paris

    2

    Paris est attentif même s’il n’est pas du tout inquiet sur la situation préélectorale sénégalaise. Tout en parlant aux différents acteurs du jeu politique et des membres « influents » de la société civile, la France à l’instar de la communauté internationale, de dit disposée à aider à la facilitation de l’approfondissement du dialogue politique « pour dépassionner le débat » et désamorcer la crise latente.

    La présidentielle sénégalaise prochaine est dans moins de quatre mois, si elle se tient à date. La candidature déclarée du président sortant, Abdoulaye Wade est le sujet d’une vive polémique, voire d’une tension politique qui va crescendo à mesure qu’approche l’échéance. L’opposition et une bonne frange de la société civile lui dénient en effet, le droit de se (re)présenter pour une troisième fois, à leurs yeux, tandis que ses partisans trouvent sa candidature tout à fait légale. Une situation préélectorale grosse d’implosion au point que le clergé musulman et catholique du pays élève la voix et en appelle à la raison. La communauté internationale n’est pas en reste. Cependant si elle est attentive, elle n’est pas préoccupée pour autant, ni même inquiète, à en croire des sources dignes de foi.

    Paris est dans les mêmes dispositions, malgré la courtoisie et l’écoute des personnalités ayant reçu une délégation du Mouvement du 23 juin (M23), conduite par Alioune Tine, Président de la Rencontre Africaine des Droits de l’Homme (Raddho), qui avait à ses côtés entre autres, l’ancien plénipotentiaire de Wade, devenu son farouche opposant, Cheikh Tidiane Gadio, l’entrepreneur Bara Tall, leader du mouvement « Yamalé ». Ces personnalités étaient allées à Paris visiter quelques autorités françaises au Quai et à l’Elysée pour amplifier leur message dans la ville lumière.

    En France, la délégation du Mouvement du 23 juin, regroupement opposé à la candidature du président Wade, a effectué une tournée dans certains pays de l’Union européenne dont la France après s’être rendue auparavant aux Usa. Elle souhaitait notamment que l’ancienne métropole use de son influence pour que Wade ne se présente pas en 2012 Dans le souci de préserver la paix sociale au Sénégal. Pour le M23, si le chef de l’Etat sortant se présente « tout peut arriver même la révolution ».

    Tout en restant attentif à la situation politique sénégalaise, Paris ne la juge pas inquiétante. Il est d’avis que « les Sénégalais et leur classe politique ont suffisamment de maturité et l’ont prouvé pas plus tard que le 23 juin dernier à l’occasion de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi sur le ticket présidentiel » finalement retiré par le gouvernement devant la clameur populaire. Et dans d’autres circonstances. Pour des autorités françaises au Quai d’Orsay tout comme à l’Elysée, « le Sénégal a des ressorts politiques, une tradition démocratique et des ressources humaines de qualité qui lui permettent de faire face. Il n’y a pas péril à la demeure». Il s’y ajoute, soulignent-elles, que la communauté internationale est disposée à accompagner le peuple sénégalais qui a une tradition démocratique de longue date.

    La récente visite au Sénégal du 18 au 21 octobre, des Chefs de délégations et Chargés d’affaires de l’Union européenne accrédités au Bénin, au Burkina Faso, au Cap Vert, en Côte d’Ivoire, en Gambie, au Ghana, en Guinée Conakry, en Guinée Bissau, au Libéria, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Nigéria, en Sierra Leone, et au Togo, à l’invitation et sous l’égide du Haut management Afrique de l’UE, procéderait de cette facilitation et de ce souci « d’affermir le dialogue politique susceptible de lever tous les équivoques ». Paris informe que « d’autres missions de facilitation » suivront qui parleront avec l’ensemble des acteurs du jeu politique sénégalais. C’est ainsi qu’en relation avec l’Union Africaine, la Cdeao, l’Union européenne, l’Allemagne et les Usa, bref, la communauté internationale, la France se dit disposée à écouter « la classe politique sénégalaise » Et si on le lui demande à aider à la facilitation du dialogue politique. Paris sapeur pompier ?

    Paris a-t-il déjà avalisé la candidature de Wade ?

    On se garde bien dans la capitale française de donner son opinion sur les thèses des uns et des autres quant à la recevabilité de la candidature du président sénégalais sortant. On n’entend nullement « s’immiscer » dans les affaires intérieures sénégalaises, même si on se dit tout à fait disposé à soutenir tous les efforts « de conciliation » des positions politiques et à accompagner la consolidation d’un processus électoral démocratique et transparent, compte tenu des relations particulières qui lient les deux pays. On se dit en tout cas à équidistance des coteries sénégalaises. On y est simplement soucieux de la paix et de la stabilité dans un pays « ami » de très longue date.

    Déclarations diplomatiques de circonstance ? Que nenni, simple traduction d’une situation de fait et des règles qui régissent les rapports internationaux et qui commandent aux relations entre le Sénégal et la France, rétorque-t-on. Pour bon nombre d’observateurs néanmoins « cette neutralité » française tendrait plutôt à avaliser la candidature de Me Wade. Paris semble dire que le débat est ailleurs. Certains hauts fonctionnaires français se désolent de l’éparpillement de l’opposition sénégalaise. Ils font à cet égard, le parallèle avec ce qui s’est passé au Cameroun et au Gabon où « les opposants ne peuvent désormais s’en prendre qu’à eux-mêmes pour être allés en ordre dispersé à la présidentielle dans leur pays respectif, créant ainsi les conditions de leur défaite ». Est-ce à dire que si l’opposition sénégalaise est divisée, elle perdrait inéluctablement devant un Wade même vieillissant? « On ne dit pas ça, mais en partant divisée, elle ferait incontestablement l’affaire de la majorité actuelle », répondent-ils. Qu’en est-il de la candidature du président sortant ? « Le Conseil constitutionnel est seul habilité à statuer », répondent les mêmes interlocuteurs, tout en trouvant qu’il n’y avait aucune similitude entre la situation sénégalaise actuelle et celle ivoirienne postélectorale.

    5

    Différents cadres qui s’agitent pour rallier le maximum de suffrages des Sénégalais. C’est sans doute dans cette optique qu’il faut inscrire la rencontre qui s’est déroulée hier, dans la capitale française, entre Karim Wade et Idrissa Seck. Une rencontre qui, à coup sûr, fera couler beaucoup d’encre et salive.

    Aux yeux de la censure populaire, l’ancien Premier ministre et le fils du président de la République se détestent cordialement. «L’un abhorre l’autre et l’autre haït l’un», c’est ainsi qu’une personnalité très au parfum des intrigues de pouvoir nous décrivait leurs «relations orageuses», il y a seulement quelque temps. Pourtant, à la lumière de leur rencontre d’hier à Paris, en présence de l’homme d’affaire Abbas Jaber, l’on serait tenté de dire que Karim Wade et Idrissa Seck, malgré une adversité tenace alimentée par presse interposée et par des lieutenants prêts à en découdre, ne s’exècrent pas autant qu’on pourrait le croire…

    Des négociations en vue ?

    Mais, au-delà de l’effet de surprise que la nouvelle de leur entrevue va certainement susciter, la question est de savoir ce qui a réellement poussé les deux hommes à se rencontrer au moment où leur adversité a culminé avec les élucubrations de Robert Bourgi. Et, malgré l’omerta de nos sources sur cet aspect de l’affaire, certains n’excluent pas l’ébauche de discussions voire de négociations entre le camp présidentiel et celui de Rewmi, en vue de présidentielle de l’année prochaine. Une éventualité qui devrait logiquement pousser Karim et Idy à faire définitivement la paix et surtout à convaincre leurs partisans respectifs à «jeter la rancune à la rivière».

    L’histoire bégaie

    Ceux qui ont l’habitude d’affirmer qu’«en politique, il ne faut jamais dire jamais» ont sans doute raison. Car, malgré une inquiétante animosité qui les a jusqu’ici éloignés l’un de l’autre, Karim et Idy ont repris langue et se sont rencontrés physiquement. Mais, quand on y regarde de très près, l’on ne manquera pas de constater que ce qui s’est passé hier à Paris n’est qu’un remake du «film» que les Sénégalais ont regardé à la veille de la présidentielle de 2007. L’on se souvient des fameuses «audiences du midi» entre le président de la République et son ancien Premier ministre. Des rencontres catégoriquement niées, avant que les deux protagonistes ne finissent par les confirmer officiellement… Il y a peu, comme pour montrer qu’il a rompu tout contact avec Me Wade, le maire de Thiès avait dit que s’il devait se rendre à nouveau au Palais, ce serait pour demander à l’actuel maître de céans de dégager. Quid de ses déclarations sur le «fils biologique» ? Le «fils spirituel» banni ne voulait même pas prononcer son nom.

    Un missi-dominici nommé Abbass Jaber

    Présent hier à l’Hôtel Saint-James de Paris, Abbas Jaber est décrit comme un homme d’affaires proche de la famille présidentielle. Libanais d’origine, de nationalité franco-sénégalaise, d’aucuns le présentent également comme un entremetteur qui a un riche carnet d’adresses. Même s’il est prématuré de dire, pour le moment, qu’il a directement contribué à rapprocher Karim Wade et Idrissa Seck, on peut affirmer avec certitude que M. Jaber a joué un grand rôle dans leur rencontre qui s’est déroulée, hier à 14 heures, dans un hôtel de la capitale française. Surtout quand on vous dit que ce missi dominici est originaire de Thiès. Une ville dont le maire est un certain Idrissa Seck.

    SERIGNE SALIOU SAMB (Le Pays au Quotidien) via lesenegalais.net

     

    Précision du camp de Idy

    Nous avons pris l’attache du Conseiller politique de Idrissa Seck au sujet d’une insinuation de rencontre entre Karim Wade et Idrissa Seck actuellement en tournée d’écoute dans la diaspora, en France; «  »Karim Wade accompagné de Abbas Jaber est furtivement entré, hier (26/09), à l’Hôtel Saint-James à Paris où se trouvait Idrissa Seck avec certains proches. Je reste formel, il n’y a eu aucun contact ni échange même verbal, pas même de salutations. De plus, il est de notoriété publique qu’il y a un certain froid entre les deux hommes. Idrissa Seck reste concentré sur sa tournée d’écoute des Sénégalais et poursuit ses activités et visites auprès de la communauté sénégalaise. »
    xalimasn.com

      1

      Wade et les avions, c’est comme une histoire d’amour qui ne finit jamais. Même au Maroc où il se trouve pour les besoins de ses vacances annuelles, le chef de l’Etat trouve toujours le temps, de faire des heures de vol en direction de pays étrangers. Le chef de l’Etat sénégalais ne peut décidément pas passer tout un mois, sans louer les services de son Pointe Sarène, du nom de son avion de commandement. Même au Maroc où il est depuis plus de quinze jours, dans le cadre de ses vacances annuelles, il se paie des sorties à l’étranger, avec des heures de vol. Ainsi, dimanche dernier, il a quitté l’aéroport de Tanger à 5 heures du matin, pour se rendre à Abudja où il était officiellement question de la Cedeao. Avant de reprendre les airs, 24 heures après, pour revenir au pays de Mohamed VI. Et pour avoir traversé l’espace aérien du Sénégal, certains se posent la question de savoir : pourquoi ne pas avoir fait une escale à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor ? Ne serait-ce que pour tâter le pool du pays. Histoire de se rappeler au bon souvenir du Sénégal, surtout pendant cette période marquée par le tsunami politico-médiatique qui s’abat sur son fils, avec les révélations fracassantes des câbles du site d’informations Wikileaks.
      Quel drôle de vacances alors du Président Wade, qui va encore reprendre les airs ce mercredi, en direction de Paris. Depuis Tanger, il va rejoindre le pays de Marianne où il va donner une interview à la télévision France 24, demain. Mais ce voyage ne risque pas d’être de tout repos pour le chef de l’Etat, avec l’annonce de certains Sénégalais basés chez Sarkozy, de perturber son séjour, motivé par la remise du Prix Houphouët-Boigny. Ces derniers ne lui pardonnent pas son intention de briguer un 3e mandat, alors qu’il n’en aurait pas droit en plus des révélations de Robert Bourgi sur les mallettes bourrées de millions de francs Cfa qu’il aurait convoyées depuis son Palais, pour l’Elysée en 2002.

      Mais Paris ne sera qu’une étape de son «périple» pendant ses vacances. Puisqu’il se rendra le 24 septembre prochain aux Etats-Unis pour prendre part à un Sommet des Nations-Unies. Sauf que ce voyage aussi ne sera pas sans perturbation, dans la mesure où des Sénégalais du pays de l’Oncle Sam lui promettent la géhenne, pour les mêmes raisons évoquées plus haut. Autant dire que ces vacances-ci de Me Wade riment plutôt avec voyages mouvementés, alors qu’il était question d’un repos mérité au royaume chérifien. Wade et les avions, c’est finalement une histoire d’amour qui ne finit jamais…

      [email protected]

      0

      Le Prix Houphouët Boigny va être remis aujourd’hui à l’Association des Grand-mères de l’Argentine. La cérémonie aura lieu à l’Unesco où prendront part près de huit chefs d’Etat ou anciens chefs d’Etat dont le président ivoirien, Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié, le Mauritanien Ould Abdoul Aziz et le président Wade. Les militants libéraux comptent se mobiliser pour accueillir leur secrétaire général. L’opposition sénégalaise ne veut pas être en reste.

      (Correspondant permanent à Paris) – Le président Wade participe aujourd’hui à la remise du prix Houphouët Boigny à l’Unesco. A l’occasion, ses militants comptent lui réserver un accueil chaleureux. Les organisateurs prévoient de mobiliser un millier de manifestants pour l’accueillir à la devanture de l’Unesco. A l’intérieur, ce sont 300 cartes d’invitation qui ont été octroyées aux partisans du Chef de l’Etat. Il n’est pas à douter qu’ils chaufferont la salle. Cette manifestation est une manière pour eux de montrer que le président Wade est encore populaire dans son pays et dans la diaspora sénégalaise. Ils viendront de la banlieue lointaine et proche de Paris. Le seul hic, c’est le fait que mardi est un jour travaillé et beaucoup de Sénégalais ne seront pas disponibles.
      Mais, ce ne sont pas seulement ses militants qui vont l’accueillir, l’opposition sénégalaise compte également se mobiliser. Selon Demba Sow de l’Alliance de la république (Apr) et Sidy Fall du Msu, ils manifesteront avec les pro-Gbagbo qui viendront accueillir également le président Alassane Ouattara. La communauté mauritanienne envisage également de se joindre à la protestation. Ce qui risque de produire un cocktail explosif. Mais puisque le lieu de manifestation est éloigné de l’endroit où doivent se regrouper les militants libéraux, on peut espérer que tout va bien se passer.

      Il faut rappeler que le Jury du Prix Felix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, s’était réuni le 4 mars dernier à Paris sous la présidence de l’ancien Président portugais, Mario Soares. A cette occasion, il a décerné le Prix 2010 à l’Association des Grands-mères de la Place de Mai, en Argentine, pour ‘son combat inlassable en faveur des droits de l’homme et de la paix en se dressant contre l’oppression, l’injustice et l’impunité’. Le prix est doté de 150 000 dollars.

      Le Prix Félix Houphouët-Boigny a été créé en 1989. Il est décerné tous les ans par l’Unesco. Il a déjà été décerné à une dizaine de personnalités dont le président Wade. Par la volonté du président Houphouët Boigny, Abdou Diouf est le parrain du prix. A ce titre il prendra part à la rencontre, aux côtés du président Wade.

      Moustapha BARRY

      walf.sn

      0

      Conférence sur la Libye: Wade marque un coup (Tamsir Jupiter Ndiaye)

      Paris a accueilli une « Conférence internationale de soutien à la Libye nouvelle » à laquelle a participé le Président Abdoulaye Wade accompagné par le Ministre d’Etat Ministre d’Etat Me Madické Niang. Cette importante rencontre fut pour le Président Wade un moment de clarification et de renforcement de sa position pour une transition démocratique immédiate en Libye et de confirmation de son option pour « le droit d’ingérence quand les libertés sont menacées et les populations civiles martyrisées ».

      Sous l’égide de la France et de la Grande Bretagne qui se sont activement engagées aux cotés des insurgés libyens pour le départ de Mouammar Kadhafi, la communauté internationale s’est réunie à Paris le jeudi 01 septembre 2011 pour discuter du sort du pays dorénavant libéré de la Jamahiriya. La finalité de cette « conférence internationale de soutien à la Libye nouvelle » est officiellement de « rassembler la communauté internationale et d’aider les nouvelles autorités libyennes à construire leur pays ». Mais, en vérité, il s’agissait plutôt de faire constater et faire admettre la fin du régime de Mouammar Kadhafi pour que même les indécis en prennent acte, de donner au Comité National de Transition dirigé par Moustapha Abdeljalil un statut légitime international, de poser les jalons d’une transition démocratique qui libèrerait le peuple libyen et d’insérer ce pays, fortement riche en pétrole, dans le réseau capitaliste mondial où la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis occupent une place centrale. C’est d’ailleurs ce dernier point qui autorise les observateurs à considérer que l’enjeu essentiel de l’engagement de ces trois pays par le truchement de l’OTAN est simplement le pétrole. D’ailleurs, pour Alain Juppé, Ministre français des Affaires étrangères , qui ne réfute pas cette lecture de la raison de l’ingérence politique et armée de la « communauté internationale » en Libye, il est normal que les pays qui ont aidé le CNT soient « privilégiés » dans les opérations pétrolières ultérieures

       

      Mais contrairement aux intentions capitalistes prêtées aux chefs d’Etat des pays membres de l’OTAN, le Président Wade  lors de la Conférence de presse qu’il a tenue à la Résidence de l’Ambassadeur de France à la fin de la rencontre à l’Elysée et après avoir reçu Moustapha Abdeljalil, s’est totalement démarqué de ces calculs subtils de chasseurs de trésor. Sa position est claire : « Je n’attends absolument rien du CNT. J’agis au nom du Sénégal pour participer à la libération du peuple libyen », a t-il précisé en présence d’Abdeljalil qui, en retour, a loué le rôle joué par la diplomatie sénégalaise.

       

      Pour le Président Wade qui dit être pour le « droit d’ingérence quand des libertés sont menacées et que des populations civiles sont martyrisées », la Libye doit prendre un nouvel élan pour intégrer activement le concert des nations en étant phase avec les règles universelles de la démocratie et de la liberté.

       

      Cette  conférence de Paris  dont l’idée aurait été lancée par le Président Wade lui-même a été un moment fort de concertation entre d’une part ceux qui reconnaissent le CNT comme détenteur légitime de l’autorité et représentant du peuple libyen et ceux qui, d’autre part refusent cet état de fait. Au cotés de certains de ses paires, le Président Wade a expliqué largement les raisons de son options et les enjeux pour l’Afrique et le reste du monde. Sa position, appréciée par beaucoup de chefs d’Etat et de Chefs de délégation présents à la Conférence de Paris a eu un effet politique positif en raison de la stratégie d’avant-garde et d’anticipation qu’il a adoptée en étant le premier Chef d’Etat africain à oser se rendre directement à Benghazi , à ses risques et périls, pour adouber « les combattants de la liberté » et les soutenir pour une « Libye nouvelle, libre et épanouie ».

       

      Une diplomatie d’avant-garde et d’anticipation

       

      Avec la Libye, quand bien même Wade a eu une position brutale et spectaculaire, il n’en demeure pas moins qu’il a osé jouer contre son ancien ami, Kadhafi, à la surprise générale. A-t-il manqué de reconnaissance  et d’élégance? A-t-il trahi une alliance morale ? A-t-il sacrifié l’ami pour l’intérêt diplomatique du Sénégal ?  Les questions sont ouvertes. Seulement, après une diplomatie préventive inspirée par Abdou Diouf et exécutées d’abord par Djibo Ka  de 1991 à 1993, par Moustapha Niass de 1995 à 1998 et  ensuite par Me Jacques Baudin de 1998 à 2000, le Sénégal inaugure avec Wade et par Me Madické Niang une diplomatie d’avant-garde et d’anticipation. La diplomatie, dit Maurice Couve de Murville est une question d’audace. Elle est un art « tout d’exécution ». Son  génie ne relève donc pas de l’inspiration mais de l’exécution des décisions et des initiatives. C’est pourquoi en suggérant bien avant la Conférence de Paris une rencontre internationale sur la Libye, le Président Wade a réussi à imposer la voix du Sénégal en devançant ses paires d’Afrique jusqu’à apparaître comme la voix africaine sûre pour aider à construire la Libye. C’est indubitablement ce qui explique la confiance que le CNT a envers Wade. Dès la fin des travaux à huis clos de la Conférence internationale sur la Libye, le Président du CNT Moustapha Abdeljalil a préféré  solliciter une audience non avec Sarkozy ou Hilary Clinton ou le Secrétaire général de l’ONU mais avec Wade qui l’a reçu pour discuter longuement et largement avec lui.

