XALIMANEWS : Des agents du ministère de l’Environnement et du Développement durable et d’autres corps des forces de défense et de sécurité ont entamé lundi à Thiès, pour deux jours, un atelier de renforcement de leurs capacités en techniques d’investigation criminelle, et en procédure liée aux infractions d’ordre environnemental.

Ce séminaire financé par l’Union européenne, avec l’UNOPS comme partenaire de mise en œuvre, est organisé en prélude à une tournée nationale à travers toutes les régions du pays.

L’adjoint au gouverneur, Mbassa Sène en présidant l’ouverture de la rencontre qui prend fin mardi, a dit toute l’importance de l’éthique et de la déontologie pour les agents « chargés de lutter contre les infractions qui affectent nos ressources ».
Cette formation vise à améliorer les compétences des agents du ministère de l’Environnement et du Développement durable, des agents d’autres corps comme la gendarmerie, la police, les agents des parcs nationaux, agents des eaux et forêts, la direction des aires marines communautaires protégées, les autorités judiciaires.

Il s’agit de permettre aux participants de « se familiariser avec les techniques d’investigation criminelles et autres éléments de procédures afin de faire en sorte que les infractions contre l’environnement ou la législation sur l’environnement soient sanctionnées de manière efficace, mais également en respectant la procédure, afin (d’éviter les cas de) nullité », a expliqué Bouna Manel Fall, conseiller technique du ministre en charge de l’Environnement.
Aussi, les acteurs en charge de cette lutte seront-ils dotés de l’ensemble des moyens procéduraux permettant de « traquer la délinquance verte ou l’éco-mafia qui a pris les contours d’un crime organisé, de par ses méthodes et de par l’amplitude de l’atteinte au patrimoine commun ».
Cette session de formation répond à trois enjeux, d’ordre juridique – avec l’actualisation en cours du Code forestier, suite aux évènements de Boffa -, éthique et économique, a noté Bouna Manel Fall.

Les infractions contre l’environnement représentent « 30% du commerce mondial, générant entre 70 et 213 milliards de dollars, rien que pour le trafic d’animaux et de produits forestiers », a-t-il dit, citant une étude d’Interpol.
Ce qui classe ce type de trafic au quatrième rang mondial après le trafic de stupéfiant, la contrefaçon et le trafic d’êtres humains.

Les autorités du pays veulent « de manière résolue », faire face aux crimes contre l’environnement, a assuré l’officiel, selon qui, une série d’activités sont en perspective.

Outre un nouveau projet de code forestier adopté récemment en conseil des ministres, un sommet pour le pacte mondial pour l’environnement se tiendra à Dakar au mois de mai. Un forum régional africain pour le développement durable, ainsi qu’une conférence nationale sur le développement durable sont aussi en vue.

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