C’est peut-être un début de solutions au feu qui couve entre les magistrats et leur ministre de tutelle. Le Quotidien a, en effet, appris que l’Ums a finalement décidé de surseoir à la mesure d’attaquer le décret de Macky Sall qui a abrogé le décret 2011-1929 du 1er décembre 2011, portant création du fonds commun des magistrats.
Est-ce un début de paix entre les magistrats et leur ministre de tutelle, relativement au décret abrogeant leurs fonds communs ? Tout porte à le croire à la lecture de confidences de haut-magistrats recueillies par Le Quotidien. Lesquelles confidences soutiennent qu’au cours de plusieurs rencontres au sein du comité exécutif de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), des voix discordantes ont été enregistrées, quant à l’opportunité ou non d’attaquer le décret de Macky Sall à la Cour suprême.
L’ayant annoncé avec véhémence, au cours de leur dernière assemblée générale pour riposter contre cette mesure présidentielle, Abdoul Aziz Seck et Cie semblent, aujourd’hui, ronger leur frein. En plus de craindre l’antipathie des Sénégalais dans ce contexte d’austérité imposée par les nouvelles autorités du pays, ils craignent également la division dans leur rang. Aussi, nous confient nos interlocuteurs, certains haut-magistrats membres de l’Ums ont-ils raisonné les plus irréductibles par rapport aux risques de se donner en spectacle pour des questions matérielles.
Sans doute conscients de tout cela et du mauvais œil que les gens verraient d’un procès dont ils sont juges et partie, les magistrats sont devenus «plus raisonnables», ironise même l’un d’eux.
Toutefois, Le Quotidien n’a pu joindre hier, le président de l’Ums par téléphone pour lui tirer le ver du nez. Son téléphone sonnait dans le vide et il n’a pas jugé nécessaire de répondre au message écrit, laissé sur son portable.
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Suppression du Fonds commun : Le magistral recul de l’Ums
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