On était en 1999. Mon père venait de nous quitter. J’étais revenu de la Suisse pour les obsèques et m’apprêtais à y retourner. Lorsque Serigne Pape Malick apprit, par mon oncle Gora Dieye, que mon père avait souhaité que Serigne Cheikh m’eut reçu, il en parla rapidement à ce dernier. Serigne Cheikh lui demanda alors de me conduire à lui dès que possible.

Serigne Pape Malick me fit appeler pour me donner rendez-vous chez lui en face de la VDN. Il me reçut avec une grande cordialité malgré mon jeune âge et me parla avec une telle déférence que j’eus l’impression qu’il pensait s’adresser à mon père. Mais cette humilité était en lui, peu importe à qui il faisait face.

Quand arriva l’heure de partir voir Serigne Cheikh, un taxi nous attendait à la porte. C’était mon premier étonnement. Je m’attendais sûrement à nous voir nous installer dans une grande voiture avec chauffeur. Mais il n’en fut rien. Nous partîmes donc chez Serigne Cheikh en taxi. Sa simplicité et son humilité venaient de me marquer à jamais. Tout au long du chemin, Il tenait la conversation, voulant sans doute me mettre à l’aise.

Nous arrivâmes à Fann vers 10h. Serigne Cheikh nous reçut dans ses appartements derrière le grand bâtiment. Serigne Pape Malick montrait un profond respect et une insondable humilité devant Serigne Cheikh.

C’était la seconde leçon du jour, avant le grand cours magistral que me servit Al Makhtoum lors de nos discussions.

Ce jour mémorable a contribué à me façonner à bien des égards. Mon père, Elhadji Ibrahima Dieye, Serigne Cheikh et Serigne Pape Malick venaient de poser un pont en or sur le chemin de la vie que je construisais.

Je rends hommage à Serigne Pape Malick. Je le remercie pour ce qu’il a été et prie pour le repos de son âme.

Je présente les condoléances à sa famille, à la communauté Tidiane et à tous les sénégalaises et sénégalais.

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