Dissolution de l’Assemblée nationale : Diomaye Faye face à une décision politique majeure le 2 décembre

Xalima
By
Xalima
2 Min Read

La perspective d’une dissolution de l’Assemblée nationale revient au centre du débat politique sénégalais. À moins de deux mois du 2 décembre 2026, date à partir de laquelle le président Bassirou Diomaye Faye pourrait exercer cette prérogative constitutionnelle, les interrogations se multiplient sur l’avenir des relations entre l’exécutif et la majorité parlementaire.

Lors d’un entretien accordé à RFI et France 24 le 24 septembre dernier, le chef de l’État n’avait pas exclu cette possibilité. Il avait toutefois précisé qu’une telle décision dépendrait du contexte politique et institutionnel, tout en affirmant vouloir privilégier l’intérêt supérieur du Sénégal.

Le débat intervient dans un climat de tensions entre la présidence de la République et une Assemblée nationale dominée par Pastef, le parti d’Ousmane Sonko. Les désaccords autour de plusieurs initiatives législatives alimentent les interrogations sur la capacité des institutions à travailler ensemble.

Ce lundi 12 octobre, Talla Sylla, président du mouvement TAWFÉEX, a appelé à une dissolution dès décembre. L’ancien maire de Thiès estime que de nouvelles élections législatives permettraient aux Sénégalais de se prononcer sur la configuration politique actuelle.

Mais cette perspective soulève une question centrale : une nouvelle consultation électorale modifierait-elle réellement les rapports de force à l’Assemblée nationale ?

Pour Bassirou Diomaye Faye, le choix demeure ouvert. Une dissolution constituerait une décision institutionnelle majeure, tandis que le maintien de l’Assemblée actuelle nécessiterait la poursuite du dialogue entre les différentes composantes du pouvoir.

À ce jour, aucune décision officielle de dissolution n’a été annoncée.

Share This Article
Leave a Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *