La grève générale déclenchée ce mercredi 21 octobre place le secteur électrique sénégalais devant un impératif sensible : concilier l’exercice du droit de grève avec la continuité d’un service indispensable à la population et à l’économie.
À la demande de la direction générale de la Senelec, le gouverneur de Dakar, Ousmane Kane, a pris un arrêté portant réquisition de certains agents pour la période du 21 au 23 octobre. La décision, datée du 20 octobre, vise à maintenir les fonctions nécessaires à la fourniture d’électricité.
Le dispositif intervient alors que le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC) participe au mouvement social. Les désaccords portent notamment sur les revendications professionnelles et les engagements contestés entre représentants des salariés et direction.
La réquisition constitue un acte administratif dont la portée doit être appréciée à la lumière des textes applicables. Elle ne signifie pas, à elle seule, que l’ensemble des salariés est privé de son droit de grève.
Pour les usagers, l’enjeu est immédiat. Une interruption prolongée de l’électricité pourrait affecter les établissements de santé, les activités commerciales, les communications et les services essentiels.
La décision des autorités traduit leur volonté d’anticiper ce risque. Elle ne permet cependant pas de garantir l’absence de toute perturbation.
Le véritable bilan devra distinguer les agents effectivement réquisitionnés, la participation au mouvement et les éventuelles difficultés constatées sur le réseau.
Cette séquence pourrait durablement peser sur les relations sociales au sein de l’entreprise publique.


























