où aller versent maintenant dans le commerce. Alors que l’argent ne suit pas ».

       

      La Marocaine Mariame Djiby est dans une boutique remplie de produits du royaume chérifien. «Il  faut au minimum 7.000 francs Cfa pour avoir une babouche de qualité. Nous vendons aussi des djellabas, des bonnets marocains, etc. », souligne-t-elle. A l’intérieur du marché, on se bouscule pour se frayer un chemin. Les femmes font les emplettes en direction de « l’Aïd Al Fitr ». Du raisin sec au vinaigre, en passant par la moutarde, les vermicelles, les olives, le piment, le poivre, les pommes de terre, les oignons, l’huile, etc., rien n’est de trop pour remplir le panier de la ménagère. Saliou Bâ, vend le kilogramme d’oignon à 400 francs, Modou Fall le marchande à 300 francs Cfa. Chez Cheikh Fall, les pommes de terre s’échangent à 450 francs, le kilo d’ail à 1500 francs Cfa.

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        L’imam ratib de la grande mosquée de Tambacounda, Thierno Souleymane Agne, a déclaré mercredi dans son sermon suivant la prière de l’Aïd el Fitr que Dieu a déjà décidé de la personne qui sera portée à la tête du pays à l’issue de l’élection présidentielle de 2012, appelant les populations à accepter la volonté divine.

        ‘’On s’achemine vers la Tabaski et les prochaines élections. Dieu a déjà décidé de celui qui sera à la tête du pays’’, a dit Thierno Souleymane Agne, dans son sermon prononcé en peul à la place Salikénié, un des 15 lieux de prières répertoriés à travers la commune de Tambacounda.

        Il a aussi formulé des prières pour la personne qui sera élue président en 2012 et a invité la population à accepter la volonté divine qui se sera manifestée à travers le vote des électeurs.

        L’Imam Agne a, en outre, fustigé certains comportements qui ne sont pas conformes aux recommandations de l’islam, et qui sont de nature à nuire aux relations entre frères musulmans. Il a cité, à ce propos, le mensonge et le non-respect des engagements.

        Thierno Souleymane Agne a également formulé des prières pour le chef de l’Etat, le gouvernement et tout le pays. Ces prières portent notamment, sur l’unité des cœurs et des esprits, ainsi que le développement du pays.

        L’Imam a rappelé aux fidèles la pratique de la zakat-el-fitr (l’aumône de rupture du jeûne) dont doit s’acquitter chaque musulman qui en a les moyens.

        L’adjoint au gouverneur de Tambacounda, Moustapha Ndiaye, s’est réjoui d’être à la place Salikénié pour représenter le gouvernement et le chef de l’Etat. M. Ndiaye s’est félicité de la ’’célébration à l’unisson’’, de l’Aïd, par une grande partie de la communauté musulmane sénégalaise.

        Il a salué, par la même occasion, ‘’l’union et la parfaite harmonie des différentes populations qui constituent la Ummah islamique au Sénégal’’.

        Dans l’après-midi, le gouverneur, accompagné, d’une délégation de chefs de services, effectuera une visite de courtoisie chez les dignitaires religieux de la commune et du département de Tambacounda.

        Une partie des musulmans avait fêté l’Aïd el Fitr mardi.

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         L’Imam principal de la mosquée des Hlm Shelter Grand-Yoff troisième tranche B, Ahma Fofana, a plaidé mercredi, lors de son sermon à l’issue de la prière de la Korité, pour une élection présidentielle au Sénégal apaisée, soulignant qu’un tel climat ne saurait prévaloir que dans le respect de la sacralité de la personne humaine et dans une prise de responsabilité individuelle.

         

        ‘’Pour que s’instaure la paix que tout un chacun de nous souhaite de ses vœux, il est nécessaire qu’on se respecte. Toute autre attitude nous mènera vers l’aventure’’, a martelé l’Imam pour qui le bonheur de l’homme se construit à partir du respect qu’il voue à son prochain, tel que le lui recommandent Allah et son Prophète Mouhammad (PSL).

        A ce propos, il a rappelé des versets du Coran dans lesquels Allah pour signifier ‘’la grandeur de l’homme, sa créature préférée’’ souligne avoir mis à sa disposition le ciel et le terre. Le Prophète Mouhammad (PSLB) et Abdoulaye Ibn Omar, s’inscrivant sur la même lancée, ont professé publiquement que la grandeur de l‘homme dépasse de loin celle de la Kaaba.

        Mieux, selon l’érudit, l’envoyé de Dieu a dans son dernier sermon à Arafat particulièrement insisté su trois choses qui consacrent la valeur inestimable de l’homme : ne jamais tuer son prochain, ni lui faire du mal, encore moins se montrer irrespectueux à son égard.

        ’’Il s’agit là d’un message actuel, surtout au Sénégal où, dans la perspective de la présidentielle du 26 février 2012, de lourdes menaces s’annoncent’’, a déploré Ahma Fofana, estimant qu’il urge que chacun prenne ses responsabilités. Surtout ceux des Sénégalais qui ont encore la tête sur les épaules et ne souhaiteront jamais que le pays s’embrase.

        Ces derniers ne sont rien d’autre que les guides religieux et toute autre personne ‘’travaillant pour la paix, soit le politicien ou l’homme de bonne volonté’’, a indiqué l’Imam, ajoutant qu’il revient à eux de faire tout leur possible pour que le ‘’mal’’ n’ait droit de cité au Sénégal.

        Les jeunes ont également leur part de responsabilité dans cette ‘’bataille pour la paix’’, en ce qu’ils ne doivent pas se laisser entrainer dans des troubles et casses de biens publics orchestrés par des individus animés uniquement par leurs intérêts personnels.

        ‘’Si les jeunes se mettent à tout détruire aujourd’hui, qu’auront-ils à gérer demain quand ils prendront les rênes du pouvoir ?’’, s’est interrogé Ahma Fofana avant d’appeler les parents et leurs progénitures à œuvrer pour la préservation du Sénégal contre les turpitudes de ce monde.

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        La pluie est signe de clémence divine, dans l’imagerie populaire musulmane, mais aussi pour toute la communauté paysanne. Pour les habitants des cités modernes et des zones inondables, par contre, un orage est toujours source de désagréments, en raison de conditions d’existence qui constituent la réalité de la cité. En ce matin de l’Aïd el fitr (korité), la pluie s’est invitée à la fête, empêchant de nombreux Dakarois d’aller s’acquitter d’une importante action de grâce, la prière surérogatoire de l’Aïd.

        Il a plu à Dakar, en cette matinée du mercredi 31 août 2011, rendant certaines rues impraticables, mais surtout les lieux de prière, comme le nouveau site des Mourides, «Massaalikoul Jinaan», délocalisé dans le quartier dit «Cerf-volant», une zone propice aux inondations. Ces derniers jours d’ailleurs, comme lesenegalais.net l’a montré à travers une éloquente prise de vue de notre photographe-maison, Nacer, des bulldozers ont été très actifs sur les lieux pour évacuer les eaux stagnantes, afin de permettre à la communauté d’y accomplir ses obligations religieuses.

        Malgré tous ces désagréments, armés de leur seule foi, les fidèles sont tout de même sortis, qui sous un parapluie, qui vêtu d’imperméable, pour sacrifier à la traditionnelle prière de l’Aïd el fitr. Ce ne fut certes pas le rush habituel, mais l’esprit et la foi y étaient.

        Chez le petit peuple aussi, korité rime avec fête, ce qui sous-entend bombance, ripaille et liesse. Tôt le matin, on se gave de «laax» (sanglée : patte de mil recouverte de lait), avant d’aller à la prière. Au retour, petite dégustation avant le grand repas de midi, dont le menu ne varie presque jamais : «ceebu yapp» ou riz à la viande (de poulet de préférence). Quant aux enfants, leur seule préoccupation, c’est le port de l’habit neuf pour accompagner papa à la Mosquée, pour les garçons ; et pour les filles, la finition des tresses entamées la veille, après qu’on ait fini de faire la corvée des tailleurs.

        En début d’après-midi, débute la vraie fête pour eux, les enfants. Parés de leurs plus beaux atours, ils visitent les maisons voisines, se rendent chez quelque parents habitants des zones un peu plus éloignées, interpellent les grandes personnes croisées dans la rue, le tout avec un petit mot à la bouche : «damay ñaan ndewenal» (je demande des étrennes). Aucun cadeau n’est refusé, mais aucune contrainte aussi n’est faite. Certains répondront, sans mettre la main à la poche : «nañu fekke dewèn !» (Que Dieu nous prête vie, jusqu’à l’année prochaine).

        Au cours de la journée, nous reviendrons sur les différentes célébrations de cette fête de korité, particulièrement sur les sermons des imams, moments privilégiés pour ces «porteurs de voix» pour faire des prêches dans tous les sens. Des hommes politiques en profitent, également, sollicitant des prières –des soutiens politiques plutôt, surtout en cette veille d’élection–, affichant des accointances particulières avec certains guides religieux, non sans lancer des messages politiques. C’est tout cela le charme des fêtes religieuses au Sénégal.

        LES CHRONIQUES DE XALIMA

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        TAKOUSSANOU DJOLOF

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        “Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici