Sénégal

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Comme ses camarades, Ndiaye Dème Ndiaye sait qu’il est aux portes de la qualification. Comme ses coéquipiers, l’attaquant d’Arles-Avignon veut marquer le coup dès ce samedi face à la RDC. Un seul point et les portes du paradis s’ouvrent ; mais le « Lion » veut plus, même si « ce sera difficile ». Entretien.

 

 

 

 

ndamli.sn : Vous rencontrez la RDC samedi prochain, comment imaginez-vous ce match ?

NDN : C’est un match qui sera extrêmement difficile. Ce ne sera pas comme le match aller où on était au début de la compétition. Ce match-ci va encore être plus difficile et plus compliqué. Mais, nous savons ce qu’il nous reste à faire, donc on va essayer de bien l’aborder, de bien le préparer d’abord pour prendre les trois points.

ndamli.sn : Un point vous qualifie, est-ce gagné d’avance si on voit le parcours des deux équipes ?

NDN : Un point nous qualifie, mais ça ne veut pas dire que c’est gagner d’avance. Mais, notre objectif est de prendre les trois points et si on n’y arrive, on se contentera de ce qu’on a. mais, avec le groupe qu’on a, on peut facilement gagner ce match mais, ça va être très difficile. Donc, on va essayer de faire le maximum pour le remporter.

ndamli.sn : Lors du match contre le Maroc le public n’a pas fait le déplacement. Avez-vous des craintes par rapport à ça ?

NDN : Non ! Parce que contre le Maroc, on était en plein ramadan et il faisait très chaud. Mais, cette fois, je pense qu’ils viendront nombreux au stade comme ils l’ont fait dans les autres matchs. Je leur lance un appel de venir nous soutenir comme ils l’ont fait face au Cameroun parce qu’on a besoin d’eux, si on est là aujourd’hui, c’est grâce à eux. Ils étaient toujours là et il faut qu’ils viennent encore nombreux pour nous soutenir.

ndamli.sn : Comment se passe ce début de saison avec votre club Arles-Avignon ?

NDN : Ça va, ça se passe bien. Là c’est mieux que l’année dernière où on a connu une saison extrêmement difficile. Maintenant, on essaie d’oublier ce qui s’est passé la saison dernière et se concentrer sur ce début de saison. Pour le moment, tout se passe bien, on est cinquième avec deux victoires, deux matchs nuls et une défaite. Nous restons sur le même objectif qui celui de tous les joueurs : retrouver l’élite le plus rapidement possible. Nous savons que ce ne sera pas facile, mais nous ferons de notre maximum pour y arriver. La saison est encore longue et on verra ce qui va se passer après.

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    Paris est attentif même s’il n’est pas du tout inquiet sur la situation préélectorale sénégalaise. Tout en parlant aux différents acteurs du jeu politique et des membres « influents » de la société civile, la France à l’instar de la communauté internationale, de dit disposée à aider à la facilitation de l’approfondissement du dialogue politique « pour dépassionner le débat » et désamorcer la crise latente.

    La présidentielle sénégalaise prochaine est dans moins de quatre mois, si elle se tient à date. La candidature déclarée du président sortant, Abdoulaye Wade est le sujet d’une vive polémique, voire d’une tension politique qui va crescendo à mesure qu’approche l’échéance. L’opposition et une bonne frange de la société civile lui dénient en effet, le droit de se (re)présenter pour une troisième fois, à leurs yeux, tandis que ses partisans trouvent sa candidature tout à fait légale. Une situation préélectorale grosse d’implosion au point que le clergé musulman et catholique du pays élève la voix et en appelle à la raison. La communauté internationale n’est pas en reste. Cependant si elle est attentive, elle n’est pas préoccupée pour autant, ni même inquiète, à en croire des sources dignes de foi.

    Paris est dans les mêmes dispositions, malgré la courtoisie et l’écoute des personnalités ayant reçu une délégation du Mouvement du 23 juin (M23), conduite par Alioune Tine, Président de la Rencontre Africaine des Droits de l’Homme (Raddho), qui avait à ses côtés entre autres, l’ancien plénipotentiaire de Wade, devenu son farouche opposant, Cheikh Tidiane Gadio, l’entrepreneur Bara Tall, leader du mouvement « Yamalé ». Ces personnalités étaient allées à Paris visiter quelques autorités françaises au Quai et à l’Elysée pour amplifier leur message dans la ville lumière.

    En France, la délégation du Mouvement du 23 juin, regroupement opposé à la candidature du président Wade, a effectué une tournée dans certains pays de l’Union européenne dont la France après s’être rendue auparavant aux Usa. Elle souhaitait notamment que l’ancienne métropole use de son influence pour que Wade ne se présente pas en 2012 Dans le souci de préserver la paix sociale au Sénégal. Pour le M23, si le chef de l’Etat sortant se présente « tout peut arriver même la révolution ».

    Tout en restant attentif à la situation politique sénégalaise, Paris ne la juge pas inquiétante. Il est d’avis que « les Sénégalais et leur classe politique ont suffisamment de maturité et l’ont prouvé pas plus tard que le 23 juin dernier à l’occasion de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi sur le ticket présidentiel » finalement retiré par le gouvernement devant la clameur populaire. Et dans d’autres circonstances. Pour des autorités françaises au Quai d’Orsay tout comme à l’Elysée, « le Sénégal a des ressorts politiques, une tradition démocratique et des ressources humaines de qualité qui lui permettent de faire face. Il n’y a pas péril à la demeure». Il s’y ajoute, soulignent-elles, que la communauté internationale est disposée à accompagner le peuple sénégalais qui a une tradition démocratique de longue date.

    La récente visite au Sénégal du 18 au 21 octobre, des Chefs de délégations et Chargés d’affaires de l’Union européenne accrédités au Bénin, au Burkina Faso, au Cap Vert, en Côte d’Ivoire, en Gambie, au Ghana, en Guinée Conakry, en Guinée Bissau, au Libéria, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Nigéria, en Sierra Leone, et au Togo, à l’invitation et sous l’égide du Haut management Afrique de l’UE, procéderait de cette facilitation et de ce souci « d’affermir le dialogue politique susceptible de lever tous les équivoques ». Paris informe que « d’autres missions de facilitation » suivront qui parleront avec l’ensemble des acteurs du jeu politique sénégalais. C’est ainsi qu’en relation avec l’Union Africaine, la Cdeao, l’Union européenne, l’Allemagne et les Usa, bref, la communauté internationale, la France se dit disposée à écouter « la classe politique sénégalaise » Et si on le lui demande à aider à la facilitation du dialogue politique. Paris sapeur pompier ?

    Paris a-t-il déjà avalisé la candidature de Wade ?

    On se garde bien dans la capitale française de donner son opinion sur les thèses des uns et des autres quant à la recevabilité de la candidature du président sénégalais sortant. On n’entend nullement « s’immiscer » dans les affaires intérieures sénégalaises, même si on se dit tout à fait disposé à soutenir tous les efforts « de conciliation » des positions politiques et à accompagner la consolidation d’un processus électoral démocratique et transparent, compte tenu des relations particulières qui lient les deux pays. On se dit en tout cas à équidistance des coteries sénégalaises. On y est simplement soucieux de la paix et de la stabilité dans un pays « ami » de très longue date.

    Déclarations diplomatiques de circonstance ? Que nenni, simple traduction d’une situation de fait et des règles qui régissent les rapports internationaux et qui commandent aux relations entre le Sénégal et la France, rétorque-t-on. Pour bon nombre d’observateurs néanmoins « cette neutralité » française tendrait plutôt à avaliser la candidature de Me Wade. Paris semble dire que le débat est ailleurs. Certains hauts fonctionnaires français se désolent de l’éparpillement de l’opposition sénégalaise. Ils font à cet égard, le parallèle avec ce qui s’est passé au Cameroun et au Gabon où « les opposants ne peuvent désormais s’en prendre qu’à eux-mêmes pour être allés en ordre dispersé à la présidentielle dans leur pays respectif, créant ainsi les conditions de leur défaite ». Est-ce à dire que si l’opposition sénégalaise est divisée, elle perdrait inéluctablement devant un Wade même vieillissant? « On ne dit pas ça, mais en partant divisée, elle ferait incontestablement l’affaire de la majorité actuelle », répondent-ils. Qu’en est-il de la candidature du président sortant ? « Le Conseil constitutionnel est seul habilité à statuer », répondent les mêmes interlocuteurs, tout en trouvant qu’il n’y avait aucune similitude entre la situation sénégalaise actuelle et celle ivoirienne postélectorale.

    Il faut se faire belle, se tresser, faire le soin du visage, bien se maquiller et bien s’habiller pour être une drianké. [xalimasn.com] Au Sénégal, cette tradition est un bien précieux soigneusement observé par des femmes, jeunes ou agées.

    De Dakar, le décryptage de Bineta Diagne

     

    REP-AFRIK -16/10- SENEGAL Mythe de la femme drianké

    (02:15)

    rfi.fr

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    Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Madické Niang, a fait part vendredi d’ »évènements malheureux » parlant de la mort du guide libyen Mouammar Kadhafi, tué jeudi à Syrte, tout en souhaitant le retour à la normale en Libye.

    ‘’Les évènements sont malheureux et personne ne peut s’en réjouir’’, a-t-il déclaré, en marge de l’ouverture de la table ronde ministérielle de la 42ème réunion de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN).

    Le ministre d’Etat sénégalais a rappelé que le Sénégal, par le biais du président Abdoulaye Wade, a tout fait pour éviter la situation tragique qui est arrivée au défunt chef d’Etat libyen.

    ‘’Aujourd’hui, ce qui reste à faire, c’est de souhaiter que la Libye puisse s’acheminer vers une démocratie avérée et qu’il y ait une situation de réconciliation des Libyens’’, a-t-il indiqué.

    Ancien alliée de Mouammar Kadhafi en Afrique, le Sénégal a été le premier pays d’Afrique subsaharienne à reconnaître le Conseil national de transition (CNT), qui a mis fin par un soulèvement armé, à 42 ans de règne de Kadhafi.

    Le président Wade avait rendu visite aux dirigeants du CNT, dans leur fief de Benghazi, où s’adressant indirectement à Mouammar Kadhafi, Me Wade lui demandait de quitter le pouvoir « dans l’intérêt du peuple libyen ». « Plus tôt tu partiras, mieux ça vaudra », avait-il notamment dit.

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    Pr Penda Mbow, historienne
    « Les Sénégalaises prennent peu de risques »

    « Dans certains partis politiques, il y a des figures féminines très fortes. Mais, le contexte et l’espace politiques de confusion que nous vivons inclinent à plus de réflexion. Je sais que Aminata Tall a le courage, d’autres auraient pu aller plus loin. Mais, la candidature féminine restera infructueuse tant qu’on n’aura pas posé le problème de nos structures sociales. Dans les religions catholique ou musulmane, la contribution de la femme a été décisive à un moment donné. Hafsa, fille d’Oumar, a gardé l’unique exemplaire du coran. C’est l’une des épouses du prophète Mohamed qui a dû s’imposer pour que le calife Ousmane, assassiné, soit décemment enterré. Faute de quoi, elle menaçait de mettre sur la place publique les secrets du prophète. Fatima Mernissi évoque dans son merveilleux livre, Sultanes oubliées, des femmes brillantes comme Anas, la fille d’Abd Al Karim, dont les prestations étaient courues des étudiants. Aujourd’hui, on veut la femme vertueuse pour la reléguer à la sphère privée et lui fermer les portes des affaires publiques.

    La société sénégalaise a beaucoup évolué ces dernières années. Les femmes excellent de plus en plus dans des domaines pointus : recherche, technique, les sciences et commencent à prendre d’assaut les dernières bastions de la virilité : armée, police…Il leur reste à faire des percées dans le commandement territorial.

    Trois situations pourront aider une femme à conquérir la magistrature suprême : arriver à contrôler le sommet d’une grande formation politique, occuper un poste où on peut assurer un intérim en cas de vacance du pouvoir (Présidente Assemblée nationale, Premier ministre, etc.), servir de sortie de crise profonde. C’est en faisant diriger des structures intermédiaires, financières, fortes par des femmes compétentes, déterminées, engagées qu’on y arrivera. Les femmes sénégalaises prennent peu de risques, le mouvement social féminin est faible et les associations de femmes en tant que groupes de réflexion collectifs sont absentes des mouvements qui structures l’avenir (Assises nationales, M23…). Tout se conquiert ! »

    Dr Hadja Maï Niang Ndiaye, Ecrivain-Dramaturge, Professeur de Technique de Communication à l’Université de Thiès
    « Une affaire d’éthique et de bonne moralité »

    « Le cri du cœur des Sénégalais suite à la situation alarmante dans laquelle le peuple se trouve fait que l’élection présidentielle de 2012 est spéciale et très importante. Ainsi les Sénégalais sont spirituellement disposés à élire tout citoyen jugé honnête, d’une bonne moralité, soucieux d’éthique, capable de faire renaître le pays par l’autosuffisance alimentaire, une bonne répartition de l’emploi et par la transparence dans la gestion des biens du peuple. C’est une affaire d’éthique et de bonne moralité. Si les Sénégalais trouvent ces critères en la personne de Amsatou Sow Sidibé, elle peut être élue en 2012 Présidente de la République du Sénégal. Pour moi, faire de la politique ne se résume pas à occuper un poste de maire, de ministre, de député ou de Sénateur, la politique sociale est aussi une branche robuste de ce qu’on entend communément par politique. Que je sache le Pr Amsatou Sow œuvre depuis une vingtaine d’années pour une bonne politique sociale. Pour un parcours politique, je pense que c’en est un.

    Par ailleurs, l’autorité des femmes n’est plus à démontrer. L’histoire nous apprend qu’une femme avisée porte au cœur, mène et gère toujours bien ce que la collectivité lui confie. J’y crois fortement, encore, du fait que je suis spécialiste de Sembène Ousmane. Allez voir dans les films et les œuvres littéraires de Sembène, d’ailleurs miroir du Sénégal, l’autorité de la femme ».

    Mme Léna Fall Diagne, sénatrice
    « Il n’y a pas de solidarité entre les femmes »

    Quel gâchis ! C’est, peut-être, le moins qu’on puisse regretter face à ce modèle d’engagement de la femme politique. Mme Léna Fall Diagne chemine en politique depuis 1956. En 1978, Mme Léna Fall Diagne, aujourd’hui sénatrice libérale, était déjà vice-présidente de l’Assemblée nationale. L’Hexagone n’en revenait pas ! « Vous êtes en avance sur nous ! », lâche, émerveillé, Valéry Giscard d’Estaing, alors chef de l’Etat français. Senghor venait de présenter Mme Diagne au maître de l’Elysée. Elle a donc le parcours. Mais, aujourd’hui, elle n’est plus sur le terrain. Ce terrain où elle s’est également illustrée dans la « fighting-spirit ». Une femme au palais en 2012 ? Ce ne serait pas surprenant, pour Mme Diagne. A condition, précise-t-elle, que les femmes vainquent leur manque de solidarité. Et de déplorer qu’« il n’y a pas de solidarité entre les femmes ». « Si on cherche quelqu’un dans un groupe de 100 personnes où il y a 80 femmes, ces dernières préfèrent acclamer un homme », se désole-t-elle. Elle se souvient encore de la folle journée où, dans un raid solitaire, elle est allée saboter un meeting du Pds, son parti d’aujoud’hui. Sa carrière politique a commencé au Parti pour le rassemblement africain (Pra/Sénégal). Là, elle côtoie de grands hommes tels Abdoulaye Ly, Amadou Mahtar Mbow, Assane Seck. « Je pense qu’en matière politique je suis la pionnière », confie-t-elle devant certains compagnons socialistes. Sage-femme de profession, Léna comme l’appellent ses proches s’est véritablement jetée dans le champ politique aux élections tragiques de 1963. Les leaders du Pra/Sénégal sont jetés en prison, pourchassés et persécutés. La voilà distributrice de tract ou présidant des réunions. 1966, c’est la fusion Ups-Pra/Sénégal. Elle gravit les paliers. Député pour la première fois en 1978, Léna devient vice-présidente de l’assemblée nationale. « A l’époque, pour être ministre, il faut être parrainée par les hommes. Moi je me suis battue seule », explique-t-elle. Première femme secrétaire générale d’Union régionale du Ps, elle dit s’être opposée, par la suite, aux quotas des femmes dans son parti. Femme de caractère, elle a fini par craquer suite aux crocs-en-jambe. Elle n’a pas résisté à la tendance de Moussa Touré que la direction du Ps lui a imposée. Même si l’opération « Une femme en gramme d’or », fortement controversée, lancée en 1983 ne l’a « nullement affectée ». Ce sont les femmes qui ont, « par jalousie », déclenché la suspicion dans l’opération qui a rapporté 60 millions FCfa et quelque 2 kg d’or, se souvient Mme Diagne. Revenue aux affaires (Sénat) par un quota (sic), Mme Léna Fall Diagne a un conseil pour les femmes politiques : servir et non se servir.

    Mme Seynabou Wade, député maire
    « Si j’avais des diplômes… »

    Dans l’Hémicycle quasiment transformé en enfer en cette journée mémorable du 23 juin, une suspension de séance est demandée par la majorité libérale. Les députés de la Coalition Sopi sont en concertation cruciale. Le chef de l’Etat a soumis au Parlement un projet de loi instituant pour la Présidentielle un président et un vice-président. Mais comme on dit de façon triviale, l’heure est grave. Des émeutes éclatent partout dans le pays. Le peuple en furie attend de voir aux grilles de l’Assemblée nationale si les députés vont voter la loi. Le conclave des députés libéraux annonce la capitulation. La députée Seynabou Wade affiche sans ambiguïté son désaccord. « Je suis pour le vote de la loi », lance-t-elle dans une enceinte tétanisée. Sa sœur Magatte Diop n’en serait pas surprise. Elle qui voudrait que Nabou, pour les intimes, amollissent son caractère coriace. A la Loterie Nationale Sénégalaise (Lonase) où elle est recrutée en 1985, comme secrétaire de saisie, elle a laissé le souvenir d’une syndicaliste toujours prêtre à croiser le fer avec les autorités de sa boîte pour préserver les intérêts des travailleurs. « Les femmes se complaisent dans le poste de responsable de mouvement des femmes dans les partis. Jusque-là, il n’y a dans aucun parti une femme numéro deux. Toutes se battent pour être la responsable des femmes de leur parti », commente Mme le maire pour expliquer la difficulté des femmes à accéder au pouvoir. « Il y a des femmes cadres, mais peu se battent pour se hisser au plus haut sommet », déplore-t-elle. Et d’ajouter : « Si j’avais des diplômes, je me serais battu pour occuper le poste de numéro deux ou être chef de parti. J’ai en tout le cas le courage d’une telle ambition ». Engagée en politique à l’âge de 19 ans, cette quinquagénaire s’est endurcie au fil des revers essuyés en politique. Les échecs qu’elle a accumulés sur le plan politique font d’elle une vraie dure à cuire. C’est-à-dire capable de subir une humiliation et de se relever comme si de rien n’était. « Comme les sportifs de haut niveau, les politiques vont de défaites en victoires. Ils doivent être forts, physiquement et mentalement. Je félicite ceux qui ont gagné les locales. Je demande à nous autres de tirer les conséquences de notre défaite. » Belle perdante ! Une des rares caciques à avoir sauvé le Pds aux dernières Locales (2009) est sincère : « Mon niveau n’est pas présidentiable. Je me suis arrêtée en classe de troisième. Avant, les femmes étaient confinées aux tâches de mobilisation et d’animation. Il y a même des hommes qui se plaisent à dire « Telle est ma femme » pour indiquer que cette femmes les aide à mobiliser les militants ou dans l’animation des manifestations politiques. Une femme présidente ? C’est possible… »

    Pr Amsatou Sow Sidibé, Car/Leneen
    Valeur démocratique ajoutée ?

    La vie associative commence chez elle en année de maîtrise. Elle est, alors, déléguée de la classe et portée vers les idées humanistes. Première femme sénégalaise agrégée en droit, première vice-présidente de la Fédération des juristes africaines, première femme Présidente du Jury d’agrégation (Cames), première coordinatrice du Réseau « Genre, Droits, Citoyenneté » de l’Auf (2004-2006), première femme membre de l’Observatoire National des Elections (Onel) au Sénégal (1998-2000), etc. Le Pr Amsatou Sow Sidibé pourrait bien être la première femme candidate à la Présidentielle au Sénégal. Et pourquoi pas, la première femme présidente de la République. Elle confie s’être jetée dans la bagarre suite à la pression de nombre de femmes et de ses étudiantes. « Depuis des années on me le demande, mais ce sont des décisions qu’on ne prend pas à la légère », confie-t-elle. Mais, en retraite à Moulaye Yakhoub (15 km de Fès, Maroc), elle franchit le rubicond. Parce que, pour elle, « le mal partout du citoyen » : « L’éducation, la santé, l’habitat, la crise de valeurs, la manipulation constante des institutions, etc., la liste n’est pas exhaustive. » « Je me positionne comme la candidate du peuple sénégalais », se défend le Pr Sidibé. Et d’ajouter que la candidature femme est une valeur ajoutée pour notre démocratie. En quoi, se désister porterait un grave préjudice à la gent féminine. Au hadith d’Abu Bakra, elle oppose la sourate Saaba où on évoque la reine de Saaba. Puis d’ajouter cet enseignement prêté à Baye Niasse qui aurait dit que tout dépendait du mérite. Et cette ingénieuse remarque d’un de ses militants qui fait remarquer qu’en 2012, on élira le quatrième président du Sénégal. Quatrième comme Les Femmes, la quatrième sourate du coran !

    Marième Wane Ly, Parena
    Histoire d’un faux départ

    A l’état civil, Maïrame Mamadou Amadou Wane Ly, la postérité elle retiendra Marième Wane Ly. Tout court ? Assurément non ! Cette même postérité retiendra également qu’elle est la première femme qui a voulu briguer les suffrages à la Présidentielle de 2000. Sa témérité avait fait quelque peu sourire. Parce que la scène politique, sans pitié, ne faisait pas de place à la femme dans l’imaginaire du Sénégalais. De sourire, le public est passé au chahut. La secrétaire générale du Parti pour la renaissance africaine (Parena, je suis prêt en wolof) n’était pas prête. Ecoutons le récit de son désistement dans son appartement isolé et coincé dans la cité tranquille aux abords de l’aéroport. « C’est au dernier jour de dépôt de la caution, le 25 janvier 2000, que je me suis rendue au service du ministère de l’Intérieur pour m’acquitter de cette formalité. J’avais en poche 6 millions FCfa, montant de la caution. Avant de franchir la porte d’entrée, l’idée de renoncer m’emplit. Je fonce à la radio pour déclarer mon désistement. Car je me suis dit que le Ps allait voler les élections », se souvient-elle. « Ce sont les gens de mauvaise foi qui disent que j’ai fui », attaque-t-elle. Pêle-mêle, elle justifie sa reculade par les ingrédients du climat préélectoral de l’époque. Les cartes israéliennes, l’imprimerie Sanchez et la suspecte machine électorale socialiste finissent par avoir raison d’elle. En clair, la candidate de Parena allait jeter par la fenêtre 6 millions FCfa rassemblés au bout d’une laborieuse cotisation, de la vente des cartes du parti et d’économies. Seulement, outre cette attitude suspicieuse vis-à-vis de la machine électorale socialiste, le leader de Parena confesse qu’elle n’avait pas de moyens pour affronter la campagne électorale. En quoi elle accuse le clientélisme politique bien vivant chez nous. « Dans la préparation, les femmes sont lésées. Qui peut réunir une caution de 50 ou 100 millions FCfa ? Musulmane, tu hérites de moitié, sans compter que tu dois t’occuper des enfants, faire face aux cérémonies et à ta garde-robe. C’est ça la base de l’injustice », analyse-t-elle.

    Pourtant, Marième Wane Ly avait bien mijoté son projet de candidature. C’est le 8 mars 1998 qu’elle lance l’idée d’affronter la Présidentielle. Pour elle, c’est l’aboutissement d’un long militantisme pour la cause de la femme au Cosef et à Yewwu Yewwi auprès de pionnières comme Marie Angélique Savané. Foutanké et descendante d’une famille aristocratique, cet ancien professeur d’histoire a eu ses premiers soutiens des milieux austères des « gens du livre ». Des marabouts du Fouta lui envoyaient en guise de soutien des exemplaires du coran. Elle fait la politique depuis 1968. A l’extrême gauche maoïste, elle côtoie Landing Savané et son épouse Marie Angélique Savané. En 1974, Mme Ly est charmée par l’idée du Pr Cheikh Anta Diop d’établir un lien entre la paysannerie et l’intelligentsia. La voilà membre fondateur du Rnd du Pr Diop, mais arrête la vie militante active à la mort de ce dernier. En 1992, elle reprend la politique aux côtés de la Cdp du Pr Iba Der Thiam. Six ans après, elle fonde le Parena, fait alliance avec Moustapha Niasse en 2000, puis s’engage dans la merveilleuse aventure du Fal, coalition qui a porté Wade au pouvoir en 2000. Depuis lors, elle est avec le Sopi dans le cadre de la Cap 21, mais refuse de fondre le Parena dans le Pds. Femme du refus comme celles de Nder du Walo où elle fait une bonne partie de son enfance, Mme Ly a de la suite dans les idées. Son discours est cohérent. Sa pugnacité ferme. En 2001, elle brigue sous sa propre bannière mais sans succès les Législatives. Sénatrice et présidente de la commission Santé, population et action sociale du Sénat, Mme Ly dit n’avoir pas renoncé à la Présidentielle. Même avec 65 millions FCfa de caution !


    Me Aïssata Tall Sall, porte-parole du Ps
    « Chaque chose en son temps »

    Me Aïssata Tall Sall gravit vite les échelons. Arrivée au Parti socialiste (Ps) à la faveur d’une ouverture aux intellectuels regroupés au Groupe de rencontres et d’échanges pour un Sénégal nouveau (Gresen), une structure créée en août 1982 par un groupe d’intellectuels dont le Pr Amadou Booker Sadji, Me Sall est nommée ministre. Couvée par son oncle ( ?), Abdoulaye Elimane Kane, lui aussi membre du gouvernement, l’actuelle maire de Podor trace son territoire dans l’enfer socialiste où une féroce guerre de tendances s’est développée tel un cancer. Une ascension rapide qu’elle doit, sans doute, à un caractère robuste. « Moi je suis une femme de principes. Quand je dois dire les choses par principe, j’y vais de façon très claire et sans arrière-pensées ». Voilà ce qu’elle nous répondait à la question sur la candidature à la Présidentielle 2012 au Ps. « J’avais effectivement dit qu’il n’y avait pas de candidat naturel au Ps ». Une répartie que la porte-parole des socialistes avait servie aux tenants d’une thèse bien favorable au secrétaire général du Ps Ousmane Tanor Dieng. Thèse voulant que ce dernier fût le joker des socialistes, « yeux bandés », en 2012. Me Sall oppose l’argument des statuts et règlements. N’empêche, le propos fait sensation. Et lui vaut d’être baptisée « Ségolène Royal », candidate malheureuse à la Présidentielle française de 2005 face à Nicolas Sarkozy. Depuis lors, on s’efforce à Colobane (siège du Ps) à colmater les fissures. De petites phra-

    Mme Aminata Tall, ancienne ministre
    Chut, madame guette… !

    Comment percer la gangue de froideur de Mme Aminata Tall ? Tant elle adore les silences. La preuve, elle annonce avoir créé son propre mouvement politique. Mais, jusque-là, Mme Tall reste discrète sur son nom. Elle parle rarement, comme si elle ruminait un mortel esprit de vengeance. Débarquée de son poste de secrétaire générale de la présidence de la République en janvier dernier, la dame de fer, pour ses admirateurs, affiche plutôt l’indifférence. Sa dernière sortie contre Wade a fait frémir. Elle est allée chercher ses propos dans le registre de plomb propre à l’opposition. Ancien professeur à l’Ecole normale supérieure, Mme Tall, 62 ans, peut raisonnablement rêver du palais présidentiel. Plusieurs fois ministre, Mme Tall peut s’enorgueillir d’avoir été à l’antichambre du chef de l’Etat. C’est en octobre 2009 que Mme Aminata Tall est nommée secrétaire générale de la présidence de la République du Sénégal, succédant ainsi à Abdoulaye Baldé. La dame de fer quitte aujourd’hui l’espace présidentiel près de deux ans après. Son compagnonnage tant redouté avec l’ancien Premier ministre Idrissa Seck commence à prendre forme. Les deux bannis du père n’écartent point de se retrouver à la Présidentielle. Mais là, « Aminta » ne veut rien trahir. Chut, madame guette !

    Dossier réalisé par Hamidou SAGNA


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    SENINFOS.COM – Une toute petite frange de Sénégalais (20%) se partage plus de la moitié des richesses du pays alors que 49 % des jeunes sont très pauvres.

    c’est ce qui ressort d’une étude réalisée par des chercheurs de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), et rendue publique, hier, au Conseil économique et social (Ces). Les jeunes, qui représentent plus de 70 % de la population totale, sont les plus touchés par la pauvreté selon l’étude.

     

    Ibrahim Thione Diop, enseignant-chercheur à l’Ucad et par ailleurs directeur du Centre de recherche d’économie appliquée (Crea), explique que cette pauvreté est due au chômage qui frappe cette frange de la population. C’est une conséquence du manque de qualification professionnelle, selon lui. En effet, 52 % des jeunes qui ne travaillent pas n’ont pas bénéficié d’une formation professionnelle et 68 % d’entre eux n’ont aucune qualification.
    Au sujet des 20 % de Sénégalais qui se partagent plus de la moitié des revenus, les chercheurs mettent en exergue la conséquence qui découle de cet état de fait. Il s’agit de la persistance des inégalités sociales. Et selon les auteurs de l’étude, les inégalités sociales, la pauvreté des jeunes et le chômage engendrent des sentiments de frustration qui peuvent aboutir à « des affets de dépit, de la colère, de l’insatisfaction et des troubles sociaux ». Et pour ne pas en arriver là, ils invitent les pouvoirs publics à promouvoir la formation professionnelle des jeunes, à stimuler la croissance économique. Ce, disent-ils, afin de créer des emplois. les chercheurs préconisent également le développement de la carte universitaire, avec la mise en place des universités de métiers.
    Cette étude a été publiée lors d’un ‘panel de réflexion’ sur le thème : ‘Jeunesse et développement’ organisé par le Ces et l’Idep.

    Frédéric TENDENG

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     Les Lions du Sénégal qui seront logés dans le pot 3 évolueront au premier tour de la CAN 2012, soit contre l’un des deux favoris (le Ghana et la Côte d’Ivoire), ou contre l’un des deux pays organisateurs, le Gabon ou la Guinée Equatoriale, selon la procédure du tirage au sort publié sur le site de la CAF.

    Selon le règlement de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2012, la Guinée Equatoriale et le Gabon têtes de série de même que la Côte d’Ivoire et le Ghana ‘’conformément à leur classement dans les trois dernières éditions’’.

    La Guinée Equatoriale et le Gabon auront respectivement les lettres A1 et C1 sur le tableau de tirage, précise le communiqué publié sur le site de la CAF (Confédération africaine de football).

    Les Black Stars et les Eléphants seront placés dans le pot 1 et seront les têtes de série des groupes B et D lors du tirage au sort selon la CAF.

    Les douze autres équipes qualifiées seront réparties en trois pots (Pot 2, 3 et 4) conformément à leurs résultats dans les éditions 2006, 2008 et 2010 de la CAN.

    Le Sénégal qui, à l’exception de la CAN 2006 où il a été demi-finaliste, a eu des résultats décevants en 2008 (éliminé au premier tour) alors qu’il n’a pas pris à la CAN 2010, figure dans le pot 3 avec le Mali, le Maroc et le Burkina Faso.

    Les Lions ne pourront ainsi pas jouer contre ces trois sélections en phase de poules et en quart de finale au moins.

    Selon le document de la CAF sur le tirage au sort, la seconde étape ‘’consistera à répartir les équipes du pot 4 (Soudan, Libye, Botswana et Niger) dans les quatre groupes’’.

    On tirera d’un premier bocal le nom de l’une des quatre équipes du pot 4 (Soudan, Libye, Botswana et Niger), ajoute le communiqué.

    L’équipe qui sort en premier évoluera dans la poule A, on déterminera ensuite sa position exacte sans le groupe en tirant l’une des boules restantes du groupe A (A2, A3 ou A4).

    La même procédure sera répétée pour les trois autres équipes du pot 4 (2-ème équipe tirée ira au groupe B, la 3-ème au groupe C et la 4-ème au groupe D).

    La même méthode sera répétée pour ces équipes du pot 4 concernant la détermination de leur position dans leurs groupes respectifs, poursuit le document et ce sera la même chose pour les 4 équipes du pot 3 (Mali, Sénégal, Maroc et Burkina Faso).

    Même chose concernant les quatre équipes du pot 2 (Angola, Tunisie, Zambie et Guinée).

    A l’issue de ces quatre étapes, les seize pays qualifiés auront été répartis chacun dans l’un des quatre groupes.

    Avant le tirage au sort prévu le 29 octobre à Malabo (Guinée Equatoriale), la CAF doit vider le contentieux entre le Burkina Faso et la Namibie. Les Namibiens ont déposé un recours contre un footballeur burkinabé, Hervé Zengué d’origine camerounaise, coupable d’avoir joué sans remplir les critères de nationalité définis par la FIFA.

     

    SD/SAB

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    Le Sénégal se classe 15ème sur les 53 pays africains dans l’évaluation 2011 de la gouvernance africaine réalisée par la Fondation Mo Ibrahim. La qualité globale de la gouvernance au Sénégal se serait ainsi « dégradée » dans les cinq dernières années. Par la même occasion, le Prix Ibrahim 2011 pour le leadership d’excellence en Afrique a été décerné au Président Pedro Verona Pires, ex chef d’Etat du Cap-Vert.

    Malgré tout le dispositif institutionnel mis en place au Sénégal dans le domaine de la gouvernance, le pays peine à figurer dans le top 10 des meilleurs en la matière, en Afrique. Il se classe 15ème sur 53 pays africains dans la dernière évaluation de la gouvernance africaine réalisée par la Fondation Mo Ibrahim. Cette organisation qui soutient la gouvernance et le leadership de qualité en Afrique, a publié hier, lundi 10 octobre, simultanément à Dakar, Johannesburg, Londres et Nairobi, le cinquième indice annuel de la gouvernance africaine qui souligne combien une approche équilibrée, équitable et inclusive est un élément crucial pour la qualité de la gouvernance.

    Le classement montre que l’Ile Maurice occupe le peloton des cinq premiers de l’indice Ibrahim 2011. Il est suivi respectivement du Cap-Vert, le Botswana, les Seychelles et l’Afrique du Sud. La République centrafricaine ferme la marche avec la République démocratique du Congo, le Zimbabwe, le Tchad et la Somalie qui occupent successivement les cinq dernières places.

    L’indice fournit notamment de nombreux détails sur la performance du Sénégal dans les quatre catégories de gouvernance définies par l’indice : Sécurité et souveraineté du droit, Participation et Droits de l’homme, développement économique durable et développement humain. Concernant la performance du Sénégal dans l’Indice Ibrahim 2011 de la gouvernance africaine, le pays obtient un score de 57 (sur 100) pour la qualité de la gouvernance globale et se classe 15ème sur les 53 pays. Le Sénégal obtient ainsi un score supérieur à la moyenne régionale de l’Afrique de l’Ouest qui est de 51 et à la moyenne continentale qui est de 50. Au niveau sous-catégorie, le Sénégal obtient son classement le plus élevé dans le secteur agricole (8ème) et le plus bas dans la Sécurité nationale et infrastructures (34ème). Le Sénégal se classe ainsi au 5ème rang sur les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest, après avoir calé sur des catégories comme la « participation des droits de l’homme » où il a obtenu un score de 32 sur 100.

    Ces performances cachent mal la « dégradation » ces cinq dernières années, selon la Fondation, de la qualité globale de la gouvernance du Sénégal.
    Pedro Verona Pires du Cap Vert, lauréat du Prix pour le leadership d’excellence

    Les performances économiques du Cap Vert réalisées sous la présidence de Pedro Verona Pires ont été récompensées. Le prix Ibrahim 2011 pour le leadership d’excellence en Afrique a été décerné, par la même occasion, au Président Pedro Pires. Le comité d’attribution du Prix dit être « impressionné » par la capacité de vision du Président Pedro Pires qui «l’a conduit à transformer son pays en un modèle de démocratie, de stabilité et de développement ». Le comité d’attribution du Prix du leadership d’excellence estime que « les références démocratiques de Pedro Pires se sont encore accrues lorsqu’il a annoncé qu’il ne se représenterait pas à la fin de son second mandat. Ecartant catégoriquement toute suggestion de modifier la constitution pour lui permettre de se représenter ». Le comité de rapporter les propos du Président Pires qui avait déclaré : « Il s’agit simplement de respecter les textes qui fondent un état de droit ».

    Sous ses dix années de présidence, souligne le comité, « le Cap Vert est devenu l’un des deux seuls pays africains à sortir de la catégorie des pays les moins avancés (Pma) établie par les Nations Unies tout en acquérant la reconnaissance de la communauté internationale pour les résultats accomplis en matière de droits de l’homme et de gouvernance ».

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    Communiqué
    Il m’est revenu, par différentes sources, que des inquiétudes se font
    jour dans les relations bilatérales entre notre pays et la République
    sœur de Mauritanie.
    Les germes d’un conflit se multiplient : tracasseries diverses subies
    par les ressortissants des deux pays au moment de la traversée des
    frontières terrestres, non renouvellement des licences de pêche,
    suspension, depuis des mois, du trafic aérien …etc.
    Une telle situation requiert, par conséquent, une action urgente de la
    part de toutes les parties prenantes.
    Au demeurant, rien ne saurait justifier cette situation anachronique
    qui, tout au moins, contrevient aux règles de bon voisinage et ne
    reflète surtout pas l’état des relations excellentes de fraternité et
    d’amitié que les peuples mauritaniens et sénégalais ont tissées depuis
    des générations.
    Il conviendrait donc de rassurer nos populations encore hantées par le
    souvenir douloureux du conflit tragique ayant opposé les deux pays en
    1989 et dont les leçons doivent être retenues pour de bon.
    C’est pourquoi je demande solennellement aux autorités des deux pays
    de se ressaisir et de prendre, dans les meilleurs délais, les actions
    appropriées en vue de privilégier les intérêts de leurs peuples qui
    aspirent à vivre en commun et à renforcer l’intégration régionale,
    seul gage d’entente et de prospérité des nations africaines.

    Idrissa Seck
    Président de REWMI,
    Candidat à l’élection présidentielle de 2012.

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    La laïcité à la sénégalaise établit le pluralisme religieux (historien)

    L’historien Mamadou Diouf, directeur de l’Institut d’études africaines à Columbia University (Etats-Unis), a loué le caractère « extraordinaire » de la laïcité consacrée au Sénégal qui, selon lui, « établit le pluralisme religieux » dans ce pays et constitue « un instrument de contrôle » de celui-ci.

    ‘’La laïcité établit le pluralisme religieux dans ce pays. Et c’est pour ça que c’est une valeur extraordinaire’’, a dit M. Diouf, samedi lors d’une cérémonie de présentation du livre intitulé : ‘’Les régimes politiques sénégalais de l’indépendance à l’alternance politique : 1960-2008’’, de l’ancien recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et ancien ministre de la Justice, Seydou Madani Sy.

    Pour Mamadou Diouf, le débat sur la laïcité n’a jamais été posé et réglé ‘’parce qu’il y a constamment des mouvements de va-et-vient’’ sur la question. ‘’Ce qui le montre, dit-il, c’est le cas du serment avec le mimétisme de Senghor.’’

    ‘’En 1976, la référence à Dieu disparaît du serment. En 2001, la référence à Dieu revient dans la Constitution’’, souligne le chercheur, estimant que c’est ça qui montre que l’engagement religieux des Sénégalais est ‘’assez marrant parce qu’on leur fait le coup de leur envoyer Dieu et ils ne réagissant pas. Et ils disent qu’ils sont religieux’’.

    Revenant sur le processus de rédaction de l’actuelle Constitution du Sénégal, promulguée en janvier 2001, Mamadou Diouf a dit que, sur la question de la laïcité, ‘’l’inclination du président Abdoulaye Wade était de l’enlever’’.

    ‘’C’est sous la pression de l’opinion que l’on a réinscrit cela (la laïcité)’’, a-t-il rappelé, ajoutant que Léopold Sédar Senghor (président du Sénégal de 1960 à 1980) s’est lui-même ‘’pris dans la piège’’ de cette laïcité en laissant dans un premier temps la référence à Dieu dans le serment.

    Mamadou Dia (président du Conseil de gouvernement de 1957 à 1962) et Léopold Sédar Senghor ont inventé ‘’une laïcité à la sénégalaise, qui n’a rien à voir avec les deux grandes laïcités, la française et la turque’’, a expliqué Mamadou Diouf, précisant qu’il y a ‘’une énorme littérature en anglais qui compare constamment la laïcité au Sénégal à ces autres formes de laïcité’’.

     

    ADC/SAB

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