La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) « considère que l’Avis No. 4/2015, adopté le 20 avril 2015 par ledit Groupe de Travail, ne s’adresse ni aux avocats de l’Etat du Sénégal et, encore moins, aux militants des partis de la majorité présidentielle. En vérité, l’Avis est adressé à l’Etat du Sénégal dont le Président Macky Sall en est le Chef suprême ». Aussi, la RADDHO lance-t-elle « un appel pressant au Président de la République pour donner une suite appropriée à l’Avis rendu public par le Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention arbitraire ».
En effet, la réaction des camarades d’Aboubacy Mbodj faite suite à la requête en révision de l’Etat du Sénégal, requête au cours de laquelle « le Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention arbitraire a confirmé, dans une Déclaration rendue publique le 29 janvier 2016 à Genève, son Avis antérieur sur le caractère arbitraire de la détention de Monsieur Karim Wade ».
« En tant que Magistrat suprême d’un Etat de droit et, de surcroît, non membre permanent du Conseil de Sécurité, estiment les responsables de la Radhho, ignorer une recommandation d’un organe rattaché au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies constituerait un manquement injustifiable ».
Par conséquent, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) « invite le Chef de l’Etat à se conformer à l’Avis rendu public par le Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention arbitraire, conformément au Droit international des Droits de l’Homme ».
Pour rappel, la Raddho est une Organisation Non Gouvernementale ayant Statut spécial à l’ECOSOC aux Nations Unies, membre observateur à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) de l’Union Africaine.
ferloo