Le 26 mai sur la SENTV, le responsable de la communication du ministère de l’éducation et deux syndicalistes discutaient de la reprise des cours du 2 juin 2020. Pour le responsable du MEN c’est pour sauver l’année scolaire. Une question me brûlait les lèvres espérant que les syndicalistes ou journalistes finissent par la lui poser : comment sauver une année par la reprise d’une classe par niveau (CM2, BFEM et BAC) sur 13 possibles ? Croit-on au MEN que le programme  « apprendre à la maison » à travers des plateformes (ex. senressources.educaducation.sn) et l’école à la télé touchent les 3,5 millions d’élèves ? Même dans les pays développés, le décrochage scolaire devient de plus en plus important avec l’enseignement à distance, qu’en sera-t-il au Sénégal ?
Le report de la reprise des cours est venu à temps pour repenser la stratégie. Le Sénégal n’a pas besoin de la réouverture des classes car il dispose d’un atout presque unique au monde : un mouvement navétane national bien structuré. Les associations sportives et culturelles (ASC) sont présentes dans tous les quartiers et souvent dirigées par des enseignants, étudiants, vacataires ou volontaires de l’éducation. Il est peu probable qu’il va y avoir des matchs de navétanes cette année, le volet culturel des ASC peut être utilisé d’autant que certaines ont l’expérience d’organiser des cours de vacances ou de révision dans leurs quartiers. Le ministère de l’éducation n’a qu’à produire des trousses pédagogiques (notes de cours, activités et exercices) pour tous les niveaux et avec l’aide de l’ONCAV organiser de petits groupes dans tous les quartiers afin que les connaissances et compétences soient dispensées. Le personnel enseignant étant toujours payé par l’État pourra et devra encadrer et épauler les ASC dans les communautés où il réside. La présence de petit groupe un jour sur deux et en rotation dans les locaux des écoles de quartier pour éviter des rassemblements permettra à chaque niveau de faire ses apprentissages d’ici le 31 juillet ou la mi-août. Et puisque tout se passe dans les quartiers, cela occupera les jeunes et il n’y a aucun déplacement par transport en commun, ce qui aidera à briser la chaîne de transmission du virus. Si par bonheur, on arrive à maitriser la pandémie à la fin de l’hivernage, il sera possible de rouvrir les écoles en octobre pour que ce mois serve de consolidation des apprentissages pour préparer les évaluations et les examens du CM2, BFEM et BAC en novembre avant le début de l’année scolaire 2020-2021.
El Malick NDIAYE, enseignant-chercheur
Montréal, Canada

3 Commentaires

  1. Approche et idée pertinentes. Cependant on a affaire à des gaindés teukh dont le dernier souci est de sauver à vrai dire l’année scolaire et un peuple résigné sur son sort et affaibli, affamé par la COVID-19.
    Pauvre Sénégal!!!!

  2. Je pense que notre pays a besoin des gens comme vous qui au lieu de se tailler des débats inutile a la tele donne des contributions ideologiques perinents en trouvant des solutions smart pour résoudre un problème.
    Et suis convaincu que la reprise peut etre effectué de manière communautaire a travers les ASC.

  3. Je pense que notre pays a besoin des gens comme vous qui au lieu de se tailler des débats inutile a la tele donne des contributions ideologiques pertinents en trouvant des solutions smart pour résoudre un problème.
    Et suis convaincu que la reprise peut etre effectué de manière communautaire a travers les ASC.

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