Au mois de Juin 2018, nous publiions un article titré: « Les chances du candidat Macky Sall en 2019 » dans les journaux en ligne « Dakaractu » et « Xalima ». Nous démontrions que le candidat Macky Sall exhibait les signes d’une victoire au premier tour de l’élection présidentielle de 2019. Aujourd’hui, ces signes deviennent plus visibles et persistants et nous confortent dans notre analyse. Une victoire au premier tour du candidat Macky Sall semble inéluctable. Encore une fois, nous interrogeons les chiffres. Eh oui les chiffres !

 

Certains, Urbi and orbi, arguent qu’un deuxième tour est inévitable. Ici, nous montrons qu’un premier tour est très plausible à travers une analyse de l’effritement de l’électorat de l’opposition et des résultats des parrainages.

 

Effritement de l’électorat de l’opposition

 

Un élément important, que nous pouvons noter, est l’élargissement de l’électorat de la majorité présidentielle, contrairement à celui de l’opposition. Nous observons un effritement de l’électorat de l’opposition depuis les dernières élections législatives de 2017.

 

Récemment, des leaders, connus pour leur ancrage dans l’opposition, ont rallié la coalition du candidat de BBY. Nous pouvons citer: M. Modou Diagne Fada de « Yessal » ; M. Abdoulaye Balde du « Parti union centriste du Sénégal » ; Mme Aissata Tall Sall de « Osez l’avenir » ; M. Ahmet Fall Braya du « Parti démocratique sénégalais » ; et M. Samuel Sarr du « Parti libéralisme social sénégalais».

 

D’autres partis, comme le Pvd, (Parti pour la vérité et le développement) comptent accompagner le candidat Macky Sall dans sa quête d’un deuxième mandat. De même, ceux de Maitre Ousmane Ngom et de M. Mamour Cissé aussi travaillent pour atteindre cet objectif. La liste est longue…

 

Ces leaders, par leurs actes, démontrent que M. Macky Sall est le meilleur candidat pour l’élection présidentielle de 2019. Ils attestent aussi que l’intérêt national prime sur l’intérêt personnel et qu’ils sont partisans d’idées nouvelles et de changements de paradigmes.

 

Au vu de leurs représentativités politiques, considérons que 50% de leurs électeurs – nous sommes généreux- votent pour le candidat Macky Sall, et que les autres 50% décident de ne pas suivre leurs leaders.

Si nous ajoutons, maintenant, le vote des Sénégalais issus des partis et mouvements favorables à la majorité présidentielle depuis les élections législatives de 2017 et non membres de la coalition Benno Book Yaakar (BBY), le baromètre du résultat des élections affiche une « pression » égale à Macky Sall.

Donc, l’agrégation de tous ces électorats, y compris de l’acquis de sa majorité présidentielle, issu des élections législatives, lui permet de franchir largement la barre des 50% plus une voix. (Reference à notre article ci-dessus). C’est une certitude. Nous vous épargnons les calculs.

Rappelons que l’acquis des 49.47% de 2017 est toujours présent. Toutefois, une variance à la baisse peut être notée, mais ces électeurs n’ont pas disparu. C’est, là, où nos camarades de l’opposition se fourvoient dans leurs analyses, car ils omettent cette donnée. Et, je cite notre «camarade» de l’opposition du parti Rewmi, Abdourahmane Diouf, d’habitude perspicace, qui affirme  dans le « Jury du dimanche » de Mamadou Ibra Kane du 3 février 2019 que : « Macky Sall ne peut pas passer au 1er tour » au soir du 24 février 2019 ; il poursuit : « c’est mathématiquement, statistiquement totalement impossible ». Désolé, Abdourahmane. Vous n’y êtes pas. C’est éminemment possible. Nous comprenons que vous êtes un juriste et que les arcanes de la mathématique et de la statistique peuvent vous paraitre obscurs.

 

Aujourd’hui, le nombre total des inscrits sur le fichier électoral s’élève à 6 682 075. Aux dernières législatives, ce nombre s’élevait à 6 219 446. Ce qui signifie que nous avons un croît de 462 629 inscrits. Peut-on prévoir que ces 462 629 votent tous pour l’opposition ? Absolument non ! Soyons généreux et projetons les mêmes taux des résultats des législatives (49. 47%) pour BBY à l’élection présidentielle de février 2019 ; cela veut dire que l’opposition et la majorité se partagent le vote de ces électeurs additionnels, quel que soit le taux de participation. Notons qu’un taux de participation de 100% n’est pas envisageable. Notons aussi que les primo- votants, dont certains politiciens et journalistes font référence comme une donnée spéciale, sont inclus dans ce nouveau total des inscrits sur le fichier électoral.

 

Analyse des résultats de parrainages

 

Les résultats des parrainages fournissent un autre angle d’analyse. Ceux-ci se chiffrent à 3 600 000 parrains pour la coalition BBY. C’est le moment de magnifier, ici, le travail titanesque de tous les leaders politiques, notamment les camarades Mohammed Boun Abdallah Dionne du pôle programmes et Aminata Toure du pôle parrainages. Limitons-nous simplement à ce nombre et n’incluons pas ceux de nos nouveaux alliés.

 

Mais ajustons ce nombre de 3 600 000 à 2 800 000 électeurs potentiels, en tenant compte des doublons qui peuvent exister et des parrains qui ne votent pas pour le candidat Macky Sall. Donc, prenons en compte ces paramètres pour minorer les résultats de la collecte des parrainages. Faisons des simulations très simples et examinons les résultats :

Total inscrits : 6 682 075

Scenario 1 :

Taux de participation : 50%

Votants : 3 341 038 (50% * 6 682 075)

BBY : 2 800 000

Taux de suffrages exprimés pour BBY (2 800 000/3 341 038) : 83.81%

 

Scenario 2 :

Taux de participation : 60%

Votants : 4 009 245

BBY : 2 800 000

Taux de suffrages exprimés pour BBY : 69.84%

 

Scenario 3 :

Taux de participation : 70%

Votants : 4 677 453

BBY : 2 800 000

Taux de suffrages exprimés pour BBY : 59.86%

 

Scenario 4 :

Taux de participation : 80%   (Exceptionnel dans le cas du Sénégal)

Votants : 5 345 660

BBY : 2 800 000

Taux de suffrages exprimés pour BBY : 52.38%

 

Comme on le voit, mathématiquement et statistiquement, les simulations montrent aisément une victoire quasi certaine du candidat Macky Sall, dès le premier tour. Depuis les élections législatives, l’électorat de l’opposition s’émiette au profit de la majorité présidentielle. C’est un fait indéniable ! La coalition BBY, par contre, poursuit sa stratégie de renforcement de ses forces ou, pour parler en termes politique, de ses bastions et travaille dans le sens d’un succès électoral dans les grands bastions électoraux tels que Dakar, Thiès et Touba qui constituent approximativement 45% du corps électorat du Sénégal et non la majorité. Ces bastions sont d’ailleurs acquis aux politiques du candidat Macky Sall avec son bilan plus qu’élogieux.

Il n’est point besoin d’introduire un cours en stratégie SWOT analysis- Forces, faiblesses, opportunités et menaces-, appliqué à la politique, pour comprendre la stratégie du candidat Macky Sall. Au soir du 24 février 2019, les Sénégalais ne briseront pas cet élan pour l’émergence qui nous positionne parmi les nations qui comptent. Et celui, qui peut nous guider dans cette direction, est bien le candidat Macky Sall.

Lux mea lex !

Ahmet Sarr

20 Commentaires

  1. Ahahahah ce mr sarr est trop amusant. Comme ca tu t’es pretends mathematicien ou quoi d’autres. Heureusement pour macky Sall qu’il n’a pas que toi pour convaincre

  2. Mr vous êtes ridiculissime avec vos supputations suppurées et vos statistiques.Il faut être aveugle et sourd pour ne pas voir cette défaite cinglante de MS entrain de venir.Et les partis qui avaient accompagné MS se sont fracassés en mille morceaux :le PS,Afp,la Ld,le Pit.Les partis que vous citez sont liluputiens et ceux qui les animent sont rénies par le peuple,Samuel Sarr,Gadio,et autres ne représentent rien.

  3. D’abord le titre est incompréhensible. Que veut dire « un premier tour est inéluctable »?
    Macky est minoritaire à Touba, Dakar et Thies donc il sera battu.

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