Maroc

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    Le site seninfos.com de notre confrère Abou Abel Thiam, qui vient d’intégrer la toile, dans sa première livraison, vient confirmer l’information démentant catégoriquement toute implication de Karim Wade dans une affaire de drogue. Avec surtout des éléments nouveaux, seninfos.com fait remarquer que «dans l’affaire du Sénégalais pris avec de la drogue à l’aéroport de Casablanca, révélée par le site Wikileaks et reprise par le Quotidien, il semble bien que ce ne soit pas le fils d’Abdoulaye Wade qui avait été arrêté».

    A moins qu’il y ait eu deux affaires du même genre, précise notre confrère, «sur les mêmes lieux, à des dates différentes, impliquant deux Sénégalais, tous deux liés au pouvoir libéral». Et l’auteur de l’article, Abou Abel Thiam, de dire détenir des informations qui «font ressortir qu’un fils d’un dignitaire du pouvoir, dont le nom de famille est Faye, a bien été arrêté au même aéroport, en possession de drogue». Celui-là s’appelle-t-il Karim Wade, comme il y en a de nombreux autres au Sénégal ? Certainement pas…

    En tout cas, le patron de seninfos.com souligne que «l’affaire est bien connue des habitués de l’axe Casa-Dakar». Car, précise Abou Abel Thiam, lui-même a été témoin, au mois de mai dernier, «d’une discussion sur le sujet, pendant une longue attente que la compagnie Royal Air Maroc avait imposée à différents groupes de voyageurs Sénégalais, en transit ou en partance de Casablanca pour Dakar». Le journaliste précise que «les éléments de cette discussion et les recoupements» auxquels il a procédé, une fois à Dakar, «établissent que le fils Faye, dont le père est un vieux compagnon de Wade, arrêté en la circonstance, était détenteur d’un passeport diplomatique».

    Pourtant, les autorités sénégalaises ne sont pas restées inactives car, selon seninfos.com, «dès que l’information de son arrestation par la police de l’aéroport a été connue des autorités sénégalaises, celles-ci ont émis une protestation auprès de leurs homologues du royaume chérifien, en évoquant la qualité « diplomatique » du quidam». Toutefois, notre confrère précise que «ce dernier n’a aucune qualité diplomatique, sinon d’être le fils du compagnon politique de Wade».

    Une intervention que n’avaient point apprécié les autorités de Rabat, lorsqu’elles ont été informées que la police a procédé à cette arrestation avant d’en référer au pouvoir central politique. «Effectivement, écrit notre confrère, c’est quasiment tout le personnel de police de l’époque de cet aéroport qui a été sanctionné par des affectations d’office dans des coins éloignés du désert marocain». Enfin, le garçon en question serait détenteur de passeport diplomatique sénégalais et porterait le patronyme de Faye. Seninfos.com précise d’ailleurs que ce quidam «n’en est pas à son premier scandale», car «il avait été mêlé à un grave accident de la circulation routière d’où il ressort qu’il avait consommé des produits interdits».

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    NETTALI.NET – Karim Wade envisage de porter plainte contre Le Quotidien pour laver son honneur suite à l’article faisant état de son arrestation au Maroc en possession de haschisch. Eh bien, c’est au nom du même honneur que le journal du groupe Avenir communication a décidé de porter plainte contre le fils de Wade qu’il accuse de l’avoir diffamé en traitant ses responsables de comploteurs.

     

    C’est un communiqué du groupe Avenir communication rendu public, ce mardi 20 septembre 2011, qui donne la nouvelle. Les responsables du journal Le Quotidienont décidé de traduire Karim Wade devant les tribunaux. Le fils du Président Abdoulaye Wade est accusé d’avoir diffamé Le Quotidien en qualifiant ses responsables de « comploteurs ». Karim Wade avait tenu ses accusations dans un communiqué qu’il avait publié pour démentir son arrestation au Maroc avec du haschisch tel que révélé par Le Quotidien reprenant Wikileaks.

    « Le Quotidien a reçu, par voie d’huissier, le communiqué de Karim Wade, diffusé par son service de communication depuis le 13 septembre 2011. Ce qui atteste qu’il en est bien l’auteur. Aussi sur la base de ce document, Le Quotidien a donné mandat à ses avocats d’ester en justice contre Karim Wade pour diffamation », renseigne le communiqué du groupe Avenir communication. En fait, dans son démenti, Karim Wade écrivait : « L’intention de nuire à ma personne est manifeste, l’article incriminé s’inscrivant dans une opération concertée et indigne obéissant à l’évidence à des motivations exclusivement politiques à l’approche de la prochaine élection présidentielle. » « Karim Wade nous traite tout simplement de comploteurs », en concluent les responsables du Quotidien dans leur communiqué.

    Et comme Le Quotidien n’entend pas « se laisser traîner dans la boue par des accusations gratuites et confirmées par voie d’huissier sans réagir », il a saisi ses avocats pour une plainte contre Karim Wade. « Aussi pour l’éclatement de la vérité, Le Quotidien espère que Karim Wade ne va pas se prévaloir de son manteau de ministre pour éviter de se présenter devant la justice de ce pays », note le communiqué du groupe de presse de Madiambal Diagne.

    En outre, rappelle-t-on, « en lieu et place d’une plainte « envisagée », le journal Le Quotidien a reçu ce lundi 19 septembre 2011 en fin de journée une sommation interpellative du ministre Karim Wade. Dans ladite sommation où figurait une bonne dizaine de questions, deux articles du journal en question ont été visés : celui rendant compte du câble diplomatique de l’ambassade des Etats Unis au Maroc dans lequel il est fait état de l’arrestation de Karim Wade en possession de drogue et divulgué par le site Wikileaks, et le commentaire accompagnant l’article en question ». Mais, avertit le communiqué d’Avenir communication, « Le Quotidien est resté invariable dans ses réponses. Il a tout simplement renvoyé Karim Wade et ses conseils au contenu des différents articles ».

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      Selon le quotidien économique marocain « Les Echos », l’affaire révélée par Wikileaks autour de l’arrestation présumée de Karim Wade à l’aéroport de Casablanca en possession de Hashich serait due à une erreur de personne, le haut responsable sénégalais n’ayant jamais été appréhendé en possession de substances illicites.  Le journal, qui cite un haut responsable marocain, affirme que le câble diplomatique Wikileaks est la résultante d’une méprise suite à l’arrestation d’un homonyme de Wade fils. Toujours selon le quotidien, les autorités marocaines n’ont pas jugé utile de démentir, estimant qu’il ne fallait pas donner d’importance à ce qui serait  vraisemblablement une rumeur malveillante. Les opposants sénégalais se sont emparés de cette affaire pour fustiger le ministre d’Etat « du ciel et de la terre », qui était déjà dans une posture délicate suite à de multiples affaires qui ont éclaté durant l’été. Karim Wade n’avait donc pas besoin de cette énième affaire, bien qu’il semblerait que cette fois, il n’y soit absolument pour rien. Le quotidien « Les Echos » est la  propriété de l’ancien « patron des patrons » et magnat Moulay Hafid El Alamy, Président du groupe Saham qui possède les compagnies d’assurances marocaines CNIA Essaada et  panafricaine Colina, ainsi que diverses participations dans la distribution, l’industrie pharmaceutique, ou encore les centres d’appel. Dans les kiosques de Rabat, le journal est quasiment introuvable depuis ce matin, car il semblerait que l’ambassade du Sénégal à Rabat en aie acheté plusieurs centaines afin de les acheminer à Dakar sous les plus brefs délais. Peut être aurait il été plus simple pour eux de visualiser l’information sur le site internet des Echos..

      labass.net

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        NETTALI.NET – Les langues se délient au sujet du télégramme diplomatique américain, révélé par Wikileaks, et qui a créé un séisme au Sénégal en raison de la gravité des accusations portées contre Karim Wade : détention de haschisch à l’aéroport de Casablanca. Depuis la publication de ce câble par nos confrères du « Quotidien », le landerneau politique est sens dessus-dessous. On retient que l’ancien chargé d’affaires de l’ambassade Us à Dakar, Jay Smith, était en poste à Rabat à la date supposée des faits.

        D’ailleurs, le même Jay Smith, après son séjour en terre sénégalaise, a pris du galon pour devenir l’ambassadeur de son pays au Cameroun où on le dit très impliqué dans le suivi du processus électoral, notamment la prochaine élection présidentielle. Si on reparle de Jay Smith, c’est que lors de son séjour au Maroc, le diplomate aurait eu vent d’une affaire similaire impliquant le fils d’un responsable libéral, actuellement un dignitaire en vue du régime.

        Dakar avait à l’époque fait des pieds et des mains pour faire libérer le jeune homme, trouvé en possession de drogue, et étouffer l’affaire. Si on vous dit que la personne concernée porte le même nom de famille que Karim Wade… Simple question ! Y a-t-il eu erreur sur la personne ?

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         Karim Wade, ministre de la Coopération internationale, des Infrastructures, des Transports aériens et de l’Energie, n’a jamais été arrêté au Maroc en possession de drogue, a déclaré jeudi à Dakar son directeur de cabinet El Bachir Diawara.

        Dans sa livraison de mardi dernier, le journal sénégalais Le Quotidien (privé) avait écrit en Une : ‘’Grosse révélation de Wikileaks. Karim Wade arrêté au Maroc en possession de drogue ». L’arrestation dont fait état le journal a eu lieu en septembre 2009, selon l’auteur de l’article.

        ‘’Karim n’a jamais été arrêté au Maroc en possession de drogue. Vu sa personnalité, son intégrité, sa piété, sa générosité et son amour pour sa nation, personne ne le rapprocherait de ces pratiques’’, a affirmé M. Diawara lors d’une conférence de presse. Cette révélation concernant M. Wade est le fait de ‘’personnes qui cherchent chaque jour à nuire à sa réputation’’, a-t-il soutenu.

        Mardi, un communiqué de Karim Wade a démenti cette révélation. ‘’Pour fixer définitivement l’opinion nationale et internationale, je déclare sur mon honneur que je n’ai jamais été arrêté ou interpellé au Maroc ou ailleurs. J’envisage de poursuivre les auteurs de ces articles et les personnes incriminés’’, avait-il écrit dans le communiqué.

        Jeudi, les Etats-Unis ont apporté ‘’un démenti formel’’ à l’information faisant état d’une rencontre consacrée à ce sujet, entre leur ambassadeur au Sénégal, Lewis Lukens, et les ambassadeurs des pays occidentaux accrédités à Dakar.

        ‘’L’ambassadeur Lukens n’a rencontré aucun groupe d’ambassadeurs de pays occidentaux accrédités à Dakar le 13 septembre 2011 et n’a jamais discuté d’une arrestation du ministre d’Etat Karim Wade au Maroc’’, indique un communiqué reçu jeudi à l’APS de l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal.

        Le Quotidien, reprenant une information publiée sur un site d’information dakarois, annonce que l’ambassadeur des Etats-Unis ‘’a confirmé l’authenticité du câble de Wikileaks’’ sur l’arrestation de M. Wade ‘’au cours d’une réunion avec ses homologues occidentaux accrédités au Sénégal’’.

        AAC/OID/ESF

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          Wade et les avions, c’est comme une histoire d’amour qui ne finit jamais. Même au Maroc où il se trouve pour les besoins de ses vacances annuelles, le chef de l’Etat trouve toujours le temps, de faire des heures de vol en direction de pays étrangers. Le chef de l’Etat sénégalais ne peut décidément pas passer tout un mois, sans louer les services de son Pointe Sarène, du nom de son avion de commandement. Même au Maroc où il est depuis plus de quinze jours, dans le cadre de ses vacances annuelles, il se paie des sorties à l’étranger, avec des heures de vol. Ainsi, dimanche dernier, il a quitté l’aéroport de Tanger à 5 heures du matin, pour se rendre à Abudja où il était officiellement question de la Cedeao. Avant de reprendre les airs, 24 heures après, pour revenir au pays de Mohamed VI. Et pour avoir traversé l’espace aérien du Sénégal, certains se posent la question de savoir : pourquoi ne pas avoir fait une escale à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor ? Ne serait-ce que pour tâter le pool du pays. Histoire de se rappeler au bon souvenir du Sénégal, surtout pendant cette période marquée par le tsunami politico-médiatique qui s’abat sur son fils, avec les révélations fracassantes des câbles du site d’informations Wikileaks.
          Quel drôle de vacances alors du Président Wade, qui va encore reprendre les airs ce mercredi, en direction de Paris. Depuis Tanger, il va rejoindre le pays de Marianne où il va donner une interview à la télévision France 24, demain. Mais ce voyage ne risque pas d’être de tout repos pour le chef de l’Etat, avec l’annonce de certains Sénégalais basés chez Sarkozy, de perturber son séjour, motivé par la remise du Prix Houphouët-Boigny. Ces derniers ne lui pardonnent pas son intention de briguer un 3e mandat, alors qu’il n’en aurait pas droit en plus des révélations de Robert Bourgi sur les mallettes bourrées de millions de francs Cfa qu’il aurait convoyées depuis son Palais, pour l’Elysée en 2002.

