La nouvelle session parlementaire s’ouvre sous le signe du contrôle de la gestion publique. Le 13 octobre 2026, cinq propositions de résolution visant la création de commissions d’enquête parlementaire ont été annoncées à l’Assemblée nationale. Ces initiatives, portées par le groupe Pastef-Les Patriotes, concernent plusieurs dossiers ayant marqué le débat public sénégalais.
Le premier porte sur les conditions d’attribution, de transfert et de reprise de blocs pétroliers et gaziers, notamment dans les dossiers Petro-Tim, Kosmos Energy et Woodside. L’objectif annoncé est d’examiner les décisions administratives et contractuelles entourant l’exploitation des ressources naturelles.
Un deuxième dossier concerne le programme décennal de lutte contre les inondations. Les parlementaires pourraient être amenés à examiner les financements mobilisés, les infrastructures réalisées et les résultats obtenus. Une troisième initiative vise les fonds spéciaux de certaines institutions, notamment la Primature, le Conseil économique, social et environnemental et le Haut Conseil des collectivités territoriales.
Les deux autres propositions concernent les programmes financés par Banco Santander, dont plusieurs projets agricoles, numériques et d’électrification rurale, ainsi que la protection des données personnelles dans le cadre d’un accord sanitaire entre le Sénégal et les États-Unis.
Ces initiatives pourraient ouvrir une nouvelle séquence de contrôle institutionnel. Elles ne constituent cependant ni des conclusions d’enquête ni des preuves d’irrégularités.
Le Bureau de l’Assemblée nationale doit d’abord examiner leur recevabilité. La création effective des commissions dépendra ensuite des procédures parlementaires applicables. Leur crédibilité reposera sur la transparence des auditions, le respect des droits des personnes concernées et la publication de conclusions étayées.


























