Accusées de violences contre des civils, les autorités congolaises ont annoncé, samedi, avoir inculpé sept soldats en lien avec une vidéo diffusée en février, qui montrerait des militaires massacrant des villageois.

La justice militaire congolaise a annoncé, samedi 18 mars, avoir arrêté sept militaires accusés de crimes de guerre dans le centre de la République démocratique du Congo (RD Congo). Il s’agirait des soldats apparaissant sur une vidéo tournée dans un village du Kasaï-Central, largement partagée sur les réseaux sociaux en février, montrant des hommes en uniforme tirer sur des villageois, puis les insulter avant de les achever.

Le gouvernement avait qualifié la vidéo de “montage grossier”, avant de décider de mener des enquêtes “par précaution” face aux allégations persistantes de violations graves des droits de l’Homme attribuées à des éléments des Forces armées de la RD Congo (FARDC) dans le village de Mwanza Lomba (Kasaï central). “En rapport avec cette vidéo, nous avons mis la main sur sept suspects, tous éléments des FARDC, qui sont actuellement en détention”, parmi eux des officiers et des sous-officiers, a déclaré lors d’une conférence de presse le général-major Joseph Ponde, auditeur général des FARDC.

“De l’instruction entreprise, de l’exploitation de la vidéo et des descentes sur les lieux des crimes, les préventions ci-après ont été retenues à charge des suspects : crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par traitements cruels inhumains et dégradants et refus de dénonciation d’une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires”, a ajouté le général Ponde.

Accusées de violences contre des civils, les autorités congolaises ont annoncé, samedi, avoir inculpé sept soldats en lien avec une vidéo diffusée en février, qui montrerait des militaires massacrant des villageois.

La justice militaire congolaise a annoncé, samedi 18 mars, avoir arrêté sept militaires accusés de crimes de guerre dans le centre de la République démocratique du Congo (RD Congo). Il s’agirait des soldats apparaissant sur une vidéo tournée dans un village du Kasaï-Central, largement partagée sur les réseaux sociaux en février, montrant des hommes en uniforme tirer sur des villageois, puis les insulter avant de les achever.

Les trois provinces du Kasaï, en RD Congo
Le gouvernement avait qualifié la vidéo de “montage grossier”, avant de décider de mener des enquêtes “par précaution” face aux allégations persistantes de violations graves des droits de l’Homme attribuées à des éléments des Forces armées de la RD Congo (FARDC) dans le village de Mwanza Lomba (Kasaï central). “En rapport avec cette vidéo, nous avons mis la main sur sept suspects, tous éléments des FARDC, qui sont actuellement en détention”, parmi eux des officiers et des sous-officiers, a déclaré lors d’une conférence de presse le général-major Joseph Ponde, auditeur général des FARDC.

“De l’instruction entreprise, de l’exploitation de la vidéo et des descentes sur les lieux des crimes, les préventions ci-après ont été retenues à charge des suspects : crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par traitements cruels inhumains et dégradants et refus de dénonciation d’une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires”, a ajouté le général Ponde.

L’ONU sollicitée
Pour approfondir les investigations, “l’auditorat général se propose de requérir l’expertise exigée pour l’exploitation de données sur les téléphones cellulaires saisis, ainsi que l’exhumation de deux tombes localisées dans la périphérie de Mwanza Lomba”, a indiqué le général, afin “d’identifier” les victimes et de déterminer “le mode opératoire de leurs bourreaux”. L’auditeur général des FARDC a déclaré avoir sollicité l’appui de la mission de l’ONU en RD Congo (Monusco) pour la suite de l’enquête.

La Monusco s’est déclarée “préoccupée” suite à des informations faisant état d'”un nombre important de personnes tuées” en deux jours d’affrontements entre les forces de sécurité et les miliciens Kamwina Nsapu, dans un communiqué samedi. Elle ajoute que les forces de sécurité congolaises restreignent la liberté de mouvement des casques bleus.

Région du centre de la RDC, le Kasaï est le théâtre depuis septembre 2016 d’une rébellion née de la mort, en août, lors d’une opération militaire, du chef coutumier Kamwina Nsapu, entré en conflit avec le pouvoir central. Les violences y ont fait au moins 400 morts depuis septembre. Dans la même province, deux experts onusiens et leurs quatre accompagnateurs congolais ont été enlevés le 11 mars, et, depuis, sont portés disparus.

Avec AFP

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