Youssou Ndour

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    Tremplin chez certains, passion chez d’autres, la musique est sa vie. Il lui a tout donné, même si elle ne lui a pas beaucoup rendu. Il lui a consacré une quarantaine d’années de son existence. Il, c’est Ouzin Ndiaye, pensionnaire du Super Etoile de Dakar et non moins oncle de Youssou Ndour. Chez l’homme à la voix de rossignol, la musique est une vocation. Elle lui a fait tourner le dos à la fonction publique qu’il a intégrée tout jeune, à l’âge de 19 ans, pour tout lui consacrer.
    Depuis un moment, le grand public est sevré de sa belle voix. Une absence non voulue, mais imposée par des contingences de la vie. À son diabète qui le ronge, est venue s’ajouter une paralysie totale de son bras et partielle de sa jambe suite à un accident vasculo-cérébral (Avc). Mais le prenant avec philosophie, Ouzin Ndiaye accepte de partager avec nous l’intimité de son handicap, de sa vie de manière générale, de ce qu’il est et de ce qu’il aurait dû être.

    Si on vous demandait qui est Ouzin Ndiaye, que répondriez-vous ?
    Je dirais que je suis un Sénégalais comme tout le monde. Je suis né à Coky. Mais je l’ai quitté très tôt, à l’âge de deux ans pour aller à Thiès. C’est là où j’ai grandi et j’ai passé mon enfance.

    Pourquoi cette rupture prématurée avec le milieu naturel ?
    Mes parents m’avaient donné à une soeur à ma mère qui n’avait pas d’enfants. Moi, je n’ai presque pas connu mes parents biologiques. D’ailleurs, j’avais toujours pensé que ma tante était ma vraie mère, jusqu’à l’âge de 15 ans où j’ai su que mon père et ma mère étaient à Coky. Ma tante que j’appelle maman vit toujours à Thiès, contrairement à mes deux parents qui sont décédés. Je suis aussi jumeau. Mon jumeau s’appelle Assane Ndiaye et il travaille aux chemins de fer.

    Racontez-nous comment s’est fait votre rencontre avec la musique…
    C’est vers les années 1973 que j’ai commencé à faire de la musique. C’était dans une petite formation qui s’appelait Jamono 1. On était à l’immeuble des enseignants de Colobane. C’est un collègue de bureau qui s’appelait Djiby Ndiaye qui m’avait amené là-bas. Il était l’accompagnateur. Trois mois après, les Youssou Ndour, Mbaye Dièye Faye, sont venus.

    Il paraît que vous avez démissionné de la fonction publique pour la musique, est-ce vrai ? 
    Effectivement, j’ai été fonctionnaire. J’ai démissionné de la fonction publique pour embrasser la carrière de musicien.

    Ce devrait être un choix fou à l’époque, puisque la fonction publique faisait rêver contrairement à la musique que les parents appréhendaient avec beaucoup de préjugés ?
    Je n’ai eu aucun problème au moment de faire ce choix. Parce que la fonction publique ne payait rien. Quand j’ai reçu mon premier salaire de musicien qui était de 300 000 francs, je me suis dit que je n’ai plus rien à faire dans la fonction publique. Je ne vais pas perdre mon temps à rester dans la fonction publique.

    C’était donc aussi misérable dans la fonction publique ?
    J’ai servi 14 ans à l’Enam. Mais un enseignant quand il était affecté dans une autre structure, il servait comme commis d’administration. On est de la hiérarchie C, comme les enseignants qui débutent. C’est la raison pour laquelle j’ai fini par quitter la fonction publique quand j’ai trouvé que la musique payait mieux. Au début, je cumulais la musique et la fonction publique. Je l’ai fait jusqu’en 1987 date à laquelle j’ai démissionné.

    Un tel choix, ne le regrettez-vous pas aujourd’hui ?
    Jusqu’à présent, Dieu merci, je ne regrette pas d’avoir quitté la fonction publique pour la musique. Des gens sont même surpris d’apprendre que j’ai fait l’administration. J’ai travaillé très jeune, à l’âge de 19 ans. Je ne me plains pas, je vis bien avec ma petite famille.

    Petite famille ?
    Je n’ai pas beaucoup d’enfants. Je n’ai que trois enfants. Deux filles et un garçon qui est le cadet. La fille aînée est mariée et a rejoint son domicile conjugal. Je vis dans la maison avec sa soeur et son frère avec leur maman et des nièces.

    Votre persistance à dire que tout baigne tranche avec l’opinion qui dit que vous êtes au fond d’une galère terrible ?
    Je ne me plains pas. Je ne suis pas dans la galère. Je parviens à vivre et à faire vivre ma famille sans tendre la main, je vis dignement.

    Est-ce que ce n’est pas par orgueil simplement que vous niez un tel état de fait. Parce qu’il se dit que vous traînez une maladie qui vous empêche de faire votre métier et qui vous noie dans la galère ? 
    C’est vrai que je suis malade, mais c’est la volonté divine. J’ai une paralysie au niveau du bras, le diabète me ronge et j’ai des problèmes aussi au niveau de la jambe. Je n’arrive plus à me tenir debout longtemps ni à bien marcher. Et avec de tels handicaps, c’est impossible de mener la même activité que j’avais. Ce n’est que ça et c’est la volonté divine. Je ne joue plus de la musique, parce que c’est difficile de continuer la même activité. Mais je crois en Dieu. Et quand on est croyant, on ne se fatigue pas pour certaines choses.

    La rumeur enfle que cette épreuve vous la vivez seule, abandonné par votre famille professionnelle, dont le Super étoile de Youssou Ndour ?
    Rien de tout ça n’est vrai. Les gens parlent simplement. Au Super étoile, on continue à me payer, même si je ne joue pas. Je suis payé quand ils font des prestations et des tournées. Au Super étoile, on n’est pas payé par fin du mois. C’est nous qui avions demandé d’être indépendants. C’est pourquoi, c’est en fonction des prestations que nous sommes payés. Et c’est plus rentable.

    Donc Youssou Ndour ne vous a pas laissé tomber ?
    Non, Youssou Ndour ne m’a pas laissé tomber. Mes relations avec Youssou Ndour sont au beau fixe. Il n’y a aucun problème. Il m’a dit reposes toi, tu n’as plus rien à prouver et tu seras payé. D’ailleurs, il me tient ce discours depuis 20 ans, seulement c’est moi qui refusais d’être payé sans travailler. Et puis, ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que Youssou Ndour ce n’est pas la musique qui nous lie, nous sommes des parents. Il est mon neveu, sa mère est ma cousine. Donc des nuages ne peuvent pas exister entre nous. Les gens parlent simplement.

    Il se dit aussi que les autres artistes vous auraient abandonné?
    Pas du tout, j’entretiens toujours les mêmes relations avec les artistes. Mes amis musiciens restent toujours mes amis. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle je continue à sortir, chaque soir à partir de 19 heures, parce que ces rencontres je ne peux pas m’en priver.

    Qu’est ce que Ouzin Ndiaye a gagné avec la musique qu’il a préféré à la fonction publique ?
    Je ne me plains pas.

    Vous êtes en location là où vous vivez, vous n’avez même pas de maison ?
    Oui je suis en location. Mais j’ai une maison. Elle est en construction. Elle est à Keur Massar. C’est un terrain de 200 m2 qui est en chantier.

    Avez-vous une voiture ?
    J’en ai eu 4. Mais présentement, je n’ai pas de véhicule. Quand je sors, je prends un taxi et quand je sors de Dakar un ami me prête sa 4×4. Je ne peux pas conduire d’ailleurs.

    Nombreux sont ceux qui sont dans votre cas, mais ils ont des chauffeurs ?
    (Rire). J’ai eu des véhicules dans ma vie.

    Avec tout le temps que vous avez fait dans la musique, n’avoir comme patrimoine qu’une maison en construction et vivre en location, ce n’est pas triste comparé à tout ce que vos collègues collectionnent comme biens ? 
    Je rends grâce à Dieu. La location, c’est avec mon argent que je la paie.

    Vous êtes au crépuscule de votre carrière et les fins de carrières riment généralement avec galère pour les artistes. Ça ne vous cause pas de soucis ?
    Je ne connais pas de difficultés. Heureusement, on a été bien structuré au Super étoile et il y a la retraite. On a tôt pensé à ça. Mais moi, je ne vais jamais raccrocher. Tant que j’aurais la voix, je continuerais à faire la musique jusqu’à la mort. Je continue à répondre à des formations qui m’appellent souvent.

    Certes il y a la volonté divine, mais il se dit que votre penchant pour l’alcool n’est pas étranger à vos soucis de santé ?
    Les gens parlent toujours. Mais ce n’est pas la vérité. La paralysie et le diabète que je traîne sont une affaire de famille. Mon cousin Assane Ndiaye a les mêmes soucis de santé que moi. Mais au Sénégal on parle toujours.

    Mais avec votre maladie, vous avez quand même arrêté définitivement l’alcool ?
    Il faut le faire, surtout quand on est diabétique. Je suis obligé. Même mon médecin m’a dit, en France, que l’alcool ne rime pas avec ma maladie. Mais le problème, c’est que dès qu’on entre dans un bar, les gens pensent automatiquement que c’est pour boire de l’alcool. Actuellement s’il y a un truc que je n’ai pas arrêté et que je veux vraiment arrêter, c’est la cigarette. Entre 19 heures, l’heure où je me réveille, et quand je me couche, je fume plus de la moitié d’un paquet de cigarettes.

    Pratiquez-vous mieux votre religion comme on a tendance à le voir quand les gens sont malades et prennent de l’âge ?
    Oui je pratique mieux ma religion maintenant. D’ailleurs, je suis parti à la Mecque. J’ai aussi envoyé à la Mecque mes sœurs et ma femme.

    Mais aller à la Mecque doit rimer avec repentir?
    Je suis parti à la Mecque, mais la Mecque ne change pas la personne, elle fait juste changer de nom. On reste la même personne. Nombreux sont les El Hadji qui se comportent comme ils veulent. On en voit tous les jours. Ce qu’il faut savoir, c’est que Dieu ne s’intéresse qu’à la foi des fidèles, ce qu’ils ont dans le coeur.

    Parlez-nous de Baye Waly, votre tube fétiche ?
    Baye Waly est un morceau qui représente beaucoup dans ma carrière. Il m’a donné la gloire. C’est un tube fétiche. Quand on parle de Ouzin Ndiaye, on pense toute suite à Baye Waly. C’est un ami que je chante, un grand ami. Il s’appelle Waldiodio Ndiaye, il était inspecteur des impôts. Quand Baye Waly est sorti, il a été mis au placard à son ministère. Il n’avait plus de bureau. À l’époque, quand tu chantais quelqu’un, les gens se disaient qu’il était riche. C’était en 84, il faisait bon vivre dans le pays. Je l’ai chanté en quatre versions dans quatre cassettes.

    Vous avez dû lui soutirer beaucoup, parce que vous l’avez tellement chanté, pendant un demi-siècle ?
    (Rire) C’était un grand ami. Maintenant pour chanter Baye Waly, faut qu’on me paie.

    Ah bon ?
    La dernière fois que je l’ai chanté. C’était à une soirée de la fondation Youssou Ndour. Il m’avait payé 500 000 francs. Il y avait Thione Ballago Seck et Omar Pène qu’il avait invité et on l’a chanté ensemble.

    Donc c’était le cas, il payait ?
    Oui c’était le cas, on ne chantait que les gens riches.

    L’instabilité qui caractérise aujourd’hui les couples des artistes, qu’est ce que vous en pensez?
    Le mariage est un sujet tellement complexe qu’on ne peut jamais parler de ceux des autres. Mais moi, en ce qui me concerne, j’en suis à 29 ans de mariage. Je n’ai aimé qu’une seule femme toute ma vie et les choses se passent le plus normalement du monde.

    Ça n’a donc rien à voir avec le fait d’être artiste ?
    Non du tout ! Je vous dis, j’ai fait 29 ans de mariage. Et on se porte bien. Comme je vous le dis, c’est une cuisine interne entre les deux conjoints, les problèmes eux seuls le savent. Mais ce dont je suis convaincu, c’est qu’on peut être artiste et avoir un mariage accompli qui résiste au temps. J’ai fait 29 ans de mariage et il y a tant d’autres, Pène, Mbaye Dièye, Thione… D’ailleurs, ce dernier quand il me taquine pour me dire quand vas-tu chercher une seconde femme, je lui réponds toujours j’ai une Kiné chez moi, pour parler de son épouse.

    Comment s’est fait la rencontre avec votre femme ?
    C’était à Saint-Louis, lors d’un concert. On avait logé chez elle. Moi, ma femme, c’est mon mari. J’ai connu ma femme en une semaine. Je l’ai marié dans la semaine et elle a rejoint le domicile conjugal dans la semaine. Tout s’est fait dans une seule semaine.

    Comment ça, parce qu’à cette époque les artistes n’étaient pas les mieux vus dans la société et nombreux étaient les parents qui ne voulaient pas donner leurs filles en mariage ?
    Quand nous étions partis voir sa famille, son père nous a demandé l’objet de notre visite, il nous a demandé ce que je fais comme travail et qui sont mes parents, quand je lui ai dit que je suis le neveu de Samba Diabaré Samb, il s’est trouvé qu’ils ont des liens de parenté, il m’a demandé d’amener mes parents, ma mère et mon frère sont partis le voir, et il a scellé le mariage sur le champ. Et depuis, tout se passe bien. Mais ma femme, elle est exemplaire. Je l’appelle mon mari. Parce que tout ce qu’elle tire de son commerce, elle le pose sur la table pour me demander qu’est ce qu’on en fait. Ce qui est rare chez les femmes. Présentement, elle est en Italie pour son travail.

    Dans les concerts, votre regard n’est jamais tombé une seconde fois sur une femme qui vous a crevé l’œil ?
    Non, ma femme est la seule femme que j’ai aimée de ma vie. Pourtant, elle me taquine souvent pour me dire pourquoi tu ne cherches pas une seconde femme. Mais je lui réponds toujours en lui disant, trouve-moi en une. Et puis, à quoi ça sert d’avoir deux femmes ? Moi, je n’en vois pas l’utilité. Celle que j’ai me suffi amplement.

    Quels sont vos rêves aujourd’hui pour ne pas dire vos projets?
    S’il y a une chose qui me tient à coeur, c’est d’aller une seconde fois en pèlerinage aux lieux saints de l’Islam, avant que je ne quitte ce monde. Je souhaite aussi bien encadrer mon fils cadet, il veut faire de la musique, je veux le lancer, guider ses premiers pas, être son manager, l’accompagner.

    Est-ce qu’il a commencé à chanter?
    Pas carrément. Présentement, il est à l’école. Il fait la classe de terminale. Pour le moment, je lui cherche une formation pour apprendre la musique, la routine. On ne peut pas se lever un beau jour et faire la musique, c’est un art, il faut l’apprendre.

    Propos recueillis :Birane LO & Ramatoulaye BA

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    Pourquoi pas lui ? Au bout de son (presque) message à la Nation, Youssou Ndour  laisse la saveur d’un ton messianique. L’originalité de « Fekke ma ci boole » est un remix de trouvailles ayant déjà peuplé le champ politico-médiatique.

    En 1998, le Forum civil avait initié des rencontres dans la Salle de Conférences du Cesag, à Dakar. Les têtes de listes, pour les législatives, venaient exposer leur programme. L’actuel président de la République en faisait partie. Deux ans plus tard, Sud Fm offrait une plateforme d’échanges entre les candidats à la Magistrature suprême et les électeurs sénégalais. Co-animée par nos brillants confrères Birima Fall et Ndiaya Diop, l’émission « Xel Xelli » était un grand moment d’échanges. C’est dans ce cadre délocalisé des studios de la première radio privée du Sénégal que le président Abdou Diouf a réitéré sa ferme détermination à se soumettre au verdict des urnes. C’est sur le même plateau que l’actuel chef de l’Etat sénégalais a opposé ses réserves sur la sincérité d’un tel engagement. Il ne voulait surtout pas donner un chèque en blanc à cet establishment que le journal de son camp politique, « Sopi », avait appelé, en 1988, « la machine à frauder ».  Cette année, le Mouvement Y en a Marre est doublé, lui qui avait prévu d’auditionner les candidats afin de permettre aux Sénégalais de s’imprégner de leur programme. Enfin,Benno Alternative 2012, une dissidence soft d’un Bennoo qui peine à aborder la question de la candidature unique, prévoit des auditions avec les candidats potentiels.

    Et arrive « Fekke ma ci Boole », le mouvement de Youssou Ndour, paré de son « originalité » et de son « identité » au son de déjà entendu ! L’extinction de voix aura duré près d’un an. Entretemps, la TFM a commencé ses émissions et s’est positionnée sur le paysage médiatique, à en croire un sondage réalisé par l’Institut BDA. C’est « un espace d’expression libre et démocratique, le plateau du peuple sur lequel les candidats pourront présenter leur programme aux Sénégalais, selon son président, Youssou Ndour lui-même. Le critère de base est donné : « intégrité sans faille ». Selon lui, « la Magistrature suprême est à ce prix ». Et You s’en explique : « Nul ne peut plus gouverner à sa guise, en toute impunité… »

    Le ton est messianique par endroits, surtout au moment de passer de sa musique à sa nouvelle partition politique. Frantz Fanon et sa célèbre citation sur le devoir des générations remorquent le propos du lead-vocal du Super Etoile et Président du Conseil d’Administration du Groupe Futurs Médias : « Pour ma part, la cause est entendue. Nous allons vers des lendemains incertains et il ne faut pas laisser la situation se détériorer davantage… Si ma musique est la voix des opprimés, des enfants, des orphelins, j’entends faire du Disso la base de mon action… »

    Il le répète : « Je suis aux côtés du peuple, pour son bien-être » Non sans oublier de nous servir ce « Mes chers compatriotes ! » Ne vous y méprenez pas ! Ce n’est pas le président Wade. C’est du You, en toute responsabilité, sur la TFM ! Et pourquoi pas lui ?

     

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    L’artiste-musicien sénégalais Youssou Ndour promet de s’engager dans ‘’une dynamique nouvelle’’ l’engageant à faire en sorte que plus personne ne gouverne le Sénégal à sa guise en toute impunité.

    ‘’Si mes chansons se sont toujours voulu la voix des enfants, des opprimés, des oubliés et de la justice, désormais j’entends évoluer dans une dynamique nouvelle : le +disso+ (entente, en wolof). J’évoque le +disso+ parce qu’il nous parle, défend nos valeurs, et nous met en harmonie avec les différents secteurs économiques, les acteurs politiques et les populations’’, a affirmé Ndour.

    ‘’Mon engagement est de faire en sorte que nul ne croit qu’il peut faire ce qu’il veut de notre pays ; que nul n’estime qu’il peut gouverner à sa guise en toute impunité une fois qu’il sera installé dans ses fonctions de magistrat suprême de notre nation’’, a-t-il encore dit dans un discours lu sur les antennes (radio et télévision) du groupe Futurs médias dont il est le président-directeur général.

    ‘’Je suis prêt à respecter mon engagement auprès de mes compatriotes et à me défendre contre toute attaque. Je suis résolu. Je m’engage à l’accompagner dans ses choix, sur la voie du développement et de la paix.’’

    ‘’C’est pourquoi, a-t-il expliqué, j’ai créé le mouvement Fekke Ma Ci Boole. […] Fekke Ma Ci Boole a son identité propre. Il est la face des Sénégalais. Fekke Ma Ci Boole est un espace d’expression libre et démocratique’’, a-t-il expliqué. Il avait créé ce mouvement au moment où il était en désaccord avec le pouvoir quand ce dernier refusait de lui accorder une fréquence de télévision, il y a plus d’un an.

    Aujourd’hui, Youssou Ndour définit ce mouvement comme ‘’un forum [qui] se veut le plateau du peuple sur lequel hommes et femmes politiques, candidates et candidats à la présidentielle de 2012 pourront présenter leurs programmes aux Sénégalais’’.

    En Francais

    En Wolof

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    Ce n’est pas à Youssou Ndour que l’on va apprendre l’art de battre le tempo. A six mois de la présidentielle, la méga-star, de retour d’une tournée au Kenya pour lancer un appel à la solidarité internationale en faveur des victimes de la famine dans la Corne de l’Afrique, se remet dans le bain politique local.

    Sitôt enlevé son costume d’ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef, il endosse à nouveau ses habits de leader du mouvement citoyen « Fekke Ma ci Boolé ».

    Les états-majors électoraux font leur mise en train et c’est la course aux grands électeurs. C’est dans ce contexte que le lead-vocal du « Super Etoile » a décidé de poser des actes forts cette semaine à travers une première déclaration solennelle que nos sources disent imminente. Youssou Ndour avait très vite précisé qu’il ne se lancera pas dans la course vers le palais. Or, les discussions entre société civile, partis politiques et mouvements citoyens sont enclenchées et il serait de mauvais ton de venir emboucher après d’autres, les trompettes de la nécessité de changer. Son silence avait été interprété de façon humoristique quand même, lorsque après avoir obtenu son signal pour TFM, on avait cru que « Fekké mo ko ci bollé », mais que « télé moko ci guénné ».

    Dans ce moment déterminant de la vie politique sénégalaise, les leaders d’opinions sont attendus au coin de bois et leurs paroles scrutées comme lune après ramadan. Certes, Youssou Ndour a exclu toute possibilité de se présenter, mais il compte surfer sur l’air du temps, plutôt en faveur d’une certaine impertinence de ton de la part de nombre d’entre eux.

    Mais, précision de taille, il n’entend nullement assister de loin aux joutes électorales. Et, même si, d’après nos informations, la position de Youssou Ndour ne devrait pas plaire au pouvoir de Me Wade, il n’en demeure pas moins qu’il ne devra pas mettre en péril son avenir industriel, lui qui souhaiterait voir son groupe s’enrichir de nouvelles branches notamment dans les télécommunications. Alors … Funambule ou intrépide ? Simplement citoyen comme son mouvement lui ferait le plus grand bien populaire. Il a toujours eu le sens du ryhme, du bon tempo et de …la mesure.

    nettali.net

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    Le Sénégalais Moh Dediouf prendra part à la finale de l’Afro Music Awards, prévue le 24 septembre à New York, annonce un communiqué transmis à l’APS.

    Moh Dediouf a déjà reçu aux USA sa 1 ère distinction à l’occasion de l’International Song Writing Competition, selon la même source ajoutant qu’il est aussi le 1er artiste sénégalais/francophone à obtenir le 1er prix dans la catégorie Musique du Monde face à plus de 15000 artistes participants.

    Les plus grands artistes africains tels que Tiken Jah Fakoly, Asa, Angelique Kidjo et Youssou Ndour participeront au concours dans diverses catégories, souligne le communiqué.

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    Après s’être hissé à la tête des médias sénégalais (TFM, RFM et l’Observateur), le groupe Futur Médias veut se lancer dans les télécommunications et se déclare candidat à la soumission pour l’attribution de la quatrième licence de téléphonie au Sénégal. C’est le président du groupe, Youssou Ndour, qui en a fait la révélation dans un entretien qu’il a accordé au quotidien l’Observateur.
    « Futurs Médias va se positionner pour la 4ème licence de téléphonie au Sénégal », a révélé Youssou Ndour. « Nous sommes des Sénégalais. Pourquoi accepter qu’on donne certaines choses aux autres ?», s’interroge la star mondiale. Avant d’ajouter qu’il est capable de réunir la somme requise. « Mon ambition est d’avoir une multinationale et je compte partager cela avec tout le groupe », conclut-il, tout en n’excluant pas de s’ouvrir à la sous-région.

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    Une Viviane très décontractée pour une déclaration de flamme sur un ton quelque peu badin. C’est l’histoire d’un plateau de la 2STV. Thione Seck, le crooner, s’est aussitôt mis sur la défensive.

    Thione-seck-viviane
    Dans la famille Ndour, il y a Aby, artiste-chanteuse et fan de Thione Seck. La frangine de Youssou a dit publiquement son admiration pour le crooner. Celui-ci, pour lui rendre la politesse, compose une belle chanson en son honneur. Et puis, il y a «le Roi du Mbalakh», souvent opposé au papa de Waly Ballago dans une rivalité dont personne n’arrivait à cerner les causes réelles.
    La réconciliation a eu lieu avec You. En tant que cadet, le lead vocal du Super Etoile a fait les premiers pas. Il s’est rendu chez son aîné en compagnie d’amis et de très proches collaborateurs. Bercy a été la scène de cette paix retrouvée entre deux ténors de la musique sénégalaise. La chanson «Ndiadiane Ndiaye», retravaillée avec un nouveau texte, a été entonnée par You et Thione.
    Dans cette famille Ndour, il y a aussi un producteur qui suivait de très près la carrière de son épouse, Viviane Chidid Ndour. Après un divorce, le couple s’est formé à nouveau, sur initiative de l’aîné, You. Une nouvelle séparation est intervenue, il y a quelques semaines. Les supputations vont bon train sur les prétendants de la pimpante artiste. Blague ou déclaration d’amour in fine ?
    Ce mercredi, sur le plateau de la 2STV, la chanteuse, après avoir fait un play-back de son tube «Waaw», a dit «oui» Thione qui, pour les besoins du format de cette spéciale Korité, s’est engagé dans une séance de questions-réponses, aux côtés de l’animatrice Keb’s Thiam. «As-tu un époux ?», demande le chanteur. Réponse : «C’est toi que j’aime !» Ah oui ! Le ton est badin, mais Thione se met sur la défensive.
    Viviane précise : «Papa Thione, je l’admire au point de l’aimer !» Apprenant que le crooner de Tata Kiné Diouf se produit au Penc-mi, l’interprète de «Kumu nexul» et «Champion» lui donne rendez-vous pour plus tard. Avis de Thione : «Pour Viviane, je l’invite à se produire en soirée spéciale dans cette boîte !» Pour une blague, c’est parfois osé !

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    Le leader du Super Etoile et icône mondiale de la musique veut que les fils d’Afrique qui gagnent bien leur vie mettent la main à la poche pour venir en aide aux victimes de la famine dans la Corne de l’Afrique. Youssou Ndour était l’invité Afrique de la radio mondiale. 

    La star sénégalaise, connue pour son engagement dans l’action humanitaire, a aujourd’hui réagi face à l’insuffisance de la mobilisation en faveur des victimes de la famine dans la Corne de l’Afrique. Jeudi dernier, lors de la conférence de l’Union africaine consacrée à la crise alimentaire dans la Corne de l’Afrique, la plupart des chefs d’Etat étaient absents. ‘Les chefs d’Etat africains pensent toujours, pour des problèmes en Afrique, que c’est l’Occident qui doit décider. Or, c’est tout à fait le contraire. C’est ça qui est dommage et c’est ça que je voudrais que ça change’, a soutenu, hier, Youssou Ndour, qui était l’invité Afrique sur les ondes de Radio France internationale (Rfi).

    Youssou Ndour a aussi pointé du doigt l’attitude des Occidentaux. ‘Quelle que soit leur politique d’austérité au niveau local, des millions de gens sont menacés dans cette partie de l’Afrique et je crois qu’il n’y a pas plus urgent que cela’, a-t-il déclaré. Pour lui, certains faits justifient ce comportement des Européens. ‘On sait que la Somalie est un pays musulman, qu’il entretient des relations avec la Chine et c’est un pays de pétrole…, mettons tout cela de côté et agissons pour le bien de tous’, a indiqué l’artiste.

    La situation dans la corne de l’Afrique n’est pas une fatalité, selon le chanteur. Youssou Ndour estime qu’ensemble, les Africains peuvent relever le défi. Le musicien compte sur la solidarité de tous pour changer la donne. ‘Le continent à des fils un peu partout dans le monde et chacun peut apporter quelque chose ; que ce soit dans le milieu du show biz ou du sport. Les gens qui gagnent beaucoup, il faut qu’on se retrouve pour essayer d’apporter notre participation’, a soutenu, hier, l’invité Afrique de Rfi. Selon lui, il ne faut pas aller vers des matchs de gala ou de concert humanitaire, mais que les gens mettent la main directement à la poche.

    Le lead vocal du Super Etoile, qui s’engage aussi sur le plan politique, a réitéré son souhait de voir le président Wade renoncer à son troisième mandat. Le chanteur compte reprendre ses activités citoyennes au mois de septembre.

    Fatou K. SENE (avec Rfi)

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    Les célébrités, sous les feux de l’actualité, ne se placent plus derrière le rideau de pudeur. Ils se mettent devant le voile pudique ou y sont placés, malgré eux, par les médias. Le star-system est en marche avec ses revers.

    Star

    Il y a une vingtaine d’années, le journal «Le Témoin» s’est retrouvé devant la Justice. Un face-à-face avec le juge pour s’expliquer sur l’amer encre d’un article sur les mœurs d’une artiste-chanteuse. Le journaliste, dans son intime conviction, révèle que la jeune star a eu une enfant avec un arrangeur-producteur. S’estimant blessée dans sa dignité, l’artiste a confié ses frustrations au Droit sénégalais. La diffamation est établie par le juge. Le procès a fait grand bruit.

    La semaine dernière, une autre star naissante de la scène musicale sénégalaise a été citée dans une affaire de mœurs. Le mot de début n’a pas été donné par un journaliste, du moins dans la dimension «grand public». Mais un collègue artiste a vendu la mèche à travers un démenti publié par le quotidien «Le Pays». Doudou Ndiaye Mbengue, flanqué d’une de ses épouses, est formel : «Je n’ai pas engrossé Amy Collé Dieng !» Questions : la chanteuse est-elle en état de grossesse ? Est-ce une simple invention (encore) d’une «certaine presse» ? L’histoire ne le dit pas.

    Entre deux séquences temporelles, la place des histoires de mœurs dans la chanson bouge. Il y a une banalisation des faits naguère gardés jalousement ou suscitant stupeur et indignation dans l’entourage. Les stars s’exposent dans les pages peoples. Le feuilleton le plus retentissant est celui du mariage entre Waly Seck et le mannequin Sokhna Aïdara. Une affaire de célébrités ? Que non ! estiment des internautes qui trouvent dans ce concert de révélations-démentis un canal de promotion pour un débutant en mal de reconnaissance à l’ombre du pater. D’autres, plus enclins à plaider la pudeur, s’indignent de la mise à nu, sur la place publique, de la vie de couple. Une affaire d’escapade pendant une lune de miel, avec un deuxième homme du couple, cela fait forcément fausse note. Beaucoup se sont émus de l’irruption d’un «Gambien» dans le bonheur des deux jeunes gens. La presse a étiré le serpent de mer. Puis, un paparazzo paie pour tous les lorgneurs dans le trou de la serrure : «laissez-nous vivre notre amour !» Ce n’était pas du chocolat chaud à savourer pour le pauvre reporter dans l’enceinte luxueuse d’une pâtisserie de la place.

    Flash et cachotterie ne font pas bon ménage…

    Youssou Ndour a eu un problème similaire dans une boîte des Almadies avec un autre reporter photographe. A en croire certains témoins, il n’y avait pas de quoi déclencher un coup de flash. D’autres ont vu, dans la poussée d’humeur du «Roi du Mbalakh», une réaction excessive, surpris qu’il a été dans une posture peu à l’avantage de son image d’éducateur s’étant réalisé dans les épreuves et à force de travail. You, qui a toujours réussi à protéger son premier ménage, s’est retrouvé sous les feux de l’actualité à l’occasion de son divorce ou, par la suite, lors de ses tête-à-tête avec sa nouvelle épouse. Il a craqué quand, rendant visite à sa maman, un reporter-photographe a cherché le bon angle de tir. Une dispute qui a fini au tribunal entre des employés de Wal Fadjri et des membres de la famille Ndour.

    La loge des indiscrétions intimes

    Titi se retrouve toujours dans les «indiscrets» de la presse. Une relation amoureuse avec l’avant-centre de l’équipe nationale de football du Sénégal est évoquée. L’interprète de « Love you » aurait même affirmé ne pas être prête pour convoler en justes noces avec Papis Demba Cissé. Une curiosité subsiste : d’autres sources ont avancé que l’artiste, mis au parfum des dires de la presse, aurait soutenu regarder le footballeur de haut. Qui croire ?

    Dans la loge d’à côté, une autre diva observe le spectacle des films de ses divorces : la saison 2 du désamour Bouba Ndour-Viviane… Chedid ! C’est un vrai tourbillon de «scoops» : tantôt une autre célébrité du monde de la mode serait l’objet du courroux de l’époux, tantôt une dame du même milieu professionnel, par ailleurs animatrice ou, enfin, une danseuse qui aurait trahi un secret… Cette fois-ci, le point de rupture est profond. Les relations professionnelles n’ont pas survécu à la fin de l’idylle. Pour le premier divorce, le producteur était le chantre de la dichotomie travail/amour.

    La chanteuse a fait un tabac avec «Wooyayoy» avec des hits comme «Fima Tollu», «Waaw», «Kumu neexul»… Une autre diva qui a fait un tabac, c’est Coumba Gawlo Seck, avec «Ma djinn». L’un des meilleurs albums de sa carrière et de la cuvée 2010-2011. Peu en ont parlé. Pourtant, la gâchette des journalistes va à une vitesse supersonique sur la question matrimoniale : à quand le mari ? Le démenti sur une relation avec une figure du Patronat n’y fait rien. Dur d’être star ! Adiouza doit ressentir cette rançon de la célébrité dans une affaire privée qui engagerait… sa sœur !

    Entre deux âges, Fatou Gueweul et Mapenda Seck ont droit à leur temps d’exposition médiatique. C’est la fin des envolées lyriques sur une renaissance amoureuse de part et d’autre, sur fond de piques lancées au tonitruant Mbaye Guèye. Ce n’est plus le temps des confessions sentimentales dites à haute voix : «Bakh Yaye» et «Kheweul». Comme dans la relation Bouba-Viviane, il est question de biens matériels qui changent de mains à la suite des cœurs. Une séance d’exorcisme en public, sous les chuchotis paradoxalement trop bruyants de la presse

    Le vacarme public est le prix de la célébrité. Alioune Mbaye Nder en a fait l’expérience. Pour une affaire de sous…

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