          Mais Paris ne sera qu’une étape de son «périple» pendant ses vacances. Puisqu’il se rendra le 24 septembre prochain aux Etats-Unis pour prendre part à un Sommet des Nations-Unies. Sauf que ce voyage aussi ne sera pas sans perturbation, dans la mesure où des Sénégalais du pays de l’Oncle Sam lui promettent la géhenne, pour les mêmes raisons évoquées plus haut. Autant dire que ces vacances-ci de Me Wade riment plutôt avec voyages mouvementés, alors qu’il était question d’un repos mérité au royaume chérifien. Wade et les avions, c’est finalement une histoire d’amour qui ne finit jamais…

          [email protected]

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            Il n’a même pas hésité à nier la réalité du câble de wikileaks, comme pour l’exorciser. Mais Karim Wade, dont les douaniers de l’aéroport se plaignent des privilèges exorbitants dont jouit son jet privé, n’a donné aucune piste pouvant l’exonérer des accusations des Américains. Le ministre d’Etat Karim Wade a réagi hier à notre article par un communiqué envoyé à plusieurs organes de presse. Un site en ligne a déclaré que c’était quelque chose à laquelle il fallait s’attendre, et Le Quotidien s’y était préparé. L’opi­nion constatera que le ministre d’Etat n’a pas encore porté plainte contre nous, bien qu’il dise envisager de le faire. Il n’a pas non plus envoyé de droit de réponse à la Rédaction, que nous nous serions fait un plaisir de publier. Nous voici donc condamnés à nous contenter pour le moment, comme tout le monde, de son communiqué d’hier. Et ce document appelle de notre part, quelques remarques.
            D’un, le ministre d’Etat Karim Wade nous fait le reproche de ne pas avoir donné plus de détails sur ce qu’il appelle, sa prétendue arrestation. Il nous critique également, pour affirme-t-il, n’avoir pas pris la peine de vérifier «l’authenticité, ou tout au moins, la fiabilité» du câble révélé par wikileaks.

            On doit dire au fils du chef de l’Etat et à tous ceux qui voudraient douter de l’authenticité de ces dépêches diplomatiques quand bon leur semble, que ces derniers ont été suffisamment authentifiés par le Département d’Etat américain et par le Président Obama, qui ont déclaré qu’en les publiant, wikileaks mettaient en danger les intérêts américains de par le monde, sans compter la vie et la sécurité de nombreux informateurs américains, qui se trouvaient exposées. De plus, le meilleur démenti en ce qui concerne cette dépêche-ci, devrait venir non du jour­nal Le Quotidien ou de Karim Wa­de, mais du Département d’Etat, dont le fonctionnaire l’a publié. Pour ceux qui ne le trouveraient pas, le câble est à l’adresse suivante :http://wikileaks.org­/cable/­2009­/09/09RABAT752.html

            Cette réponse vaut également pour la date de ladite arrestation. Le communiqué ne l’a pas précisé, et Le Quotidien s’est principalement basé sur ce document tout ce qu’il y a de plus officiel pour publier son article. Et si nous avions disposé d’informations que d’autres confrères plus chanceux avaient eues, nous les aurions certainement ajoutés. Il n’empêche que M. Wade peut voir que le site ci-dessous indique la date et les circonstances de l’interpellation de notre ministre chargé de 4 portefeuilles : http://www.­leral.­net­/­Karim-Wade-arrete-­pour-detention-de-drogue-au-Maroc_a19152.html.

            Frustration des douaniers
            C’est dire qu’il n’a pas fini de démentir. Et une fois de plus, la crédibilité ici, ne consiste pas à se ré­pandre en dénégations et à menacer les journalistes des fou­dres de la Justice. Pour un homme pu­blic aussi exposé, qui il n’y a guère longtemps (voir Le Quoti­dien n°2540 du lundi 4 juillet 2011), avait cherché à émouvoir l’opinion sénégalaise sur les attaques injustes, selon lui, dont il était l’objet, il aurait dû chercher à être hors d’atteinte et de portée de tout soupçon de mauvaise conduite.
            Déjà, notre information d’hier, «grotesque, fantaisiste, extravagante et mensongère», a d’une certaine manière été renforcée par des douaniers en poste à l’Aéroport Léopold Sedar Senghor. Ces fonctionnaires ont joint la Rédaction pour avouer leur frustration par rapport au comportement du fils du chef de l’Etat. L’un d’eux a déclaré : «Tous les aéronefs qui atterrissent ou décollent de Dakar passent par les services de Douane, quels qu’ils soient. Il n’y a que le jet privé de Karim Wade qui se permet à tout moment, de voler et d’atterrir en embarquant ou en débarquant des bagages directement dans un véhicule, directement sur le tarmac, et de sortir de l’aéroport sans passer par le poste de Douane.»

            Soulignant qu’il en a toujours été ainsi avec Karim Wade, ces fonctionnaires indiquent qu’une information comme celle révélée par le site wikileaks devient alors plausible, car tenant compte des relations particulières que l’on connaît entre le Roi Mo­hammed VI et Karim Wade, ce dernier a pu penser qu’il pouvait se permettre à Casablanca ce qu’il a l’habitude de faire à Dakar.

            [email protected]

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            La situation se complique pour le ministre d’Etat Karim Wade. Alors qu’il désavouait ce mardi l’authenticité des dépêches du journal « Le quotidien », et la fiabilité du câble révélé par Wikileaks, en envisageant même de saisir la justice, des douaniers en poste de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar entrent dans la danse. Ces derniers, comme pour consolider l’information du «Quotidien» de ce mardi, font montre de leur frustration par rapport à l’attitude du fils du chef de l’Etat, en ce qui concerne le contrôle sur son jet privé. « Tous les aéronefs qui atterrissent ou décollent de Dakar passent par les services de Douane, quels qu’ils soient. Il n’y a que le jet privé de Karim Wade qui se permet à tout moment, de voler et d’atterrir en embarquant ou en débarquant des bagages directement dans un véhicule, directement sur le tarmac, et de sortir de l’aéroport sans passer par le poste de douane », a fustigé en ligne, l’un de ces fonctionnaires à la rédaction même du journal qui a donné l’information.

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              C’est l’information qui barre la Une du journal le Quotidien de ce mardi 13 septembre.

              Une dépêche diplomatique de l’ambassade américaine de Rabat reprise par le site wikileaks révèle que le fils du chef de l’Etat et par ailleurs   ministre chargé de la coopération Internationale… a été arrêté en 2009 par les services policiers de l’aéroport international  de Casablanca en possession de haschich. Gardé pendant plusieurs heures, il a été libéré, suite à une intervention de son ami, le roi Mohamed VI.
              Ce dernier était dans tous ses états, il n’a pas aimé l’arrestation de son ami. Conséquence, le policier qui a osé arrêter Karim a été muté.

              Grosse révélation de Wikileaks : Karim Wade arrêté au Maroc en possession de drogue

              Il y a deux ans, un fonctionnaire de Police marocain trop zélé a arrêté Karim Wade à l’aéroport de Casablanca, en possession de haschich. Le ministre d’Etat a été détenu pendant quelque temps, avant d’être libéré sur ordre de Mohammed VI. Cette outrecuidance a valu à l’officier d’être muté dans le Sahara marocain, sans affectation aucune. C’est du moins ce qu’assure une dépêche diplomatique de l’ambassade américaine de Rabat, reprise par le site wikileaks. Le site américain wikileaks.org n’en a pas fini avec les frasques du ministre d’Etat Karim Wade. Une dépêche de l’ambassade américaine à Rabat, signée par le chargé d’affaires de la mission diplomatique, M. Robert P. Jackson, et datant de septembre 2009, informe que le ministre d’Etat, chargé de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Transports aériens, M. Karim Wade, avait été interpellé il y a deux ans, à l’aéroport de Casablanca avec de la drogue et détenu pendant un mo­ment. Il a fallu, ajoute le document, l’intervention du Roi Mohammed VI pour sortir Karim Wade d’affaire.

              La dépêche américaine visait à faire l’évaluation des efforts du ro-yaume chérifien en matière de lutte contre la drogue. Et l’on sait que ce pays, outre qu’il produit une quantité appréciable de cannabis, est également une zone de transit de la drogue vers les pays d’Europe du sud. Cette année 2009, la dépêche diplomatique explique que les médias et l’opinion marocaine se sont félicités des efforts du gouvernement du Maroc de mettre un terme au trafic de drogue et aux activités des principaux barons de cette activité. Pour signe de ces efforts, les diplomates américains ont estimé qu’entre 110 et 140 tonnes de cannabis avaient été saisies et une centaine de personnes environ écrouées. Ce qui a permis au procureur du Roi, à Casablanca, de clamer que la Justice allait s’appliquer à tous, quel que puisse être leur rang.
              Néanmoins, ces efforts des autorités marocaines ont semblé être contrecarrés par la volonté politique. Et sur ce point, on peut se contenter de citer la dépêche diplomatique, telle que reproduite par wikileaks : «Si la répression est dirigée par les plus hautes autorités, ces dernières peuvent aussi contrôler la suite des efforts d’interdiction. Il a été rapporté à la mi-août qu’un officier supérieur de la Police à l’aéroport de Casablanca, a été brutalement affecté à un poste à Laayoune (dans le sud du pays. Ndlr), au Sahara occidental. Les motifs invoqués étaient divers : un journal déclarait que c’était parce qu’il avait arrêté un proche d’un dirigeant africain, qui transportait de la drogue. D’autres journaux assuraient que c’était dû à une série de fautes professionnelles non spécifiées ; et même à un scandale sexuel. Mais des informations de Police ont confirmé la première raison, et indiqué que le proche en question était Karim Wade, le fils du Président sénégalais Abdoulaye Wade.
              Ce fils, qui est ministre d’Etat chargé de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Transports aériens, a apparemment été arrêté en possession de haschisch, alors qu’il tentait de passer la sécurité de l’aéroport.»

              Le document ajoute que le Roi Mohammed VI, dont l’amitié avec le ministre d’Etat Karim Wade est connue, n’a pas du tout apprécié de n’avoir pas été informé de l’arrestation de ce dernier par les fonctionnaires de l’aéroport. D’où sa décision de sévir contre eux.

              Il n’empêche, cette action a montré à quel point la lutte contre le trafic de drogue pouvait être politisée, malgré le discours officiel qui se veut radical envers tous les trafiquants. Néan­moins, le chargé d’affaires américain, M. Jackson indique pouvoir comprendre que, par un coup de mauvaise humeur, le souverain marocain ait voulu sévir contre ses fonctionnaires, car «l’arrestation du jeune Wade pouvait mettre en danger les relations entre le Maroc et le Sénégal».

              Cette information est si grosse que Le Quotidien s’attend à ce que le ministre d’Etat ne la passe pas sous silence. Et contrairement à sa démarche habituelle d’ester en Justice, ce dont on ne s’attend pas qu’il fasse à l’encontre de l’ambassade américaine à Rabat ou de wikileaks.org, on pense qu’il serait plus profitable pour lui de montrer qu’il est hors de portée et d’atteinte de tout soupçon dans toute affaire de cette nature.

              lequotidien.sn

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                Dakaractu vient d’apprendre que le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, rejoint le Maroc ce lundi 5 septembre, à l’invitation du Roi Mohamed VI, pour un séjour de deux semaines. Va-t-il passer quinze jours au Royaume chérifien ? Ayant quitté Dakar le 31 août pour Paris, Wade a joué les prolongations après la Conférence internationale sur l’avenir de la Libye à laquelle il devait prendre part. De la capitale française, il s’envole pour le Maroc. Pour un séjour de combien de temps ? S’il y passe toute la période pour laquelle il est invité, le Sénégal restera vingt bons jours sans son président. Ce qui ferait quand même un peu trop dans ce contexte délicat, marqué par les inondations dans la banlieue dakaroise et les coupures d’électricité, lourd d’incertitudes pour l’avenir du pays.

                CARICATURE

                radiosudfm
                radioxassida
                rewmi
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                jaamilahi
                zik

                TAKOUSSANOU DJOLOF

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                “Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici