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    Proroger le mandat du président de la République, Me Abdoulaye Wade, jusqu’en février 2014, comme l’a soutenu Me Ousmane Sèye et avant lui, idrissa Seck, cette idée a été rejetée par la classe politique : opposition et mouvance présidentielle. Les alliés de Me Wade réunis au sein de la Cap 21 ont dit haut et fort leur opposition à tout chamboulement du calendrier république. Même son de cloche à Bennoo Siggil Senegaal.

    L’idée de Me Ousmane Sèye de proroger le mandat du président de la République, Me Abdoulaye Wade, jusqu’en 2014, est loin d’emporter l’adhésion de la classe politique.

    Les cadres du Parti démocratique sénégalais (Pds), par la voix de Aziz Diop, (qui s’exprimait au micro de nos confrères de Canal Info), n’apprécient pas l’idée. Selon le responsable des cadres libéraux, Me Wade n’a pas besoin de prorogation, il est sûr de remporter, dès le premier tour, la présidentielle de février prochain. Pour lui, on doit laisser le Conseil Constitutionnel faire son travail. Le porte-parole du Pds, Babacar Gaye, dira, sur la même chaîne, que le camp présidentiel est prêt à aller aux élections en 2012 ou en 2014.

    La Cap 21 défavorable à toute idée ….

    Joint au téléphone, Mame Mactar Guèye, secrétaire général du Rassemblement démocratique sénégalais (Rds), porte-parole de la Cap 21 déclare : « Je comprends parfaitement la sortie de Me Ousmane Sèye, sous l’angle de la liberté d’expression, car la pensée unique est l’ennemie de la démocratie. Je le concède le droit d’avoir son opinion. Cependant la Cap 21 n’est pas d’accord à ce que l’on touche le calendrier république. Que l’on donne la possibilité à ceux ou celles qui veulent aller à la conquête des suffrages de leurs compatriotes, de le faire en toute sportivité et quiétude ». Et d’ajouter : « La Cap 21 est défavorablement à tout chamboulement du calendrier républicain. D’autant que le Protocole additionnel de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance interdit de modifier les règles du jeu, à moins de six mois d’un scrutin ».
    La lettre et l’esprit de la Constitution ….

    Du côté de l’opposition, l’idée est aussi mal accueillie. Pour Moussa Tine, Président de Pencoo et chargé de communication de la Coalition Bennoo Siggil Senegal « en réalité, Me Ousmane Sèye est dans le compromis politique ». Et de renchérir : « Il ne s’agit pas de demander à Me Wade de ne pas se présenter à la présidentielle de 2012 pour préserver la paix sociale. En tous les cas, ce n’est pas seulement cela. Il s’agit de lui dire fermement que la Constitution ne lui permet pas de représenter en 2012. Pour les techniciens du droit, l’on devrait affirmer et démontrer cette incompatibilité ». De l’avis du chargé de communication de l’opposition dite significative, « Il n’y avait, jusque-là, que Me Sèye pour plaider la recevabilité de cette candidature. Mais il y a des choses qui ne sont pas négociables : l’organisation des élections régulières et à date échue, et le tripatouillage de la Constitution aux fins de satisfaire des desseins politiciens. C’est pourquoi nous rappelons notre position de principe qui a toute sa quintessence : Ne touches pas à ma Constitution ». Moussa Tine de faire remarquer : « Nous n’accepterons pas de négocier la lettre et l’esprit de la Constitution qui sont très clairs et nous ne serons pas dans cette sorte de marchandage du genre : vous ne vous présentez pas, on vous laisse faire deux ans de plus. Si le Pds prend la décision de modifier la Constitution à cette fin, ce serait inévitablement un remake du 23 juin. A bon entendeur, salut », soutient le chargé de communication de Bennoo Siggil Senegaal.
    C’est Idy qui a commencé

    Rappelons que Me Ousmane Sèye n’est pas le premier à évoquer cette idée de proroger le mandat du Président Wade jusqu’en 2014. Le maire de Thiès, Idrissa Seck l’avait fait en mars dernier. « Cette question soulève débats et polémiques, mais je pense que dans le cadre d’un vrai dialogue politique, il est possible de réfléchir à une solution intermédiaire qui pourrait être que le nombre de mandats du président soit limité effectivement à deux, mais que le terme du mandat en cours passe de 5 à 7. Ce qui permettrait de renvoyer les échéances à 2014 », a déclaré l’ex Premier ministre, ancien numéro deux du Pds.
    En effet, interrogé par notre confrère de Rfi sur la question de savoir si, dans son esprit, un report de 2012 à 2014 éviterait surtout une candidature de Wade en 2012, Idrissa Seck a répondu que « ce ne serait pas un report. C’est l’application concomitante de deux réformes constitutionnelles en vigueur. »
    « Je m’interdis toute idée… »

    Mais cette sortie du maire de Thièes a vite créé une polémique. Ce qui l’a obligé à repréciser sa pensée : « Je souhaite dire d’abord que je ne suis pas un spécialiste du droit constitutionnel, mais par la grâce de Dieu, le Sénégal en compte beaucoup et d’excellents. Deuxièmement, je ne suis pas le juge constitutionnel qui est seul habilité à trancher ce débat », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Je m’interdis de promouvoir toute idée contraire à la loi en général et à la Constitution en particulier et je m’interdis toute idée qui puisse remettre en cause le calendrier républicain. » Même s’il soutient que sa proposition a été formulée dans « le souci de la paix, de la stabilité et de la tranquillité du pays ».
    Un débat d’essence politique et non juridique

    Interpellé sur cette idée du maire de Thiès, le Pr El Hadji Mbodj, spécialiste du droit constitutionnel, avait soutenu que «Le report de l’élection présidentielle ne peut se faire qu’au terme d’un énième tripatouillage d’une Constitution vidée de toute sa substance, par son instrumentalisation sans commune mesure par le pouvoir libéral». Et d’ajouter : « le débat sur l’opportunité d’une prolongation du mandat en cours du président Wade jusqu’en 2014, alors qu’il doit constitutionnellement expirer en 2012, est d’essence politique et non juridique ».

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    Le leader de l’Alliance pour la République (Apr/Yakaar) est formel. La page Macky Sall au Pds est définitivement tournée. En conférence de presse organisée à la permanence de son parti hier, lundi 3 octobre, l’ancien Premier ministre du Sénégal a signifié qu’il n’est nullement question qu’il soit le candidat du Pds à la Présidentielle de 2012. Une manière de consacrer, encore une fois, sa rupture nette avec son ancien parti et de rectifier dans la même mouvance les propos édités par une certaine presse, ce lundi, et pouvant faire croire à son possible retour au Pds.

    Macky Sall, le leader de l’Apr/Yakaar, persiste et signe. Il n’a jamais été question pour lui de revenir au Pds et encore moins d’en porter la candidature pour la présidentielle de 2012. En conférence de presse organisée hier, à Dakar, le maire de Fatick et ancien Premier ministre du Sénégal s’est porté-en-faux contre tous les articles de presse (écrite ou en ligne) comme les revues de la presse de ce lundi, qui ont fait croire ou qui pu faire croire qu’il était prêt à être le candidat du Pds en cas d’irrecevabilité de la candidature du Président Wade.

    Principal incriminé : le quotidien l’Observateur dont le titre prêterait à confusion. Or, selon le leader de l’Apr, les propos tenus dans la foulée de la première université d’été républicaine des jeunes « Apéristes » à Mbodienne sont clairs et nets. « Si la candidature de Wade est invalidée et que le Pds estime que je peux constituer un recours, ils n’ont qu’à venir à l’Apr, ou intégrer la coalition qui va soutenir ma candidature. Oui, ça je ne peux pas le refuser… Si les libéraux du Pds veulent faire de moi leur candidat, je leur ouvre ma porte, mais à condition qu’ils viennent nous rejoindre ».

    Pour autant, Macky Sall s’est voulu catégorique devant les journalistes. « Il est exclu que je retourne au Pds…Il n’est nullement question que je sois le candidat du Pds ». Et le maire de Fatick de déclamer : « ma rupture avec Wade est politique…C’est une rupture substantielle qui est nourrie par le choix de principes républicains ». Des principes qui refusent tout tripatouillage des institutions de la République, toute dévolution du pouvoir, voire toute gestion partisane des biens publics. « Ma rupture d’avec le Pds est une rupture de principe et je me suis toujours défendu de regarder dans le rétroviseur», dira en conclusion le leader de l’Apr.

    Sur un autre registre, Macky Sall a tenu à réaffirmer son ancrage indéfectible à la coalition Bennoo Siggil Senegaal et au M 23 dont l’Apr est membre fondateur. Et de faire remarquer que même si, sur la question de la candidature à la Présidentielle de 2012, l’option de l’Apr est pour une candidature plurielle au sein de Bennoo, il ne demeure pas moins que les valeurs républicaines sur le devenir du Sénégal restent partagées. Et Macky Sall de finir en invitant les acteurs politiques comme tous les citoyens à récuser ce faux débat au relent ethnique qui chercherait à faire de l’Apr une formation politique ethniquement colorée.

    Pour autant, le leader de l’Apr s’est insurgé contre toutes les tentatives qui essaient d’introduire dans le débat public des thématiques qui n’ont rien à voir avec la République.

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    « Wade, c’est fini. Il est vieux. »
    Dans cette video volée par l’un de ses adversaires politiques, Cheikh Mbacké Samb, président de la fédération PDS de New York, se lâche : « Wade, c’est fini. Il est vieux. » ; « Souleymane Ndéné a une chance à jouer l’année prochaine »; « Ngorsi… ». Ecoutez. Personne, pas même les responsables de son parti, ne croit plus en Abdoulaye Wade. Même s’ils feignent le contraire. texte:dakaractu.

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    SENINFOS.COM (Ziguinchor) : Plusieurs responsables du parti d’Abdoulaye Wade, le Pds, ont choisi mardi à Ziguinchor, de soutenir le professeur Ibrahima Fall pour sa candidature à l’élection présidentielle du 26 février 2012. Le candidat indépendant à la magistrature suprême a reçu pendant des heures dans un hôtel de la capitale sud du pays ces responsables conduits par Famara Mané, membre fondateur du Parti démocratique sénégalais.

    La séance de travail a eu lieu en milieu de matinée, précisément vers 10h 30. Parlant de leur décision, Famara Mané, leur chef de file, annonce : «Nous représentons une frange importante du Pds, et nous avons fermement résolu d’apporter un soutien indéfectible au Pr Ibrahima Fall».

    Evoquant les raisons qui les ont poussés à faire un tel choix, Famara Mané, premier secrétaire général de la convention région du Pds à Ziguinchor, a traité son mentor de candidat ‘’illégal et illégitime’’. A ce sujet, Famara Mané déclare : «Nous ne supportons pas Me Abdoulaye Wade parce qu’il viole notre constitution et les statuts et règlements intérieurs de notre parti, ce qui nous fait dire qu’il est un candidat illégal et illégitime».

    Abdoul Aziz FAMA A ZIGUINCHOR

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    Le grand rassemblement du lundi 25 septembre 2011 fera date dans l’histoire de la famille libérale en France. Les partisans d’Idrissa Seck de cette localité des Mureaux y ont réussi le coup de maître avec une mobilisation « exceptionnelle », d’après Ousmane Diallo, un des responsables Rewmi dans la capitale.
    Après, New York où il a clôturé son séjour par la visite de Keur Serigne Touba où il a salué la solidarité mouride et le rayonnement du mouridisme qui « rejaillit sur l’image du Sénégal », Idrissa Seck pose ses valises à Paris. Ses partisans disent qu’il y est, pour quelques jours, dans le cadre de la tournée d’écoute élargie aux Sénégalais de la diaspora.
    Meeting en plein air avec une forte présence de jeunes, de femmes comme du troisième âge, la rencontre des Mureaux « fera date » selon ce démissionnaire du Pds venu écouter celui qu’il considère toujours comme un « frère » quelles que soient les circonstances politiques. L’émotion était lisible sur le visage d’un Idrissa Seck encore sous le coup du décalage horaire et qui n’hésita pas à « féliciter d’emblée ses camarades parisiens », comme confie un militant ayant suivi toute la tournée. Les Mureaux ont accueilli triomphalement celui que Mamadou Aw appelle le « sauveur de la famille libérale voire du Sénégal ». L’ambiance était au rendez-vous : l’animation et l’enthousiasme faisaient le reste, rappelant les traditions d’accueil bien connue des Halpulaar.
    Ce fut l’extase lorsqu’Idrissa Seck arriva, entouré de membres de son équipe au milieu d’une foule colorée. Une atmosphère jubilatoire pour les camarades d’Amina Kébé et de Mamadou Aw. Des militants venus accompagner leurs responsables comme Daouda Coulibaly, Issaga Seck et Omar Hann venus de toute l’Ile de France, ont répondu massivement à l’appel de Rewmi.
    Il était difficile pour le Président de Rewmi de prendre la parole bien qu’il s’essayât même au Pulaar à l’entame de son discours ponctué de salves d’applaudissement. « Qui avait parlé de vote ethnique ? !», s’exclame Ousmane Diallo, « la symbiose républicaine autour d’un sursaut, celui de mettre fin au règne des Wade pour restaurer la République et la dignité des Sénégalais l’a emporté ».
    Le leader de Rewmi redira sa « considération » aux Sénégalais de la diaspora dont « les envois sont, de loin, plus importants que les dons des ONG et de certains bailleurs de fonds », avant de prendre l’engagement de « donner aux Sénégalais de l’extérieur leur véritable place, comme piliers de la politique de développement ». Pour Idrissa Seck, « l’Etat devrait accorder toute son importance à l’accueil de ces Sénégalais et à leur insertion, une fois de retour ».
    Il est sûr que les immigrés le prendront au mot. Mais que les cartes politiques se trouvent, aussi, redistribuées dans l’Hexagone. Même s’il ne s’agissait que d’écoute, comme insiste un Conseiller, c’est pourtant un nouveau jalon qu’est venu poser le Président de Rewmi dans sa reconquête du Pds et de la famille libérale ; « ce qui rime parfaitement avec l’idée du rassemblement sans exclusion qui reste le maître-mot de cette précampagne », se défend un collaborateur de Seck.
    Mais, en persistant dans la stratégie d’écoute, entre bains de foule et concertation avec ses militants, apparemment revigorés par un leader qui renoue avec le terrain, Idy chercherait-il plutôt à se faire entendre par ceux qui lui reprochaient un certain mutisme ?
    La Rédaction

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    Les manifestations et autres campagnes contre la candidature de Wade à la présidentielle de 2012 ne semblent pas ébranler le Pds et ses alliés. Plus qu’une simple déclaration de candidature, le Pds va organiser un congrès pour investir officiellement Me Wade candidat à la présidentielle en décembre avant d’aller déposer la candidature au Conseil constitutionnel un mois plus tard. En guise de récompense en cas de victoire, Me Wade a promis de maintenir son directeur de campagne au poste de Premier ministre.

    Le Pds ne perd pas du temps avec son candidat à la présidentielle de 2012. Malgré les récriminations et autres manifestations contre la candidature du pape du Sopi, les libéraux semblent décidés à ne pas se laisser distraire. C’est dans cette optique qu’ils ont décidé de convoquer le congrès du parti dans la première semaine de décembre. Un congrès à l’issue duquel Me Wade sera déclaré officiellement candidat à la présidentielle de 2012. ‘Nous sommes effectivement en pleine préparation de ce congrès d’investiture de notre candidat à la présidentielle de 2012. C’est dire que nous ne nous préoccupons pas de ce que disent nos adversaires’, clarifie Me El Hadji Amadou Sall membre de la cellule de communication du candidat Wade. ‘C’est tout simplement la suite logique de notre cheminement. En effet, le comité directeur a accepté la candidature de Me Wade, il faut aller donc vers un congrès pour valider cette candidature’, explique le chargé de la communication du candidat Wade. Me El Hadji Amadou Sall précise qu’entre-temps le Bureau politique du parti sera ‘certainement’ convoqué pour, à son tour, valider cette candidature avant d’aller vers le Conseil Constitutionnel en janvier.

    Ces jalons que posent les libéraux ne sont-ils pas une manière d’influencer la décision du Conseil constitutionnel ? Que nenni, rétorque le chargé de la communication du candidat du Pds. ‘Nous n’avons pas besoin d’influencer le Conseil constitutionnel. Nous faisons tout dans la légalité’. Me El Hadji Amadou Sall précise par ailleurs que le Pds ne prépare nullement de plan B dans l’investiture de leur candidat.

    Une autre source nous apprend que le comité d’organisation du congrès d’investiture est en train d’être mis sur pied et devrait comprendre toutes les structures du Pds et les membres des partis alliés.

    Et pour mieux doper son directeur de campagne, Me Wade a promis à Souleymane Ndéné Ndiaye de le reconduire à son poste de Premier ministre en cas de victoire à la présidentielle.

    Quid du remaniement ministériel annoncé ? Me El Hadji Amadou Sall se veut prudent : ‘Un remaniement ministériel est du ressort exclusif du président de la République. Il est donc le seul habilité à en décider. Tout le reste relève de la spéculation et moi, je ne fais pas de la spéculation’, coupe net le chargé de la communication du candidat du Pds.

    Georges Nesta DIOP

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    Derrière l’optimisme qu’ils affichent, se cache véritablement une peur bleue des libéraux.Celle de voir leur candidat disqualifié par le Conseil constitutionnel ou, si ce dernier se présentait en 2012, être mis en ballottage.L’un dans l’autre, les conséquences seront incalculables pour le camp du pouvoir. Raison suffisante pour que les partisans de Wade jouent leur va-tout.

    ‘Wade sera candidat et gagnera les élections dès le premier tour !’ Cette phrase qui sonne tel un leitmotiv chez les libéraux est révélatrice des dispositions actuelles du camp du pouvoir. Les partisans de Wade n’envisagent nullement, en effet, que le Conseil constitutionnel rejette la candidature de leur leader. Sur quoi se fondent-ils pour dire que la décision des cinq ‘sages’, attendue en décembre prochain, ne peut être qu’en leur faveur ? Rien de probant. Parce que ceux dont on devrait logiquement donner foi aux déclarations dans la polémique née de la question relative à la candidature de Wade, ont, très majoritairement, dit que ce dernier était disqualifié. Il s’agit, en l’occurrence, des constitutionnalistes de notre pays. Même, les juristes, spécialistes en la matière, qui sont de la mouvance présidentielle se gardent, pour des raisons qui leur sont propres, de se prononcer sur la question. D’ailleurs l’actuel locataire du palais de l’avenue Senghor, n’avait-il pas, lui-même, soutenu qu’il ne pouvait se présenter en 2012 parce qu’il avait verrouillé son magistère à deux mandats avant de se dédire ?
    Dès lors, qu’est-ce qui rend si optimistes et péremptoires les libéraux ? La réponse est à chercher dans les conséquences qu’engendrait l’invalidité de la candidature de Me Wade dans le camp de celui-ci. Le rejet de celle-ci serait une catastrophe pour le Pds et ses alliés, avait soutenu Abdou Fall, dans une récente sortie médiatique. Empêcher vaille que vaille une bérézina qui emporterait la formation libérale semble être l’unique position adoptée par les ‘mouvanciers’. Une telle hypothèse est si crainte qu’on s’interdit même, à l’interne, d’envisager un plan B au cas où la décision de Cheikh Tidiane Diakhaté et de ses collègues ne serait pas favorable à Wade. Les rares personnes qui ont osé le faire en ont pris pour leur grade. D’où la forte pression que met actuellement le camp du pouvoir sur le Conseil constitutionnel et dont d’aucuns disent qu’elle est plus lourde que celle émanant du M 23.

    Une chose est de voir leur candidat prendre part à la compétition électorale de février 2012 mais une autre est de faire gagner celui-ci. A ce niveau, également, les partisans de Wade sont sans ambages. Selon eux, ce dernier passera dès le premier tour. Le plus effarant dans leurs prévisions, c’est que leur candidat caracolerait devant ses autres concurrents avec plus de 70 % des suffrages. C’est-à-dire un score qui n’est même plus d’actualité dans des pays où règne le parti-Etat. En n’envisageant que cette seule hypothèse, c’est-à-dire, la victoire au 1er tour de leur candidat, l’on imagine déjà les moyens tous azimuts que les partis membres du Fal 2012 comptent mettre en œuvre, y compris ceux que les adversaires de Wade redoutent tant. Autrement, on voit mal comment, dans les conditions socio-politiques actuelles, Wade pourrait faire l’économie d’un deuxième tour. Perdre Idrissa Seck, Macky Sall et, à un degré moindre, Aminata Tall, lesquels constituent des poids politiques avérés et gagner la présidentielle dès février, relèverait d’un miracle de la part du président sortant. D’ailleurs, qu’est-ce qui aura fondamentalement changé dans la manière de gouverner des tenants du pouvoir, depuis mars 2009, pour que toutes les grandes villes du pays qui avaient tourné le dos à Wade au profit de l’opposition lui fassent, de nouveau, confiance ? La crise énergétique avec ses conséquences sociales dramatiques est toujours là ; les prix des denrées sont de plus en plus insupportables par les ménages ; les scandales politico-économiques sont toujours à l’ordre du jour, et l’on en oublie.

    En plus de toutes ces considérations, les libéraux ont dû, aussi, faire une analyse empirique des élections ayant eu lieu ces dernières décennies en Afrique pour en arriver à la conclusion que : ne pas gagner au 1er tour serait suicidaire pour leur camp. En effet, nulle part, l’on se rappelle qu’un président sortant, mis en ballottage, ait remporté une élection. Le cas du président Abdou Diouf en 2000 est patent. L’ex-président de la République ivoirienne en était si conscient que, lorsqu’il s’était retrouvé dans cette situation, et en prévision de l’irréparable, avait lâché sa fameuse phrase restée célèbre : ‘On gagne ou on gagne !’. Au Cap-vert, également, quand le candidat du parti au pouvoir est allé au 2e tour à la dernière présidentielle, il a perdu le scrutin. Il est vrai que pour ce cas-ci, le président sortant ne s’était pas représenté puisqu’il avait épuisé ses deux mandats que lui autorisait la constitution de son pays. Mais, toujours est-il que le Paigc qui s’est vu obliger de présenter un autre candidat a été battu.

    C’était le même cas de figure au Ghana où John Kuffuor, ne pouvant plus aspirer à un troisième mandat, a cédé la place à un de ses camarades de parti qui a été mis en ballottage et battu. Tout cela prouve qu’en Afrique, les partis au pouvoir n’ont pas de politique d’alliance efficace lorsqu’ils se retrouvent dans une situation de ballottage. Cela se traduit par la mobilisation à outrance des moyens dont ils disposent, y compris l’appareil d’Etat, dès le premier tour. Au second tour, ils n’ont plus généralement de marge de manœuvre. A cela s’ajoute le fait que le second tour déstabilise le camp du pouvoir au point qu’on assiste à une débandade. Chaque responsable politique tente de se sauver comme il peut. D’où le phénomène de la transhumance politique.

    C’est conscient de tous ces facteurs que la peur de l’invalidité de la candidature de leur leader et celle de ne pas gagner au premier tour se lisent sur les visages des partisans de Wade. D’où leur posture résolue présente : se sauver ou périr.

    Aguibou KANE

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    Ndiawar-toure

    Il a vécu, il n’est plus ! Ndiawar Touré, l’ancien député-maire de la Commune de Rufisque, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est décédé ce mercredi 21 septembre 2011 en France des suites d’une longue maladie. L’ancien responsable PDS de la ville de Rufisque a longtemps été hospitalisé en France, où il a rendu l’âme. Le défunt fut président de la Commission de l’Économie générale, des Finances, du Plan et de la Coopération économique de l’Assemblée nationale. Il fut, également, ancien ministre du Tourisme

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      Entre Aminata Tall et Abdoulaye Wade c’est l’histoire d’un compagnonnage parsemé de querelles, de bouderies et de réconciliations. Aujourd’hui c’est la rupture et l’ancienne maire de Diourbel veut déloger le chef de l’Etat du palais présidentiel.

       

      « Compagnonnage entre Aminata Tall et Me Wade, les histoires d’un couple en clash permanent », titre « EnQuête ».

      « EnQuête » écrit que « en lieu et place d’un couple d’enfer, le président de la République et son ancienne égérie ont plutôt été un duo du genre « je t’aime moi non plus ». Leur cohabitation historique n’a pu résister aux enjeux du pouvoir. La rupture intervenue il y a quelques mois, formalisée par la candidature déclarée d’Aminata Tall a la présidence de la République, est l’aboutissement d’une série de divergences dont aux fondements souvent mystérieux ».

      Ce qui fait dire à « EnQuête » que « la morale en politique, c’est comme le sucre dans le café, on ne le voit pas, on le sent ».

      Dans « L’As », Idrissa Seck revient sur « les audiences de midi » avec Wade en 2007. Et c’est pour dire : « même ma femme et mes enfants étaient mécontents ». Idrissa Seck se justifie dans « L’As » en disant que : « C’est sur demande de Serigne Saliou Mbacké et Abdoul Aziz Sy Al Amine qu’(il y est) allé »

      extrait revue de presse

      2stv – amina tall se lance dans la course

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        Ibrahima Konté l’ex secrétaire général du syndicat des travailleurs de la Sonatel a lancé le jeudi 16 septembre 2011 à Mbour le mouvement « P I E D S » (Partisans de l’intégration de l’éthique et du développement du Sénégal) au cours d’une assemblée générale qui a réuni plus d’une centaine de personnes. Il a déploré la marche effrénée vers le pillage programmé des ressources de la Sonatel. Il a affiché sa volonté de soutenir tout candidat travaillant à déposer la mouvance « wadiste » à la présidentielle 2012 (Al Willi, Weddi,Wekki, Waddal Wade)(Debout, en mandingue pour renoncer à Wade et le faire tomber ).

        Le syndicaliste qui prend une nouvelle tunique, un manteau de politicien entend s’investir dans l’arène politique, en œuvrant pour l’intégration au niveau national et sous régional. « PIEDS » qui fait ses premiers pas, compte devenir un parti politique qui va travailler dans le but de la restauration des valeurs sociales indispensables à toute société en développement. Ibrahima Konté a décrié le retard du Sénégal par rapport à des pays comme la Corée, classé au même rang, il y a une cinquantaine d’années. A l’en croire, le Sénégal n’a pas été chanceux par rapport au leg colonial. Le Sénégal a profité des infrastructures léguées par les colons. Pour lui les quarante années de régime socialiste jugé moins satisfaisantes restent moins catastrophiques que la dizaine d’années de Wade et de ses équipes au pouvoir.

        Interrogé sur la tenue de l’assemblée générale de son mouvement qui se va mouvoir en parti politique à Mbour, Ibrahima Konté, le coordinateur national de « P I E D S » soutient que la capitale de la petite côte reste une ‘’nation’’ en miniature avec son cosmopolitisme fait de tous les groupes ethniques du Sénégal et de la sous région ouest africaine. Il a mis en avant les rendez –vous manqués du département de Mbour et du Sénégal. Selon lui, la pêche est mal gérée, mal exploitée. Il pense que le quai de pêche de Mbour aurait pu occuper une place prépondérante sur l’échiquier national et généré des revenus substantiels sur le plan local .Il regrette le sort réservé aux travailleurs du Club Aldiana qui ont fait les beaux jours du fleuron touristique sénégalais.

        LES CHRONIQUES DE XALIMA

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        TAKOUSSANOU DJOLOF

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        “Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici