Le Sénégal entame, ce mercredi 21 octobre 2026, trois journées de mobilisation sociale à l’appel du Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT). Prévu jusqu’au vendredi 23 octobre, ce mouvement intervient dans un climat de tensions autour du pouvoir d’achat, de l’emploi, de la protection sociale et du respect des engagements pris par l’État.
Plusieurs organisations syndicales ont annoncé leur participation, notamment dans les secteurs de l’enseignement, de la santé, de la justice et des transports. Les conséquences concrètes de cette mobilisation sur le fonctionnement des services publics restent toutefois à mesurer.
Face au mouvement, le gouvernement a adopté une position ferme. Lors d’un point de presse organisé lundi, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté, a rappelé l’obligation de respecter les procédures légales encadrant l’exercice du droit de grève.
Les autorités ont également annoncé des dispositions destinées à garantir la libre circulation des personnes et des biens ainsi que la possibilité, pour les salariés qui le souhaitent, de rejoindre leur lieu de travail.
Du côté syndical, les revendications portent principalement sur l’amélioration des conditions de vie et de travail, la sécurité de l’emploi et la mise en œuvre des accords conclus avec les pouvoirs publics.
Cette première journée constitue un test pour les organisations mobilisées comme pour le gouvernement. Le taux de participation, les établissements effectivement touchés et l’ampleur des perturbations devront être établis à partir de constats vérifiés.
À ce stade, aucun bilan national consolidé ne permet de conclure à une paralysie générale du pays.


























