La déclaration de politique générale du premier ministre Amadou Ba a fait de long en large les priorités pour le nouveau gouvernement qu’il dirige. Cependant, un certain manquement attitre l’attention car cela reste perceptible dans la vie commune. Il s’agit entre autres de la corruption qui hante l’administration, les violences contre des manifestants et les rapports des organes de contrôle qui épinglent des hauts dignitaires l’État.
Cela aujourd’hui devrait être au cœur du débat public car la réalité de tous les jours montre des répressions. Des arrestations qui se multiplient on ne finira pas de les citer, la posture ambiguë d’un chef de l’État sur une question fondamentale ont alimenté le débat, tronqué une partie partie importante de ce que beaucoup attendait de cette déclaration de politique générale. L’assemblée nationale étant le lieu par excellence du débat contradictoire et du dialogue est rester sur sa faim par rapport à ces questions relevant de la démocratie. La quatorzième législature se veut inclusive et participative avec elle une certaine maturité politique qui permettra au Sénégal de nourrir sa démocratie. Parmis tant de questions celles-ci sont restées dans l’ombre en attendant que le chef de l’État lui même se prononce. On aura a souligné malgré son silence que sur la question de la troisième candidature, de proches collaborateurs du Président Macky Sall ont fièrement affiché leur volonté de reconduire le chef de la coalition Benno à la tête de la magistrature suprême. Et cela quoi que cela leurs coûte.