« Le Sénégal est un pays à part, où les hors la loi et les voleurs deniers publics, épinglés par des corps de contrôle portent plainte pour diffamation »
Lourdement épinglé par le rapport public d’activités de l’OFNAC 2014-2015, dont la recommandation n°5 enjoignait les autorités de prendre toutes les mesures nécessaires afin qu’il ne lui soit plus confié la responsabilité de diriger un organisme public, Cheikh Oumar HANN, auteur de vol de deniers publics a été récompensé par une nomination, en qualité de ministre de l’enseignement supérieur.
Invité de l’émission Objection de Sud FM, du 05 juillet 2020, le délinquant Cheikh Oumar HANN a eu l’outrecuidance de déclarer au cours de l’interview qu’il n’existait aucune preuve de ses malversations financières au COUD. Allant même jusqu’à demander réparation (ce qui est un comble), pour une supposée diffamation (qui n’existe que dans son imagination fertile) dont il est victime et dont les auteurs seraient l’ex Présidente de l’OFNAC, Mme Nafi N’GOM KEITA et le journaliste Pape Alé NIANG. A croire que le ridicule ne tue plus au Sénégal !
Face aux torrents de mensonges et au déni de Cheikh Oumar HANN, nous avons décidé de livrer à l’opinion publique 2 documents inédits qui accablent l’ancien Directeur du COUD :
La synthèse du rapport d’audit et de vérification de l’OFNAC au COUD, réalisée par le Département Audit et vérification en 2015 ; un document détaillé de 27 pages qui retrace les malversations de Cheikh Oumar HANN et d’autres agents du COUD,
Le tableau des infractions au COUD, établi par les enquêteurs du Département Audit et vérification qui récapitule les montants, les personnes incriminées et leurs N° de matricule.
Ces 2 documents produits par le Département Audit et vérification en 2015 ont permis à l’OFNAC de produire le rapport d’enquête du COUD, qui figure en bonne place dans le rapport d’activités 2014-2015 de l’OFNAC (dossier n°6). Les preuves sont irréfutables et les faits compromettants. Dans le scandale du COUD, tout accable le délinquant Oumar HANN :
Marché irrégulier de rénovation au COUD (conflits d’intérêts, surfacturation, marché fictif) octroyé à BARA FALL, Agent comptable particulier du COUD – Montant du préjudice : 23.781.956 F CFA 
Faux et usage de faux relatif aux justificatifs de dépenses lors de la visite de Macky Sall le 31 décembre 2015, au campus social de l’UCAD – Montant du préjudice : 89 millions de F CFA 
Emplois fictifs et recrutement à titre posthume – 85 emplois fictifs et chevauchements de contrats avec des manœuvres frauduleuses sur les identités et les matricules de soldes ; recrutement à titre posthume de Lat Fatim NDIAYE matricule de solde 924 753/F à la suite d’un accident au cours d’une mission
Détournement d’actifs du COUD au profit de la commune de Ndioum – utilisation de véhicules (5050 litres de carburant en dix mois), et frais de mission (chauffeur, garde-corps, et indemnités de déplacement)
Subventions irrégulières accordées aux agents du COUD (500.000.000 F CFA entre 2014 et 2015 dont 35.020.000 F millions de CFA de subventions fantômes correspondant à des subventions où aucun bénéficiaire n’a été désigné)
Escroqueries/Fraude régies 2015 : régies de Dakar, Thiès et Ziguinchor de Janvier à Juin 2015 : le total des factures des manquantes est estimé à 45.656.500 F CFA tandis que les factures en doublon représentent un montant de 20.338.897 F CFA,
Versements d’espèces sur le compte personnel de M. Babacar DIOUF, agent du COUD, matricule de solde n° 922926/D, à Ecobank à Yoff en Septembre 2015, de plus de 22 Millions de FCFA non justifiés,

Népotisme et clientélisme politique dans le recrutement (recrutement de 155 natifs de Ndioum et de la belle sœur du directeur Mme Bousso NIANE matricule de solde 924 844/C faisant exploser la masse salariale. L’effectif pléthorique du personnel temporaire a conduit le COUD à des difficultés de trésorerie sans précédent dès le mois d’Avril 2015. La masse salariale mensuelle du personnel temporaire est passé de 154 951 501 FCFA en juin 2014 à 225 653 475 FCFA en juin 2015 soit une hausse de plus de 45% d’une année sur l’autre…..
On pourrait multiplier les exemples à l’infini, car la liste des infractions établie par les enquêteurs est impressionnante. Précisons que dans son rapport d’activités 2014-2015, l’OFNAC n’a pas détaillé toutes les infractions relevées au COUD (seuls les faits saillants ont été mis en exergue). Pour connaître l’ampleur des malversations et la liste de tous les incriminés, il faut se fier au rapport d’audit et de vérification de 27 pages sur le COUD et au tableau des infractions du Département Audit et Vérification. Après tous ces méfaits, d’une extrême gravité, la décence impose au délinquant Cheikh Oumar HANN de se taire. S’épancher dans les médias pour ameuter l’opinion et clamer son innocence alors que les preuves de sa délinquance financière au COUD sont avérées et irréfutables est totalement ridicule.
Il n’y a qu’au Sénégal, sous le magistère de Macky Sall où des bandits de grand chemin, et malfrats notoires saisissent la justice pour tenter de se disculper. Et il se trouvera toujours, des magistrats aux ordres, indignes de leurs fonctions (qui doivent être révoqués), pour les laver de tout soupçon.
Les plaintes contre Nafi N’GOM Keita et Pape Alé NIANG ne peuvent prospérer
Nafi NGOM KEITA bénéficie d’une protection pénale et aucune poursuite ne peut être engagée contre elle dans le cadre de ses fonctions
L’article 9 de la loi n°2012-30 du 28 décembre 2012 portant création de l’OFNAC, dispose que « les membres de l’OFNAC ne peuvent être poursuivis, recherchés, arrêtés ou jugés à l’occasion des avis, opinions qu’ils émettent ou pour les actes ou décisions qu’ils prennent dans l’exercice de leur mission ». Le rapport 2014-2015 de l’OFNAC qui incrimine Cheikh Oumar HANN ayant été produit au moment où Mme Nafi N’Gom KEITA était encore en fonction à l’OFNAC, aucune poursuite, ne peut être engagée contre elle sur le fondement de ce rapport. Il s’y ajoute de la part Cheikh Oumar HANN et de ses avocats une méconnaissance totale des dispositions de l’article 11 de la loi n°2012-30 du 28 décembre 2012.
Car, en matière d’enquête (cf article 11 de la loi sur l’OFNAC), c’est l’Assemblée générale des membres qui examine le dossier et décide de sa transmission ou non au Procureur de la République. A l’époque des faits, l’assemblée générale de l’OFNAC est composée des 12 membres suivants : Mme Nafi N’GOM KEITA, Présidente, Ibrahima Faye, Vice-Président, Mme Aminata SAKHO, M. Ibou Yague N’DIAYE, M. El Hadji NIANG, M. Codé MBENGUE, Mame Kairé Fall SOW, M. Abdou KANE, M. Amadou NIANG, M. Moctar SOW, Mme Aissata Niang N’DIAYE, M. Amocodou DIOUF.
Ce sont ces 12 membres de l’OFNAC dont fait partie l’ex Directeur Général de la police nationale Codé M’BENGUE que personne ne peut soupçonner de légèreté qui ont délibéré sur l’affaire du COUD, et qui, au vu des preuves accablantes et des éléments collectés et analysés par les enquêteurs, ont décidé de transmettre le dossier au Procureur (éléments constitutifs d’infractions pénales). L’ignare Cheikh Oumar HANN va-t-il porter plainte contre les 12 membres de l’OFNAC ? Ce serait faire preuve de folie (porter plainte).
Le rapport d’OFNAC sur le COUD est le résultat d’enquêtes et d’investigations et a été établi conformément aux normes professionnelles.
Le dossier du COUD, accompagné d’éléments probants, de PV d’audition, d’une centaine de pièces à conviction, d’annexes, a été transmis à l’Autorité judiciaire compétente afin que les poursuites soient engagées. On ne peut pas saper le travail de recherche, d’investigation et de recoupement mené durant plusieurs mois, par des enquêteurs chevronnés de l’OFNAC, dans les règles de l’art. Dans le scandale du COUD, les faits sont constants et établis
Le journaliste Pape Alé NIANG a exploité le contenu du rapport public de l’OFNAC pour son ouvrage intitulé « Scandale au cœur de la République : le dossier du COUD »
Membre de la Cellule Norbert ZONGO (CENOZO), qui regroupe les journalistes d’investigation en Afrique de l’Ouest, le journaliste Pape Alé NIANG s’est intéressé au dossier COUD.
Les éléments de son livre reprennent textuellement les données qui figurent dans le rapport public produit par l’OFNAC (autorité administrative indépendante régie par la loi 2012-30 du 28 décembre 2012).
On a souvent l’habitude de dire qu’en matière de journalisme « les faits sont sacrés et le commentaire libre ». Pape Alé NIANG n’a rien inventé (tous les faits exposés dans son ouvrage sont dans le rapport public de l’OFNAC 2014-2015).
Aucun juge crédible au Sénégal ne peut le condamner pour diffamation. A cet instant précis, le délinquant Cheikh Oumar Hann devait être au gnouf.
Sous le magistère de Macky Sall, ce sont les hors la loi qui font la loi.
Un député pris en flagrant délit de blanchiment d’argent sale, des députés qui se partagent le butin des semences agricoles, et un ministre de l’enseignement supérieur qui participe au carnage du COUD. Mais où va donc le Sénégal avec Macky SALL ?
Au-delà des insanités de Cissé LO, ses énormes révélations sur les scandales du régime nous renseignent sur la bande de mafieux qui gouverne le pays. Les cris d’orfraie de la meute (les enragés du régime) qui veut la « peau » de Cissé LO ne trompe personne : le régime déviant de Macky Sall est synonyme d’indécence et d’immoralité absolue.
Seybani SOUGOU – E-mail : [email protected]

5 Commentaires

  1. Sékou âne ferait mieux de profiter au mieux du peu de temps qui lui reste de liberté, avant que l’hippopotame au palais n’aille en prison après 2024 si le peuple le supporte jusqu’à ce terme. Vous serez tous au gnouf, bande de sujets méritant les mots de cissé lo.

  2. Cheikhou Oumar Hanne comme toujours est une grande gueule mal conseillé et ceux qui l’ont poussé à porter veulent sa perte politique car il sera ridiculisé au tribunal c’est un abruti une grande gueule il n’a rien dans la tête
    Le procès de Cheikhou Oumar Hanne contre Pape Ale Nafi Ngom Keita et Mody Niang sera le procès contre le rapport de l’Ofnac ou même le procès de Cheikhou Oumar Hanne
    Ici il s’agit de diffamation mais ceux qui sont accusés de diffamation ont déjà des preuves
    Il appartiendra à Cheikh Oumar Hanne d’emmener au tribunal des preuves qui vont démonter ces accusations pour laver son honneur ce sera une dure tel que je le connais il est capable de fabriquer entre temps de faux documents car depuis 5ans ce voyou est libre comme le vent donc il a eu le temps de trouver des faussaires spécialistes de faux documents attention au tribunal demandez une expertise des documents que va fournir ce bandit de Hanne documents qu’il n’avait pas fournis à l’Ofnac en 2014 il ne faut pas vous faire rouler par ce délinquant
    La ligne de défense de Pape Ale Niang sera je suis un journaliste je me suis basé sur le rapport d’un organe de contrôle du gouvernement pour écrire mon livre personne ne pourra le condamner pour ça à moins que le juge soit un magistrat pourri très pourri corrompu déjà par Hanne à coups de dizaines de millions
    Pour Nafi Ngom Keita et Mody Niang porter plainte contre ces deux c’est le comble du ridicule et la preuve que ce monsieur Hanne grande gueule et nul a perdu le nord depuis
    Mais le responsable de tout ce cirque de Cheikh Oumar Hanne est Macky Sall lui même qui a failli moralement à sa mission il n’est plus qualifié pour parler de moralité dans ce pays il est le protecteur des bandits comme ce Hanne qui devait se retrouver derrière les barreaux

  3. Merci Mr Sougou d’avoir rétabli la vérité. Malheureusement pour nous ta représentation du Sénégal sous Macky est la triste réalité : le régime déviant de Macky Sall est synonyme d’indécence et d’immoralité absolue.

  4. Cheikh O. Anne comme son nom l’indique est bête, abruti comme l’âne, mais il comprendra tardivement qu’on ne joue avec les deniers publics, l’argent de dures labeurs des pauvres goorgoorlus sénégalais. Mais le vrai problème c’est Macky himself, qui a fait du Sénégal un état qui promeut les antivaleurs et les délinquants, pourvu qu’ils soient avec lui. Une chose est sur, ce pays changera forcément quand la coupe sera trop pleine. Des gens tels que C.O Anne ne peuvent pas indéfiniment continuer leurs forfaitures et demeurer dans l’impunité, la quiétude. Chaque chose à son temps, il viendra un temps ou le peuple trop abusé sera obligé de se révolter et mettra fin de manière souveraine, au règne de ce régime de prédateurs. Laissons le temps au temps et qui vivra, verra In cha Allah!

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