Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), Akinwumi Adesina, et le ministre de l’Économie, des finances et du plan, Amadou Ba, ont signé mercredi, le nouveau Document de stratégie pays (Dsp) 2016-2020, cadre de référence des futures interventions de la Bad au Sénégal. Et comparativement au Dsp précédent (2010-2015), d’un montant  d’environ 389,36 milliards de francs Cfa, le financement de la Bad, à travers le présent Dsp 2016-2020, connaît une hausse de 453,24 milliards de francs Cfa. Au total, la Bad accordera au Sénégal 842,6 milliards de francs Cfa entre 2016 et 2020.

Un nouveau Document de stratégie pays (Dsp) 2016-2020 entre la Banque africaine de développement et le Sénégal. Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Bad et Amadou Ba, ministre de l’Economie, des finances et du plan du Sénégal, ont signé mercredi, à Abidjan, ce cadre de référence des interventions de la Bad au Sénégal durant les cinq prochaines années. L’institution financière multinationale de développement s’engage ainsi, à injecter au Sénégal un montant de  842,6 milliards de francs Cfa, «en soutien aux projets du Plan Sénégal émergent (Pse)». A ce financement indicatif, précise Amadou Ba, dans un document, «il faudra ajouter les ressources qui devront provenir du guichet privé de la Bad, celles émanant des fonds fiduciaires, des co-financements avec les autres partenaires au développement, ainsi que les opportunités de partenariat public-privé qui se présenteront.
Comparativement au Dsp précédent (2010-2015) d’un montant de 477,74 millions d’unités de compte, soit environ 389,36 milliards de francs Cfa, le présent Dsp connaît une augmentation de 536,26 millions d’unités de compte, soit une hausse de 453,24 milliards de francs Cfa en valeur absolue et de plus de 116% en valeur relative».

«Le financement a plus que doublé»
Concrètement, assure le ministre de l’Economie, des finances et du plan, «le financement de l’actuel Dsp a plus que doublé celui qui le précède traduisant éloquemment le soutien sans précédent apporté par la Bad, à l’instar de l’ensemble de la communauté des Partenaires techniques et financiers (Ptf), à la stratégie de développement économique et social définie par Monsieur le président de la République, son Excellence Macky Sall, laquelle stratégie est en cohérence avec les cinq grandes priorités de notre institution pour accélérer le développement de l’Afrique à travers la transformation durable qui consiste à :
Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie; Nourrir l’Afrique ; Industrialiser l’Afrique ; Intégrer l’Afrique ; Améliorer la qualité de vie des africains». Amadou Ba considère aussi, que par cette importante allocation au bénéfice du Sénégal sur les cinq  prochaines années, les responsables de l’institution financière ont, «en visionnaires avisés, cru au Président Macky Sall, à son leadership pour mener inéluctablement le Sénégal vers l’émergence à l’horizon temporel établi par le Plan Sénégal émergent».
Le ministre se réjouit que «ce document prenne en compte les leçons tirées de la stratégie 2010-2015 et l’expérience de la Banque au Sénégal, qu’il fasse l’objet d’une large consultation avec le Gouvernement, le secteur privé et la société civile, mais surtout qu’il soit en parfaite adéquation avec les priorités nationales, en particulier avec le Pse, cadre de référence de la politique économique et sociale définie par   Macky Sall».
En effet, explique l’argentier du Sénégal, le Dsp s’articule autour de deux piliers. Le premier pilier a trait à «l’appui à la transformation agricole». Le deuxième pilier concerne le «renforcement des infrastructures de soutien à la production et à la compétitivité (énergie et transports)». Et ces deux piliers se sont fixés pour objectif de contribuer à la croissance inclusive et verte. A travers le Pilier 1, détaille Amadou Ba, «le Dsp vise à soutenir la transformation du secteur agricole au Sénégal, à travers notamment le développement des chaînes de valeurs agricoles, de l’agro-industrie, et de l’entreprenariat agricole. A travers le pilier 2, la stratégie consistera à combler le déficit énergétique et de transport, afin de soutenir le développement de l’agro-industrie et améliorer les conditions de vie des populations».
Dans le cadre du nouveau Dsp, le ministre des Finances a signé un accord relatif à l’appui budgétaire de 28,5 milliards de francs Cfa, destiné au Programme d’appui aux réformes du développement communautaire (Pardc). Ce qui, d’après Amadou Ba, «constitue  une preuve de plus du dynamisme et de l’exemplarité du partenariat entre le Groupe de la Bad et le Sénégal».

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