macky sall

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La nuit, tous les chats sont gris ! Le patron de l’Apr a été filmé par un de nos drones survolant le palais présidentiel malien, tard dans la soirée d’avant-hier, sur les hauteurs de Bamako. En tournée au Mali, pour consolider les bases de son parti au sein de l’importante communauté sénégalaise établie de l’autre côté de la Falémé.

Présenté à tort ou à raison comme l’un des favoris de la diaspora dans la perspective de la présidentielle de février 2012 ( ?), le maire de Fatick courtise assidument cet électorat. S’agissant de l’audience que lui a accordée le président ATT, qui quitte ses fonctions en juin prochain, après deux mandats comme stipulé par la Constitution de son pays, il faut dire qu’elle a été entourée de la plus grande discrétion.

Même si l’info est certainement tombée dans l’oreille de Wade-père, la prochaine fin de mission du général Amadou Toumani Touré à la tête de l’Etat malien fait que cette audience accordée à un opposant sénégalais –chouchou de certains « sondages »- ne saurait constituer un motif de dissonance sur l’axe Dakar-Bamako.

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C’est une attaque en règle contre Idrissa Seck et Macky Sall, deux candidats déclarés à la présidentielle de 2012, à laquelle s’est livré Abdoulaye Wilane, dans l’entretien qu’il nous a accordé, hier. «Ils n’ont jamais défendu les valeurs et les principes de la République. Peut-être que c’est au contact du Ps, qu’ils ont été convertis à la République», a asséné le porte-parole adjoint du Parti socialiste (Ps). Non sans plaider pour sa chapelle, estimant que Tanor Dieng est le meilleur choix pour Bennoo

Bennoo est dans la dernière ligne droite dans le processus de désignation de son candidat de l’unité et du rassemblement…
Écoutez, je ne sais pas si nous sommes dans la dernière ligne droite ou pas. Ce que je sais, c’est qu’il y a une réelle demande forte issue du peuple pour attendre de Bennoo un sursaut de patriotisme, un sursaut de responsabilité, un sursaut de générosité politique, pour faire une offre d’équipe. Je voudrais dire ça à mes aînés. Lorsque des hommes qui n’ont jamais été avec le Bps ni le Bds, encore moins l’Ups ou le Ps, acceptent de faire dans la générosité, dans l’humilité, pour mettre en avant des individus qui ont le même héritage politique, historiquement parlant, ceux-là ne doivent pas compliquer la situation. Ce n’est pas une question d’âge, ce n’est pas aussi une question de porte-monnaie, encore moins de portefeuille relationnelle. C’est plutôt une question d’aptitude et d’image que l’on renvoie. C’est également une question de représentativité, c’est-à-dire de degré de pénétration des masses. Nous devons former une équipe. Et je le répète, les Sénégalais ne nous pardonneraient pas une division qui fasse qu’Abdoulaye Wade soit réélu, si on faisait mollesse jusqu’à ce qu’il soit candidat. Les Sénégalais ne nous pardonneraient pas que nous fassions dans la division jusqu’à ce que les enfants de Wade, la famille libérale, prennent le dessus sur les socialistes et les socio-démocrates. Parce que les gens nous prendraient pour des hommes et des femmes qui ont joué à s’amuser en se neutralisant et qui ont fait perdre beaucoup de temps aux Sénégalais. Je pense que, d’ici le 31 octobre, on peut s’entendre autour d’une équipe. Si nous ne le faisons pas, je pense que, très franchement, on aura montré aux Sénégalais qu’on se moquait d’eux, qu’on n’était pas sérieux. Maintenant, à l’impossible, nul n’est tenu. Et s’ils ne peuvent pas s’entendre, qu’ils aient le courage de regarder droit dans les yeux les Sénégalais en leur disant : «Voilà telle ou telle raison qui fait qu’on ne peut pas s’entendre».Il y a également le cas de ceux qui ont refusé d’avaliser la candidature de l’unité et du rassemblement de Bennoo ? 
Il faut que le candidat qui sera retenu ait à l’idée de discuter avec les autres. Les autres, c’est soit des libéraux comme Idrissa Seck et Macky Sall ou quelqu’un comme notre ami Cheikh Bamba Dièye. Qu’à cela ne tienne, mon point de vue est que, même s’il doit y avoir un gentleman agreement, ça ne doit pas nous amener à occulter le débat sur la responsabilité de chacun d’entre nous. Le Ps a été sanctionné en 2000. De 2000 à maintenant, dans notre comportement, on doit nous interpeller. Mais, ceux qui ont été avec Wade aussi, je ne pense pas qu’ils n’aient pas de comptes à rendre. Chaque jour que Dieu fait, que ce soit Macky Sall ou Idrissa Seck, ils parlent du camp libéral, ils font des clins d’oeil au Pds. J’espère que, dans les jours à venir, les Sénégalais seront édifiés sur quelle offre programmatique, quelle équipe, quel capitaine d’équipe, le Bennoo va proposer aux Sénégalais.

Ousmane Tanor Dieng serait-il le meilleur choix ? 
Nous sommes confiants, et nous sommes convaincus que, si Bennoo choisissait Ousmane Tanor Dieng, à coup sûr, toutes les voix du Parti socialiste iront à lui. C’est clair et net. Et c’est quelqu’un qui respectera, parce qu’il a le sens de la parole donnée, ce qu’il a dit et les engagements auxquels il aura souscrit. Il sera un président qui s’appliquera le quinquennat, qui respectera l’Assemblée nationale et le gouvernement, qui va veiller à ce que l’on applique le contrat de mandature. Idrissa Seck qui est allé chercher la brillante Léna Sène. Mais, de là à dire qu’Idrissa Seck avec Léna Sène, va nous faire oublier qui il est, son parcours, ses va-et-vient vers le Palais, les jours à venir nous donneront l’occasion de nous regarder dans les yeux et de parler valeurs, idées et principes. C’est la même chose pour Macky Sall qui a attendu d’être éjecté du régime d’Abdoulaye Wade pour parler de République. Alors qu’il a été ministre de l’Alternance, ministre d’État de l’Alternance, Premier ministre de l’Alternance, président de l’Assemblée nationale de l’Alternance. Ils n’ont jamais défendu les valeurs et les principes de la République. Peut-être que c’est au contact du Ps, qu’ils ont été convertis à la République.

Comment le Parti socialiste appréhende-t-il le procès de Malick Noël Seck prévu demain (ndlr : aujourd’hui) ?
Nous sommes sereins et résolument déterminés à apporter à Malick Noël Seck tout le soutien politique et toute l’assistance judiciaire qui siéent à une telle situation. Notre camarade Malick Noël Seck est aujourd’hui un otage entre les mains d’un régime qui guettait pareille situation pour se donner l’occasion d’avoir entre ses mains un élément qui lui servirait de prétexte pour adresser un message ou faire un clin d’oeil aux cinq Sages du Conseil constitutionnel. Vous le savez tous, et nous le vivons quotidiennement, le régime d’Abdoulaye Wade fait dans le terrorisme moral, dans le terrorisme verbal et dans le terrorisme politique. D’ailleurs, les plus grands analystes vous diront qu’Abdoulaye Wade est un humiliationniste. Et dans le cas d’espèce, Malick Noël Seck est une petite proie en lieu et place d’une grande proie qu’Abdoulaye Wade espérait avoir pour donner des gages de férocité contre tout pourfendeur des membres du Conseil constitutionnel. Je suis convaincu qu’il aurait souhaité pouvoir mettre la main sur Alioune Tine ou sur un leader quelconque de l’opposition, histoire de dire aux membres du Conseil constitutionnel : «Faites ce que j’attends de vous, le reste, je m’en charge». Ce qui est constant, c’est que Wade ne peut pas et ne doit pas être candidat. Et tous les partis membres du M23 et de Bennoo auraient pu faire ce que Malick Noël Seck a fait. Parce qu’il s’agit de défendre la République. Abdoulaye Wade doit savoir que, quand on sème le vent, on récolte la tempête.

Quel est le mot d’ordre que vous allez donner, si l’on sait que votre leader, Ousmane Tanor Dieng, ne sera pas au tribunal, parce qu’étant hors du territoire national ?
Le mot d’ordre que nous allons donner est un mot d’ordre citoyen, un mot d’ordre politique. Cela, malgré l’absence du président Ousmane Tanor Dieng. Avant de quitter le Sénégal, il a présidé le Bureau politique, et nous avons longuement discuté de cette situation. Et les décisions que nous avons eu à prendre, c’est que, moralement et humainement, que tous les jeunes du parti, tous les jeunes de Bennoo, soient solidaires à Malick Noël Seck. Parce que, pour lui, des socialistes qui n’ont pas perdu leur âme doivent faire preuve de solidarité à toute épreuve et en toute circonstance. Au-delà d’Ousmane Tanor Dieng, je suis convaincu que tous les leaders de Bennoo, et plus largement toutes les Forces vives du M23, seront en phase avec nous. Maintenant, il se trouve que, de longue date, il avait été programmé son déplacement à Madrid, où il est invité par notre camarade Zapatero, qui est Premier ministre, qui organise une rencontre qu’on appelle Forum pour le progrès global. Et à cette rencontre, sont invités des progressistes issus des pays du Nord, des progressistes issus des pays émergents et des leaders socio-démocrates des différents continents. Parmi ceux-là, il faut souligner la présence du président Lula Dasylva, ancien chef d’État du Brésil, et celle de Gordon Brown, ancien Premier ministre britannique, entre autres sommités mondiales. Ils vont discuter de la mondialisation et de ses effets pervers, de la crise de la dette et de la financiarisation nocive des rapports et des échanges globaux. Il sera également question de discuter des problèmes de la jeunesse, en général. C’est ça qui fait qu’Ousmane Tanor Dieng, la mort dans l’âme, ne pourra pas assister au procès de Malick Noël Seck qui est un procès inutile et puéril. Nous allons utiliser toutes les voies de recours possibles pour le tirer d’affaire.

Qu’en est-il alors des informations selon lesquelles Tanor Dieng aurait adressé une lettre à Me Wade pour implorer sa clémence ? 
Ce que les officines de la mouvance présidentielle distillent ça et là comme quoi le Ps aurait saisi par correspondance les autorités étatiques pour demander pardon ou trouver une solution à l’amiable, c’est archi-faux, c’est une pure invention, c’est un mensonge grossier et grotesque. Le Ps met au défi quiconque qui peut nous sortir une lettre allant dans ce sens-là. Le président Ousmane Tanor Dieng, depuis plus de dix ans, n’a jamais eu de contact direct ou indirect avec Abdoulaye Wade. Nous ne sommes pas des visiteurs nocturnes. Nous voulons avoir des rapports de vérité avec les gens. Nous voulons faire dans la loyauté. C’est ça qui transparaît dans les actes que pose Ousmane Tanor Dieng. Maintenant, le jeune Bara Gaye, je le comprends. Il est arrivé en politique avec une tare congénitale : son manque de légitimité. Il n’a pas de base. Il veut exister vaille que vaille. Son «djambarisme» frelaté ne va que le desservir. On ne construit pas une carapace, une culture politique et une image politique sur le mensonge, sur l’affabulation ou sur l’injure à la bouche. D’ailleurs, rien qu’à voir comment il parle et comment il serre sur sa tête une casquette souvent inadaptée, vous comprenez que c’est quelqu’un qui ne peut pas être pertinent. Je le plains.

Propos recueillis par Barka Isma BA

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Le Mouvement pour l’action et la citoyenneté (Mac) de Demba Dia a fini de se scinder en deux. Si le chanteur et fondateur du parti envisage de soutenir la candidature d’Idrissa Seck à la prochaine présidentielle, l’autre partie dénommée « Mac authentique » a préféré Macky Sall.

 

Le Mouvement pour l’action et la citoyenneté (Mac) de Demba Dia devrait soutenir la candidature d’Idrissa Seck à la présidentielle de 2012. Du moins une partie du Mac. Puisque l’autre partie dénommée « Mac authentique » ne se sent pas concernée par les engagements pris par Demba Dia à l’endroit de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck.

« Les engagements pris par Demba Dia avec Idrissa Seck ne nous concernent pas », a laissé entendre Ansoumana Danfa. Au cours d’un point de presse tenu ce jeudi 13 octobre, le leader du « Mac authentique » a même semblé mettre en garde Idrissa Seck sur le comportement du chanteur et homme politique. « Demba Dia n’est ni sérieux ni sincère. Et il ne choisira pas de candidat jusqu’au soir du 25 février », avertit Danfa.

Parlant toujours de la présidentielle de 2012, Ansoumana Danfa s’est plu à disqualifier Abdoulaye Wade, mais Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng. Et pour cause ! « Si Wade part à la retraite, Niasse et Tanor doivent le suivre. Pour avoir montré leurs limites avec le régime socialiste, ils doivent laisser la place aux jeunes comme Cheikh Tidiane Gadio, Cheikh Bamba Dièye, Ibrahima Fall et Macky Sall », croit savoir Ansoumana Danfa. Qui plaide alors pour une alternance générationnelle.

Preuve que Macky Sall et Idrissa Seck ont fini de se partager le parti de Demba Dia, Ansoumana Danfa révèle : « Nous avons entrepris des discussions avec Macky Sall qui nous a montré sa disponibilité à travailler avec nous. Une chose qu’on a appréciée à sa juste valeur. C’est un homme sérieux sur qui on peut compter demain pour bâtir le Sénégal. »

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 Macky Sall sera candidat à la présidentielle de 2012. C’était, d’ailleurs, un secret de polichinelle. Mieux, l’Alliance pour la république (Apr) a décidé de l’investir comme son candidat à la prochaine présidentielle. Ce sera au cours d’un congrès d’investiture prévu le 10 décembre prochain.

 

Il faudra compter avec Macky Sall comme candidat à la présidentielle de 2012. L’ancien président de l’Assemblée nationale sera le candidat de son parti. D’ailleurs, l’Alliance pour la république (Apr) sera en congrès d’investiture le 10 décembre prochain. C’est en tout cas la décision qui est sortie de la réunion de ce mercredi 12 octobre du directoire national de l’Alliance pour la république (Apr).

« Le premier congrès constitutif et d’investiture de l’Apr est prévu officiellement pour le 10 décembre 2011 », lit-on dans le communiqué sanctionnant la réunion de l’instance dirigeante du parti de Macky Sall. Et le président de l’Apr lance un appel « aux cadres pour une inscription massive dans les commissions du congrès en vue de les renforcer qualitativement ». Mieux, l’Apr prévoit « des missions d’informations à l’intérieur du pays sur les raisons de l’organisation de ce premier congrès ». « Des missions similaires seront envoyées au Cameroun, en Afrique centrale, en Mauritanie et en Gambie », rapporte encore le communiqué.

Sur un autre plan, le directoire national de l’Alliance pour la république invite « (ses)responsables à des répliques ciblées et appropriées dans la presse, face aux attaques adverses à travers les médias, manifestations évidentes d’un plan de déstabilisation vaine contre le flot croissant d’adhésions à l’Apr de Sénégalais de tous bords ».

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Le leader de l’Alliance pour la République (Apr/Yakaar) est formel. La page Macky Sall au Pds est définitivement tournée. En conférence de presse organisée à la permanence de son parti hier, lundi 3 octobre, l’ancien Premier ministre du Sénégal a signifié qu’il n’est nullement question qu’il soit le candidat du Pds à la Présidentielle de 2012. Une manière de consacrer, encore une fois, sa rupture nette avec son ancien parti et de rectifier dans la même mouvance les propos édités par une certaine presse, ce lundi, et pouvant faire croire à son possible retour au Pds.

Macky Sall, le leader de l’Apr/Yakaar, persiste et signe. Il n’a jamais été question pour lui de revenir au Pds et encore moins d’en porter la candidature pour la présidentielle de 2012. En conférence de presse organisée hier, à Dakar, le maire de Fatick et ancien Premier ministre du Sénégal s’est porté-en-faux contre tous les articles de presse (écrite ou en ligne) comme les revues de la presse de ce lundi, qui ont fait croire ou qui pu faire croire qu’il était prêt à être le candidat du Pds en cas d’irrecevabilité de la candidature du Président Wade.

Principal incriminé : le quotidien l’Observateur dont le titre prêterait à confusion. Or, selon le leader de l’Apr, les propos tenus dans la foulée de la première université d’été républicaine des jeunes « Apéristes » à Mbodienne sont clairs et nets. « Si la candidature de Wade est invalidée et que le Pds estime que je peux constituer un recours, ils n’ont qu’à venir à l’Apr, ou intégrer la coalition qui va soutenir ma candidature. Oui, ça je ne peux pas le refuser… Si les libéraux du Pds veulent faire de moi leur candidat, je leur ouvre ma porte, mais à condition qu’ils viennent nous rejoindre ».

Pour autant, Macky Sall s’est voulu catégorique devant les journalistes. « Il est exclu que je retourne au Pds…Il n’est nullement question que je sois le candidat du Pds ». Et le maire de Fatick de déclamer : « ma rupture avec Wade est politique…C’est une rupture substantielle qui est nourrie par le choix de principes républicains ». Des principes qui refusent tout tripatouillage des institutions de la République, toute dévolution du pouvoir, voire toute gestion partisane des biens publics. « Ma rupture d’avec le Pds est une rupture de principe et je me suis toujours défendu de regarder dans le rétroviseur», dira en conclusion le leader de l’Apr.

Sur un autre registre, Macky Sall a tenu à réaffirmer son ancrage indéfectible à la coalition Bennoo Siggil Senegaal et au M 23 dont l’Apr est membre fondateur. Et de faire remarquer que même si, sur la question de la candidature à la Présidentielle de 2012, l’option de l’Apr est pour une candidature plurielle au sein de Bennoo, il ne demeure pas moins que les valeurs républicaines sur le devenir du Sénégal restent partagées. Et Macky Sall de finir en invitant les acteurs politiques comme tous les citoyens à récuser ce faux débat au relent ethnique qui chercherait à faire de l’Apr une formation politique ethniquement colorée.

Pour autant, le leader de l’Apr s’est insurgé contre toutes les tentatives qui essaient d’introduire dans le débat public des thématiques qui n’ont rien à voir avec la République.

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 Karim Wade était, ce jeudi, à Kaolack pour sensibiliser les jeunes du mouvement navétane sur la pertinence d’utiliser les Lampes à basse consommation (Lbc). C’est au retour de la capitale du Saloum qu’il a fait un détour à Fatick pour une visite inopinée au domicile de Macky Sall. Seulement, le fils de Wade a commis une bourde puisqu’il a demandé à voir la mère de Macky Sall qui n’est plus de ce monde depuis… trois ans.

 

Quelle mouche a donc piqué Karim Wade ? C’est la question que se posent les Fatickois après la descente du ministre de l’Energie au domicile de leur maire Macky Sall. Une visite inopinée qui s’est révélée être une véritable bourde.

En fait, c’est en revenant de Kaolack pour une campagne de sensibilisation sur l’utilisation des Lampes à basse consommation (Lbc) que Karim Wade a fait un détour du côté de Fatick, au domicile de Macky Sall. Sur les lieux, le fils du Président Abdoulaye Wade est tombée sur la domestique de la famille Sall. Selon la jeune dame, c’est à elle que Karim Wade a demandé à voir la mère de Macky Sall. Sans doute surprise par cette question, la domestique fera comprendre au ministre Karim Wade que la mère de Macky Sall est décédée, il y a au moins trois ans. Et Wade-fils s’est vite rendu compte de la bourde, du moins selon nos informations.

D’autres sources racontent que Karim Wade a fait comprendre aux gens qui ont accouru après avoir appris sa présence chez le président de l’Alliance pour la République (Apr), qu’il était juste venu pour une visite de courtoisie.

Seulement, le fils de Wade a dû faire face à l’hostilité des jeunes partisans de Macky Sall. Ces derniers lui auraient fait comprendre qu’il n’avait rien à faire chez leur maire qui a définitivement tourné le dos aux Wade. Gentiment, Karim Wade s’est engouffré dans son véhicule pour reprendre sa route. Même si des sources révèlent qu’il a pu parler au téléphone avec Macky Sall.

Cette visite surprise de Karim Wade a créé la polémique dans la ville de Fatick. Certains partisans de Macky Sall ayant appris la nouvelle tardivement reprochent même à ceux qui ont pu voir Karim Wade de ne lui avoir pas fait sa fête afin de lever toute équivoque qui pourrait naître de cette visite. « Macky Sall n’ayant aucun contact avec les Wade, il (Karim Wade, ndlrvient ici pour semer la doute dans la tête des gens. Mais ça ne passera pas », nous a confié un jeune partisan de Macky Sall.

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La promesse sera-t-elle tenue ou non ? En tout cas le Cercle des intellectuels républicains pour l’élection de Macky en 2012 (Sirem) a pris les devants pour que ce dernier devienne le Président de tous les Sénégalais. Une réunion s’est tenue, hier, au siège de l’Alliance pour la République (Apr). Dans leur ordre du jour, les intellectuels «républicains» ont jugé nécessaire que la femme de Macky Sall s’engage dans la politique. «Nous avions vu Mme Elisabeth Diouf, la femme de Abdou Diouf, s’immiscer dans la politique, jusqu’à même créer la Fondation Solidarité-Parta­ge. Alors pourquoi pas elle ? Ainsi nous envisageons de faire avec elle, avec la section féminine de notre cellule, une tournée nationale pour qu’elle voit de ses propres yeux les souffrances que peuvent endurer les villageois», ont-ils déclaré. L’objectif visé est de faire sortir Mme Sall, pour qu’elle «soit active et qu’elle descende sur le terrain afin de se faire une idée quant aux besoins des femmes aussi bien en zone rurale qu’urbaine», ajoute un membre de Sirem.

Par contre pour le séminaire qui se tiendra du 30 septembre au 2 octobre à Mbour plus précisément à Saly sous la présence de plusieurs hautes personnalités, avec comme invités Penda Mbow, Abdoulatif Couliba­ly, «il nous faut de la performance et de l’assurance» pour que «Sirem ait plus de crédibilité», ont affirmé avec joie les membres du Sirem. Pour eux, «chaque membre doit transformer son environnement». Des cellules du Sirem ont été créées dans différentes localités, comme Tamba, Pire, mais également au niveau des Lycées Blaise Diagne, Limamoulaye, J. F. Kennedy, entre autres.

Moussa Diagne, Secrétaire général de Sirem et ses camarades souhaitent avoir des moyens financiers pour mettre en œuvre «tous les projets» qu’ils veulent bâtir, car «le mouvement a besoin de travailler avec des fonds». Sur les raisons qui les ont poussés à choisir Macky Sall, il explique que c’est parce que ce dernier les a «séduits de par sa modestie. Il a une grande morale, une connaissance dans la gestion de l’Etat (…) Il est l’homme idéal». M. Diagne promet, avec le Sirem qui compte plus de 2 000 adhérents, qu’ils l’accompagneront «avant, pendant et après les élections».
Stagiaire

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Escorte de la gendarmerie nationale gabonaise, des haies d’honneur sur des centaines de mètres composées de milliers de Sénégalais….c’est à un accueil jamais réservé à un homme politique sénégalais, encore moins un oposant, que Macky Sall a eu droit à son arrivée à Libreville samedi dernier. Le président de l’Alliance Pour la République (APR), en tournée au Gabon et au Congo, n’oubliera pas de sitôt la manifestation populaire que nos compatriotes ont organisée en son

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Aly Aïdar n’est pas pour la candidature unique théorisée au sein de la coalition « Bennoo Siggil Senegaal ». Et il ne veut surtout pas qu’on lui parle de soutien à Macky Sall. Parce que, pour le leader des écologistes et membre de Bennoo Siggil Senegaal, le passé du président de l’Alliance pour la République (Apr) ne plaide pas en sa faveur.

 

Ali Aïdar tient à avertir « Bennoo Siggil Senegaal » contre ce qu’il appelle les risques d’une candidature unique. Le patron des écologistes était, cette semaine, dans le Sud du pays pour présenter ses condoléances aux familles des victimes de la foudre dans le village de Thiobon. C’est donc en marge de cette visite qu’Ali Aïdar a été interpellé par la presse sur la présidentielle de 2012, avec notamment la coalition Bennoo Siggil Senegaal qui peine toujours à s’accorder sur la question de la candidature.

D’emblée, Ali Aïdar précise qu’il n’est pas pour la candidature unique au sein de Bennoo. Et d’expliquer : « Je suis convaincu que Moustapha Niasse ne peut pas mobiliser les militants socialistes. Pareillement, Macky Sall ne peut pas mobiliser les militants socialistes. » Mais s’il y a quelqu’un à qui Ali Aïdar semble bien en vouloir, c’est le président de l’Alliance pour la République (Apr). Et Aïdar n’hésite pas à fouiller dans le passé de Macky Sall.

« L’ex-président de l’Assemblée nationale ne peut pas être mon candidat. Car, il était dans le gouvernement comme Premier ministre. Et lorsqu’ils se partageaient le gâteau, il était bien silencieux », dit-il à propos de Macky Sall. Et Aïdar de poursuivre : « Quand l’opposition avait boycotté les élections législatives (de 2007),Macky Sall était Premier ministre. Et on sait ce qu’il avait fait pour qu’il y ait eu des députés soi-disant de l’opposition. »

D’ailleurs, de l’avis d’Ali Aïdar, à Bennoo, il y a ceux qui veulent le pouvoir et ceux qui veulent partager le pouvoir. Ce qui lui fait dire : « Il nous faut donc faire la part des choses. » Et de souligner : « Je suis de ceux qui pensent qu’il faut revenir au régime socialiste en le renforçant à travers un capitaine d’équipe. » Et il appartiendra, selon le schéma d’Ali Aïdar, à ce capitaine de « proposer aux Sénégalais une équipe dirigeante restreinte en balayant toutes ces institutions budgétivores qui sont en train de piller le pays et de s’occuper réellement des problèmes des Sénégalais ».

LES CHRONIQUES DE XALIMA

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TAKOUSSANOU DJOLOF

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“Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici