libye

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Me Abdoulaye Wade a quitté Dakar juste après la prière de la Korité. Il est accompagné de quelques membres du Gouvernement. Le Chef de l’Etat doit participer ce 01 septembre 2011, à Paris, à la conférence organisée par l’Elysée sur la situation en Libye. Rappelons que le président sénégalais est le premier Chef d’Etat africain à se rendre à Benghazi. Il a également reçu à deux reprises des membres du CNT à Paris et à Dakar.

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    Le Président Abdoulaye doit voyager ce mercredi sur la France pour assister à une réunion du groupe de contact sur la Libye. Ainsi le Sénégal sera représenté par sa plus haute autorité à cette réunion convoquée par le Président français Nicolas Sarkozy et à laquelle assistera la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.
    Après le voyage à Benghazi, le Président Abdoulaye Wade confirme de ce fait son soutien au Conseil national de transition (Cnt), organe politique des rebelles libyens reconnu par ce groupe de contact, comme «l’autorité gouvernementale légitime». Cela après son voyage à Benghazi lors duquel il conseillait au Guide libyen Mouammar Kadhafi de quitter le pouvoir.
    Par sa présence à cette réunion qui se tiendra à Paris ce jeudi 1er septembre, Wade prend le sens contraire des directives de l’Union africaine. En effet, si cette démarche du président de la République semble logique par rapport à ses opinions sur la crise libyenne, elle contraste cependant avec ses thèses panafricanistes, car ses pairs africains, par la voix de l’Union africaine (Ua) ne reconnaissent pas le Cnt. En réunion la semaine dernière à Addis-Abeba, le Conseil de paix et de sécurité de l’Ua avait réaffirmé son opposition à cette branche politique de la rébellion libyenne et appelé, dans un communiqué de presse, «à la formation d’un gouvernement de transition inclusif, à l’établissement d’un cadre constitutionnel et législatif en vue d’une transformation démocratique en Libye, ainsi qu’au soutien à l’organisation des élections et au processus de la réconciliation nationale». Seul un tel gouvernement pourrait occuper le siège de la Libye à l’Union africaine, insistait le Président sud-africain et membre du comité ad hoc sur la Libye, Jacob Zuma, qui considère que le Conseil national de transition ne représente pas un gouvernement «légitime».
    Contrairement à l’Union africaine, le groupe de contact sur la Libye considère le Cnt «comme l’autorité gouvernementale légitime en Libye». Et cela jusqu’à la mise en place d’une autorité intérimaire.

    Toutefois, le Président sénégalais n’est pas le seul à briser la dynamique unitaire dans la gestion de la crise libyenne car déjà il y a 20 pays qui ont reconnu, à titre individuel, le Cnt comme instance dirigeante de la libye

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    "Nous ne pouvons pas dire que c'est la force qui est légitime maintenant", a déclaré Jacob Zuma à propos du CNT.

    « Nous ne pouvons pas dire que c’est la force qui est légitime maintenant », a déclaré Jacob Zuma à propos du CNT.AFP/RODGER BOSCH

    Alors que Mouammar Kadhafi, traqué mais toujours introuvable, appelait dans la nuit de jeudi à vendredi à la résistance, les rebelles confortaient encore leurs positions, en prenant leurs quartiers dans la capitale.

    Le « gouvernement » des rebelles, le comité exécutif du Conseil national de transition (CNT), jusque-là installé à Benghazi, a ainsi été transféré à Tripoli, a annoncé dans la nuit Ali Tahouni, son vice-président. M. Tahouni a précisé que le chef du CNT,Moustapha Abdeljalil, arriverait à Tripoli dès que la situation sur le plan de la sécurité le permettrait.

    Alors que le CNT a été reconnu par une quarantaine de pays, l’Union africaine (UA), par la voix du président sud-africain Jacob Zuma, a émis une voix discordante, mettant en cause « la légitimité » de l’organe politique des rebelles. L’UA a appelé à la formation en Libye d’un « gouvernement de transition incluant toutes les parties, qui serait le bienvenu pour occuper un siège à l’UA »« Nous ne pouvons pas dire que c’est la force qui est légitime maintenant », a-t-il poursuivi à propos du CNT, soulignant que des combats ont toujours lieu à Tripoli.

     

     

    POURSUITE DES COMBATS À TRIPOLI

    Dans la ville, les rebelles combattent toujours avec acharnement les troupes pro-Kadhafi dans quelques poches de résistance. Après plusieurs heures de combats intenses, les insurgés ont réussi à prendre le contrôle d’Abou Salim, un quartier du sud de la ville, proche de Bab Al-Azizia, mais les combats se sont déplacés dans le secteur voisin de Machrour, a indiqué le chef d’un bataillon de combattants. Mais les forces loyalistes bombardaient lourdement l’aéroport de Tripoli, contrôlé par les rebelles. Un avion a été touché dans les bombardements, selon la chaîne Al-Arabiya.

    Un membre du CNT présent dans les rues de Tripoli a assuré que Kadhafi et son entourage avaient été localisés et que le secteur dans lequel ils se trouvaient était cerné. Il n’a cependant pas voulu préciser davantage où il était retranché.

    L’ONG Médecins sans frontières (MSF) affirme que plusieurs hôpitaux de la capitale « manquent cruellement de fournitures et d’équipements médicaux essentiels » alors que les hôpitaux de la capitale libyenne voient affluer un nombre croissant de graves cas de traumatismes. MSF, dont trois membres sont actuellement à Tripoli, « se prépare à accroître son soutien aux hôpitaux et cliniques dans les prochains jours avec une équipe médicale supplémentaire ». Un reporterde l’AFP a décrit l’intérieur d’un hôtel de Tripoli, occupé plusieurs jours par les forces kadhafistes et où de nombreux blessés sont morts, comme « un décor de film d’horreur ».

    OPÉRATIONS DE L’OTAN À SYRTE

    Dans le même temps, des avions britanniques ont bombardé un important bunker servant de QG aux troupes kadhafistes à Syrte. Située à 360 km à l’est de Tripoli, il s’agit non seulement de la ville natale de M. Kadhafi, mais aussi d’un des derniers bastions du régime.

    L’aviation britannique a en outre détruit « une des dernières installations de missiles sol-air longue portée du colonel Kadhafi près d’Al Watiyah, non loin de la frontière tunisienne », ainsi qu’un « nœud de commandement et de contrôle qui restait aux mains du régime sur la route au sud de Tripoli, menant à l’aéroport international ».

    >> Voir notre éclairage Les dernières poches de résistance pro-Kadhafi

    AIDE D’URGENCE ET DÉBLOCAGE DES AVOIRS

    Sur le plan financier, les rebelles ont obtenu le feu vert de l’ONU pour une aide d’urgence destinée à la reconstruction du pays, dont l’économie est exsangue après plus de six mois de conflit. Le Conseil de sécurité a accepté de débloquer1,5 milliard de dollars d’avoirs libyens gelés, ont indiqué des diplomates.

    La somme de 1,5 milliard de dollars est retenue par les Etats-Unis, qui veulentenvoyer 500 millions de dollars à des groupes humanitaires internationaux, 500 millions au CNT pour payer des salaires et des services essentiels et 500 millions à un fonds international pour la Libye pour acheter du carburant et d’autres biens de première nécessité. Rome a annoncé pour sa part avoir donné l’ordre « pour le dégel d’une première tranche des avoirs libyens à hauteur de 350 millions d’euros ».L’Union européenne a appelé à la prudence, estimant qu’il fallait s’assurer que les partisans du régime ne bénéficient pas de ce déblocage. Le porte-parole du Quai d’Orsay a assuré vendredi que la France allait « rapidement » rouvrir son ambassade à Tripoli, fermée depuis la fin février.

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    La Libye est un Etat membre de l’Union africaine (UA). Et depuis le début de la crise qui secoue ce pays, le chef de l’Etat sénégalais Me Abdoulaye Wade, a été l’un des premiers leaders africains à s’engager politiquement pour le départ en douceur de Mouammar Kadhafi. Mieux, après le Sommet de Deauville (France), le président Wade s’était rendu, le 09 juin 2011, à Benghazi. Un acte politique qui lui avait valu beaucoup de critiques.

    Mais, selon des sources diplomatiques assez crédibles, le président de la République du Sénégal pourrait être désigné pour aider le Conseil national de Transition (CNT) à organiser la transition en Libye. Le président français, Nicolas Sarkozy, est entré en contact avec les dirigeants du CNT hier (lundi 22 août 2011), dans la matinée. Et sur la question, Londres, Paris et Washington seraient dans de sérieuses concertations.

    Du côté de l’Union Africaine, les avis étaient partagés jusqu’au dernier Sommet de Malabo, tenu le 01 juillet 2011. La France, les Usa et l’Angleterre comptaient sur l’Organisation continentale pour faire respecter la volonté du peuple libyen. Et le président sénégalais, aux yeux de l’Occident, semblait être le plus crédible pour mener cette mission politico diplomatique. A Dakar et à Paris, le président Wade recevra une délégation du CNT, juste après l’audience accordée à son président, Moustapha Abdeljalil, par le patron de l’Elysée. Officiellement, le Gouvernement du Sénégal reconnaitra le CNT dans le communiqué signé par le porte-parole du Président.

    Au lendemain de la prise de Tripoli, le Gouvernement sénégalais a invité les deux parties à mettre fin «aux violents combats en cours à Tripoli». Le Sénégal a également appelé à «aider la direction de la rébellion libyenne à organiser la transition». Me Wade souhaitait, ainsi, «éviter cette solution extrême» d’un départ du pouvoir par la violence. Malheureusement, a-t-il ajouté. C’est le cas, aujourd’hui. Mais le Sénégal demande à la communauté internationale de voler au secours de ce pays et du CNT (Conseil national de transition, rébellion) pour l’aider à organiser une bonne transition».

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    Les rebelles ont pris le contrôle lundi à Tripoli des locaux de la télévision d’Etat, qui a cessé d’émettre dans la journée, a affirmé à l’AFP un porte-parole militaire de la rébellion depuis Benghazi (est).

    Toutes les chaînes de la télévision d’Etat ont cessé d’émettre (à Tripoli). Nos combattants ont pénétré dans ses locaux et en ont pris le contrôle, a déclaré Mohamed Zawiwa.

    Des petits groupes pro-Kadhafi continuent de se battre dans la ville, mais Tripoli est presque entièrement entre nos mains. Ces combats devraient être terminés d’ici la fin de la journée, a-t-il assuré, disant ignorer le sort du colonel Mouammar Kadhafi.

    La télévision officielle libyenne, Al-Jamahiriya, a cessé d’émettre lundi vers 14H00 GMT. Lorsque la transmission a cessé l’écran est devenu entièrement noir avant que le logo de la chaîne ne réapparaisse quelques minutes plus tard en bas de l’écran à droite, sans image ni son.

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    La fin du colonel Mouammar Kaddafi « est très proche » et sera sans doute « catastrophique », a estimé samedi le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, qui a confirmé des « contacts avec le premier cercle » du « Guide » libyen.

    « Nous avons des contacts avec le premier cercle du colonel Kaddafi (…). Tout montre que la fin est très proche, avec l’aide de Dieu », a déclaré M. Abdeljalil au cours d’une conférence de presse.

    « Si Kaddafi veut quitter le pouvoir, nous voulons qu’il l’annonce lui-même (…). Mais nous pensons qu’il ne le fera pas », a-t-il poursuivi. « Je m’attends à une fin catastrophique pour lui et pour les siens. Je m’attends aussi à ce qu’il créé une situation (d’anarchie) dans Tripoli. J’espère que je me trompe », a ajouté le président du CNT, l’organe politique de la rébellion libyenne, basé à Benghazi.

    Brega sous le contrôle des rebelles
    Les rebelles libyens ont affirmé samedi contrôler tout Brega, théâtre de violents combats depuis des semaines sur le front Est, après s’être emparés des installations pétrolières de la ville. « La zone industrielle (de Brega) est sous notre contrôle, tout Brega est désormais sous notre contrôle », a affirmé une source militaire haut placée au sein de la rébellion, qui a requis l’anonymat.

    « Les forces de Kaddafi sont en train de se retirer vers l’ouest, vers Bishr », a précisé la même source. Depuis presque un mois, la rébellion, appuyée par les avions et hélicoptères de l’Otan, tente de s’emparer de ce port situé à environ 240 km au sud-ouest de Benghazi (est), autrefois principale voie de sortie par la mer du pétrole pompé dans le centre du pays.

    En pleine zone désertique, Brega est une cité pétrolière avec une raffinerie, un port, une zone résidentielle et des infrastructures industrielles. Elle s’étend sur une dizaine de kilomètres d’est en ouest au milieu de dunes de sables, le long des côtes de la Méditerranée.

    Les rebelles s’étaient emparés il y a une dizaine de jours de la majeure partie de la zone résidentielle, dans l’est de Brega. Ils progressaient depuis lors lentement, faisant face à une forte résistance des soldats pro-régime dissimulés dans les infrastructures industrielles à l’abandon.

    Jeuneafrique.com

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    TAKOUSSANOU DJOLOF

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    “Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici