présidentielle

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SlateAfrique – Pour en revenir à votre candidature, vous êtes populaire à Thiès, ville dont vous êtes le maire mais votre parti a-t-il une envergure nationale?

I.S. – Je suis le candidat régional qui a la base régionale la plus vaste et la plus solide parce qu’elle est effective et massive. Dans mon fief, j’ai écrasé le président en exercice, mais j’ai aussi la base nationale la plus large après celle de Wade. Et si Wade est out, c’est un boulevard pour moi. Le seul qui obstrue mon chemin, c’est Wade lui-même, parce qu’il a encore l’appareil d’Etat. Il peut encore acheter des voix, manipuler l’Etat, etc. Mais dans une compétition ouverte, je n’ai pas de concurrents.

xalimasn.com, extrait interview avec slateafrique.com

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    Finalement, il n’y a pas que le Mouvement du 23 juin (M23) et la Cap21 pour mettre la pression sur les cinq sages du Conseil constitutionnel. Leurs sermons de l’Aïd-el-fitr ont aussi été de bonnes occasions pour certains imams de rappeler la responsabilité qui pèse sur les épaules de Cheikh Tidiane Diakhaté et Cie qui devront dire, dans quelques mois, si oui ou non la Constitution permet à Wade de briguer un troisième mandat.

    Les quelques religieux qui ont jusqu’ici eu à prendre la parole sur le débat autour de la recevabilité ou non de la candidature de Wade n’ont pas voulu afficher une position nette et précise. Il s’agit, d’ailleurs, principalement de marabouts. Et les autres religieux qui se sont prononcés sur la question sont soit proches de l’opposition ou encore des soutiens connus de Wade.

    Mais la prière de l’Aïd-el-fitr célébrée mercredi a été une bonne occasion pour certains imams de dire ce qu’ils pensent de cette affaire. Mais ils ont pratiquement tous tenu à rappeler au Conseil constitutionnel la responsabilité qui est la sienne. Après la prière qu’il a dirigée à la mosquée de Pikine Gazelle, Imam Massamba Diop, par ailleurs directeur exécutif de l’Ong Jamra, s’est prononcé sur la question. « Nous demandons au Conseil constitutionnel de prendre ses responsabilités et de les assumer tout en disant le droit. Car quoi qu’il en soit, ils auront des comptes à rendre à Dieu », a laissé entendre Imam Massamba Diop. Qui demande à ce qu’on laisse aux Sénégalais la liberté de choisir la personne qu’ils veulent à la tête de leur pays. « Personne n’a le droit d’imposer un président », a-t-il poursuivi.

    Mais, c’est l’imam Tafsir Babacar Ndiour de Thiès qui est allé encore plus loin. L’imam de la mosquée de Moussanté où a prié Idrissa Seck, a tenu à rappeler aux cinq sages du Conseil constitutionnel le cas de leur collègue ivoirien Paul Yao N’dré dont la décision de proclamer Laurent Gbagbo président a fait basculer la Côte d’Ivoire dans la violence postélectorale. « Qu’est-ce qui a entraîné la Côte d’Ivoire dans le chaos ? », s’interroge l’imam. Avant de poursuivre : « C’est Paul Yao N’dré qui est à l’origine de ce chaos pour avoir menti dans son jugement, pour n’avoir pas dit la vérité. Résultat : des milliers de morts, des personnes déportées, un président déchu et sa famille en prison. » Et de déplorer : « La vérité n’a pas été dite. »

    Poursuivant Imam Babacar Ndiour ajoute : « Le juge n’a pas de chef. La vérité doit être son seul chef. La justice doit être impartiale et indépendante. N’est pas juge qui veut. Et juger, c’est une grande responsabilité. La vérité doit être dite telle quelle, sans parti pris. Un jour où l’autre, on devra rendre des comptes devant le Bon Dieu. »

    Les imams orientent leurs sermons sur le Conseil constitutionnel et les lutteurs

    NETTALI.NET – La prière de la Korité a été mise à profit par les imams pour mettre la pression sur les membres du Conseil constitutionnel et sur certaines pratiques au niveau de l’arène. Les imams ont rappelé aux « 5 sages » que quel que soit ce qu’ils feront, ils retourneront à Dieu et devront s’expliquer avec lui. Ils ont prié pour un Sénégal de paix, de stabilité et de prospérité.

    « Korité 2011 : les imams appellent à des élections apaisées », titre « Le Soleil ».

    « Les imams s’étaient-ils passé le mot ? En tout cas, actualité oblige, les sermons de l’Aid El-Fitr ont été presque unanimement centrés sur la préservation de la paix et de la concorde nationale. Comme dans une ritournelle, de la mosquée mouride Massalikoul Djinane où le président Wade a sacrifié à la tradition, aux confins de Fatick et de Tambacounda, en passant par la Grande mosquée où le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a prié comme à l’accoutumée, le ton était le même : entente, respect de l’autre, transparence et acceptation du verdict divin et des urnes. Partout, les hommes de Dieu ont appelé au sens des responsabilités et prié pour un Sénégal prospère et stable », écrit « Le Soleil ».

    « Le Populaire » note qu’à Massalikoul Djinane, l’imam a fait un « sermon-réquisitoire contre le Pds et la Cap 21 ».

    « Les propos discourtois des acteurs politiques lors de récents déplacements dans la ville sainte vivement dénoncés. Rappel a l’ordre clair du khalife général des mourides, par la voix de l’imam de massalikoul Djinane : plus de retenue, sens de la mesure, considération et respect vis-à-vis de Touba », rapporte « Le Populaire ».

    « L’Observateur » ajoute que « Wade (est) savonné (et) le Conseil constitutionnel sermonné ».

    Dans « Walfadjri », Imam Massamba Diop, s’adressant aux membres du Conseil constitutionnel déclare : « Vous aurez des comptes à rendre à Dieu ».

    « Walf Grand-Place » indique que lors de la prière de l’aïd-el-fitr, les imams ont également fait un « sermon contre la pratique de la lutte ». La lutte, soutiennent certains prêcheurs dans « Walf Grand-Place », ne peut pas être licite en Islam. « Walf Grand-Place » note que les imams ont aussi lancé une « fatwa contre les « comédiens qui jouent avec l’Islam ».

    « L’Observateur » fait remarquer que, « arrivé en retard à Massalikoul Djinane, Wade en sort aphone ».

    Ce qui fait dire à « Walfadjri » que « Wade sert un silence assourdissant ».

    « Chose rarissime, le chef de l’Etat a refusé, hier, de s’adresser à la presse à la fin de la prière de Korité à la mosquée mouride Massalikoul Djinane de Colobane. Abdoulaye Wade, qui a toujours sacrifié à cette traditionnelle entrevue avec les journalistes sur les questions politiques, socioéconomiques, selon qu’elles font l’actualité, a contre toute attente gardé le silence radio », indique « Walfadjri ».

    « Sud Quotidien » informe que « les ex-agents de l’ex-Sias ont suspendu, mardi 30 août, leur grève de la faim, suite à une médiation du coordonnateur et du porte-parole de la Cap 21, Iba Der Thiam et Mame Mactar Guèye ».

    « Informés par les correspondants de presse de la Banlieue de la détresse de ces vingt-deux hommes et seize femmes, affaiblis par six jours de grève de la faim, et qui paraissaient abandonnés à eux-mêmes, les deux responsables de la Cap 21 ont été, sur insistance du Pr Iba Der Thiam, reçu nuitamment au Palais de la République, où le chef de l’Etat, en dépit des préparatifs de son voyage, pour la Conférence internationale sur la Libye, devant se tenir à Paris, a eu l’amabilité de les recevoir, sans protocole, pendant plus d’une demi-heure », relève un communiqué de presse en date du 30 août publié par « Sud Quotidien ».

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      L’imam ratib de la grande mosquée de Tambacounda, Thierno Souleymane Agne, a déclaré mercredi dans son sermon suivant la prière de l’Aïd el Fitr que Dieu a déjà décidé de la personne qui sera portée à la tête du pays à l’issue de l’élection présidentielle de 2012, appelant les populations à accepter la volonté divine.

      ‘’On s’achemine vers la Tabaski et les prochaines élections. Dieu a déjà décidé de celui qui sera à la tête du pays’’, a dit Thierno Souleymane Agne, dans son sermon prononcé en peul à la place Salikénié, un des 15 lieux de prières répertoriés à travers la commune de Tambacounda.

      Il a aussi formulé des prières pour la personne qui sera élue président en 2012 et a invité la population à accepter la volonté divine qui se sera manifestée à travers le vote des électeurs.

      L’Imam Agne a, en outre, fustigé certains comportements qui ne sont pas conformes aux recommandations de l’islam, et qui sont de nature à nuire aux relations entre frères musulmans. Il a cité, à ce propos, le mensonge et le non-respect des engagements.

      Thierno Souleymane Agne a également formulé des prières pour le chef de l’Etat, le gouvernement et tout le pays. Ces prières portent notamment, sur l’unité des cœurs et des esprits, ainsi que le développement du pays.

      L’Imam a rappelé aux fidèles la pratique de la zakat-el-fitr (l’aumône de rupture du jeûne) dont doit s’acquitter chaque musulman qui en a les moyens.

      L’adjoint au gouverneur de Tambacounda, Moustapha Ndiaye, s’est réjoui d’être à la place Salikénié pour représenter le gouvernement et le chef de l’Etat. M. Ndiaye s’est félicité de la ’’célébration à l’unisson’’, de l’Aïd, par une grande partie de la communauté musulmane sénégalaise.

      Il a salué, par la même occasion, ‘’l’union et la parfaite harmonie des différentes populations qui constituent la Ummah islamique au Sénégal’’.

      Dans l’après-midi, le gouverneur, accompagné, d’une délégation de chefs de services, effectuera une visite de courtoisie chez les dignitaires religieux de la commune et du département de Tambacounda.

      Une partie des musulmans avait fêté l’Aïd el Fitr mardi.

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      Le Président de la République, Me Abdoulaye Wade ne va pas se représenter pour les élections présidentielles de 2012. En effet, selon le journal la Tribune, Me Wade aurait soufflé à l’oreille de ses proches amis qu’il ne ferait pas «moins que les président Senghor et Diouf» qui ont quitté le pouvoir sans faire de vague. Le journal de préciser que c’est à des amis qui ont la particularité de n’être pas des hommes politiques que le Président Wade aurait fait la confidence juste avant son départ pour la Mecque. Quand il faisait ses déclarations, les sources de «La Tribune» indiquent que «le président avait l’air grave et la mine ailleurs».

      pressafrik.com

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      Invité à l’émission «Grand Jury» de la radio «RFM», le candidat à la Présidentielle de 2012, Bruno D’Erneville, n’est pas allé par quatre chemins pour décliner sa feuille de route, une fois élu pour diriger le Sénégal.

      Bruno d’Erneville, qui axe son programme sur trois «R», savoir la refondation, la restructuration et la remobilisation, entend résoudre la crise casamançaise en trois années de mandat. Il compte user d’une manière scientifique pour faire face à cette crise qui perdure. «Il n’est pas question d’autonomie pour le Sud du pays, mais tendre vers pacification», a-til prévenu.

      Très attaché à la Casamance, du fait de sa mère qui y est originaire, Bruno d’Erneville s’est aussi exprimé sur la question du bateau le «Joola» et compte en renflouer les restes. «Il y a un sentiment d’injustice et il faut que justice soit rendue avec toutes les pertes en vies humaines qu’il y a eues. Il faut donc renflouer le bateau le jour de l’anniversaire du naufrage, dès ma prise de fonction», promet-il. Le candidat à la Présidentielle 2012 ne s’en limite pas là, et compte mettre en place un musée du «Joola», entre Foundiougne et Fatick.

      Bruno d’Erneville compte, une fois élu président de la République du Sénégal, «créer, en sept ans, 9000 emplois, mais également mettre en place une commission pour le retour au pays de la forte diaspora sénégalaise, accroître les investissements et relancer la consommation». Le candidat-président compte, toutefois, remplacer les contrats à durée déterminée (CDD) par des contrats des jeunes diplômés (CJD)

      Agé de 46 ans, Bruno d’Erneville veut, quand il sera élu président de la République, «mettre en place un Etat fort, mettre à niveau l’Administration et faire son audit». Il compte gérer le pays comme une entreprise privée. Pour lui, le chef de l’Etat «doit être hors des partis», mais il doit également y avoir «une Assemblée Nationale représentative». Le Sénat et le Conseil économique et social, «qui n’ont pas leur raison d’être», doivent être supprimés, à ses yeux. Pour lui, «le Sénégal a besoin d’un régime présidentiel contrôlé et d’une loi qui fixe le nombre de ministres du gouvernement». Le prétendant au fauteuil de président de la République du Sénégal estime avoir besoin d’un budget de 250 à 3000 milliards Fcfa pour diriger le pays.

      Concernant la crise énergétique, Bruno d’Erneville se dit prêt à commanditer un audit de la Senelec qui, à son avis, «souffre d’un problème d’organisation». Il préconise une restructuration de la société d’électricité et l’optimisation de la production avec un plan d’investissement sur un moyen et long terme. «Il y aura, certainement, des périodes de souffrance, des étapes à franchir, mais on ne peut pas faire une omelette sans casser des œufs», a-t-il fait remarquer.

      Dans son programme de gouvernement, ce chef d’entreprise et concepteur de «la Nouvelle Confiance nationale» (NCN) a mentionné plusieurs points, notamment, l’agriculture avec une politique d’augmentation des terres cultivables. L’élevage est aussi une préoccupation du candidat à la Présidentielle, qui révèle avec un projet tendant à mettre fin à l’insémination artificielle qui, selon lui, «détruit le cheptel». Pour la pêche, il a concocté un projet de bouclier maritime qui, selon ses estimations, «permettra à l’OMVS de retrouver son lustre d’antan».

      Relancer le tourisme à travers plusieurs plans surtout le tourisme de santé à condition de mettre en place le un plateau technique avec les pharmacopées.

      L’ingénieur en génie civile ouvrage d’art a martelé qu’il y a des problèmes concernant la construction de l’autoroute à péage surtout avec la conception des lignes mais pour lui il n’ y a pas de tunnel sur la corniche « on passe sous quelque chose que j’appelle un passage inférieur qui doit normalement durer jusqu’à trente ans mais qui ne peut malheureusement pas l’atteindre ».

      Bruno d’Erneville a aussi parlé de la candidature du président Wade pour lui le dernier mot revient au conseil constitutionnel mais aussi l’article 104 n’aurait pas sa raison d’être si le chef de l’Etat voulait briguer un troisième mandat  a-t-il conclut.

       

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      Cheikh Bamba Dièye est candidat à la candidature de Bennoo siggil Senegaal pour la présidentielle de 2012. Il l’a annoncé, hier, au cours d’une rencontre avec la presse.

      Le leader du Front pour le socialisme et la démocratie Benno Jubel (Fsd/Bj) a présenté, hier, au cours d’une rencontre avec la presse, le conseil national des jeunes du parti. Il a saisi cette occasion pour annoncer qu’il est candidat à la candidature de Benno siggil Senegaal en vue de la présidentielle de 2012. «Je suis candidat à la candidature de Benno car le Fsd/Bj est membre de cette coalition», a déclaré Cheikh Bamba Dièye. Il a rappelé que chaque parti politique concourt à l’expression des suffrages.

      Toutefois, M. Dièye n’exclut pas de se ranger derrière un autre candidat de Bss qui remplit  certains critères. «Celui qui veut que je renonce à ma candidature doit remplir trois critères. Il doit avoir un patriotisme et une probité indéniable et un passé politique irréprochable», indique-t- il. Cheikh Bamba Dièye souligne toutefois que son parti se prépare à toute fin utile pour qu’il soit candidat en 2012, d’autant plus qu’il a eu à briguer, en 2007, la magistrature suprême. Il a déclaré être opposé à la candidature de transition prônée par certains leaders de Bss. Pour le Conseil national des jeunes du Fsd/Bj, leur leader est le  mieux placé pour être candidat de Bss. «Notre objectif, c’est porter Bamba Dièye à la tête du pays. Il est le meilleur au sein de Bss. Nous travaillons pour son élection en 2012», note Souleymane Astou Diagne, le coordonnateur des jeunes. Selon lui, leur leader est jeune, dynamique, visionnaire qui épouse les idées de son temps et qui est le symbole du changement que les Sénégalais attendent depuis fort longtemps.

      Les jeunes du Fsd/Bj invitent le gouvernement à organiser des élections libres, transparentes et démocratiques le 26 février 2012, conformément au calendrier électoral. Le leader du Fsd/Bj a demandé par la suite au gouvernement de fournir des efforts  pour régler définitivement la situation des pêcheurs sénégalais en Mauritanie. Il a, en outre, lancé un appel à la diplomatie sénégalaise pour qu’elle s’intéresse au cas des Sénégalais qui croupissent en prison à l’étranger. Interrogé sur la nouvelle société qui doit s’occuper de la gestion des ordures, le maire de Saint-Louis estime qu’une concertation devrait être de mise avec les collectivités locales. Sur le règlement de la crise casamançaise, il indique que le gouvernement devrait injecter 100 milliards de FCfa dans cette région et initier de grands projets de développement pour permettre aux jeunes de travailler.

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        A propos de la clôture des inscriptions sur les listes électorales, le journal Le Quotidien titre : ‘’(Le Mouvement) Y’ en a marre provoque le dernier rush’’.

        ‘’Il faut encore du temps aux sénégalais pour qu’ils aillent s’inscrire massivement sur les listes électorales. C’est pourquoi le mouvement Y’en a marre réclame à Cheikh Guèye, le ministre des Elections, 45 jours supplémentaires. Ils ont déposé hier (mardi) un mémorandum dans ce sens au ministère des Elections’’, écrit le journal.

        Mais pour le journal La sentinelle, ‘’Y’en a marre a été ‘’indésirable’’ au ministère des Elections. Au sujet de la même requête, Sud Quotidien note : ‘’Cheikh Guèye +boude+ Y en a marre’’. Concernant ces inscriptions, Walfdjri souligne que ‘’beaucoup de sénégalais (sont) laissés sur le carreau’’.

        APS.SN extr

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        Rencontre entre le maire de Thiès et le leader des Thiantacoune : Béthio réservé sur le soutien de ses «4 millions d’électeurs» à Idy

        Le maire de Thiès, Idrissa Seck, a rendu visite hier à Cheikh Béthio Thioune. C’était à l’occasion de la cérémonie du huitième jour du décès de la sœur de ce dernier.Les rancœurs jetées à la rivière, est-ce une opération de séduction sur fond de présidentielle 2012 ? D’autant que le guide des Thiantacoune revendique cinq millions d’électeurs. 

        Seules les montagnes ne se rencontrent pas, a-t-on l’habitude de dire. Le premier magistrat de la ville de Thiès, Idrissa Seck a confirmé l’adage en rendant visite hier à Cheikh Béthio Thioune à Thiès. C’était pour lui présenter ses condoléances lors de la cérémonie du huitième jour du décès de la sœur du guide des Thiantacoune. Cette marque de compassion et de sympathie est d’autant notable que le patron de Rewmi a semblé faire fi des divergences qui ont envenimé ses rapports avec Cheikh Béthio Thioune depuis les incidents de 2007. En effet, lors d’un meeting du candidat libéral Wade à la Place de France à Thiès pendant la campagne présidentielle de 2007, de rudes accrochages avaient éclaté entre les talibés de Béthio et les éléments de la garde rapprochée de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, alors candidat de Rewmi et qui avait vu son convoi pris pour cible. Aujourd’hui, cela semble appartenir au passé. Même disposition d’esprit du côté des Thiantacoune. Le guide de ces derniers, entouré de nombreux disciples et de Serigne Mourtalla Mbacké, fils de feu Serigne Saliou Mbacké, a adressé ses sincères remerciements à Idrissa Seck et profité de l’occasion pour passer l’éponge sur les ‘incidents regrettables’ qui les ont opposés en 2007.

        En dépit des circonstances de ces retrouvailles, il faut dire que celles-ci obéissent à une certaine realpolitik. A six mois de la présidentielle de février 2012, les états-majors politiques sont à la recherche effrénée d’alliances. Ainsi lors de la joute présidentielle de 2007, Cheikh Béthio affirmait disposer de ‘cinq millions’ d’électeurs tout dévoués à sa cause. Et se targuait même d’avoir élu le président Wade dès le premier tour. Irrité par de tels propos du Cheikh – qui estimait n’avoir pas reçu la monnaie de sa pièce -, le chef de l’Etat s’en était d’ailleurs plaint auprès du haut clergé mouride. Le chef des Thiantacoune est-il de nouveau courtisé pour bénéficier de son précieux ‘Ndiguël’ ou consigne de vote ? Opération de rabibochage ? En tout cas, lors du méga meeting de l’Alliance Sopi pour toujours (Ast) tenu le 23 juillet dernier devant justement le domicile de Thioune, Wade avait tenu à remercier personnellement leur hôte. A l’évidence, les jeux sont ouverts. Le disciple de Serigne Saliou Mbacké, visiblement touché par le geste de son visiteur – on le serait pour le moins – a révélé ses liens de parenté avec le maire de Thiès, mais n’a pas pipé mot sur un quelconque ‘Ndigël’ en faveur de celui-ci. Tout ce qu’il consent à dire, c’est : ‘L’avenir nous édifiera.’ L’avenir nous édifiera, en effet.

        Amadou Oury DIALLO & Gogo Fatou Kane THIELLO (Stagiaire)

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        «Les résultats obtenus par l’ensemble des partis politiques ou coalitions de partis aux dernières élections montrent clairement que le Pds reste encore le parti le plus fort dans ce département. Mais si nous sommes éclatés, si nous sommes divisés, nous aurons toujours le même résultat qu’en 2009.» Ce sont là les propos de Ousmane Masseck Ndia­ye, adressés à ses «frères» de parti.  Et d’ajouter : «J’ai été le premier responsable de cette commune de Saint-Louis à avoir lancé un appel à l’unité. Depuis 2007, je ne cesse de lancer un appel à l’unité. Nous ne pouvons être dans un même parti politique, avoir le même objectif et nous entredéchirer.»
        Toutefois le président du Conseil économique et social, faisant certainement allusion au récent appel à l’unité lancé par son rival, Me Ousmane Ngom, précisera : «Il ne faudrait pas quand même que ces appels répétitifs soient une façade. Cela doit être sincère en nous.» Il invite tout le monde à accepter de s’asseoir «autour d’une table et de discuter sur ce qui peut faire avancer le parti». M. Ndiaye dira aussi : «Le président de la République ne nous a pas confié des responsabilités au niveau national pour qu’au niveau de la base, au niveau local, nous puissions jouer de nos militants (…) Il y a aussi d’autres responsables qui sont plus méritants que nous et qui ne sont pas connus. Nous devons donc avoir le courage, l’honnêteté de convoquer l’ensemble des responsables locaux et nationaux pour qu’ensemble, nous puissions nous retrouver autour de l’essentiel. L’essentiel, c’est que nous avons un candidat qu’il faut d’abord élire. Nous avons aussi les élections sénatoriales comme pour les députés et là aussi, si nous voulons accompagner notre candidat, il faut lui donner une majorité et nous devons les gagner.» Ous­mane Masseck Ndiaye a informé qu’un premier pas a été franchi pour l’unité, après deux réunions qu’il a eues avec Cheikh Tidiane Sy.

        Faisant allusion aux derniers renouvellements organisés par son parti, M. Ndiaye s’est dit d’accord que les gens se comptent au niveau du parti afin de savoir ce que représente chacun. Cependant, il a déclaré ne pas admettre que des responsables surévaluent leur représentativité en déclarant détenir un nombre de secteurs dont la totalité des militants dépasse souvent la population électorale. «Pourquoi n’avons-nous pas alors gagné les élections, alors que tous ces gens-là étaient dans ma liste», s’est-il demandé avant d’appeler ses camarades à cesser de se leurrer. En effet, une bataille des chiffres avait été engagée, au lendemain des renouvellements au niveau du Pds à Saint-Louis ; chaque camp brandissant des chiffres pour réclamer la victoire avant que la direction du parti ne prenne la décision de tout suspendre.

        Attaque contre Cheikh Bamba Dièye
        Comme à son habitude, Ousmane Masseck Ndiaye a jeté quelques pierres dans les jardins du maire de la ville, Cheikh Bamba Dièye qu’il a mis en garde contre toute tentative de vouloir utiliser les réalisations de l’ancienne équipe municipale qu’il dirigeait et celles du gouvernement comme butin de campagne. «Je ne voudrais pas que les réalisations de la commune de Saint-Louis puissent servir de bilan politique ou de bilan économique. Il est le bilan du président de la République et de l’équipe municipale sortante ; aucun Saint-Louisien ne peux me démentir», a-t-il dit. En outre, M. Ndiaye a reproché au maire son manque de reconnaissance vis-à-vis du chef de l’Etat. «Je ne peux pas accepter, déclare-t-il, que l’actuel maire n’ait pas pris sur lui la responsabilité au nom de tous les Saint-Louisiens de rendre hommage au président de la République. C’est ici devant le Président Chirac qu’il a demandé et obtenu le financement par l’Afd avec le budget de l’Etat, des travaux de réhabilitation du pont Fai­dherbe. Le Parti socialiste et l’ensemble des autres partis satellites n’ont jamais eu l’idée de demander un financement ou de prendre sur le budget pour son remplacement.»

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        Mabousso Thiam, fils de l’ancien Premier ministre Habib Thiam, est l’une des pièces maîtresses de l’équipe d’Ibrahima Fall, candidat indépendant à la présidentielle de février 2012. Cet économiste actif au sein de la société civile est le président de la commission chargée de rédiger le programme politique d’Ibrahima Fall. L’engagement de cet homme de 55 ans n’a rien d’anodin. Mabousso Thiam s’est toujours tenu à l’écart de la politique. La première fois qu’on l’a vu s’impliquer dans une action publique, c’était à l’occasion des Assises nationales auxquelles il a pris une part active. Pourquoi cet enfant d’un ancien dignitaire du régime d’Abdou Diouf n’a-t-il pas opté pour militer au sein de la formation politique de ce dernier, le Parti socialiste ? Pour une raison simple : il n’a jamais été dans ses plans de se lancer en politique. Fatalement, un homme qu’il admire et auquel il s’est longuement frotté à l’occasion des Assises nationales s’est lancé dans la course. Il a décidé de franchir le Rubicon pour le soutenir. DAKARACTU.COM 

        Un fils d’Habib Thiam au cœur du staff d’Ibrahima Fall.

        LES CHRONIQUES DE XALIMA

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        TAKOUSSANOU DJOLOF

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        “Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici