Suite à la promesse de l’Etat du Sénégal de payer, dans les 48 heures, aux enseignants du supérieur de l’Ucad les sommes dues au titre des heures complémentaires, le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève et plaidé pour un espace universitaire pacifié.

La section du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), en mouvement d’humeur depuis le 9 octobre dernier, a décidé de surseoir à son mot d’ordre de grève après l’annonce faite par l’Etat de payer les sommes dues au chapitre des heures complémentaires de l’année universitaire 2016-2017. Selon Alioune Dème, le chargé des revendications du Saes, cette nouvelle posture du syndicat n’est nullement un recul. « On ne pouvait pas reculer, car on avait des exigences légitimes qui étaient nécessaires pour la bonne marche de l’Ucad », a-t-il déclaré.

A l’en croire, « depuis cinq ans, les enseignants se sont beaucoup sacrifiés, en abattant un travail titanesque, jusqu’à ce qu’on en arrive aujourd’hui à une année quasi normale ». Mais, ajoute-t-il, malgré tous ces sacrifices consentis par les enseignants, « tout ce travail qui devrait être compensé n’a pas été fait avec les heures complémentaires des 1er et 2e semestres qui n’ont pas été payées ». C’est alors que le Saes « a tapé sur la table pour rentrer dans ses fonds », a-t-il expliqué.

Avec cette nouvelle donne, leurs mandants leur ont donné carte blanche à l’issue de leur assemblée générale « pour leur accorder 48 heures pour vérifier si la promesse de l’Etat est effectivement matérialisée d’ici cette date butoir », a-t-il fait savoir.

Sur ce, considérant que les autorités savent pertinemment que la sempiternelle problématique des heures complémentaires est « la résultante des effectifs pléthoriques de l’Ucad », qui a dépassé ses capacités originelles de 25.000 étudiants depuis très longtemps pour avoisiner les 100.000 aujourd’hui, « les heures complémentaires comblent le déficit d’enseignants que l’Etat se devait de recruter ». Aussi, « nous osons espérer ne plus vivre cette situation pour un climat social et un espace universitaire apaisés », a-t-il soutenu.

Le Soleil

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