“La haine est leur loi, la vengeance leur programme.” Aucun antécédent ne peut justifier la proclamation publique d’un cruel bonheur tiré de la maladie ou de la mort de son prochain. Cette forme de réjouissance est simplement minable et ne peut que rétrograder dans les caniveaux son “bénéficiaire”.

Malheureusement, la vengeance et le désir de sang empoisonnent la victime ou supposée en lui pourrissant la vie face au malheur de celui qu’il considère comme son ennemi ou son bourreau. Chers amis, les calamités naturelles, les pandémies et même les grandes guerres savent bien faire des victimes sans discrimination.

Oh! Même les blessés et les prisonniers de guerre doivent être traités avec respect et humanisme. L’homme moderne l’a consacré dans ses textes à portée universelle. Nul n’est à l’abri de la férocité de Corona. Il ne s’agit pas d’une maladie propre à une race ou une classe sociale encore moins à une religion ou une idéologie politique. Elle est l’ennemie des peuples, de la liberté, du bonheur et du développement socio-économique.

Elle isole, éloigne, humilie, apeure, appauvrit et endeuille.

Les grands combats se mènent frontalement. C’est pourquoi les tortionnaires qui ligotent leur victime en la maltraitant en bande par l’acte ignoble et la sale parole prononcée par une bouche puante et sanguinolente n’ont jamais été respectés.

Face à Corona, nous devons faire bloc et nous soutenir solidement pour vaincre ce sournois virus vicieux qui a élu domicile chez nous. Après cette victoire, les autres combats partisans pourront être menés pleinement. Je ne suis pas pour l’impunité encore moins pour le “maslaha” qui fait le “massaleh” des délits, crimes et autres immoralités prouvés, mais je défend le sens des priorités et des urgences à prendre en charge en union de prières et dans la solidarité active. Après, on verra. On fera ensemble le nécessaire. Avant comme après tout, nous sommes un peuple dit de croyants ayant choisi de réguler nos relations entre humains par le recours à la foi et à la loi. Malheureusement, la politique est en train de tout foutre en l’air dans notre vie de peuple de la “teranga”.

La haine n’a jamais permis de réaliser des choses dignes de respect et de gloire. De grâce, ne faisons pas de la haine une loi et de l’injure un moyen préféré de communication.

Par Pr. Aliou Sow

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