       

      Wade n’est pas un diplomate. Mais il a sa diplomatie. C’est ce qui fait qu’il anticipe, dérape, provoque et ose sans mesurer avec soin le danger possible avant de se lancer dans une aventure internationale. Parfois ça déroute. Mais avec la Libye, ça a réussi quand-même. c’est ce qu’il explique que les tractations soient déjà entamée pour que la prochaine rencontre internationale se tienne à Dakar

       

      Tamsir Ndiaye Jupiter

      Paris

      17

      Un reportage de TF1 corrigé par… un reportage de TF1

      C’était le 30 août dernier. Laurence Ferrari annonçait un salutaire coup de rabot contre une odieuse niche fiscale. « Un coup de filet ce matin près de la tour Eiffel : une cinquantaine de vendeurs à la sauvette ont été arrêtés par la police. » Ainsi ont été mis hors d’état de nuire ces hors-la-loi qui se fichent de l’Urssaf et de la TVA.


      « Deux cents hommes étaient mobilisés
       sur le terrain », poursuivait Laurence Ferrari, oubliant que les forces de l’ordre sont aussi féminines. « Bilan : une cinquantaine d’interpellations et des centaines de colifichets saisis », précisait le reporter. Vous imaginez le manque à gagner pour l’Etat si tous ces « colifichets » avaient été vendus sous le manteau ? « Presque de la routine dans un quartier où des centaines de revendeurs venus d’Afrique ou du Pakistan causent un sérieux préjudice aux commerçants. » Et aux recettes de l’Etat.

      Jean-Luc Mercier, rien moins que « directeur territorial adjoint de la sécurité de proximité de Paris », détaillait devant les micros les enjeux de l’opération. « On est présents de manière importante, ça justifie leur agressivité, le fait qu’ils s’en prennent maintenant aux fonctionnaires de police et aux touristes. Donc ça justifie aussi le fait qu’aujourd’hui on fasse une petite opération pour les interpeller de manière importante. » Si je comprends bien, c’est la présence policière qui justifie la présence policière de manière importante.

      « Approvisionnés en tours Eiffel made in China par des commerçants asiatiques ayant pignon sur rue, les revendeurs risquent six mois de prison et 3750 euros d’amende,
       expliqua le commentaire. Dans la pratique, la plupart d’entre eux écopent d’un rappel à la loi, sauf les clandestins qui risquent l’expulsion. » Quoi ? Ils ne subissent même pas un redressement fiscal ? Quel laxisme ! Alors, forcément, « rien pour l’instant ne semble enrayer le phénomène. Les plus chanceux de ces camelots peuvent gagner des centaines d’euros par jour. » Des centaines d’euros par jour ?!? Mais c’est énorme ! Si ces revenus étaient soumis à l’impôt, François Fillon n’aurait pas besoin d’imposer son plan de réduction des déficits publics…


      Changement de décor.
       Dimanche soir, dans Sept à Huit, toujours sur TF1. Harry Roselmack lance un nouveau reportage consacré à cette gigantesque escroquerie au fisc. « On compte près de 400 vendeurs à la sauvette sur Paris et sa région. Si on vous parle d’eux, c’est que leur activité, illégale, est de plus en plus combattue par la police. La tension, déjà palpable, est montée d’un cran depuis le grave accident dont a été victime un jeune Sénégalais qui tentait de fuir un contrôle. »Une tension palpable. Je me demande à quel cran. Mais quelle est cette histoire de « grave accident » d’un Sénégalais alors que, dans le reportage précédent, ce sont les vendeurs à la sauvette qui « s’en prennent maintenant aux fonctionnaires de police » ?

      Le reportage est cette fois signé Pauline Liétard et Wassila Kamli pour le compte d’Elephant et Compagnie, la société d’Emmanuel Chain qui produit Sept à Huit. Il démarre « sous les jupes de la Dame de Fer, où se joue un curieux manège. Des vendeurs ambulants arpentent le parvis les bras chargés de souvenirs. Mais combien leur rapporte ce petit bizness ? » Pour le savoir, le journaliste aborde en caméra cachée quelques marchands. « En quelques secondes, les prix peuvent baisser de façon vertigineuse : les deux porte-clés pour 1 euro passent rapidement à cinq pour 1 euro. » D’après les informations fournies par le précédent reportage, il faudrait donc que le vendeur écoule quotidiennement 2500 porte-clés pour parvenir à un revenu de « quelques centaines d’euros par jour ». Facile.

      « Ils gagnent de 20 à 100 euros par jour », conclut le reporter au terme de sa petite enquête. Quoi ? Les « quelques centaines » du lundi précédent sont devenus quelques dizaines… Avec des bénéfices divisés par dix, la tour Eiffel en plastoc n’est plus une affaire en or. D’autant que la concurrence s’accroît. « Ces vendeurs à la sauvette n’étaient qu’une trentaine dans les années 80, principalement des Sénagalais. Mais depuis trois ans, des Indiens viennent leur disputer ce territoire. » Je croyais que c’était des Pakistanais… Il n’empêche que, Pakistanais ou Indiens, ces maudits Asiatiques viennent manger le pain de nos Sénégalais.


      « Leur nombre a explosé. Alors cet été, la police a décidé de multiplier ses interventions. » 
      C’est parti pour la séquence action avec descente de la BAC, policiers en repérage à bord de « motos civiles » et course-poursuite à pied sur les quais. « Les interpellations vont s’enchaîner toute la matinée. Les policiers vont arrêter trois autres “sauvettes”, comme ils les appellent. Deux autres vendeurs de souvenirs et un vendeur de bouteilles d’eau. » Un dealer de bouteilles d’eau !? Dans un endroit où les familles se promènent en famille ? C’est criminel !

      « Mais la partie ne s’arrête pas là
       (…), c’est le début d’une chasse au trésor. » Le reporter accompagne les forces de l’ordre dans la recherche des caches où les « sauvettes » stockent leur matériel. Un millier de tours Eiffel sont saisies. Tania, policière : « Il faut toucher là où ça fait mal. Le nerf de la guerre c’est l’argent, s’ils n’ont plus de matériel à vendre on ose espérer qu’on va endiguer le phénomène. »Au mépris de l’environnement, « les saisies partent automatiquement à la destruction », alors que l’on pourrait facilement recycler toutes ces tours Eiffel en Mont-Saint-Michel.

      Le reporter rejoint le commissariat où il suit l’audition d’un Indien de 22 ans « en situation irrégulière » depuis quatre ans en France et « déjà arrêté une dizaine de fois ». « On voit les mêmes personnes revenir presque tous les jours », constate la fonctionnaire qui interroge le gardé à vue. « Chaque semaine, cette brigade arrête une cinquantaine de vendeurs, reprend le commentaire. La justice débordée renonce souvent à poursuivre ce genre de petit délit et même à expulser ces vendeurs. » Alors, le cache-cache continue, « un cache-cache qui, malheureusement, peut aboutir à des drames ».


      « Il est tombé là. »
       Les vendeurs qui, depuis le début du reportage, fuyaient les journalistes et leur caméra, les prennent maintenant à partie et les emmènent dans le métro. « Une heure plus tôt, un vendeur à la sauvette poursuivi par les policiers a reçu une décharge électrique en tombant sur les rails. 750 volts qui l’ont envoyé directement à l’hôpital. » Il s’appelle Lamine. A l’hôpital où il est en réanimation, les reporters rencontrent Aminata, « sa tante, sa seule famille en France ».

       


      Nouveau changement de décor
       – ou plutôt, de point de vue. Le reportage semblait se contenter d’être « embedded » avec les policiers quand « ce drame a bouleversé les vendeurs sénégalais et nous a ouvert les portes de cette communauté ». Dans le studio de Lamine, ses colocataires parlent de leur vie et de leur ami. « Vendeur à la sauvette, c’est un métier qu’on fait quand on n’a pas d’autre choix. Vaut mieux vendre à la sauvette que faire des bêtises, voler le portefeuille des autres. »


      Les reporters recueillent aussi les confidences,
       le chagrin d’Aminata. Au fil de ces témoignages, le vendeur à la sauvette anonyme et flouté des policiers – et du20 heures de TF1 – devient un être humain, avec une histoire, des craintes, des espoirs. En l’espèce, « un garçon sympa, gentil, posé. » Marié et père de deux enfants, Lamine a quitté le Sénégal parce son métier de tailleur ne lui permettait plus de faire vivre sa famille et s’est trouvé contraint de devenir vendeur à la sauvette, n’ayant pas de papiers pour trouver d’autre travail. « Lui-même m’a dit qu’il était fatigué et que ça ne pouvait pas continuer, se souvient Aminata. Il avait peur de la police, il voulait trouver du travail comme tailleur. Ce sont les dernières paroles que Lamine m’a adressée, quelques jours avant son accident. »


      « Lamine est mort
       une semaine plus tard, le 26 août. Les vendeurs se sont cotisés pour faire rapatrier son corps au Sénégal. » Ils ont aussi manifesté pour dénoncer le harcèlement policier. D’où « l’agressivité » dont les accusait Jean-Luc Mercier, « directeur territorial adjoint de la sécurité de proximité de Paris ». D’où l’« opération coup de poing » relatée dans le 20 heures du 30 août. Mais les reporters du JT, ce jour-là, n’avaient pas le temps de remonter le temps. Pas même pour évoquer une mort intervenue quatre jours plus tôt. Ils ont fait du journalisme à la sauvette.

       

      Samuel Gontier

      http://television.telerama.fr

        1

        Dakaractu vient d’apprendre que le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, rejoint le Maroc ce lundi 5 septembre, à l’invitation du Roi Mohamed VI, pour un séjour de deux semaines. Va-t-il passer quinze jours au Royaume chérifien ? Ayant quitté Dakar le 31 août pour Paris, Wade a joué les prolongations après la Conférence internationale sur l’avenir de la Libye à laquelle il devait prendre part. De la capitale française, il s’envole pour le Maroc. Pour un séjour de combien de temps ? S’il y passe toute la période pour laquelle il est invité, le Sénégal restera vingt bons jours sans son président. Ce qui ferait quand même un peu trop dans ce contexte délicat, marqué par les inondations dans la banlieue dakaroise et les coupures d’électricité, lourd d’incertitudes pour l’avenir du pays.

