M23

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 Après sa manifestation réussie ce samedi 22 octobre à la promenade des Thiessois dans la capitale du rail, le Mouvement du 23 juin annonce déjà un autre grand rassemblement pour le mois de novembre prochain. Et selon Alioune Tine, président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho), ce sera pour « l’assaut final ».

Le Mouvement du 23 juin (M23) a réussi son rassemblement de ce mois d’octobre à Thiès. Ce qui fait dire à Alioune Tine de la Raddho que le combat du Mouvement du 23 juin est déjà gagné. D’ailleurs, il se dit convaincu qu’il ne pouvait y avoir de place pour une défaite. Et déjà Alioune Tine et compagnie préparent la prochaine étape de leur combat.

« L’enjeu pour mettre un terme à la troisième candidature de Wade est suivi avec intérêt par toutes les forces démocratiques et citoyennes de Thiès », s’est réjoui Alioune Tine. Et le patron de la Raddho de poursuivre : « Le prochain jalon prévu au mois de novembre sera un succès total avec la participation de tous les Sénégalais du Sénégal et d’Afrique pour l’assaut final. »

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Le mouvement M23 est toujours aussi déterminé contre la candidature du secrétaire général du PDS à la présidentielle de 2012. Multipliant les actions et les campagnes de sensibilisation contre cette candidature, Alioune Tine et Cie étaient dans la capitale française où ils ont été reçus par le staff technique du président français, Nicolas Sarkozy. La délégation composée d’Alioune Tine, Cheikh Tidiane Gadio, Bara Tall, Cathy Cissé et Moussa Tine a été reçue par le conseiller diplomatique du président français, André Parant, et son conseiller technique chargé de l’Afrique Subsaharienne, Pascal Collange. «Pour avoir la paix, nous sommes venus expliquer la situation aux autorités françaises», a déclaré Alioune Tine. Renseignant que ses interlocuteurs ont été très attentifs, le porte-parole du jour du M23 avance que les conseillers de Sarkozy ont exprimé toute leur préoccupation sur la situation politique de notre pays. Il faut rappeler qu’avant l’Elysée, le M23 a été également reçu au Quai d’Orsay (ministère des Affaires étrangères) et par l’Organisation Internationale de la Francophonie dirigée par Abdou Diouf.

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    Le parti de Idrissa Seck et le mouvement du 23 juin sont en plein pourparlers pour officialiser l’adhésion de Rewmi à ce mouvement. Une rencontre entre les dirigeant du mouvement citoyen et le Secrétaire général de Rewmi Idrissa Seck a eu lieu ces derniers jours. L’objectif étant de définir les modalités de cette adhésion. Mais la partie ne semble pas encore gagnée puisque le leader de Rewmi a remis son engagement à plus tard ; le temps de consulter les instances de son parti, dit-il. La rencontre intervient au lendemain des bisbilles qui avaient éclaté le 23 septembre dernier entre militants de Rewmi et des membres du M23, lors du rassemblement à la Place de l’Obélisque. Pour l’heure, Rewmi peaufine ses stratégies en direction de la Présidentielle de 2012. Le parti rencontre l’ensemble de ses alliés, ce week-end.

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    Nous ne ferons pas de confusion de rôle ou d’amalgame en imputant au mouvement M23, l’attaque contre Idrissa Seck de la commission communication dudit mouvement dont le patron est bien connu pour ses épigrammes contre notre leader.

    Dans le M23 il y’a ceux qui croient aux combats de principe inscrits dans la plateforme et ceux qui sont intéressés par les leviers du mouvement pour mieux asseoir des préoccupations personnelles ou mener des combats politiques.

    A notre grande surprise, à la place d’une évaluation sans complaisance sur les raisons du défaut de mobilisation lors de la manifestation du 23 dernier, la commission communication du M23 a préféré sortir une diatribe contre Idrissa Seck, pourtant hors du pays au moment des faits.

    Ce sont d’abord les jeunes de Rewmi qui en prennent pour leur grade pour avoir arboré des signes distinctifs. Or les photos d’un tel candidat dont le parti est membre du M23, les banderoles d’un tel autre mouvement, les teeshirts d’une telle autre organisation étaient bien visibles lors de la manifestation. Ils sont tous membres du M23 et ils ont, semble t-il, violé les règles qui auraient été édictées en leur sein.  Et c’est Rewmi qui n’a pas été invité à l’organisation de la manifestation, qui n’a pas souscrit à ces règles qu’on brocarde. En réalité on reproche aux jeunes de Rewmi d’avoir été trop visibles et d’avoir ainsi montré d’une manière flagrante le défaut de mobilisation de ceux qui se mettent devant au sein du M23.

    Mais cette attitude n’est que le prolongement d’un traitement discriminatoire que le m23 (petit m) a voulu consacrer à Rewmi et à certains partis membres.  A notre arrivée sur les lieux, les attitudes de défiance et les comportements réfractaires de certains encagoulés avait laissé présager du traitement qui nous attendait. Bien entendu, les bonnes intentions d’autres membres nous avaient suffisamment rassurés de l’existence d’une force neutre au sein du M23 et qui est complètement orientée vers l’atteinte des objectifs. Cependant cette force a manqué de vigilance dans le contrôle des leviers du M23.

    Si c’est le comité de coordination qui a décidé d’arrêter le nombre de personnes devant prendre la parole, il n’a certainement pas choisi les intervenants. Si c’est le cas, il devrait nous expliquer pourquoi une responsable des femmes d’un parti politique a été conviée à prendre la parole alors que des représentants d’autres partis qui ont des responsabilités beaucoup plus élevées sont laissés en rade comme ceux du PS, de Rewmi et même, le chef de Parti Ali Haidar ? Quand on nous sort l’argument qu’elle aurait parlé au nom des enseignants cela fait plus rire puisqu’elle est en année sabbatique.

    Si c’est le comité de coordination qui a décidé du chronogramme qu’est ce qui explique qu’un rappeur faisant les éloges d’un candidat dans son tube puisse être introduit en présence d’autres candidats et de représentants de candidats? Etc.

    La décision de rewmi de quitter les lieux est consécutive à une série de pratiques discriminatoires que nous n’avons pas été les seuls à remarquer et dont nous ne pouvons être complices.

    Rewmi n’a pas mobilisé pour applaudir des politiques ayant été des complices dans le projet de dévolution monarchique du pouvoir et qui cherchent une nouvelle virginité à travers le M23. Rewmi n’a pas réuni ses forces jeunes pour être caporalisé au profit de politiques ou soi-disant intellectuels en recherche de raccourcis. Rewmi n’était pas non plus présents pour s’imprégner d’un combat. Le combat contre la dévolution monarchique notre leader l’a mené à temps et souvent seuls. Et il l’a assumé jusqu’à ce que d’autres comprennent enfin. Le combat contre la candidature de Wade nous l’avons porté jusque face à Wade et avons élargi l’expertise.

    A cette manifestation, Rewmi a participé pour s’assurer de sa réussite et ainsi contribuer à renforcer les jalons d’un combat républicain. La réussite d’une manifestation qui vise à mettre la pression, c’est la mobilisation car plus elle est faible, moins la pression est forte. Le fait d’étaler ses compétences en écrit ou de jouer les coudes pour être devant n’a aucune incidence sur la réussite de la manifestation. Sur plus de 150 partis et organisations membres si chaque membre avait mobilisé 10 personnes on n’en serait pas à un niveau de mobilisation qui pousse des adversaires politiques à parler de 500 manifestants sans être ridicules. Malheureusement, certains croient encore en la magie du 23 juin. Ils se concentrent sur leur travail de lobbying pour exister et être au devant, croyant que le déplacement spontané du peuple fera le reste.

    Notre parti s’est concentré sur l’objectif. Il a mobilisé plus qu’aucun autre parti présent sur les lieux. Il a été plus proche de l’objectif que tout autre parti. Il fallait mobiliser, Rewmi a mobilisé. Et cette mobilisation ne concerne qu’une frange du parti : Les jeunes.

    Rewmi ne fait pas parti du M23 mais cela n’avait pas empêché aux membres du mouvement de nous convier aux réunions d’organisation des manifestations et de nous donner la parole en tant que participant comme ce fut le cas lors de la manifestation du 23 Juillet 2011. Qu’est ce qui s’est passé entre temps ? Les putschistes ont-ils réussi leur coup ?

    Le combat contre la candidature de Wade est d’un intérêt national. Il tend à faire respecter la loi, à libérer le peuple d’une prise d’otage, à ressusciter l’espoir et à orienter notre nation vers des lendemains meilleurs. Rewmi s’est engagé à le mener avec tous les patriotes, sur toutes les tribunes. Ce combat est d’une nécessité vitale. Il mérite tous les sacrifices et requiert un sérieux dans la démarche.

    Il exige, cependant, une vigilance face aux saboteurs.  Ceux qui nous tirent vers le bas parce que obnubilés par des soucis d’existence politique ou intellectuelle. Ceux qui oublient l’essentiel pour se concentrer à un règlement de compte perdu d’avance. Ceux qui cherchent à se mettre devant sans avoir les moyens politiques de justifier leur position.

     

    Thierno Bocoum

    Secrétaire National chargé des jeunes de Rewmi

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    Alioune Tine n’était certes pas présent à la grande mosquée de Pikine Gazelle ce vendredi 30 septembre, mais l’imam Massamba Diop a bien réussi à le réconcilier avec Mame Mactar Guèye. D’ailleurs, comme pour montrer que son différend avec le président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho) est derrière lui, le porte-parole de la Cap21 scrute déjà l’avenir.

    « Le différend qui opposait Mame Mactar Guèye à Alioune Tine est terminé. Je ne veux plus même en entendre parler. » C’est avec conviction que l’imam Massamba Diop a tenu ses propos vendredi à l’issue de la médiation qu’il avait initiée entre Alioune Tine et Mame Mactar Guèye dont le différend est entre les mains de juge en attendant le procès qui les oppose suite aux propos tenus par le porte-parole de la Cap21 accusant le M23 d’être infiltré par des lobbies homosexuels et maçonniques.

    Le président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho) n’était certes pas présent en raison d’une santé, dit-on, délicate, mais il s’est fait représenter par Serigne Moustapha Diagne. Et ce dernier assure : « Alioune Tine est souffrant. C’est un bon croyant qui ne se livre pas à certaines bassesses. »

    Pour sa part, Mame Mactar Guèye a, d’ailleurs, tenu à saluer la démarche de l’imam Massamba Diop avec qui il partage l’Ong Jamra. « Il y a eu un choc », admet le porte-parole de la Cap21 qui rappelle que « c’est la vie qui est ainsi faite ». « Alioune Tine a ses convictions et moi j’ai les miennes. Il y avait la paix entre nous jusqu’au 23 juin avec le ticket présidentiel où il y a eu des dérapages dont l’agression d’Alioune Tine », soutient Mame Mactar Guèye. D’ailleurs, il tient à rappeler qu’il fait partie des premiers à dénoncer l’agression du patron de la Raddho avant de lui rendre visite sur son lit d’hôpital. « Maintenant que la page est tournée, que l’on ne s’arrête pas là. Car, il faut que l’on aille avec lui rendre visite à Adama Sow de l’Ong Grave qui est un des nôtres et qui s’active dans la lutte contre la pédophilie. »

    « Je crois que c’est extraordinaire quand deux musulmans règlent leurs problèmes d’une manière pacifique. Dieu aime ceux qui pardonnent et leur donne une récompense immense. Aujourd’hui, c’est l’Islam qui est vainqueur, mais non Alioune Tine ou Mame Mactar Guèye », a déclaré, pour sa part, le représentant du président de la Raddho. Et comme pour bénir la réconciliation, des exemplaires du coran ont été remis aux uns et aux autres.

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    La paix des braves faite avec le m23 : Mame Mactar Guèye braque ses missiles contre son camp 
    La réconciliation entre le M23 et Mame Mactar Guèye a été scellée, hier à la mosquée de Pikine Gazelle. Mais, à causes de quelques ennuis de santé’, Alioune Tine, le coordonnateur du M23, n’a pas pris part à cette rencontre. Présent, quant à lui, Mame Mactar Guèye a ouvert un autre front contre de hauts responsables qu’il accuse de profiter de la vulnérabilité des étudiantes haïtiennes. 

    La rencontre organisée, hier, par l’imam Massamba Diop, président exécutif de l’Ong Jamra, pour réconcilier Mame Mactar Guèye, porte-parole de la Cap et Alioune Tine, coordonnateur du M23 a eu lieu, mais sans le secrétaire général de la Raddho. Alioune Tine, qui avait promis d’être présent, a fait faux-bond et s’est fait représenter par Serigne Moustapha Diagne. Ce dernier, qui a parlé au nom du secrétaire général de la Raddho, affirme que Alioune Tine devait être présent à la mosquée de Pikine Gazelle. Mais, c’est à cause de ‘quelques ennuis de santé’ qu’il n’a pas honoré sa promesse. ’Je l’ai eu au téléphone ce matin, il avait promis d’être présent à la prière. Mais, au dernier moment il a dit qu’il ne sentait pas bien’, explique Serigne Moustapha Diagne. Et selon l’imam Massamba Diop, le médiateur, Alioune Tine et Mame Mactar Guèye s’étaient, de vive voix, engagés sur l’honneur à participer, ce vendredi à la prière de la ‘Jumah’, à la grande mosquée de la cité Gazelle de Pikine.

    Tir de missiles sur les responsables du pouvoir

    En visite à Touba, Mame Mactar Guèye avait accusé le M23, hostile à un troisième mandat de Wade, d’être infiltré par des lobbies maçonniques et homosexuels. Des propos qui ont poussé Alioune Tine à porter plainte contre le porte-parole de la Cap 21. Mais si l’on croit l’imam Massamba Diop, le secrétaire général de la Raddho, en tant que musulman, pardonne et s’engage à retirer sa plainte. ‘Un bon musulman doit savoir pardonner. Deux musulmans qui ont un différend doivent le régler à l’amiable’, prêche Massamba Diop. De son côté, Mame Mactar Guèye se réjouit de cette réconciliation. Il appelle Alioune Tine à tourner cette page et à reprendre la collaboration entre la Raddho et Jamra.

    Enfin, dans un autre registre, Mame Mactar Guèye s’insurge contre les pontes sénégalais qui ‘profitent de la détresse des étudiantes haïtiennes pour les inciter à la débauche et à la prostitution’. ‘Chaque vendredi soir, des hauts responsables sénégalais viennent avec leurs voitures rutilantes à la cité Claudel ou au Point E.Ils emmènent ces filles et les ramènent à l’aube’, dénonce le responsable de Jamra, qui promet de saisir, dès le lundi, le président Wade par voie épistolaire pour, dit-il dénoncer ce fait.

    Charles Gaïky DIENE

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      « Aller à l’élection présidentielle sans le candidat Wade», le Mouvement des élèves et étudiants libéraux (Meel) ne l’imagine même pas. Et si jamais un tel scénario venait à se produire (invalidation de la candidature de Wade par le Conseil Constitutionnel), les partisans de Toussaint Manga soutiennent qu’il n’y aura pas d’élection au Sénégal.  Des révélations formulées en conférence de presse hier, mercredi 28 septembre à Dakar. Par ailleurs, le Meel s’est aussi attaqué à Robert Bourgi de qui, il exige des « excuses publiques » avant de le sommer de ne plus mettre les pieds au Sénégal.  Le M23 non plus n’a pas échappé aux diatribes du Meel.

      Le Mouvement des élèves et étudiants libéraux (Meel) est décidé à perturber le bon déroulement de l’élection présidentielle au cas où le conseil constitutionnel venait à invalider la candidature du président de la République Abdoulaye Wade par ailleurs candidat déclaré de la Coalisation Alliance Sopi pour Toujours (AST).

      « Ces adhérents ne conçoivent pas à l’heure actuelle, une élection présidentielle sans Wade », fait savoir son secrétaire général Toussaint Manga.  En conférence de presse hier, mercredi à Dakar, M. Manga a soutenu que la candidature du Chef de l’Etat ne souffre d’aucune irrégularité.

      A cet effet, il estime que si la constitution du 22 janvier 2001 doit rétroagir pour régir un mandat obtenu sous la bannière de la constitution du 7 mars 1963, la révision constitutionnelle qui a porté le mandat de 5 ans à 7 ans doit aussi rétroagir pour repousser l’élection présidentielle jusqu’à 2014.  

      Par ailleurs, «nous pensons qu’une quelconque pression politique ne doit pas pousser le conseil constitutionnel à invalider la candidature de Wade qui ne souffre d’aucune illégalité. Si tel est le cas, il n’y aura pas élection dans ce pays.» a laissé entendre le secrétaire général du Meel.
      Et de prévenir l’opposition : « nous demandons aux partisans de l’irrecevabilité d’aller jusqu’au bout de leur logique». Le meel n’a pas manqué de solliciter le président Wade afin qu’il mène « une enquête minutieuse pour démasquer les responsables libéraux soupçonnés de procéder à des négociations souterraines avec d’autres formations politiques en vue de la présidentielle et les sanctionner.»

      Bourgi et M23 cloués au pilori

      Après la sortie de Robert Bourgi qui s’est attaqué au chef de l’Etat du Sénégal et à son fils Karim Wade, le Meel a déclaré, « qu’après plusieurs accusations gratuites et calomnieuses formulées par l’opportuniste armé de bombes en l’occurrence Robert Bougi contre des chefs d’Etats africains dont Wade, l’histoire nous a donné raison, parce qu’il est revenu lui-même pour se dédire et blanchir publiquement les Wade, quel diable! ».

      Par ailleurs,  M. Manga avance qu’à travers cet acte, Robert Bourgi tentait à discréditer un candidat au profit d’un autre. Par conséquent, il exige  que M. Bourgi fasse des « excuses publiques » au peuple sénégalais pour « avoir diffamé à dessein, la plus haute institution de ce pays à savoir le Président de la République et nous lui demandons de ne plus mettre les pieds au Sénégal».

      Sur la manifestation du 23 septembre à la place de l’Obélisque, le Meel souligne que c’est un fiasco. « La petite mobilisation du 23 septembre en constitue une parfaite illustration. Quand une pléthore de candidats peine à mobiliser 500 personnes, cela prouve que ces leaders n’ont pas les ressources humaines nécessaires pour accéder au pouvoir et que la seule candidature solide et crédible est celle de Wade. »

      Et de renchérir : « Benno tente de faire revenir de façon déguisée le parti socialiste aux affaires. Parti, qui a pillé les ressources de ce pays pendant 40 ans et l’a mis à genoux. Que cela soit Niasse ou Tanor, le vieux démon reviendra, et le peuple ne l’acceptera pas.»

      Quant aux leaders du mouvement Y en marre, M. Manga avance : « ses membres ont échoué dans leur métier parce que n’ayant pas sorti ni cassette, ni Cd et n’ont jamais gagné de trophée contrairement à leurs pairs. Ce qui les oblige à verser dans la prostitution politique pour gagner de l’argent. Des hommes sans revenus et qui mènent un train de vie aussi élevé méritent de faire l’objet d’une enquête. »

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       Moins mobilisatrice que les précédentes, la manifestation du Mouvement du 23 juin (M23), organisée vendredi après-midi à la Place de l’Obélisque à Dakar, a été l’occasion pour des citoyens de s’exprimer sur le thème : ‘’Mon pays, ma vie’’.

      Des leaders de l’opposition, Moustapha Niasse (AFP), Abdoulaye Bathily (LD), Imam Mbaye Niang (MRDS), Khalifa Sall (PS) et des membres des organisations de la société civile ont pris part à la manifestation.

      Ménagères, restauratrices, marchands ambulants, handicapés, professeurs d’université, religieux, rappeurs, etc., tous se sont succédé au micro pour faire part des difficultés qu’ils vivent dans leurs domaines respectifs.

      « Nous réaffirmons notre opposition à un troisième mandat d’Abdoulaye Wade » et « nous lui donnons jusqu’à fin octobre pour renoncer à sa candidature » à la présidentielle de l’an prochain, a déclaré le porte-parole du mouvement, Alioune Tine, devant plusieurs centaines de personnes rassemblées Place de l’Obélisque.


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        SENINFOS.COM (Dakar) – C’est la question qui se pose après la faible mobilisation de ce vendredi soir à la place de l’Obélisque.

        Comme tous les 23 de chaque mois, le mouvement du 23 juin a organisé un rassemblement de protestation à la place de l’Obélisque. Cependant, la manifestation n’a pas réuni autant de monde que d’habitude puisque n’eut été la forte mobilisation des Rewmistes et de « Y’en a marre », la place serait presque déserte. Il a fallu d’ailleurs l’arrivée des jeunes rappeurs pour que les personnes assises sur les bords de la place se rapprochent du podium.

        Oumar Guèye (Rewmi), à droite de Alioune Tine.

        Alors que certains organisateurs avancent l’explication selon laquelle les populations ont préféré rester chez elles à cause de la canicule, les observateurs s’interrogent par contre sur les autres raisons qui pourraient justifier cette faible mobilisation. Car, force est de constater que la fréquence de ces rassemblements organisés tous les 30 jours contribue, à n’en pas douter, à réduire l’action du M23 à ce seul rassemblement. Au demeurant, les autres activités du mouvement gagneraient donc à être beaucoup visibles même si pour Alioune Tine le coordonnateur du M23, c’est juste que les populations ont saisi le sens du message articulé pour l’essentiel sur la nécessité de barrer la route à Abdoulaye Wade qui veut briguer un troisième mandat. « Les populations ont compris et décrypté notre message depuis. Elles n’ont pas ressenti le besoin de le redire, même si je pense que la mobilisation a été correcte », justifie le leader de la Raddho. Fadel Barro de « Y’en a marre » indique d’ailleurs qu’il n’y a pas péril en la demeure car pour lui, « cinq personnes qui saisissent le message rendront plus de bien à la cause du M23 qu’une foule de simple curieux ». Lors de son speech, Alioune Tine est revenu sur le voyage du M23 aux Etats Unis. « Les américains ne comprennent pas qu’un homme de l’âge de Wade veuille se représenter à un nouveau mandat de 7 ans », a-t-il révélé. Avant de menacer Abdoulaye Wade directement. « Il a jusqu’à la Tabaski, passé ce délai on lui fera ce qu’on fait au mouton ce jour-là… ». Même si l’activiste n’a pas précisé le sens de sa phrase, le public présent a scandé « on le sacrifie ». Juste avant la fin de la manifestation, il s’est produit un incident assez déplorable. Les membres de la délégation de Rewmi ont boudé la cérémonie finale. « On nous prive de parole, on part », a pesté Thierno Bocoum, le responsable des jeunes. Il s’est offusqué de ce qu’il appelle un  « traitement discriminatoire » qui leur a été accordé tout en dissuadant ses compagnons de ne pas monter sur l’estrade pour arracher la parole au speaker. La raison invoquée par les organisateurs selon Bocoum, est que Rewmi ne fait pas partie du M23. Or dit-il, on peut voir l’ampleur de la mobilisation de son parti. Il a indiqué que sa structure va dorénavant revoir son attitude lors des manifestations du M23. Et le poulain d’Idrissa Seck de s’interroger « si le M23 est un mouvement du peuple ou celui de politiciens qui le manipulent selon leurs intérêts du moment ».

        Amayi BADJI  

         

        LES CHRONIQUES DE XALIMA

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        “Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici