Wade Vs l’Eglise

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LeQuotidien: Lundi 13 Nov 2006

DOCUMENT/ NEGOCIATIONS – Discussions pour la libération de Idrissa Seck : Comment est né le «Protocole de Rebeuss»

Re-re-confirmation des négociations ayant abouti à la libération de l’ex-Premier ministre Idrissa Seck de Rebeuss. Les dernières sorties de Me El Hadj Amadou Sall, ministre, porte-parole du président de la République, à propos de ces négociations ont poussé Idrissa Seck et ses partisans à publier les minutes de ces discussions. De mémoire cette fois-ci, sans enregistrement. A moins que ses geôliers soient devenus ses complices.

Dans le document reçu tardivement, ce qui n’a pas permis de contacter tous ceux qui ont été cités dans le texte, les discussions entre Abdoulaye Wade et Me Nafissatou Diop Cissé, entre Me Nafissatou Diop Cissé et Idrissa Seck et entre Idrissa Seck et Ousmane Sèye. Un document effarant pour ce Sénégal qui se veut un modèle de démocratie. Tout simplement scandaleux ! Le Sénégal en est donc arrivé à ce stade. A un moment où son président de la République, élu au suffrage universel, se doit de négocier avec son ancien Premier ministre qu’il a accusé publiquement de détournement. Scandaleux de voir écrit, noir sur blanc, que tout ceci serait lié à une question d’argent. La Justice n’a pas le beau rôle à parcourir les lignes de ces discussions. Abdoulaye Wade s’est même permis de déterminer les dates de la convocation de l’ex-Pm devant la Commission de la Haute Cour de Justice pour que Idrissa Seck obtienne un non-lieu. Et tout cela au vu et au su de deux auxiliaires de justice. Mais ce document fait la part belle à Idrissa Seck. Mieux, il ne dit pas comment l’ex-Pm a pu finalement obtenir sa libération. Ce qui est sûr, c’est qu’il détient un document gardé en lieu sûr et hors du pays. Et c’est à nous Sénégalais d’encaisser et de trinquer sans broncher. Quand la République fait de «la haute voltige politique», la morale adopte le profil bas.

Mardi 15 novembre 2005

Visite de Me Nafissatou Diop Cissé, mon notaire, porteuse d’un message de Monsieur le Président de la République.

Me Nafissatou Diop Cissé : «Le Président de la République m’a reçue au Palais, dans ses appartements privés du 2e étage, en présence de Me Ousmane Sèye et de Alex Ndiaye (négociateur de Me Wade lors de la fronde des 12 députés Pds), qui sont venus me chercher chez moi pour m’y conduire.

Le Président m’a dit ceci : Les enquêtes ont révélé que vous êtes la notaire de Idrissa Seck. J’ai un message pour lui. Il faut bien qu’il comprenne que si je le laissais avec ces gens-là, ce serait très grave. Ils lui ont déjà préparé Kédougou. Je sais qu’il a de l’argent. Il m’avait dit lui-même qu’il pouvait financer la campagne électorale de 2007. Alors il n’a qu’à le faire et toi tu t’en portes garante. Après, on pourra trouver une astuce juridique pour clore les dossiers. Tu es son amie. Tu pourras lui parler. Il a dû t’apprendre à enregistrer les conversations. Tu peux m’enregistrer si tu veux. Je ne comprends pas ce que je lui ai fait. Je lui ai tout donné : le parti, le pouvoir, l’argent. Il est mon fils. Je lui ai même dit que de tous ceux qui sont susceptibles de me remplacer, c’est lui le moins mauvais. Pourquoi m’a-t-il enregistré ?

Ensuite, nous sommes descendus à son bureau du 1er étage. Il m’a proposé à boire. J’ai senti qu’il était soulagé, comme s’il venait de déposer une lourde charge. Ah, il m’a dit aussi ceci : un chef d’Etat est très puissant. Ce que nous nous sommes dit reste entre nous. Ensuite, il a appelé Cheikh Tidiane Sy (le ministre de la Justice) pour lui dire de m’organiser une visite-contact avec toi.

Je suis allée voir Cheikh Tidiane Sy qui a essayé de me tirer les vers du nez. Je lui ai dit que je voulais te voir pour des problèmes de famille. Sa réaction m’a beaucoup surprise : «Akhou Gorgui mooko dal», a-t-il déclaré. (Il est victime de la malédiction du Vieux). Quand je suis arrivée dans son bureau, il m’a dit : Alors madame la médiatrice ? Je lui ai dit que je n’étais médiatrice de rien du tout. Mais je crois que l’appel du Président lui a mis la puce à l’oreille. Souleymane Ndéné Ndiaye m’a dit : «Maître, ne vous fatiguez pas, on va le condamner à mort.» Le Président doit voyager. Il rentre jeudi. Je le verrai le week-end. Qu’est-ce que je lui dis ?

Idrissa Seck : Qu’il applique la loi, laisse la Justice faire son travail en toute indépendance, ce qui aboutirait rapidement à un non-lieu dans les procédures ouvertes sans fondement. Pour le reste, ce sera sa bouche, mon oreille et ma bouche, son oreille.

Me Nafissatou Diop Cissé : Je pense que dans leur tête, ils envisagent de faire déposer par Bara Tall (patron de l’entreprise Jean Lefèbvre-Sénégal) une caution de 8 ou 10 milliards pour pouvoir aller vers une liberté provisoire.

Idrissa Seck : Mais Bara Tall n’est inculpé de rien ! Il a rejeté en bloc toutes les accusations portées contre lui et il ne me met nulle part en cause dans tous les PV (procès verbaux). Me Nafissatou Diop Cissé : Je crois qu’ils vont le pousser à te mettre en cause. Ils lui ont donné des garanties qu’il ne lui arrivera rien.

Idrissa Seck : Je ne veux pas de liberté provisoire. Je ne demanderai rien. Si je ne peux pas sortir d’ici la tête haute, l’honneur intact, seule condition de pouvoir poursuivre ma carrière politique, je préfère que cette cellule soit ma tombe.

Me Nafissatou Diop Cissé : Que Dieu nous en préserve. Et tes enfants ? Accepte tout et sors d’ici rek, après on verra.»

Mardi 22/11/2005

18h 40, le chef de cour m’annonce à nouveau la visite de Me Nafissatou Diop Cissé pour 19h.

Me Nafissatou Diop Cissé : «Wade m’a reçue à nouveau au Palais avec Me Ousmane Sèye et Alex. Cette fois-ci au rez-de-chaussée. Karim Wade est venu nous saluer. Le Président veut que tu fasses un geste de bonne volonté et que tu lui donnes l’assurance qu’en sortant d’ici tu ne vas pas utiliser tes moyens contre lui.

Idrissa Seck : Je veux un non-lieu, car je n’ai rien fait. Après, nous discuterons de ma conduite politique.

Me Nafissatou Diop Cissé : Comment pourrais-je te transmettre la réponse si je ne peux pas revenir ? Convenons d’un code : O signifiera que je l’ai rencontré à nouveau, 1 voudra dire que le rendez-vous entre vous deux est fixé, 2, que le non-lieu est OK, non 2 (un deux barré), que le non-lieu n’est pas ok.»

Mercredi 23/11/05

Première visite de Me Ousmane Sèye, avocat de l’Etat dans les procédures en cours contre moi.

Me Ousmane Sèye : «Monsieur le Premier ministre, l’avenir c’est vous. Wade le sait. Il m’a même dit vous l’avoir fait comprendre en vous disant que de tous ceux qui sont susceptibles de le remplacer, vous étiez le moins mauvais. Votre seul souci doit être de sortir d’ici. Et pour cela, il ne suffit pas d’avoir raison, car il y a toujours la raison d’Etat. Nafi (Me Nafissatou Diop Cissé) nous a rendu compte de vos discussions. Mais il faut plus de souplesse.

Idrissa Seck : Je vous remercie Maître. Mon premier souci est de donner en héritage à mes descendants un nom honoré, non entaché des souillures que tentent d’y déposer les calomniateurs et diffamateurs. Mon deuxième souci, c’est que ma vie puisse encore servir mon pays. Pour cela, je dois rester digne des suffrages de mes compatriotes, c’est-à-dire de leur confiance et de leur espérance. Vous-même êtes de ceux dont je solliciterai les suffrages. Vous êtes Sénégalais comme beaucoup de membres de votre collectif d’avocats de l’Etat, comme tous les fonctionnaires de la Présidence de la République, du ministère de l’Intérieur, du ministère de la Justice qui ont accès au dossier, comme les cinq magistrats de la Commission d’instruction, comme la plupart de vos collègues qui me défendent. Si l’un d’entre vous voit une seule phrase ou une seule pièce de la procédure qui puisse compromettre mon honorabilité, je serais définitivement disqualifié pour prétendre à la station de Président de la République. Comment pourrais-je, dans de telles circonstances, faire la revue des troupes sans que mon regard ne dévie en croisant ceux des soldats qui meurent pour la Nation là où le comportement non vertueux des élites tue le pays.

Me Ousmane Sèye : Je comprends tout cela. Mais moi, je travaille pour l’équilibre de mon pays et sa paix, au-delà de mon métier d’avocat. J’ai la conviction que votre présence aux côtés du Président pourrait grandement contribuer à cela. Je sais que le Président vous aime beaucoup. Il souffre. Il souffre. Moi, il me parle. Je sais qu’il veut une solution. Il ne comprend même pas comment on en est arrivé là.

Idrissa Seck : Il me l’a déjà écrit.

Me Ousmane Sèye : Ah, vous voyez, je ne savais pas qu’il vous avait écrit ! Idrissa Seck : C’était avant de m’amener ici. C’était le 22 Avril 2004.

Me Ousmane Sèye : Je disais donc qu’il fallait trouver une solution. Voilà ce que le Président propose. Il ne sait pas combien vous avez. Il ne tenait aucune comptabilité. Il vous remettait et vous donnait des instructions pour remettre aux différents bénéficiaires. Il se souvient qu’au début, vous lui avez suggéré de préparer les moyens des échéances futures pour ne pas vous retrouver dans la situation de 2000 où vous aviez peiné à boucler le financement de votre campagne. Il propose que vous lui restituiez ce que vous avez gardé à cet effet ou même que vous lui donniez un acompte. Pour les modalités, vous pouvez faire un dépôt auprès du notaire Me Nafissatou Diop Cissé.

Idrissa Seck : Mais maître, comment pouvez-vous concevoir que je puisse faire cela alors que votre client me poursuit pour détournement de deniers publics ? Qu’est-ce qui vous retiendra de prétendre que cet argent provient des chantiers de Thiès ?

Me Ousmane Sèye : Mais non ! Tout le monde sait que dans les chantiers de Thiès, vous n’avez pas pu matériellement détourner car les relevés du Trésor, de la Bicis pour le Pcrpe et des différentes banques des entreprises contractantes établissent physiquement le circuit emprunté par l’argent des chantiers. Le Président suggère que vous fassiez une attestation signée de vous deux, établissant clairement l’origine de l’argent et définissant les modalités de son emploi pour les échéances électorales futures.

Idrissa Seck : Je ne peux pas attester de l’origine. C’est lui l’origine pour moi. Son origine à lui, il doit en attester séparément, même si je sais que l’une d’elle est le Trésor à travers les chèques qu’il signe de sa main et que Huchard (le gendarme, homme de confiance du Cabinet présidentiel depuis les socialistes) allait retirer et après lui, un autre.

Me Ousmane Sèye : Le document que vous allez co-signer précisera tout cela.

Idrissa Seck : C’est un piège. Je dois consulter mes avocats.

Me Ousmane Sèye : Mais non, monsieur le Premier ministre, ce n’est pas une affaire d’avocats. C’est politique. Dans quinze jours, on enterre les dossiers judiciaires. Le président de la République me parle. Je sais ce qu’il veut. Il sait que vous êtes son héritier. Faites-moi confiance.

Idrissa Seck : Qu’est-ce qui me prouve que vous parlez en son nom ?

Me Ousmane Sèye : Je suis l’avocat de l’Etat et Nafi (Me Nafissatou Diop Cissé) peut attester que j’ai reçu mandat du Président pour négocier.

Idrissa Seck : Je veux que le Président de la République m’écrive tout ce que vous dites-là. Me Ousmane Sèye : Monsieur le Premier ministre, vous êtes compliqué. Moi je vous conseille de sortir d’ici d’abord, après vous verrez.

Idrissa Seck : Je sortirai parce que vous n’avez rien contre moi.

Me Ousmane Sèye : Un Etat peut toujours avoir quelque chose.

Idrissa Seck : Je veux un écrit signé du Président ou de vous-même en P/O (par ordre).

Me Ousmane Sèye : Est-ce qu’il n’est pas mieux que vous vous parliez au téléphone ? Idrissa Seck : Je n’ai pas de téléphone (rires).

Me Ousmane Sèye : On vous en apporte un. Je vais rendre compte au Président et je reviens avec Nafi (Me Nafissatou Diop Cissé) dans la semain;e.

Lundi 28 /11/05

Nouvelle visite de Me Nafissatou Diop Cissé à 20 h. Elle me remet un document proposé par Me Ousmane Sèye.

Ce document comporte les points suivants :

1. Non-lieu total dans la procédure d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

2. Liberté provisoire dans les chantiers de Thiès.

3. Nous voyagerons tous les trois (Idrissa Seck, Me Nafissatou Diop Cissé et Me Ousmane Sèye).

4. Vous nous remettrez un acompte dans un compte avec double signature (Me Nafissatou Diop Cissé et Me Ousmane Sèye).

5. Non-lieu total dans les chantiers de Thiès.

6. Vous nous remettez le complément des sommes convenues d’accord parties entre vous et le Président après accord sur la comptabilité tenue.

7. Discussion politique entre Wade et Idy.

Je rejette cette proposition et fais la contre-proposition suivante :

1. Non-lieu total ou procès juste et équitable.

2. Tête à tête entre Wade et Idy, ma bouche son oreille, sa bouche mon oreille.

Mardi 29/11/05

Nouvelle visite à Rebeuss de Me Nafissatou Diop Cissé et Me Ousmane Sèye. Me Ousmane Sèye précise la proposition :

1. Non-lieu total dans la procédure d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

2. Liberté provisoire dans les chantiers de Thiès.

3. Nous voyagerons tous les trois (Idrissa Seck, Me Nafissatou Diop Cissé et Me Ousmane Sèye).

4. Vous nous remettrez un acompte dans un compte avec double signature (Me Nafissatou Diop Cissé et Me Ousmane Sèye).

5. Non-lieu total dans les chantiers de Thiès.

6. Discussion politique entre Wade et Idy.

7. Si accord, vous nous versez un complément, si désaccord, nous vous restituons l’acompte et vous financez votre campagne séparément.

8. Le Président nous promet une commission de 10 %, mais nous précise que vous payez la moitié.

Ensuite, Me Ousmane Sèye me passe Alex Ndiaye au téléphone qui me dit que nous passerons ensemble les fêtes de fin d’année au Point E et notamment Noël 2005.

Je rejette cette nouvelle proposition et réitère ma contre-proposition :

1. Non-lieu total ou procès juste et équitable.

2. Tête-à-tête entre Wade et Idy, ma bouche son oreille, sa bouche mon oreille.

Dimanche 04/12/05

Je reçois, par le Chef de cour, Jean Matar Ndiaye, un courrier de Me Nafissatou Diop Cissé me rendant compte de la réaction du Président dénommé dans la lettre «S» pour serpent. Elle écrit que le Président était furieux de ma contre-proposition : «Il dit que tu vas crever en prison, j’ai peur mon frère, je prie pour toi, courage. Je suis encore en attente, car Alex qui le connaît bien me dit qu’il ne faut pas tenir compte de sa colère, il pourra revenir à de meilleurs sentiments. Mais tout ceci ressemble bien à une prise d’otage avec demande de rançon.»

Mardi 20/12/05

Reprise des discussions. Me Ousmane Sèye me précise que le Président ne veut pas signer son offre, mais lui donne mandat pour signer à sa place par ordre.

Jeudi 22/12/05

Me Ousmane Sèye, après trois aller-retour entre Rebeuss et un autre endroit qu’il m’a désigné comme étant son bureau ou le Palais, me remet l’offre écrite du Président que lui-même, avocat, a signée par ordre. Je demande un temps de réflexion d’au moins 48 heures avant de donner ma réponse. C’était ma façon d’avoir le temps de sécuriser le document remis par Me Ousmane Sèye à l’extérieur de la prison et du pays.

Mardi 27/12/05 Vers 18 H 50, le Chef de cour, Jean Matar Ndiaye, m’annonce que Me Nafissatou Diop Cissé viendra me voir à 20 H. Cette annonce est faite en présence de monsieur Gomis, Chef de poste chargé de ma surveillance, que le Chef de cour surnomme «Général Gomis».

Me Nafissatou Diop Cissé m’informe que Me Ousmane Sèye a dit que le président de la République est d’accord pour les deux non-lieux, mais le deuxième sera partiel pour lui servir de garantie. «Il dit qu’après vos discussions politiques, tu utiliseras tes moyens pour sa campagne, mais il faut au moins que tu annonces un chiffre. Je peux te passer Me Ousmane Sèye pour qu’il te le confirme.»

Au téléphone, Me Ousmane Sèye me dit la même chose : «Allô, monsieur le Premier ministre, c’est vous qui avez la clé comme toujours, on peut même passer demain, Nafi (Me Nafissatou Diop Cissé) et moi. Retenez que pour les autres, les faucons, je suis comm vous, l’homme à abattre.»

Rendez-vous est pris pour le lendemain mercredi à 20 H 30.

Mercredi 28/12/05

Me Nafissatou Diop Cissé et Me Ousmane Sèye reviennent à Rebeuss et m’annoncent que «le Président est d’accord pour les deux non-lieux, mais il faut que tu annonces un chiffre».e

Idrissa Seck : Je ne peux pas. Je le renvoie au document comptable que Karim Wade nous a fourni après les élections législatives de 2001.

Jeudi 29/12/05

Me Nafissatou Diop Cissé me dit : «J’ai d’excellentes nouvelles. C’est devant Me Ousmane Sèye que le Président a appelé le ministre de la Justice pour lui demander que la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice se réunisse dès demain vendredi pour prononcer le non-lieu dans les chantiers de Thiès. Mais le Président exige que tu me donnes mandat pour signer un engagement, une fois l’accord conclu et signé entre vous, après vos discussions en tête-à-tête.»

Nous formulons l’accord comme suit :

1. Non-lieu dans l’atteinte à la sûreté de l’Etat.

2. Non-lieu partiel sur les chantiers de Thiès.

3. Discussions politique entre Wade et Idy.

Vendredi 30/12/05

Me Nafissatou Diop Cissé revient me voir. Elle me passe Me Ousmane Sèye au téléphone qui me confirme l’accord du président de la République sur le non-lieu.

Dimanche 08/01/06

Me Nafissatou Diop Cissé et Ousmane Sèye reviennent à Rebeuss. Me Ousmane Sèye me dit avoir été reçu par le Président de la République le vendredi 06 et le samedi 07 janvier. Il lui a demandé expressément de me transmettre le message suivant :

«Dites au Premier ministre que :

1. Le 16 janvier, il sera entendu par la Doyenne des Juges pour la notification du non-lieu.

2. Le 2e non-lieu sur les chantiers interviendra avant le 31 Janvier.

3. Il ne faut pas que ses avocats fassent du triomphalisme.

4. Il ne faut pas qu’il fasse de déclaration politique pouvant déclencher la peur de mon entourage qui va dire qu’il revient prendre sa place.

5. Il pourrait aller en France quelques mois jusqu’à ce que la situation se tasse.»

Dimanche 15/01/06

Jean Matar Ndiaye, le Chef de cour m’informe d’une visite à 20 H. Monsieur Sylla est de garde.

Me Nafissatou Diop Cissé arrive et me passe Me Ousmane Sèye au téléphone qui m’informe qu’il voit le président de la République à 22 H. Il me confirme que le timing est maintenu, deux non-lieux interviendront avant le 31/01/06.

Mardi 17/01/06

Me Ousmane Sèye vient à Rebeuss à 19 H. Il me transmet ce message du président de la République : «Il sera libre mardi. On ne peut pas éviter des manifestations de joie de ses partisans, mais il doit gérer cela politiquement. Qu’il reste calme. Je viendrai à lui, j’ai quelques réglages à faire.»

Me Nafissatou Diop Cissé est venue à Rebeuss à 21 Heures.

Lundi 06/02/06

Au cours de mes visites hebdomadaires, Mame Saliou, l’adjoint au Chef de cour, me dit que le Colonel Mbaye de l’Administration pénitentiaire voulait me voir dans le bureau du Régisseur. Le Colonel me fait savoir que l’objet de sa visite était «de voir avec moi les modalités prochaines de ma libération. Cela devait intervenir aujourd’hui, mais ce sera pour demain. Mon ministre m’a appelé et m’a dit de prendre personnellement les dispositions pour votre sécurité. Nous allons prendre une porte dérobée, dans une voiture banalisée. J’ai ma voiture personnelle, un Hyundai et une voiture Laguna. La voiture viendra passer la nuit et à 30 minutes du coup d’envoi du match, nous partirons. J’irai faire de la reconnaissance moi-même. Je coordonnerai avec Vieux Sandjiry (l’officier de sécurité de l’ancien Premier ministre) pour l’ouverture du garage de votre domicile».

Mardi 07/02/06

Sortie de prison.

Travail d’archives: xalimasn.com

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Paris est attentif même s’il n’est pas du tout inquiet sur la situation préélectorale sénégalaise. Tout en parlant aux différents acteurs du jeu politique et des membres « influents » de la société civile, la France à l’instar de la communauté internationale, de dit disposée à aider à la facilitation de l’approfondissement du dialogue politique « pour dépassionner le débat » et désamorcer la crise latente.

La présidentielle sénégalaise prochaine est dans moins de quatre mois, si elle se tient à date. La candidature déclarée du président sortant, Abdoulaye Wade est le sujet d’une vive polémique, voire d’une tension politique qui va crescendo à mesure qu’approche l’échéance. L’opposition et une bonne frange de la société civile lui dénient en effet, le droit de se (re)présenter pour une troisième fois, à leurs yeux, tandis que ses partisans trouvent sa candidature tout à fait légale. Une situation préélectorale grosse d’implosion au point que le clergé musulman et catholique du pays élève la voix et en appelle à la raison. La communauté internationale n’est pas en reste. Cependant si elle est attentive, elle n’est pas préoccupée pour autant, ni même inquiète, à en croire des sources dignes de foi.

Paris est dans les mêmes dispositions, malgré la courtoisie et l’écoute des personnalités ayant reçu une délégation du Mouvement du 23 juin (M23), conduite par Alioune Tine, Président de la Rencontre Africaine des Droits de l’Homme (Raddho), qui avait à ses côtés entre autres, l’ancien plénipotentiaire de Wade, devenu son farouche opposant, Cheikh Tidiane Gadio, l’entrepreneur Bara Tall, leader du mouvement « Yamalé ». Ces personnalités étaient allées à Paris visiter quelques autorités françaises au Quai et à l’Elysée pour amplifier leur message dans la ville lumière.

En France, la délégation du Mouvement du 23 juin, regroupement opposé à la candidature du président Wade, a effectué une tournée dans certains pays de l’Union européenne dont la France après s’être rendue auparavant aux Usa. Elle souhaitait notamment que l’ancienne métropole use de son influence pour que Wade ne se présente pas en 2012 Dans le souci de préserver la paix sociale au Sénégal. Pour le M23, si le chef de l’Etat sortant se présente « tout peut arriver même la révolution ».

Tout en restant attentif à la situation politique sénégalaise, Paris ne la juge pas inquiétante. Il est d’avis que « les Sénégalais et leur classe politique ont suffisamment de maturité et l’ont prouvé pas plus tard que le 23 juin dernier à l’occasion de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi sur le ticket présidentiel » finalement retiré par le gouvernement devant la clameur populaire. Et dans d’autres circonstances. Pour des autorités françaises au Quai d’Orsay tout comme à l’Elysée, « le Sénégal a des ressorts politiques, une tradition démocratique et des ressources humaines de qualité qui lui permettent de faire face. Il n’y a pas péril à la demeure». Il s’y ajoute, soulignent-elles, que la communauté internationale est disposée à accompagner le peuple sénégalais qui a une tradition démocratique de longue date.

La récente visite au Sénégal du 18 au 21 octobre, des Chefs de délégations et Chargés d’affaires de l’Union européenne accrédités au Bénin, au Burkina Faso, au Cap Vert, en Côte d’Ivoire, en Gambie, au Ghana, en Guinée Conakry, en Guinée Bissau, au Libéria, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Nigéria, en Sierra Leone, et au Togo, à l’invitation et sous l’égide du Haut management Afrique de l’UE, procéderait de cette facilitation et de ce souci « d’affermir le dialogue politique susceptible de lever tous les équivoques ». Paris informe que « d’autres missions de facilitation » suivront qui parleront avec l’ensemble des acteurs du jeu politique sénégalais. C’est ainsi qu’en relation avec l’Union Africaine, la Cdeao, l’Union européenne, l’Allemagne et les Usa, bref, la communauté internationale, la France se dit disposée à écouter « la classe politique sénégalaise » Et si on le lui demande à aider à la facilitation du dialogue politique. Paris sapeur pompier ?

Paris a-t-il déjà avalisé la candidature de Wade ?

On se garde bien dans la capitale française de donner son opinion sur les thèses des uns et des autres quant à la recevabilité de la candidature du président sénégalais sortant. On n’entend nullement « s’immiscer » dans les affaires intérieures sénégalaises, même si on se dit tout à fait disposé à soutenir tous les efforts « de conciliation » des positions politiques et à accompagner la consolidation d’un processus électoral démocratique et transparent, compte tenu des relations particulières qui lient les deux pays. On se dit en tout cas à équidistance des coteries sénégalaises. On y est simplement soucieux de la paix et de la stabilité dans un pays « ami » de très longue date.

Déclarations diplomatiques de circonstance ? Que nenni, simple traduction d’une situation de fait et des règles qui régissent les rapports internationaux et qui commandent aux relations entre le Sénégal et la France, rétorque-t-on. Pour bon nombre d’observateurs néanmoins « cette neutralité » française tendrait plutôt à avaliser la candidature de Me Wade. Paris semble dire que le débat est ailleurs. Certains hauts fonctionnaires français se désolent de l’éparpillement de l’opposition sénégalaise. Ils font à cet égard, le parallèle avec ce qui s’est passé au Cameroun et au Gabon où « les opposants ne peuvent désormais s’en prendre qu’à eux-mêmes pour être allés en ordre dispersé à la présidentielle dans leur pays respectif, créant ainsi les conditions de leur défaite ». Est-ce à dire que si l’opposition sénégalaise est divisée, elle perdrait inéluctablement devant un Wade même vieillissant? « On ne dit pas ça, mais en partant divisée, elle ferait incontestablement l’affaire de la majorité actuelle », répondent-ils. Qu’en est-il de la candidature du président sortant ? « Le Conseil constitutionnel est seul habilité à statuer », répondent les mêmes interlocuteurs, tout en trouvant qu’il n’y avait aucune similitude entre la situation sénégalaise actuelle et celle ivoirienne postélectorale.

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Le mouvement Raak Rek a effectué une visite ce week-end à Wa­khi­nane Nimzatt. Ndéné Mbodj, son président, en présence du professeur Mame Demba Thiam et des notables, soutient que l’heure est venue pour le départ du régime ac­tuel, incapable, à ses yeux, de régler le problème des inondations. Sur la candidature de Wade, il déclare : «Aujourd’hui nos papas qui ont le même âge  que le Président ne peuvent plus marcher ; ils n’ont plus leur esprit. Mais si le  président de la République se tient debout jusqu’à présent, c’est à cause de notre argent avec lequel il s’entretient.» Face à cette situation, Raak Rek a choisi un slogan : Le changement ou la mort. Pour la condamnation du leader de Convergence socialiste, Ndéné Mbodj promet une marche pour exiger sa libération, car «si le cas de Malick Noël Seck passe, ce sera le tour des leaders de l’opposition».

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« Le Quotidien » parle d’un « intense lobbying du pouvoir à Touba » pour dire que « Wade rampe pour un ndiguël ».

« Le Quotidien » note que Wade met sur la table « 400 millions pour toute déclaration publique en sa faveur ».

« Le Quotidien » rapporte les propos que le khalife général des mourides aurait tenu à des émissaires du Président : « Ne me parlez pas de Wade. C’est un homme du passé ».

xalimasn.com Extrait revue de presse nettali;net

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 Après sa manifestation réussie ce samedi 22 octobre à la promenade des Thiessois dans la capitale du rail, le Mouvement du 23 juin annonce déjà un autre grand rassemblement pour le mois de novembre prochain. Et selon Alioune Tine, président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho), ce sera pour « l’assaut final ».

Le Mouvement du 23 juin (M23) a réussi son rassemblement de ce mois d’octobre à Thiès. Ce qui fait dire à Alioune Tine de la Raddho que le combat du Mouvement du 23 juin est déjà gagné. D’ailleurs, il se dit convaincu qu’il ne pouvait y avoir de place pour une défaite. Et déjà Alioune Tine et compagnie préparent la prochaine étape de leur combat.

« L’enjeu pour mettre un terme à la troisième candidature de Wade est suivi avec intérêt par toutes les forces démocratiques et citoyennes de Thiès », s’est réjoui Alioune Tine. Et le patron de la Raddho de poursuivre : « Le prochain jalon prévu au mois de novembre sera un succès total avec la participation de tous les Sénégalais du Sénégal et d’Afrique pour l’assaut final. »

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Le président de l’alliance pour la République (Apr), Macky Sall prône le respect du calendrier électoral pour la présidentielle de 2012. Sinon il ne reconnaîtrait plus l’autorité du président Abdoulaye Wade. Une déclaration faite hier, vendredi 21 octobre 2011, en marge de la signature d’alliance entre l’Apr et le mouvement pour la construction (Mpc) de Mohamed Ali Sega Camara.

«Si le chef de l’Etat ne respecte pas le calendrier électoral, je ne reconnaîtrais plus son autorité. Je considérerais que le pays est sans Président. Ce qui est à notre niveau inamissible». Le président de l’Alliance pour la République (Apr), Macky Sall a tenu hier, vendredi 21 octobre, en marge de la signature d’alliance avec le Mouvement pour la construction (Mpc). Il ajoute : « Nous ne tolérerons aucune tentative favorisant le report des élections. Nous ne resterons pas les bras croisés, nous réagirons le moment opportun. »

.Sur l’affaire Malick Noel Seck, Macky Sall a déclaré que c’est une affaire purement politique. « Malick est considéré aujourd’hui comme un prisonnier politique. La sanction qui lui est affligé est très sévère. Deux ans de prison pour avoir adressé une lettre au président du conseil constitutionnel alors que dans ce pays, il s’y passe des choses très graves faites par des personnes qu’on a identifiées et qui ne sont jamais inquiétézs. Des actions vont être menées les jours à venir dans le cadre du M.23 pour la libération de Malick Noel et je vous assure que l’Apr ne sera pas en reste.»

Sur les accords d’alliance entre l’Apr et le MPc de Mohamed Ali Sega Camara, les deux formations ont décidé de renforcer leurs liens de fraternités afin de faire triompher la « République » en 2012. Pour le M Camara, tout le soutien et l’engagement seront portés à Macky Sall pour la victoire de l’Apr. Et de souligner à l’endroit de Macky Sall: « votre réussite ne souffrira d’aucun doute. Nous ne m’engageons pas dans les voies de violences mais nous prendront toutes les précautions pour que votre victoire ne soit pas confisquée par le pouvoir ».

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L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a voulu enquêter sur le financement du monument de la renaissance africaine. Mais elle a été stoppée net par le Président de la République, Me Abdoulaye Wade. La presse s’intéresse sur cette affaire comme elle s’est intéressée sur la mort du colonel Kadhafi et sur la condamnation de Malick Noël Seck à 2 ans de prison ferme.

 

« EnQuête » donne « la vérité sur l’enquête « stoppée » de l’Armp ».

Selon « EnQuête »« une audience avec le président de la République et un courrier du Premier ministre ont eu raison de la volonté de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) de fouiner sur les conditions dans lesquelles le monument de la Renaissance africaine a été érigé ».

« En premier, il y a eu une audience, pour ne pas dire une « convocation » du directeur général de l’Armp par le chef de l’Etat, comme l’a révélé le quotidien « L’Observateur » dans son édition de mercredi dernier. En présence du Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, sur un ton dur, s’est étonné que l’Armp veuille investiguer sur le Monument au moment où « le monde entier » le félicitait pour l’ouvrage. « Je reçois des félicitations du monde entier. Et vous, vous voulez enquêter sur le monument », aurait dit le président Wade. Lors de cette audience, le président Wade a fait savoir à Saër Niang que le monument de la renaissance ne relevait pas du domaine du Code des marchés. Un argumentaire que reprendra Oumar Sarr dans sa réponse à la correspondance de la cellule d’enquête », rapporte « EnQuête ».

« EnQuête » ajoute que « seulement le magistrat de cette cellule est encore revenu à la charge, demandant toujours au ministre de la construction les documents de la transaction. Cette fois, c’est le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui est monté au créneau pour « tancer » l’Armp et lui intimer l’ordre de mettre fin à l’enquête. Dans une correspondance adressée au Directeur général de l’Armp, le chef du gouvernement a fait savoir qu’il ne donnait instruction à personne d’enquêter sur le monument ».

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SENINFOS.COM – Après avoir unilatéralement imposé une surtaxe impopulaire sur les communications entrants internationales, le président Abdoulaye Wade ne compte pas s’arrêter dans sa quête avide de faire main basse sur les revenus juteux de la téléphonie mobile.

Il a ainsi pris ce jeudi une nouvelle décision tout aussi inopportune que belliqueuse : Wade va introduire auprès de l’Assemblée nationale un projet de loi consacrant une participation incompressible de l’Etat à hauteur de 35% dans le capital de toutes les sociétés de télécommunication opérant au Sénégal. Et puisqu’il n’y a pas de doute qu’une telle loi sera adoptée comme lettre à la poste par le parlement où Wade dispose d’une majorité mécanique toute acquise à ses humeurs, les sociétés de téléphonie opérant dans le pays devront, à coup sûr, se préparer à céder au moins 35% de leur capital au père de Karim Wade sous le couvert de l’Etat. Pour justifier l’introduction de son projet de loi, Wade père a expliqué que les conditions dans lesquelles les licences de téléphonie ont été attribuées à ces sociétés ont varié. « Le coefficient d’utilisation du téléphone mobile est de loin supérieur à ce qu’il était avant. Aujourd’hui, tout le monde a son téléphone portable sans distinction d’âge. Même les enfants possèdent un téléphone portable », a expliqué le président Wade à la télévision nationale. Il a soumis son projet de loi à son gouvernement qui l’a adopté ce jeudi en Conseil des ministres.

Il n’y a pas de doute qu’un nouvel orage s’annonce dans les relations déjà heurtées entre le pouvoir et les sociétés de télécommunications car, rappelons-le, Wade tergiverse à plusieurs égards, attaque puis menace ces sociétés auxquelles il impose des choix qui lui conviennent au gré de ses intérêts pécuniaires immédiats. C’est ainsi qu’il voulut acheter les parts de France télécom dans le capital de la Sonatel avant de changer d’avis. Il décide ensuite que la meilleure idée était plutôt de vendre les parts de l’Etat du Sénégal à France télécom. Là aussi, Wade recule alors qu’au même moment, il était sur le point de faire arrêter les opérations de Tigo au Sénégal. Jusqu’ici, leur différend n’a pas encore trouvé de solution. Entre temps, Wade avait fait venir Expresso dans des conditions assez curieuses et en promettant 15% des parts de cette société à des sénégalais qui n’en ont pas encore vu la couleur.

Frédéric TENDENG  seninfos.com

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La presse a fait état jeudi de la présence de nervis aux domiciles de Moustapha Niasse et d’Ousmane Tanor Dieng. C’était juste avant le prononcé du verdict du procès Malick Noël Seck. Non seulement le patron de l’Alliance des forces de progrès (Afp) confirme l’information, mais il tient Wade responsable de tout ce qui pourrait arriver.

 

« Je tiens Wade responsable de tout ce qui arriverait. » C’est en ces termes que Moustapha Niasse a réagi à la présence, jeudi, de nervis dans les parages de son domicile, mais aussi de celui d’Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du Parti socialiste (Ps). D’ailleurs, Niasse soutient que cela fait quelques jours déjà qu’il avait remarqué cette présence de nervis. Mais, à l’en croire, jeudi, le nombre de nervis a considérablement augmenté. « Les nervis se sont présenté aux vigiles pour leur signifier qu’ils sont là pour assurer ma sécurité. Mais, lorsqu’on leur a demandé de décliner leur identité, ils ont refusé. Alors, les vigiles leur ont demandé de vider les lieux », raconte Moustapha Niasse. Qui ajoute qu’« il y avait aussi des nervis dans les parages du domicile de Tanor Dieng ».

Et le secrétaire général de l’Afp a tenu à avertir le pouvoir libéral. « Si Wade invite les gens à la violence, s’il nous provoque, nous allons répliquer », a prévenu Niasse, candidat à la candidature de Bennoo, en même temps qu’Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste (Ps). Justement du côté du Ps, c’est l’avocat Me Moustapha Mbaye qui a réagi sur la question au sortir de la réunion du Bureau politique du Ps. « Des nervis sillonnaient dans les rues de Dakar. Le pire, c’est qu’ils occupaient les alentours des domiciles des leaders de l’opposition. Ils étaient prêts à mettre le feu et commettre des exactions en cas de débordement. Certains avaient des chiens », a révélé l’avocat membre du Parti socialiste (Ps).

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Wade a prié « Takussan » aux Hlm chez Serigne Sidy Mokhtar Mbacké
 Le chef de l’Etat, Me Wade, a effectué la prière de « Takussan » vers 17 heures, en compagnie du khalife général des mourides qui l’a reçu à son domicile dakarois des Hlm 1. Ce jeudi 20 octobre, Me Madické Niang (ministre des Affaires étrangères), Ousmane Masseck Ndiaye (président du Conseil économique et social, proche du khalife) et le secrétaire général de la présidence de la République, Zakaria Diaw étaient aux côtés de Me Wade.

Serigne Sidy Mokhtar Mbacké avait reçu la veille les anciens Premiers ministres Idrissa Seck et Macky Sall. Le khalife général des mourides séjourne régulièrement à Dakar les veilles de départ pour le pélerinage à La Mecque pour bénir les nombreux fidèles à qui il offre le billet pour effectuer le cinquième pilier de l’islam.

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XALIMA NEWS - Il faudra une grande chance à Ama Baldé pour sortir du pétrin dans lequel il s’est fourré. Le lutteur qui, d’un...

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TAKOUSSANOU DJOLOF

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“Pourquoi tant de remous dans les partis politiques: P.S/P.D.S/ Reewmi? C’était dans Takoussanou Djolof avec Mayacine Diop et Adama Diouf.. cliquer ici