        0

        Un Boeing 777 d’Air France en provenance de New York et transportant Dominique Strauss-Kahn s’est posé dimanche vers 7 h 05 à l’aéroport parisien de Roissy. M. Strauss-Kahn est sorti, souriant, du terminal 2E vers 7h40, accompagné d’Anne Sinclair. Il a brièvement salué la cohorte de journalistes et les quelques personnes venues le soutenir mais n’a pas fait de déclaration. Plusieurs badauds ont crié « bon courage ! », selon des journalistes présents sur place. Le couple a ensuite embarqué dans une voiture, accompagné d’Anne Hommel, en charge de sa communication, avant de quitter l’aéroport vers le domicile parisien du couple, place des Vosges, dans le 4e arrondissement.

        JEU DE PISTES À L’AÉROPORT

        Des proches de l’ancien patron du FMI avaient indiqué qu’il avait acheté un billet d’avion sur un autre vol Air France devant atterrir à Paris dimanche à 8h35, après que la justice new-yorkaise eut renoncé le 23 août à toute poursuite pénale contre lui dans une affaire d’agression sexuelle présumée. C’est dans ce même aéroport Kennedy que DSK avait été arrêté le 14 mai sur dénonciation d’une femme de chambre guinéenne qui l’accusait de l’avoir violée à l’hôtel Sofitel de Manhattan.

        Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair, le 3 septembre à l’aéroport JFK de New York.AFP/STAN HONDA
        M. Strauss-Kahn était arrivé samedi vers 16h45 locales à l’aéroport, à bord d’un monospace bleu qui a été pris d’assaut par les photographes. Habillé d’un costume sombre et d’une chemise blanche, sans cravate, l’ancien directeur général du FMI était accompagné de son épouse Anne Sinclair, vêtue d’un jean et d’une veste noire.

        A son entrée dans le terminal, le couple a traversé la foule des photographes puis a été pris en charge rapidement par la police des frontières, qui lui a fait passer les portiques de sécurité sans qu’il ait à attendre. M. Strauss-Kahn, qui traînait un bagage à main, n’a fait aucune déclaration à la foule des journalistes qui se bousculaient alors qu’il traversait l’aérogare.

        Il ne s’est pas présenté au comptoir d’Air France et s’est rendu directement vers les portiques de sécurité. Souriant, il a fait un signe de la main à un groupes de voyageuses africaines habillées de couleurs vives qui paraissaient ravies de le voir passer. Il a ensuite embarqué sur le vol AF017 à destination de Paris-Charles-de-Gaulle.

        L’ancien ministre et favori potentiel pour la présidentielle de 2012 en France devrait s’expliquer rapidement sur ce qui lui est arrivé à New York, selon des proches. Après l’abandon des poursuites pénales, DSK avait fait part de sa « hâte » de rentrer en France. Il a cependant fait un crochet par Washington où il a présenté lundi des excuses à ses anciens collaborateurs du FMI.

        lemonde.fr

          1

          A Paris où il participe à la conférence internationale sur la Libye, le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a déclaré qu’il est pour le droit d’ingérence des pays étrangers en Afrique. Il est convaincu que dans notre continent, il y a des présidents élus démocratiquement, mais qui s’accroche au pouvoir et que rien ne peut enlever si ce n’est des forces étrangères.

           

          « Une conférence internationale sur la Libye, organisée par la France et la Grande-Bretagne pour engager la transition démocratique et la reconstruction en Libye, a réuni, hier, à huis clos, à l’Elysée, une cinquantaine de délégations dont le président Abdoulaye Wade autour du président français, du Premier ministre britannique et des deux principaux chefs du Conseil national de transition (Cnt), l’organe politique de la rébellion libyenne. Dans la soirée, le chef de l’Etat a reçu le président du Cnt à la résidence de l’ambassade du Sénégal en France », écrit « Le Soleil ».

          « Le Soleil » ajoute que « à Paris, hier, le chef de l’Etat a été fortement ovationné au cours de son intervention. Il a été félicité par Mme Hillary Clinton, la Secrétaire d’Etat américaine. Le chef de l’Etat est revenu sur la proposition qu’il avait défendue au début de la crise libyenne. D’ailleurs, souligne notre source, c’est Me Abdoulaye Wade qui avait lancé l’idée d’une conférence de Paris après son voyage à Benghazi, fief des rebelles. Initiative concrétisée par le chef de l’Etat français qui a reçu, hier, la soixantaine de délégations à l’Elysée. L’idée d’une autre conférence pour la mise en place d’une assemblée constituante a également été retenue pour confirmer la légitimité du Cnt, avec la participation de toutes les forces vives de la Libye. Une nouvelle Constitution sera aussi au menu des discussions futures. Notre capitale pourrait également recevoir très prochainement une conférence sur la reconstitution de la Libye ».

          « Walfadjri » note qu’il y a eu des « manifestations contre la candidature du chef de l’Etat » et « 90 mn de « Wade dégage » à Paris ».

          « Des opposants sénégalais ont manifesté, hier après midi, devant la résidence de l’ambassadeur du Sénégal à Paris. Ils profitaient de la présence du président Wade à Paris pour dénoncer sa candidature aux élections présidentielles de 2012.Ils ont été dispersés par la police française après une heure trente de protestation », écrit« Walfadjri ».

          « Le Populaire » informe qu’il a « 57 délégations à la conférence de soutien à la Libye nouvelle à Paris ». Et c’est pour la « signature de l’acte de mort du régime de Kadhafi ».

          Dans « L’Observateur », le président Abdoulaye Wade déclare : « Je suis pour le droit d’ingérence en Afrique ».

          extrait revue de presse

          0

          Des opposants sénégalais ont manifesté, hier après midi, devant la résidence de l’ambassadeur du Sénégal à Paris.Ils profitaient de la présence du président Wade à Paris pour dénoncer sa candidature aux élections présidentielles de 2012.Ils ont été dispersés par la police française après une heure trente de protestation.

          (Correspondant permanent à Paris) – Une trentaine d’opposants sénégalais ont manifesté hier, de 18 heures à 19 heures trente, devant la résidence de l’ambassadeur du Sénégal à Paris. Ils dénoncent la candidature du président Wade qu’ils considèrent ‘anticonstitutionnelle’.‘Wade égale Kadhafi’ ou ‘Wade dégage’ ont été les mots d’ordre scandés par ces manifestants. ‘Nous sommes venus manifester notre courroux face à la tentative du président Wade de violer la Constitution du Sénégal en voulant se présenter aux élections présidentielles de 2012’, déclare Birahim Camara, du Parti socialiste.

          Camara estime que la manifestation s’inscrit dans le cadre de celles qui ont été organisées depuis le 23 juin dernier. ‘C’est pour rappeler au président Wade qu’il est l’auteur de cette Constitution et qu’il doit la respecter’, fait-il savoir tout en précisant que la manifestation est aussi dirigée contre ‘la cherté du coût de la vie au Sénégal, l’opacité qui entoure la gestion des institutions publiques, les inondations, à la situation désastreuse du monde rural’. ‘Ce qui est important, c’est que le Conseil constitutionnel reçoit ce message : on n’attendra pas que Wade dépose sa candidature. Le Conseil constitutionnel ne doit pas simplement la recevoir’, affirme Birahim Camara.

          Mamadou Lamine Cissé dit ‘Barési’ du Jëf Jël soutient que la protestation entre en droite ligne de leur stratégie à savoir ‘mener la vie difficile à Wade chaque fois qu’il viendra en France’. ‘C’est ce plan qu’on est en train d’exécuter. Il est venu à Paris partager les richesses, notamment le pétrole de la Libye. Ça me rappelle un peu la conférence de Berlin de 1885. Ce que nous condamnons. Pour nous, Wade doit dégager. Nous serons toujours partout en France où sera Wade pour lui mener la vie difficile. Nous l’avons dit depuis le 22 juin dernier. Que l’opinion internationale sache que Wade n’est pas un démocrate’, soutient-il.

          Et Cheikhna Camara du Parti socialiste d’indiquer que ‘cette manifestation montre que la communauté sénégalaise de France est sur le qui-vive pour empêcher le président Wade de se présenter aux élections de 2012. C’est tout ce que nous demandons’. Les manifestants ont installé une banderole sur le portail de la résidence où on pouvait lire : ‘Wade dégage ! Le peuple en a marre ! ’. Mais quand ils ont aperçu les policiers arriver, ils ont vite décroché la banderole pour éviter que la police ne la confisque.

          Au moment où la manifestation battait son plein, Mme Viviane Wade, venant de l’Elysée, descend de son véhicule, pour entrer dans la résidence à pied. Pensant que c’était des militants du Pds, elle a salué de la main avant de se rendre compte que c’était des opposants qui manifestaient. Elle s’engouffra dans la résidence. Il en est de même du président Wade qui, lui, après avoir voulu de même, s’est ravisé quand on lui a dit qu’il y avait des manifestants devant le portail de la résidence, préférant entrer dans la résidence en voiture sous les huées de la trentaine de manifestants.

          La police française, arrivée une quinzaine de minutes après le début de la manifestation, s’était interposée entre les manifestants et le portail de la résidence pour permettre au couple présidentiel de regagner sa demeure diplomatique. Ce qui fait que les protestataires étaient à une trentaine de mètres du portail. Ce qui a fait aussi qu’aucun incident n’a été enregistré durant l’arrivée du président Wade et de son épouse de l’Elysée où se tenait la conférence internationale sur la Libye.

          Le couple présidentiel rentré, la police française a demandé, quelques minutes plus tard, aux manifestants de se disperser. Conscients qu’ils n’ont pas d’autorisation de manifester, les manifestants ont obtempéré. Ils se disperseront tranquillement accompagnés par la police jusqu’au rond-point que forment plusieurs rues avec celle de la rue Vineuse qui conduit à la résidence de Maïmouna Sourang Ndir.

          Moustapha BARRY

          LES CHRONIQUES DE XALIMA

          CARICATURE

          radiosudfm
          radioxassida
          rewmi
          rfm
          zik
          jaamilahi
          zik

          TAKOUSSANOU DJOLOF

          0
          “Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici