Depuis que la traque des biens mal acquis est lancée, il ne se passe pas deux jours sans que la presse n’apporte de nouveaux éléments concernant les enquêtes en cours. La divulgation de détails des auditions et des investigations des enquêteurs desserve plutôt qu’elle ne serve la Justice.
D’après des sources de La Tribune, proches des enquêtes, la distillation d’éléments judiciaires dans la presse indisposent ceux qui sont censés dire la justice « en toute sérénité ». L’affaire qui a suscité le plus de supputations reste celui du « volumineux dossier Karim Wade ». « Il y a beaucoup d’exagérations et d’information déformées qui ne font que discréditer les enquêtes en cours », affirment les interlocuteurs de nos confrères. Selon elles, si le but recherché c’est d’enfoncer davantage le fils de l’ancien président, cette manipulations de la vérité risque aussi d’avoir des « effets pervers ». « Pourquoi autant de bruits, autant de manipulations, si l’on est convaincu de la véracité des sommes faramineuses avancées ? La Justice a horreur des retentissements inutiles », soulignent-t-elles.
Le ministère de la Justice est inscrit au premier rang du banc des accusés. « Si vous remarquez la concordance des choses, vous vous rendrez compte que les infos viennent d’en haut », affirme La Tribune qui cite ses sources. Aussi, ces dernières demande-t-elles à la ministre de la Justice de « savoir raison garder comme le lui exige son rang ». Autres personnes indexées, dans la révélation d’éléments de l’enquête, l’adjoint du Procureur de la Cour de répression de l’enrichissement illicite, Antoine Diome, le ministre chargé de la Bonne gouvernance, Abdou Latif Coulibaly et le Conseiller financier du président de la République, Abdoulaye Fall.
nous sommes allergiques de l’info – Traques des biens mal acquis-