La liberté d’expression est l’un des droits fondamentaux de l’homme et du citoyen. L’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 précise que « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression ». La démocratie est fondée sur la primauté du droit et l’exercice des droits de l’homme : chaque citoyen (qu’il soit membre d’un parti politique ou pas) a la liberté de pensée, la liberté d’affirmer des opinions contraires à la majorité et la liberté de porter des jugements éclairés sur la marche des affaires publiques.
Renoncer à cette liberté fondamentale, c’est perdre sa dignité et sa qualité d’homme. Le débat sur le 3éme mandat (un coup d’état constitutionnel en gestation qui se terminera par un cuisant échec) a prouvé aux sénégalais que les membres et partisans du régime de Macky Sall, à quelques exceptions près, sont des lâches et des froussards. En déniant aux membres du régime, le droit de s’exprimer sur le 3éme mandat, Macky Sall a transformé ses partisans en valets. Dans son « Discours sur la servitude volontaire », Etienne de la Boétie s’est demandé pourquoi certains hommes acceptaient volontiers de subir la tyrannie d’un homme alors qu’ils pourraient, refuser de s’y soumettre. Le désir d’être nommé par un décret présidentiel, la volonté de conserver les postes juteux et des privilèges et la « promotion du ventre » n’expliquent pas tout. Il y a au niveau des membres du régime, des hommes frappés d’une indignité congénitale et parfaitement aptes à la soumission.
Entre le relatif confort qui lui est garanti par son maître et sa liberté, l’esclave doté de raison et conscient de sa situation choisit la liberté synonyme de dignité.
Si le silence des membres du régime sur le 3éme mandat est synonyme de lâcheté, de froussardise et de soumission dans sa forme la plus abjecte, il n’empêchera pas aux sénégalais dignes de dire à Macky Sall, dont le nom est synonyme de mensonge et de félonie : « TCHAO PANTIN » en 2024 !
Car, malgré son âge avancé (59 ans), Macky Sall passe le plus clair de son temps à mentir aux sénégalais.

Seybani SOUGOU – E-mail : [email protected]

5 Commentaires

  1. Sougou..tu as tout dit..il saura que le Sénégal est un pays très particulier…référendum..o faut le dos rond, les présidentielles chahutées le dos rond malgré tout…mais l’affaire de 3e mandat…il y sera..c’est son destin..et ce sera le destin de plusieurs milliers de combatants dans l’ombre …polis, citoyens modèles..sans partis ni parti pris..qui attendent le jours.

  2. Sougou et toujours ses stupides sougoueries… Un prétendu 3e mandat est un non-événement qui n’intéresse que les guignoles paresseux qui ne veulent pas réfléchir sur les vrais problèmes du pays !

  3. Ah! l’Afrique des élites corrompues, des dirigeants sanguinaires, des renégats et traitres, éternels esclaves acquis à la solde de leurs maitres blancs occidentaux. Ceux là sont les premiers ennemis de leurs peuples qu’ils méprisent foncièrement en disposant d’un système cynique fait de brimades, d’oppressions et de crimes, dans les desseins sadiques de satisfaire leurs maitres.
    Il appartiendra aux peuples et au demeurant leurs jeunesses, de mener vigoureusement les combats citoyens, pour bouter hors du pouvoir et des centres de décisions ces ogres bourreaux de leurs peuples. Un changement total de paradigme est nécessaire, afin de libérer les esprits trop inféodés à l’occident de façon générale. Nous devons réaliser une synergie des forces patriotiques visant à conscientiser les masses populaires, en cultivant les valeurs patriotiques qui fondent un état autonome, indépendant.
    Renforcer les acquis démocratiques et promouvoir l’égalité des citoyens dans leurs droits. Il nous faut modeler un africain typique imbu de valeurs patriotiques, digne et conscient que le destin de ce continent est entre les mains de ses meilleurs fils. Sans cela nous continuerons toujours à adopter cette politique tentaculaire de dépendance vis à vis de l’occident, toujours déterminé à nous asservir, pour reposer ses intérêts économiques sur le dos de nos pauvres états.

  4. Espérons vivement qu’il saura raison garder pour ne pas s’abîmer et se flétrir dans cette mare à grenouilles.Notre réputation de bonne stabilité démocratique sera vouée irrémédiablement aux gémonies

  5. Pourquoi s’époumoner à propos d’un troisième mandat qui n’est conceptualisé que dans les esprits de ceux qui en font un fond de commerce hypothétique en oubliant les priorités urgentes du peuple ?
    Ce serait mal connaître le peuple SENEGALAIS dans sa majorité silencieuse et très réfléchi réfléchie. Ce serait aussi faire l’impasse sur la façon de fonctionner de ce majorité silencieuse.
    On dirait que ces gens qui s’alarment sur l’aboutissement ou la réussite de cet hypothétique troisième mandat, dont ils nous bassinent avec, ces gens là ont une lecture biaisée ou amnésique de l’Histoire politique de ce pays.
    Voilà comment ça a marche : cette majorité reste silencieuse, observe sans mot dire, laisse jazer et s’agiter et attend le moment fatidique.
    Quand ce moment arrive à son terme, elle réagit avec détermination et fermeté et prête à tous les sacrifices.
    Abdou Diouf l’a vécu en 2000, Abdoulaye Wade l’a vécu à deux reprises le 23 juin et à sa tentative de forcing en 2012. Et même Senghor y a goutté en Mai 1968 quand le pouvoir était dans la rue.
    Charles de Gaulle n’en revenait pas à la Place Protet actuelle Place de l’Indépendance.
    Donc inutile de nous fatiguer avec des discours boute-en-train à l’image de coups d’épée dans l’eau.
    On est silencieux, observateurs et déterminés quand le moment d’agir est opportun.
    C’est nous prendre pour des inconscients, ignorants, des moutons de Panurge taillables et corvéable à souhait que de nous déblatérer des directions à prendre quand notre constitution est violé. C’est pas parce qu’on est silencieux et économes de nos mots et énergie qu’on n’appréhende pas les défis en silence pour mieux conceptualiser notre proactivité face à ces manquements et écarts éventuels.
    De grâce attaquons nous aux urgences présentes sans extrapoler sur des hypothèses et éventualités. Nous, on avisera au moment opportun .
    Apprenez à mieux connaître ce peuple.

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