Les fuites concernant Donald Trump et sa gestion de l’épidémie de coronavirus se poursuivent. Alors que le New York Times a révélé le 7 avril des liens financiers entre le président américain et Sanofi, qui produit un médicament tiré de la chloroquine, des pressions seraient effectuées en coulisses pour éviter toute voix divergente dans la lutte contre la maladie.

Car un bon nombre de médecins en charge du dossier, et notamment le docteur Anthony Fauci, ne souhaitent pas prescrire la chloroquine avant que des études poussées n’aient été réalisées, pour éviter des complications et effets secondaires trop importants. Une vision opposée à celle de Donald Trump, qui a récemment répété : «qu’avez-vous à perdre ?», aux malades. 

Alors pour éviter que les dissensions ne s’affichent à nouveau devant les caméras, il aurait été demandé aux fonctionnaires de la santé de ne pas contredire le président selon Politico, qui s’appuie sur le témoignage anonyme de deux d’entre eux. Ils peuvent le faire lors des réunions, mais pas en public. 

Mais cela pose problème. Lors d’une réunion interne dimanche, le président a été prévenu d’un risque de complication cardiaque causée par la chloroquine pour certains patients, mais cela ne l’a pas empêché dans la foulée de continuer sa promotion du médicament devant les caméras. Des critiques sont également intervenues après des critiques de Donald Trump contre un inspecteur général, qui supervisait un rapport sur la difficulté des hôpitaux à gérer la crise en raison d’un manque de moyens. Le président s’est directement attaqué à l’inspecteur, assurant qu’il était politisé, et que son rapport était faux.

Cela illustre clairement les tensions qui peuvent exister en interne, et qui risquent de s’accentuer à mesure que la maladie gagne du terrain. Le 8 avril, 2.000 personnes sont mortes en 24 heures dans le pays, soit le pire bilan journalier dans le monde depuis le début de la pandémie. 

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